AMONG THE THRONG

Elisabeth Guerrier Traductions Textes

Month: December, 2013

Lettre sur la vie sauvage Wallace Stegner

J’offre la traduction de cette lettre de Wallace Stegner comme mes vœux de nouvelle année à tous ceux qui me sont chers et aux autres.

A travers ce qu’il nous dit de la nécessité vitale pour l’espèce humaine de la présence à ses côtés de la sauvagerie dont elle s’est extraite, il donne à mesurer la place, que nous tendons à oublier ou forcer, de rouages dans un système qui nous dépasse et nous a précédé sur des milliards d’années, nous survivra aussi  quoi qu’on en veuille. L’écologie n’est pas une branche d’une vision politique qui la considérerait comme seconde aux enjeux politiques et sociétaux, elle est la base de référence de ces dits enjeux. Celle qui nous remet à notre rang dans ce qui continue d’être une évolution et qui quelles qu’en soient les issues, nous ramènera si nous ne reprenons pas les marques de la relativité de notre règne, à notre statut de forme de vie et de créatures de passage. E.G

 Wallace Stegner: Un monde pour la vie sauvage

“ Vous n’allez pas là-bas pour trouver quelque chose” a-t-il dit une fois à propos des étendues sauvages, vous allez là-bas pour disparaître”. C’est ainsi que John Daniel se souvient de son ami et mentor Wallace Stegner ( Daniel 1996, p. 81.82)

Stegner était un homme remarquable qui utilisait ses talents d’écrivain pour parler passionnément et honnêtement de la sauvagerie dans la nature et dans les individus.

Sa voix et ses perspectives étaient claires dans ses fictions, dans ses documentaires et ses actions personnelles. Son roman “ Angle de repos”  qui gagna le prix Pulitzer en 1972 est en lui-même une grande réussite. Mais peut-être son travail ayant eu le plus d’impact à long terme est la lettre “ Lettre de l’état sauvage” qu’il écrivit en 1960 à la Commission de la revue Outdoor recreation revue :

«  Il y a quelque chose qui va nous échapper en tant que peuple si jamais nous laissons les territoires sauvages être détruits. Si nous permettons que la dernière forêt primaire soit transformée en BD ou en boîte de plastique pour cigarettes, si nous conduisons les quelques survivants d’espèces sauvages dans des zoos ou vers l’extinction, si nous polluons le dernier air et salissons le dernier ruisseau limpides ou poussons nos routes bitumées à travers le dernier silence, jusqu’à ce que plus jamais aucun américain dans son propre pays ne soit libéré du bruit, de l’épuisement, de la puanteur de l’humain et du gâchis de l’automobile. Et jusqu’à ce que nous n’ayons plus jamais la possibilité d’être seul, séparé, vertical et individué dans la monde, parti de l’environnement des arbres, des rochers et de la terre, frères des autres animaux, partie d’un monde naturel et compétent pour lui appartenir. Sans plus de territoires sauvages nous sommes pris complètement, sans plus aucune chance, même momentanée de réflexion et de repos, dans une ruée dans notre vie technologique de termites, le brave nouveau monde d’un environnement complètement contrôlé par l’homme. Nous avons besoin de sauvagerie protégée- autant qu’il en reste encore et d’autant de sortes possibles- parce que c’était le challenge qu’elle a posé contre notre façon d’être en tant que peuple qui nous a formé. Le rappel et la réassurance qu’elle est encore là sont bons pour notre santé spirituelle même si nous n’y avons mis les pieds qu’une fois en dix ans. Ils sont bons pour nous quand nous sommes jeunes, à cause de l’incomparable santé qu’elle peut amener brièvement, sous la forme de vacances ou de repos, dans nos vies affolées. Ils sont bons quand nous sommes âgés, simplement parce que c’est là. Important, c’est-à-dire, comme idée » Stegner 1960

