AMONG THE THRONG

Elisabeth Guerrier Traductions Textes

Month: October, 2015

Les tests génétiques commercialisés par les psychiatres ne sont pas validés par la recherche. Traduction Mad in America

Il s’agit d’une sorte de course contre la montre. Sont en lice deux visions de l’homme et de sa “nature”et parallèlement à ces deux visions une dynamique de profits colossaux dans le contexte d’une psychiatrie biocomportementaliste. Les médications déjà en usage comme réponse unique psychophysiologique aux troubles répertoriés et générés par le DSM américain sont en train de céder la place aux approches psychogénétiques dans le contexte d’une recherche financée par les lobbies pharmaceutiques et appliquée comme panacée à toute manifestation de malaise. Il va de soi que se questionne là le rapport à la norme et à la conscience de soi par rapport aux critères intégrés faisant office de moi idéal mais aussi la réponse causale biochimique ou biogénétique qui fait de l’humain un morceau de chair muette. Le mouvement de psychiatres et de psychothérapeutes de Mad in America tente de se lever cotre cette lobbyisation du marché de l’angoisse et contre la vision réductrice et univoque de la santé mentale qu’elle décline. EG

Test génétique commercialisé aux psychiatres pas pris en charge par la recherche

Dans Les Nouvelles 5 Octobre 2,015

Avec l’explosion des essais Génétiques et l’Emergeance du Champs de la pharmagénétique, les patients PEUVENT Maintenant passer les tests de l’ADN et des recommandations de receive Médicaments psychotropes Personnalisées Qui conviennent à Leur profil génétique. Dans un éditorial du dernier numéro du J ournal des maladies nerveuses et mentales, le psychiatre de l’Université de Columbia Robert Klitzman prévient Que les cliniciens doivent être Les Avertis des Limites des tests de CES Génétiques Qui Leurs Sont Vendus.

«Teste PLUSIEURS sont maintenant Vendus aux psychiatres, les bases sur les analyses des Marqueurs Génétiques trouvés associés à des samples Variés de patients aux Profils Psychiatriques.» Écrit Klitzman. «Mais la réplicabilité et l’Utilité clinique de tests CES Sont Limités.»

Des Compagnies Privées PEUVENT Légalement Développer des tests de CES et les vendre Directement aux psychiatres Sans Avoir à démontrer Leur effectivité OU Avoir Reçu l’approbation de la FDA (Food and Drugs Administration) «La loi Qui AUTORISE la vente de tells teste une controverse déclanché de juin, en partie Parce Que Les Agences Fédérales NE PEUVENT habituellement Se engager Dans la surveillance après-vente de tests de de CES. »

Klitzman Ajouté bureaux de ventes directes aux Qué Praticiens PEUVENT Être particuliérement Problématiques Dans CE CAS de voiture Nombreux médecins «Ont juin Compréhension limitée de la génétique et PEUVENT Fait accepteur Plutôt Que de Questionner les affirmations de CES Compagnies.»

Par exemple, de Nombreux essais are ACTUELLEMENT commercialise, Qui affirment Que des Marqueurs genetiques were identifie Qui sont identifie COMME ETANT Associés AVEC CERTAINS Diagnostiques Psychiatriques. Cependant, Klitzman Souligne Que les conditions de la santé mentale Sont influencées par bien Plus que la génétique et de PEUVENT survenir Circonstances de la vie et des interactions interpersonnelles et Environnementales. »

Malheureusement la commercialisation Semble trabalho. Klitzman Rapporté Qué 41,6% des psychiatres rapportent Avoir patients non sollicités Ayant les verser essai non génétique et que14% Ont Ordonné test de CE.

COMME CES essais Génétiques gagnent en utilisation et en visibilité, le  Nouveau Centre Angleterre Investigative Reporting  (Necir) Apporte Que «la recherche Derriére Eux is rare, incomplète et biaisée ous Le Potentiel versez les conflicts d’Intérêts enormes.» Le sujet de Leur enquête, UN HOMME DU Vermont was convaincu PAR SES Médecins de essais de bureaux de passants et A Fini suicidaire avant d’être institutionnalisé bien mérité Avoir Suivi CES recommandations.

