Biosurveillance : le Gouvernement va traquer votre santé pour des questions de sécurité nationale.

by Elisabeth Guerrier

Le rapport est consternant. Il est surtout le témoignage du fonctionnement absurde d’un système qui est incapable de réglementer son étiquetage des denrées alimentaires, de donner accès à un contrôle des conditions d’élevage et d’abattage des animaux, de veiller à l’innocuité de leur alimentation ni à la composition de la plupart de ses produits conditionnés mais qui envisage de faire payer les effets dévastateurs de sa politique agro-alimentaire par le consommateur au nom de la sécurité nationale et d’utiliser ce cumul de données à des fins de prévention quand elles sont avant tout le point ultime de la surveillance du nouveau totalitarisme.

 Biosurveillance : le Gouvernement  va traquer votre santé pour des questions de sécurité nationale.

 

Par  Darlene Storm

May 21, 2014 11:42 AM EDT

Un très important plan de biosurveillance qui fait des données sur votre santé une affaire de “ sécurité nationale” s’est montré sur mon radar aujourd’hui. Il ouvre l’accès à un contrôle en temps réel du gouvernement sur votre santé. Je suis désolée de n’avoir entendu parler de cela que maintenant et de le publier à la dernière minute, la limite pour les commentaires étant le 21 mai.

Bien sûr, les raisons pour lesquelles nous n’avons pas entendu parler de ce plan de biosurveillance sournois qui récupérera les données de santé des Américains sont que le document départemental d’essai de 50 pages affiche  “  ne pas citer ou mentionner  “ (pdf)   Eh bien c’est vraiment fâcheux parce que ça affecte vous, moi, nos enfants, tout le monde aux USA !

C’est considéré comme de la «  sécurité nationale » ce qui signifie que de la meme façon que la surveillance de la NSA était secrète jusqu’à ce que Snowden la révèle, vous ne saurez même pas que l’on espionne sur votre santé et que ces données sont partagées. Le 2015-2018 National Health Security Strategy (NHSS) ( Stratégie sécuritaire pour la santé nationale) (pdf) gardera et partagera les informations non seulement sur les personnes ou les animaux malades mais aussi sur les plantes malades.

“Les informations collectées par le gouvernement seront une couverture totale et incluront  “ce qu’est le statut de votre santé, si vous prenez de l’exercice, la fréquence de vos rhumes, ou quelles sortes de médicaments vous prenez” selon le Citizens’ Council for Health Freedom (CCHF).

“Il n’y a plus de vie privée“ dit Twila Brase, présidente and co-fondatrice de CCHF, (pdf),  “Les officiels veulent des rapports pratiquement en temps réel par l’intermédiaire des données des systèmes électroniques. Que signifie une “menace pour la santé“ ou un “incident“ qui pourraient compromettre notre système de sécurité nationale ? Cette stratégie dit que cela inclut les activités terroristes, la résistance aux antibiotiques, le changement climatique et les sujets autour de l’environnement économique. En d’autres termes, tout et n’importe quoi peut devenir une menace pour la santé selon les standards gouvernementaux.”

Brase ajoute que “les propositions  de la NHSS permettront au gouvernement fédéral de contrôler les comportements individuels avant, pendant et après tout incident de santé défini selon les ‘critères’ du gouvernement. C’est extrêmement large. Cela semble être sans limite, mis à part le fait qu’ils prétendent, bien sûr protéger les données. Mais de notre perspective, si le gouvernement a accès a ces sortes d’informations et s’il est autorisé à faire des recherches grâce à ells, alors notre vie privée est déjà compromise. Le gouvernement a déjà dit que nos données sont ses données dans le cadre de la sécurité de la santé nationale”

 