“Something will have gone out of us as a people if we ever let the remaining wilderness be destroyed; if we permit the last virgin forests to be turned into comic books and plastic cigarette cases; if we drive the few remaining members of the wild species into zoos or to extinction; if we pollute the last clear air and dirty the last clean streams and push our paved roads through the last of the silence, so that never again will Americans be free in their own country from the noise, the exhausts, the stinks of human and automotive waste. And so that never again can we have the chance to see ourselves single, separate, vertical and individual in the world, part of the environment of trees and rocks and soil, brother to the other animals, part of the natural world and competent to belong in it. Without any remaining wilderness we are committed wholly, without chance for even momentary reflection and rest, to a headlong drive into our technological termite-life, the Brave New World of a completely man-controlled environment. We need wilderness preserved–as much of it as is still left, and as many kinds–because it was the challenge against which our character as a people was formed. The reminder and the reassurance that it is still there is good for our spiritual health even if we never once in ten years set foot in it. It is good for us when we are young, because of the incomparable sanity it can bring briefly, as vacation and rest, into our insane lives. It is important to us when we are old simply because it is there–important, that is, simply as an idea.” (Stegner, 1960).

Traduction Elisabeth Guerrier

Advertisements

Chomsky ” Nous ne sommes plus dans une démocratie, nous sommes dans une ploutocratie”

Article du magazine ” Raw Story”  faisant suite à une interview de Noam Chomsky.

Il est nécessaire de donner aux mots leur place dans la réalité qui évolue si l’on veut que cette même réalité puisse être pensable et éventuellement modifiable.

On ne doit plus parler dans les systèmes politiques occidentaux actuels de Démocratie, le vote étant la seule relique d’un glissement politique qui s’opère sans que les élus aient la force ou la volonté d’endiguer le courant qui pousse des groupes de détenteurs de fonds et de revenus plus importants que la plupart des budgets publics vers les arcanes de la vraie politique, celle qui décide et imprime ses choix sur l’avenir des peuples.

L’exemple parfait de cet abandon du législatif et de l’exécutif aux mains des forces du lobby international est le TTIP. TTP qui se négocient dans le plus grand secret alors que des enjeux colossaux pour les équilibres nationaux et leur souveraineté sont clairement bradés au profit des réseaux des affaires multinationales.

Ces peuples sont sous le joug d’un système où la finance règle le pas du monde et l’aliène à celui d’un nombre infime d’individus. Ces peuples du Monde  sont sous le joug d’un ploutocratie globale. E.G

Suivant le linguiste et philosophe politique Noam Chomsky, le monde fait face à deux menaces existentielles.

« Il y a deux zones d’ombres essentielles qui couvrent tout et elles deviennent de plus en plus sérieuses » dit Chomsky. La première est la menace constante d’une guerre nucléaire qui n’a pas disparu. C’est très sérieux et l’autre est la crise d’une catastrophe environnementale et écologique, qui devient de plus en plus sérieuse ».

Chomsky est apparu Vendredi dans le dernier épisode de «  Smiley and West » sur la NPR pour évoquer son éducation, ses vues sur les affaires actuelles et sur sa façon de répandre son message sans l’aide des médias.

Il a dit à ses hôtes que le monde courait vers un désastre environnemental avec des conséquences fatales possibles que les nations les plus développées ne faisaient rien pour prévenir-mais au contraire accéléraient le processus.

«  S’il y a jamais des historiens dans l’avenir, ils regarderont cette période avec étonnement, » dit Chomsky, « Le danger, la menace sont évidents à n’importe qui ayant les yeux ouverts et accordant de l’attention à toute la littérature scientifique et il y a des tentatives pour le retarder mais aussi des tentatives pour accélérer le désastre, et si vous regardez qui est impliqué, c’est plutôt choquant. »

Chomsky a noté les efforts des populations indigènes pour arrêter les dégâts environnementaux partout dans le monde- des peuples indigènes du Canada aux tribus d’Amérique latine et d’Indes en passant par les Aborigènes d’Australie- mais les nations les plus riches, les plus avancées et les plus puissantes, comme les Etats Unis, ne font rien pour prévenir le désastre.