En savoir plus:

Plus de mal que de bien? L’utilisation de tests génétiques de santé mentale a augmenté rapidement. Mais la preuve qu’ils travaillent sont rares. Beth Daley | Nouveau Centre Angleterre Investigative Reporting

*

La nécessité d’une vigilance dans la commercialisation de tests génomiques en psychiatrie. Klitzman RJ Nerv Ment Dis.2015 PTOM; 203 (10): 809-810. PMID: 26421971 (Résumé)

Justin Karter, Nouvelles éditeur

Traduction Elisabeth Guerrier

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Monsanto et les compromissions des universitaires nord-américains

These emails show Monsanto leaning on Professors to fight the GMO PR war

 

A travers une correspondance suivie, révélée par Mother Jones, entre les relations publiques de Monsanto et de la biotechnologie et certains éminents universitaires sollicités pour accorder leur soutien et promouvoir les arguments d’innocuité des  produits GMs, nous retrouvons les stratégies des lobbies du tabac et du sucre, qui se sont appropriés, pour des motifs et avec des  conséquences diverses, le soutien d’universitaires et de chercheurs de renom afin de contrer les campagnes médiatiques condamnant leur toxicité et les mettant en cause. Il apparaît une nouvelle fois clairement que la science et ses représentants sous couvert d’objectivité, peuvent s’aliéner aux idéologies et se faire, consciemment ou non, manipuler par les forces économiques prêtes à tout afin d’influencer les choix politiques les protégeant et de maintenir et d’ouvrir leurs marchés.

Ces emails montrent que Monsanto s’appuie sur les Professeurs d’université pour mener la guerre des relations publiques du GMO.

—By Tom Philpott

 

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Flammulated/iStockphoto

Dans une récente pour une production à succès, le blockbuster de Eric Clipton  du New York Time a pu jeter un coup d’œil à une cache massive d’emails privés entre de proéminents universitaires scientifiques et les cadres et les relations publiques de l’industrie des OGM. Ces emails sont apparus à travers un barrage de controverses  du Freedom of Information Act exigé par l’organisation du droit de savoir [Right to Know]  qui est financé par l’association anti-corporations   assez décousue des Organic Consumers Association.

En plus de la correspondance découverte par l’USTRK, Lipton a utilisé le FOIA pour accéder à ces emails, montrant des liens très serrés entre l’ancien chercheur de l’Université de l’état de Washington Charles Benbrook ainsi que des compagnies de nourriture bio comme la compagnie appartenant aux fermiers de production laitière Organic Valley. Lipton a peint un portrait fascinant de la place occupée par les universités publiques dans les relations publiques et la guerre du lobbying entre l’agrochimie des semences OGM et l’industrie de l’alimentation bio.

«  Je comprends et apprécie votre besoin que je sois complètement transparent  et je suis complètement conscient que votre indépendance et votre réputation doivent être protégées » écrit un représentant des relations publiques de Monsanto aux Professeurs.»

Mais cet extrait aussi excellent qu’il soit, peut en fait sous-évaluer l’ampleur avec laquelle Monsanto, d’autres compagnies biotechnologiques et leurs groupes commerciaux et relations publiques de pointe embauchées pour l’occasion, on put s’appuyer sur des universitaires sympathisants comme sur des fantassins dans la bataille que l’industrie mène contre les régulateurs et les critiques.

Voici quelques éclairages qui ne sont pas parus dans The Times. Bien qu’il n’y ait pas de preuve spécifique permettant de suggérer que Monsanto a payé les Professeurs pour leur activité et que beaucoup parmi eux ont déclaré avoir atteint leurs conclusions indépendamment, la correspondance est néanmoins intéressante.

  • En Août 2013

Dans un email à neuf éminents universitaires, l’engagement stratégique de Monsanto conduit Eric Sachs à soumettre un plan : que le groupe   « rédigera de courtes notes sur des sujets importants dans l’arène de la biotechnologie agricole », choisis « à cause de leur influence sur les décisions politiques, sur la régulation des semences OGM et sur l’adhésion des consommateurs. » Sachs a assuré aux Professeurs que le projet serait mené discrètement. « Je comprends et apprécie votre besoin que je sois complètement transparent et je suis complètement conscient que votre indépendance et votre réputation doivent être protégées » écrit-il. Deux entités externes –  un groupe financé par l’industrie appelé l’American Council on Science and Health et une équipe de relations publiques appelée CMA – « organiseront le processus de production de ces notes techniques », « coordonneront les mises en ligne sur les sites web et leur promotion », et «  vendront » ces notes en les transformant en « éditoriaux, posts de blogs, engagements verbaux, évènements, webminars etc. »

L’organisation de cette troisième partie est «  un élément important » a ajouté l’exécutif de Monsanto «  parce que Monsanto veut que les auteurs communiquent librement sans lien avec Monsanto ».