Il y a une vidéo de l’ACLU ( American Civil Liberty Union) sur la commande d’une pizza dans l’avenir  qui a été faite pour pointer le désagréable “ potentiel de surveillance généralisée “ et les possibilités d’un avenir sombre où chacun de nos mouvements, chacune de nos transactions, de nos communications seront enregistrées, compilées et gardées, prêtes à l’accès par les autorités lorsqu’elles le désireront..” Dans ce futur, une personne ne sera pas autorisée à commander une pizza ou un soda qui seraient malsains ou ils pourraient les commander mais devraient payer une pénalité et devraient signer une décharge auprès de leur compagnie d’assurance- car l’employé de la pizzeria aurait accès aux renseignements sur la santé de cette personne. Nous sommes déjà suivis à travers nos portables, nos sites web, nos achats, nos plaques d’immatriculation et maintenant la biosurveillance projette de s’approprier les données des Américians sur leur santé. C’est triste que cette plaisanterie datant de 2006 soit si proche de la réaltité de 2014.

Les propositions de l’avant-projet affirment que la NHSS va créer une “vigilance situationnelle pour la santé “  faite de “ nombreuses données liées ou non à la santé“

 Une illustration graphique des caractéristiques de la vigilance situationnelle pour la santé inclut : des sources n’ayant pas à voir avec la santé comme l’informatique, les chaînes d’alimentation,  l’énergie, l’environnement, les productions d’évènements, les médias, les déterminants sociaux, les services de transport, l’intelligence active, et  la médecine vétérinaire. Les exemples de source liées à la santé incluent : la morbidité et la mortalité, les laboratoires et les diagnostiques, l’utilisation des services sociaux, les prévalences de maladies, l’utilisation des services de santé, les investigations sur la santé publique, et les réponses aux gestions des données. Tout ce qui figure ci-dessus fait simplement parti du grand tableau, ou est un exemple de ce que les données alimentent dans le cadre de la portion «  biosurveillance » de la santé publique ou de la vigilance médicale situationnelle.

 Dit autrement :

La vigilance situationnelle impliquera la collecte, l’accumulation, et le traitement  des données à la fois des sources traditionnelles et non traditionnelles ( comme par exemple les réseaux sociaux)  et de diverses parties prenantes gouvernementales et non-gouvernementales, tout en s’assurant que ces données issues de différentes sources sont restent de haute qualité. La vigilance situationnelle sur la santé inclura la capacité à interpréter des données afin de créer des informations pertinentes, adaptées que les décideurs pourront utiliser. Les décideurs auront la possibilité de visualiser et de manipuler des données issues de nombreuses sources afin de créer une image opérationnelle adaptée aux situations spécifiques et aux décisions les concernant

Brase avertit que “le plan de surveillance gouvernementale est beaucoup plus intrusive que la collection de données actuellement effectuée par le  Centers for Disease Control and Prevention (CDC) (centre pour le contrôle et la prévention des maladies).“ Il évoque “le besoin de l’examen des données électroniques des rapports médicaux et demande la cooperation au sein des parties-prenantes fédérales et non fédérales, y compris celle de la communauté scientifique et des fournisseurs de soins médicaux publiques ou privés afin de réaliser un systèle de surveillance fiable et efficace.”

Elle ajoute, “Il est très clair pour nous que le gouvernement s’oriente vers un accès en temps reel aux données, vers une collaboration étroite entre gouvernement et docteurs pour un accès tout prêt aux rapports médicaux puis à la conduite de recherches et d’analyses.”

“La terrifiante vérité est que le programme de surveillance gouvernementale implique la participation de plusieurs agences fédérales qui vont toutes être à même de consulter, de partager, d’interpréter et de mener des recherches sur les données collectées par le système.” CCHF avertit (pdf). f “En vous débarrassant du jargon et en le disant simplement, le plan du gouvernement vise à  partager vos informations et vos dossiers médicaux avec les fonctionnaires de l’état.”

CCHF presse à prendre position contre la biosurveillance gouvernementale de stocker les données touchant notre santé.

 

Traduction : Elisabeth Guerrier

 

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