« Quand les gens ici parlent avec enthousiasme d’une indépendance énergétique d’une centaine d’année, ce qu’ils disent c’est : Allons extraire du sol jusqu’à la dernière goutte d’énergie fossile possible afin d’accélérer le désastre vers lequel on se dirige. Ce sont les problèmes qui dépassent tous les problèmes d’oppression, de pauvreté, d’attaque du système éducatif, d’inégalités massives et de chômage ».

Il a blâmé la «  financialisation » de l’économie des US à propos des inégalités de revenus et d’emploi, disant que des banques trop grosses pour chuter ôtaient des richesses énormes du marché.

“ En fait, il y a une étude récente du Fond Monétaire International  qui estime que tous les profits faits par ces banques peuvent être virtuellement attribués à la politique d’assurance de ce gouvernement, et qu’en général, ils sont très dommageable, je pense, très dommageable pour l’économie” a-t-il ajouté.

Ces effets dévastateurs peuvent facilement être observés en regardant les chiffres du chômage et les gains des valeurs boursières.

«  Il y a des dizaines de millions de personnes sans emploi, cherchant du travail et voulant travailler et il y a des quantités énormes de ressources disponibles «  dit-il «  Les profits des corporations percent le plafond, il y a une quantité énorme de travail à effectuer- conduisez en ville et regardez toutes les sortes de choses qui doivent être faites- les infrastructures s’effondrent, les écoles ont besoin d’être restaurées. Nous sommes dans une situation dans laquelle un énorme nombre de personnes veulent travailler, où il y a d’énormes ressources disponibles et énormément de travail à faire mais le système est si pourri que c’est impossible de rassembler tous ces éléments-là. »

Et la raison en est simple ajoute Chomsky.

« Il y a des profits colossaux faits par ceux qui dominent et contrôlent le système » dit-il « nous avons quitté une époque où fonctionnait une sorte de démocratie. Nous sommes maintenant vraiment dans une ploutocratie.»

Chomsky a fortement désapprouvé Smiley et West lorsqu’ils ont dit qu’il avait été marginalisé à cause de ses positions, disant qu’il avait refusé à regret des dizaines d’invitations à s’exprimer quotidiennement parce qu’il était engagé autre part. Il a aussi montré son désaccord sur le fait qu’une plateforme  dans les médias conventionnels était nécessaire pour influencer le débat.

«  Si vous jetez un coup d’œil aux changements qui ont eu lieu dans ce pays, disons dans les dernières cinquante années- le mouvement des droits civils, les mouvements anti-guerre, l’opposition à l’agression, le mouvement féministe, le mouvement environnementaliste etc…n’ont pas été guidé par aucun débat médiatique » dit-il, «  non, ils ont été conduits par des organisations populaires, par des activistes de terrain »

Il a rappelé les premiers temps du mouvement anti-guerre, dans le début des années 60, quand il parlait dans des salles de séjour ou des caves d’églises à une simple poignée d’autres activistes et comment ils étaient harcelés-même dans la Boston libéral par les autorités et par les médias.

Mais ce mouvement a finalement grandi et aidé à accélérer la fin de la guerre du Viet Nam et Chomsky ajoute que cela a tellement grandi pour devenir essentiel que les activistes anti-guerre peuvent stopper les guerres avant même qu’elles ne commencent.

Il dit que le Président Ronald Reagan avait été incapable de lancer une guerre dans toute son ampleur en Amérique Centrale à cause du mouvement anti-guerre pendant les années 80 et il a amèrement contesté le fait que le mouvement anti-guerre n’ait pas eu d’effet sur la guerre contre l’Irak.

«  Je ne suis pas d’accord, il a eu un effet important » a-t-il dit, «  il a limité d’une façon importante les moyens disponibles du gouvernement pour mener à bien l’invasion et soumette la population. En fait, c’est une des raisons pour lesquelles les US ont fini vaincus en Irak, en ayant dû sérieusement abandonner tous leurs objectifs. La victoire majeure en Irak s’avère être pour l’Iran.