  • En Décembre 2014

Le website zélé pro-biotechnologies Genetic Literacy Project sort un article rédigé par un Professeur  qui ressemble remarquablement à ceux présentés par Sachs, bien que l’investissement de Monsanto n’y soit pas révélé.  Par exemple, Calestous Juma, un professeur à la Harvard Kennedy School fût une de ceux à qui s’est adresse la lettrer de Sachs, de Monsanto, ce mois d’Août 2013. Dans celle-ci, Sachs expose sept thèmes et en suggère chacun d’entre eux à un ou deux de ses correspondants. Voici ce que Sachs avait en tête pour Juma :

Les conséquences du rejet des cultures OGM  Calentous Juma

Contexte : explorer les problèmes et les conséquences à la fois dans les pays développés et en voie de développement qui mènent au rejet ou aux barrières à l’adoption des techniques de cultures et d’alimentation OGM au niveau des agriculteurs, des consommateurs et du pouvoir décisionnel. Comprendre la combinaison de paradigmes, y compris la résistance politique et celle des consommateurs, la sécurité alimentaire, les craintes pour la santé publique, les soucis touchant la biodiversité et la sécurité biologique, les régulations restrictives et le manque d’information (ou l’existence d’une désinformation) à propos des droits de propriété intellectuelle qui créent des barrières à l’acceptation des OGM. Détailler les conséquences, y compris les impacts sur les rendements, les revenus par ménage, la sécurité alimentaire et les impacts sociaux, ainsi que ceux touchant l’usage des pesticides, des risques sanitaires dus à l’exposition aux pesticides et sur la biodiversité qui en résultent.

Titrée «  Risques globaux dus au rejet de l’agriculture biotechnologique »,  la contribution  de Juma, dont il dit qu’elle est basée sur un livre qu’il a écrit en 2011 – ressemble de près à la demande de Sachs pour une défense robuste des OGM comme rempart contre la faim dans le monde en voie de développement. ( Mercredi, le Boston Globe   faisait référence à l’article de Juma, en le décrivant comme «  un article largement diffusé l’an passé, en faveur des OGM, écrit à la demande du géant des semences Monsanto, sans révéler ses connexions. ») Dans son email, Sachs recommande à Peter Philips, un Professeur de politique à l’Université canadienne de Saskatchewan d’écrire à «  propos de la régulation pesante des graines et de la nourriture OGM » Son article,  sur le site web du Genetic Literacy Project est intitule :  « Conséquences économiques de la régulations des OGM. »

Dans le cas de Davis Shaw de l’état du Mississipi et de Tony Shelton de Cornell, Sachs a suggéré un article défendant les semences génétiquement modifiées  pour tuer les insectes et résister aux herbicides.  Leur article de Genetic Literacy Project intitulé : « Les gènes verts : des avantages durables des céréales tolérantes aux herbicides et résistantes aux insectes » fait exactement ça.

« J’apprécierais votre prise en considération de proposition d’un blog portant sur la sécurité et la santé des biotechnologies à Web MD, est-ce envisageable ? » a demandé un représentant de Monsanto à un Professeur.

Pour Kevin Folta – de l’Université de Floride – un des points sur lequel se concentre l’article du New York Time   – Sachs envisageait un article sur « rendre les activistes responsables  pour leur opposition aux OGMs. » Dans son article  du  GLP, Folta tempête contre « ceux qui  lancent des campagnes agressives contre des technologies existantes qui ont démontré leurs avantages pour les agriculteurs, l’environnement, le consommateur et les pauvres enfermés dans le déficit alimentaire. »

  • Une autre universitaire célèbre

Qui s’avère entretenir des liens serrés avec l’industrie est Nina Fedoroff, un Professeur émérite de biologie à Penn State, Professeur de biosciences à l’Université du Roi Abdullah des sciences et technologies d’Arabie saoudite et ancienne conseillère en chef en sciences et technologies de la Secrétaire d’état Condoleeza Rice et d’Hillary Clinton. Le Times note que le Professeur émérite de l’Université de l’Illinois Bruce Chassy a déployé un « effort d’un mois afin de persuader l’agence de protection de l’environnement [Environmental Protection Agency] d’abandonner sa régulation serrée des pesticides utilisés   dans les semences résistantes aux insectes. »

Mais il n’a pas fait mention du rôle déterminant que Fedoroff a de toute évidence joué dans cette champagne, qui, comme le rapporte le Times, a culminé quand Chassy  a « finalement organisé un meeting à l’E.P.A, avec l’aide des lobbies de l’industrie et que l’agence a abandonné cette proposition. » Il s’avère que Fedoroff a assisté à cette réunion selon un email du 17 Octobre. Selon l’email de Chassy, la causerie charnière avec l’EPA a été organisée par Stanley Abramson, un lobbyiste de l’industrie bien connu et Adrianne Massey qui est directrice générale des sciences et de la réglementation à la Biotechnology Industry Organization (BIO) , un groupe commercial auquel Monsanto et d’autres firmes de l’agriculture biotechnologique appartiennent.   Le rôle de Fedoroff dans la campagne d’obtention du soutien de la régulation des OGM par l’EPA n’a pas été confiné à ce meeting « étonnement productif ». Chassy rapporte dans un email à Massey le 19 Août 2011 qu’il a travaillé « avec Nina pendant un mois, apportant de nombreuses révisions » à un éditorial qui a paru dans le NYTimes en Août  2011. L’article, uniquement signé par Fedoroff se plaint que  l’APA veuille collecter encore plus d’informations sur les semences génétiquement modifiées » et conclut « que le gouvernement doit arrêter de réguler les modifications génétiques pour lesquelles n’existent aucune preuves scientifiques de dangerosité. »

 

Karen Batra, directrice de la communication pour Biotechnology Industry Organization, demande des conseils à Chassy sur la façon de « répondre à un article critique des OGM publié dans The Atlantic», « Pour la plupart d’entre nous, gens de la communication, la science est loin au-dessus de nos têtes et une réponse appropriée devra avoir une sorte de défense scientifique » écrit-elle « en d’autres termes, BIO écrivant une lettre disant simplement « la nourriture biotechologique est saine n’estpas une réponse suffisante ici. »

« Je suis ravie de torpiller cette stupidité » dit un Professeur à un responsable des relations publiques de Monsanto qui lui a demandé de peser dans la controverse à propos de recueils critiques des OGMs »

Elle ajoute qu’un groupe nommé IFIC – vraisemblablement la fondation financée par l’industrie biotechnologique   International Food Information Council Foundation – avait « aussi [envoyé] un email de masse demandant aux lecteurs d’intervenir dans les commentaires de la page de l’[article de l’Atlantic] Batra demande aux scientifiques ou bien de « poster eux-mêmes un commentaire sur la page ou de nous fournir le point de vue d’un scientifique en haut de l’affiche que nous pourrions utiliser dans une lettre à l’éditeur » Chassy a répondu à l’email de Batra avec une analyse détaillée des points de vue de l’article.

de Sachs de chez Monsanto révèle que Chassy s’« engage, sur un post d’un blog du Huffington Post à ma demande » – dans un débat avec un commentateur anti-OGM, pour lequel il cherche la contribution d’employés de Monsanto.

A un certain point, Chassy a répondu favorablement à la demande de Monsanto de se rendre en Chine pour parler lors d’un séminaire, sans a voir idée du thème ou de l’audience. Voici la réponse de Chassy le 24 Janvier 2012 : «Vous m’avez initialement demandé si je pourrais aller en Chine et y faire ce que j’ai fait en Corée. Vous vouliez savoir si j’étais disponible et m’avez ditque vous m’expliqueriez plus tard. Une chose ayant conduit à une autre, je m’y rends donc mais nous n’avons en fait jamais évoqué la mission en Chine. Où est-ce que je parle ? A qui ? Pendant combien de temps ? Et plus important, quel est le sujet et a-til un sujet assigné ? Que se passe-t-il vraiment et quelles sont les questions figurant entre les lignes ? Connaître les réponses à toutes ces questions m’aiderait à planifier une intervention. Pouvons-nous parler avant que je commence à rédiger un discours ? »

Sachs a répondu :  «Veuillez m’excuser pour l’absence d’informations. Cette situation m’est apparue tard dans le processus et j’étais focalisé sur la recherche du meilleur expert tiers [ie non Monsanto] qui pourrait parler sur le thème des évaluations de sécurité  dans les produits untilisant des RNAI [ Interférence  Acide RiboNucléique]  [un sujet que je discute ici  ] »

« Monsanto Chine travaille avec l’ association des biotechnologies agricoles chinoises [Chinese Agricultural Biotech Association pour héberger le séminaire. » continue Sachs, « le but est de préparer la voie pour l’agréement de l’importation pour les produits de la biotechnologie en Chine.»

Chassy soumis plus tard un brouillon de sa présentation aux officiels de Monsanto avant l’évènement. [ Voir l’échange ici ] « par dessus tout, tout le monde est ravi de la façon dont la présentation s’est déroulée.» répond un employé de Monsanto, indiquant qu’ « il y avait quelques changements mineurs apportés au texte et qu’ils étaient indiqués en rouge. » ainsi que « quelques commentaires auquels vous devrez répondre » Chassy répondit en cherchant plus d’informations : « Merci pour les critiques. Ils ont soulevé un nombre de bons points. J’ai attaché un dossier de formulations contenant les réponses à leurs commentaires. Il en reste un certain nombre qui restent irrésolus et pour lesquelles de nouveaux termes pourraient ou non répondre aux critiques évoquées par les relecteurs. S’il vous plaît veuillez à ce que chaque relecteur fasse une seconde lecture.»