En dépit de ces limitations, il a affirmé que la guerre d’Irak avait été une des pires atrocités du nouveau millénaire et avait provoqué un violent schisme entre les Musulmans sunnites et shiites qui avait déclenchés des conflits régionaux sir tout le Moyen Orient.

Les Etats Unis sont maintenant impliqués dans une campagne globale contre le terrorisme principalement contre toutes les peuples tribaux du monde, principalement les tribus musulmanes, ça se passe partout. L’intention est de le faire continuer encore et toujours » dit Chomsky «  Ceci a de terrible conséquences mais néanmoins, elles sont moins terrible que si il n’y avait pas d’opposition publique »

Traduction Elisabeth Guerrier

INVESTOR/ STATE / LETTRE OUVERTE COSIGNÉE.

Lettre ouverte de la Société Civile contre les privilèges des investisseurs au sein du TTIP

Ambassador Michael Froman

United States Trade Representative

Executive office of The President

600 17th Street NW

Whashington DC 20 508

Commissioner Karel de Gucht

Commissioner for trade

European Commission

BE 1040 Bruxelles

Les organisations soussignées vous adresse ce courrier pour exprimer leur désapprobations de l’inclusion de l’ISDS ( Investor.State Dispute Settlement. Réglements des différends Investisseurs . États) dans le TTIP.

L’ISDS garantit à des corporations étrangères le droit de recours à des tribunaux privés et celui de directement remettre en cause les politiques gouvernementales et leurs actions supposées réduire la valeur de leurs investissements. Même si une nouvelle loi s’applique également aux investisseurs locaux et étrangers, l’ISDS permet aux corporations étrangères d’exiger des compensations en l’absence de ” predictable regulatory environment” , d’environnement régulateur prévisible. Ces dernières années, l’usage du ISDS pour remettre en cause différents domaines des politiques gouvernementales s’est étendu de façon spectaculaire.

L’inclusion de l’ISDS dans les accords de libre-échange et dans les traités d’investissement bilatéraux a permis aux corporations  d’entamer plus de 500 procédures contre 95 gouvernements. Nombreuses sont ces procédures à attaquer l’intérêt public et les politiques environnementales. Pour les raisons suivantes, nous vous pressons fortement d’exclire l’ISDS du TTIP :

L’ISDS oblige les gouvernements à utiliser les fonds publics pour dédommager les corporations dans des domaines comme la santé publique, l’environnement, le travail et d’autres politiques d’intérêt public et d’actions gouvernementales. L’ISDS a été utilisé pour attaquer les énergies renouvelables, le forage, l’utilisation des sols, la santé, le travail et d’autres domaines politiques d’intérêt public.

En fait, sur plus de 14 milliards de dollars impliqués dans les 16 plaintes actuellement en attente, uniquement sous le couvert des accords de libre-échange US, la majeur partie a des liens avec l’environnement, l’énergie, la régulation financière, la santé publique, l’usage des sols et les politiques de transports et non avec des questions commerciales traditionnelles.

De plus en plus fréquemment, les corporations utilisent l’ISDS pour contrecarrer des mesures gouvernementales non discriminatoires. Par exemple, des investisseurs de l’UE ont attaqué l’augmentation du salaire minimum en Egypte et une corporation US, sous couvert de l’ISDS a attaqué le gouvernement péruvien sur sa décision de réguler les déchets toxiques en fermant un haut-fourneau dangereusement polluant. Dans un des cas les plus connus, le géant du tabac Phillip Morris a attenté un procès Investisseur/ Etat, mettant en cause les lois anti-tabac en Uruguay et en Australie après avoir échoué dans sa tentative de modification des lois sur la santé sous la juridiction nationale.