Adressé à Kevin Folta de l’Université de Floride, Lisa Drake de Monsanto écrit que « durant ces derniers six mois nous avons travaillé dur afin d’intégrer du tiers frais –ie des personnes non affiliées à Monsanto- afin d’incorporer du matériel actuel et frais sur les OGMs dans le site web MD. Á la remarque : « J’apprécierais que vous considéreriez la possibilité de soumettre un blog sur la santé et la sécurité des biotechnologies au site web.» Elle ajoute, « Pouvez-vous penser à insérer le mot « étiquettage» quelque part dans votre contenu afin de permettre la sélection des algorithmes .» Folta a répondu : « Je suis content de faire ça et vais produire quelque chose d’ici peu. » ( Folta dit qu’il n’a finalement jamais écrit le post en question.)

  • Et le 28 Janvier 2015

Un employé de la firme de relations publiques Ketchum, écrivant « au nom du Conseil de Biotech Information », un groupe fondé par Monsanto et compagnies de biotechnologies inclut Folta dans un email collectif pointant l’objet d’une autre controverse brûlante. Un éditeur a indiqué qu’il « mettrait à jour un ouvrage de science de Sixième qui présente quelques avantages des semences OGMs ». Pire, « d’autres maisons d’édition considèrent le fait de remplacer tout contenu pouvant être catalogué de pro-OGM.» Elle demande à qui le souhaite de répondre à cette crise du manuel scolaire. « Je suis excité à l’idée de torpiller cette stupidité » répond Folta à la joie du correspondant de Ketchum, « C‘est le meilleur email que j’ai reçu de la journée. [smiley emoticon] Merci! Je vous tiens au courant dès que nous avançons dans cette perspective. »

 

TOM PHILPOTT

Correspondant Alimentation et agriculture

Tom Philpott est le correspondant Alimentation et agriculture de Mother Jones ; Pour plus de ses articles cliquez ici :  http://www.motherjones.com/authors/tom-philpott Pour le suivre sur  Twitter, cliquez là : https://twitter.com/tomphilpott RSS | TWITTER

 

Traduction : Elisabeth Guerrier

 

 

 

Privatiser l’apocalypse Richard Krushnic et Jonathan King

Après une présentation rédigée par Tom Engelhart que nous avons souhaité garder, Richard Krushnic et Jonathan King nous convient à découvrir les dessous de cet énorme entreprise qu’est la maintenance, la conception et le stockage de l’armement nucléaire aux USA. Des sommes phénoménales, toutes évidemment issues des impôts de l’Amérique sont allouées à des entreprises et à des sous-traitants d’un des projets de destruction massive les plus radicaux que la planète ait connu. Fonds dont personne ne connaît effectivement le montant et qui se voient reconduits par les poussées régulières des lobbies qui achètent le Congrès. Dans une obscurité quasi totale, organisée et maintenue opaque par les corporations se prépare l’apocalypse.EG

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Privatizing the Apocalypse 

Krushnic and King, Le complexe nucléaire multi-national

Ils ont dirigé les compagnies les plus profitables de l’histoire et, pour le dire franchement, ils sont en train de détruire la planète. Dans le passé, étant donné l’obsession terroriste des USA, je les avais nommé « terraristes ». Je fais référence, bien sûr, aux CEO des compagnies de la « grosse énergie », qui lors de ces dernières années ont tout fait pour trouver de nouveaux  moyens d’exploiter chaque réservoir d’énergie fossile imaginable sur la planète et de le remettre dans l’atmosphère sous forme d’émissions de dioxyde de carbone. Une chose est sûre : tout comme les responsables des compagnies de tabac, de l’industrie du cuivre  ou des équipements d’amiante  l’ont fait avant eux, ils savent ce que leur attirance pour les méga-profits signifie pour nous. – regardons la saison des incendies dans l’ouest de l’Amérique cette année. Et pour nos enfants et petits-enfants. Si vous pensez que le monde fait face en ce moment à un afflux important de réfugiés, attendez juste que les sécheresses soient plus sévères  et que les inondations  des zones côtières  augmentent. 

Comme je l’ai écrit en 2013 avec ces trois industries, les résultats négatifs sont arrivés comme par hasard des années, voire des dizaines d’années après l’exposition et ont donc été difficiles à connecter avec elle. Chacune d’entre elles savaient qu’il existait un lien. Chacune utilisa le fait que le temps en était déconnecté  comme protection. Une différence : si vous étiez un cadre de l’industrie du tabac, du cuivre ou de l’amiante, vous pouviez faire en sorte que vos enfants ou vos petits-enfants ne soient pas exposés à vos produits. Sur le long terme, il n’y a pas ce choix quand il s’agit des industries fossiles et du CO2, car nous vivons tous sur la même planète  (bien qu’il soit aussi exact que les nantis des zones tempérées ne seront vraisemblablement pas les premiers à souffrir)

D’une façon assez remarquable, comme Richard Krushnic et  Jonathan King le mettent en évidence aujourd’hui, les profits amassés par un autre groupe de chefs d’entreprise sont tout autant liés à des façons intimes de potentiellement détruire la planète (au moins en tant qu’environnement habitable pour l’humanité et pour d’autres espèces) et des dizaines de millions de personnes. Ce sont les exécutifs qui dirigent les compagnies qui développent, assurent la maintenance et modernisent notre arsenal nucléaire et, tout comme les compagnies de l’énergie, utilisent leurs lobbies et leur cash pour constamment pousser Washington vers toujours plus de la même chose. Un jour, en regardant en arrière, les historiens (s’il en existe encore)  considéreront, sans doute possible, les activités de ces deux groupes comme les exemples ultimes de la criminalité. Tom.

Privatiser l’Apocalypse

Comment les compagnies de l’armement nucléaire réquisitionnent vos impôts 

Richard Krushnic et Jonathan Alan King 

Imaginons pour un moment une véritable absurdité : quelque part aux USA, les opérations hautement lucratives d’un panel d’entreprises sont basées sur la possibilité que tôt ou tard notre voisinage sera détruit et que vous et vos voisins vous serez anéantis. Et pas seulement vous et vos voisins mais d’autres individus et leurs voisins à travers toute la planète. Que penserions-nous de telles compagnies ?  De tels projets ?  Et des méga-profits tirés de tout cela ?

En fait de telles compagnies existent vraiment. Elles sont au service de l’industrie de l’armement nucléaire américain et du vaste arsenal, potentiellement destructeur de la planète, du Pentagone. Elles en tirent des profits massifs, leurs membres vivent des vies confortables dans notre voisinage et jouent des rôles actifs dans la politique de Washington. La plupart des Américains savent très peu sinon rien sur leurs activités et les médias ne se préoccupent que rarement d’enquêter sur elles et sur leurs profits, même si le travail qu’elles accomplissent est au service d’un futur apocalyptique au-delà de toute imagination.

Ajoutons à l’étrangeté de tout ceci une autre improbabilité. Les armes nucléaires ont été à l’affiche pendant des années et cependant l’attention actuellement est focalisée comme un projecteur sur un pays qui ne possède pas une seule arme nucléaire, et pour autant que puisse en témoigner  les services de renseignements américains, n’a montré aucun signe de sa volonté d’en construire une. Nous voulons parler, bien sûr, de l’Iran.

Par contre, presque jamais ne sont présents dans les nouvelles les arsenaux, eux parfaitement réels, qui pourraient faire des ravages sur la planète, tout particulièrement notre propre arsenal et celui de notre ancien ennemi, la Russie.

Dans le récent débat sur l’accord du Président Obama avec l’Iran et le fait de savoir s’il préviendrait ce pays de jamais développer son armement nucléaire, vous pouviez chercher partout afin de trouver une vraie discussion sur l’arsenal américain, même si le Bulletin of the Atomic Scientists estime qu’il comprend à peu près 4700 têtes nucléaires actives.  Ce qui inclut un large éventail de bombes et de missiles terrestres ou immergés. Si par exemple, un seul sous-marin nucléaire Ohio Class – et l’armée en a 14, équipés d’ogives nucléaires, devait lancer  ses 24 missiles Trident, chacun équipé de 12 mégatonnes de têtes nucléaires à cibles indépendantes, les villes principales de tout pays visé dans le monde pourraient disparaître et des millions de personnes mourir.

Bien sûr, les détonations et les incendies liés entraîneraient tant de fumée et de particules dans l’atmosphère que le résultat en serait un hiver nucléaire, déclenchant une famine mondiale et la mort possible de centaines de millions de personnes, y compris des Américains (où que soit tombé le missile). Cependant, comme dans un roman classique du Dr. Seuss, on devrait ajouter : ce n’est pas tout, oh, non, ce n’est pas tout ! En ce moment l’administration Obama projette d’investir un millier de milliards de dollars dans les 30 années à venir afin de moderniser et de mettre à jour les forces nucléaires américaines.