A cause en particulier du nombre significatif de compagnies enregistrées simultanément dans l’UE et aux USA, le nombre de procès de l’ISDS contre les politiques d’intérêt public vont vraisemblablement augmenter spectaculairement si le TTIP iclu le TSDS. Les gouvernements doivent avoir la flexibilité nécessaire pour mettre en place des politiques d’intérêt public sans la crainte des litiges provoqués par les coprorations.

L’ISDS compromet les décisions prises démocratiquement. L’ISDS permet aux corporations étrangères de mener directement les choix politiques et les actions gouvernementales devant les tribunaux privés, contournant les courts nationales et créant un nouveau système légal qui est exclusivement disponible pour les investisseurs étrangers et les multinationales.

L’ISDS offre ainsi aux corporations une juridiction leur permettant de récuser les décisions de courts nationales, compromettant plus avant les politiques gouvernementales mais ni les gouvernements ni les particuliers ne sont garantis d’avoir des droits comparables et de pouvoir demander des comptes aux corporations.

Les systèmes légaux européens et américains sont capables de gérer les conflits d’intérêt. Les USA et l’UE ont des systèmes juridiques et des systèmes de protection des droits de propriété très forts. L’inclusion de l’ISDS dans le TTIP permettrait uniquement aux corporations d’avoir accès à de nouveaux moyens pour attaquer les choix de politiques nationales jugés légaux par les tribunaux  nationaux.

Un système organisé Etat/ Etat est plus efficace et plus que suffisant pour gérer les conflits d’intérêts.

Les inquiétudes développées ci-dessus aunis que d’autres soulignent les raisons pour lesquelles nos organisations sont opposées à l’inclusion de Investisseur State Dispute Settlement dans le TTIP. Nous faisons appel à vous pour l’exclure de cet accord.

La liste des ONG ayant signé cette lettre ouverte figure dans ce lien.

L’impasse des bien-pensances

Image

 

Mais enfin !!!
Partout, du moins sur les sites et les pages que je lis régulièrement, l’alerte, l’alarme est donnée et elle semble ne pas trompeter assez haut pour se faire clairement entendre ” là-haut”, là où ça décide, là où c’est responsable. Et les commentaires fusent…tous éclairés, tous impeccables. Bien, conscience politique oblige…par contre, la question à poser aux redresseurs de torts du néo-capitalisme est celle-ci : les déchets électroniques qui nous inondent d’où viennent-ils ? Vous vivriez sans réfrigérateur, sans téléphone portable, sans tablette, sans Ipad, sans télé, sans brosse à dent électrique, sans tondeuse à gazon, sans épluche légume auto-nettoyant, sans mixeur-broyeur ? Vous seriez prêts à laisser tomber les vanités encombrantes des fêtes de Noël et les tonnes de saloperies qu’elles traînent avec elles ? Et les hauts cris contre les compagnies pétrolières quand je prends ma bagnole pour aller travailler et que vous prenez aussi la vôtre, les pousseriez-vous avec autant d’ardeur devant des pompes vides ? Il semble que le stigmate de cette consommation débridée mais peu débridante soit à prendre avec délicatesse, c’est à dire avec la capacité à se poser soi-même par rapport à lui, sans s’étrangler dans les vœux pieux du silex à frotter pour allumer le feu sous le chaudron où bouillonne doucement la soupe aux herbes sauvages ni sur le mythe du retour au tout “naturel”. Il n’existe pas le naturel, il est une relation à percevoir et à analyser. Commencer par faire le ménage chez soi, gentiment, rayer sans douleur de sa vie ce qui semble aller avec nous tous vers le cataclysme mais pas penser pour ce nous tous à ce qu’il ou elle peut changer dans sa vie de consommateur-trice en disant NON pour lui ou elle mais en vivant ce NON pour soi. C’est impossible de manger dans le ventre d’un autre. C’est là la différence avec les idéologies à coup de bâton des décennies précédentes. On est dans de l’individuel de masse, c’est tellement adhérent que ça oblige à marcher sans savoir vers quoi. Mais c’est le pas qui compte.