Étant entendu que l’actuel arsenal représente des capacités de tueries outrancières – il pourrait détruire de nombreuses planètes de la taille de la Terre aucune de ces dollars du contribuable en plus n’apportera aux Américains la moindre sécurité ou protection accrues.  Pour la sécurité de la nation, il importe peu que dans les années à venir, la précision de tir des missiles dont la tête détruirait complètement toute créature vivante dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres soit réduite de 500 à 300 mètres. Si une telle « modernisation » n’a aucune signification militaire évidente, pourquoi cette poussée pour des dépenses supplémentaires dans l’armement nucléaire ?

Un facteur signifiant dans la cagnotte du nucléaire américain passé régulièrement inaperçu : les corporations qui détiennent l’industrie nucléaire. Pourtant les pressions qu’elles sont à même d’exercer en faveur d’une augmentation constante des dépenses nucléaires sont radicalement sous-estimées dans ce qui est passé pour un « débat » sur le sujet.

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Privatisation du développement de l’armement nucléaire.

 

Commençons par ce simple fait : la production, maintenance et modernisation de l’armement nucléaire sont une source de profit pour ce qui est, dans son essence, un cartel. Ils ne font évidemment pas face à une compétition étrangère pour  les contrats, étant donné que ce que nous évoquons là est l’arsenal militaire américain et que les contrats offerts par le gouvernement sont protégés de la critique de l’audit par l’apparence de la sécurité nationale. En outre, le modèle affairiste utilisé  est celui du « coût ajouté », ce qui signifie que quel que soit le dépassement du coût comparé au devis initial, les entrepreneurs reçoivent un pourcentage de profit garanti au-dessus des coûts. De gros profits sont effectivement garantis, quels que soient le niveau d’inefficacité ou de surévaluation du coût que puissent concerner le projet. En d’autres mots, il n’est pas possible pour les entrepreneurs de perdre de l’argent sur leur travaux, qu’ils soient efficaces ou non. (Rien à voir donc avec le modèle de libre-échange de la production libérale)

Ces profits bien protégés et les firmes les amassant sont devenus un facteur majeur dans la promotion du développement de l’armement nucléaire, compromettant toute démarche de désarmement quelle qu’elle soit.  Des parties de ce processus devraient nous être familières bien sûr  puisque c’est une extension de la formule classique du Pentagone que l’économiste de l’industrie de l’Université de Columbia Seymour Melman a décrit d’une façon si frappante dans ses livres et ses articles. Une formule qui a produit  les infamies de marteau à 436 dollars et de cafetières électriques à 6322 dollars.

Etant donnés les processus et les profits, les entrepreneurs de l’armement ont un intérêt particulier à s’assurer que le peuple américain ait un sens aigu du danger et de l’insécurité  (même si ce sont eux qui sont devenus la source principale de danger et d’insécurité). Récemment la campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires [International Campaign to Abolish Nuclear Weapons (ICAN)] a produit un rapport frappant :   « Ne misez pas sur la bombe »  rendant compte des chefs d’entreprise les plus importants et de leurs investisseurs qui profiteront des améliorations à venir de l’armement nucléaire.

En fonction de la pénombre sur la sécurité nationale qui entoure les programmes d’armement nucléaires du pays, des audits authentiques sur les contrats de ces compagnies ne sont pas accessibles au public. Cependant, au moins les plus importantes compagnies profitant des contrats d’armement nucléaire peuvent maintenant être identifiées.  Dans le domaine des systèmes de distribution nucléaire – bombardiers, missiles et sous-marins – ceci inclus un nombre de noms de corporations familiers : Boeing, Northrop Grumman, General Dynamics, GenCorp Aerojet, Huntington Ingalls et Lockheed Martin. Dans d’autres secteurs comme la conception et la production, les noms en tête de liste sont moins connus : Babcock et Wilcox, Bechtel, Honeywell International, et URS Corporation. Pour les essais et la maintenance, les entrepreneurs comprennent Aecom, Flour, Jacobs Engineering et SAIC, les firmes qualifiées pour le ciblage et la guidance des missiles incluent Alliant Techsystem et Rockwell Collins.

Pour donner un bref aperçu des contrats : en 2014, ont été attribués à Bancock et Wilcox 76.8 millions de dollars pour l’amélioration des sous-marins Ohio Class. En Janvier 2013, il a été attribué 4,6 milliards de dollars  à General Dynamics Electric Boat Division afin de concevoir et de développer un sous-marin de dissuasion de la prochaine génération. Plus sur ce qui est su à propos de tels contrats d’armement peut être disponible dans le rapport de l’ICAN, qui identifie aussi les banques et autres institutions financières ayant investi dans les entreprises d’armement nucléaire.

Beaucoup d’Américains ignorant que la plupart de la responsabilité touchant le développement des armes nucléaires, leur production et leur maintenance ne dépend pas du Pentagone mais du département de l’énergie [Department of Energy, DOE] qui dépense plus en armement nucléaire que dans le développement de sources d’énergie renouvelables. Une des clefs du projet nucléaire du DOE est les laboratoires fédéraux où sont élaborés, construits et testés les armes nucléaires.  Il s’agit de Sandia National Laboratory  à Albuquerque Nouveau Mexique, du  Los Alamos National Laboratory (LANL) à Los Alamos, Nouveau Mexique, du Lawrence Livermore National Laboratories  de Livermore, Californie.  Ceux-ci, chacun à leurs tours, reflètent une tendance continue dans le secteur de la sécurité nationale, les sites dénommés «  GOCO » [Appartenant au gouvernement, dirigés par des exploitants / Government Owned, Contractor Operated]. Dans le cadre des laboratoires, ce système représente une privatisation des politiques de dissuasion nucléaire et des autres stratégies d’armement nucléaire. A travers leurs contrats avec URS, Badcock et Wilcox, l’Université de Californie et Bechtel, les laboratoires de l’armement nucléaire sont dans une certaine mesure privatisés. Le contrat de LANL à lui seul se monte à 14 milliards de dollars. De même le Savannah River Nuclear Facility, à Aiken, en Caroline du sud où les têtes nucléaires sont fabriquées, est dirigé à la fois par Flour, Honeywell International et Hutington Ingalls Industries. Carolina. Leurs contrats avec le DOE pour les opérations de 2016 se montent à environ 8 milliards de dollars. En d’autres termes, pendant ces années qui ont vu la montée des corporations de guerriers  et une privatisation significative de l’Armée américaine et des agences de renseignement,  on peut assister à un même processus dans le monde de l’armement nucléaire.

En plus des principaux fournisseurs d’armement nucléaire, on trouve des centaines de sous-traitants, dont certains dépendent de cette sous-traitance pour l’essentiel de leurs affaires. Chacun d’entre eux a de cent à plusieurs centaines d’employés travaillant sur ces composants particuliers ou ces systèmes et avec leur influence sur les communautés locales, ils aident à appuyer la modernisation du programme nucléaire par l’intermédiaire de leurs représentants au Congrès.

Une des raisons de la rentabilité pour lesquelles l’industrie de l’armement nucléaire est extrêmement profitable est que l’administration de la sécurité nucléaire nationale du département de l’énergie [National Nuclear Security Administration (NNSA)] responsable du développement et des opérations de l’armement nucléaire du DOE ne contrôle pas les sous-traitants, ce qui rend également difficile le contrôle des premiers fournisseurs. Par exemple, quand dans le cadre du projet de tutelle gouvernementale [Project on Government Oversight] une demande d’information a été faite auprès du service de l’acte de liberté d’information [Freedom of Information Act] auprès de Babock et Wilcox, le sous-traitant en charge de la sécurité au complexe nucléaire Y612 de Oak Ridge, Tennesse, la NNSA a répondu qu’elle ne détenait aucune information   sur ce sous-traitant. Babcock & Wilcox était responsable alors de la construction des équipements pour le traitement de l’uranium à Y-12. Ils avaient sous-traité le travail de conception avec quatre compagnies et avaient manqué de les superviser et de consolider leurs travaux. Ceci mena à une conception inhabituelle qui n’a été abandonnée que lorsque les sous-traitants eurent reçu 600 millions de dollars pour ce travail inutile.  Ce cas d’Oak Ridge, à son tour a déclenché un rapport au Congrès  du service de justification gouvernemental en mai dernier indiquant que de tels problèmes étaient endémiques dans le service de l’armement nucléaire du DEO.

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Les lobbies du nucléaire

 

Les impôts dépensés sur la maintenance et le développement de l’armement nucléaire sont une partie significative du budget de l’état. Bien que difficiles à évaluer avec précision, les coûts s’élèvent aux alentours de cent milliards de dollars. En 2005, le bureau gouvernemental des justifications [Government Accountability Office]  rapportait que même le Pentagone n’avançait pas de sommes très précises quand il s’agissait du prix des missions nucléaires, de même qu’il n’existe de budget autonome pour l’armement nucléaire d’aucune sorte de façon à pouvoir estimer les surcoûts. Analysant les budgets du Pentagone   et celui de l’administration de la sécurité nucléaire nationale du département de l’énergie [Department of Energy’s National Nuclear Security Administration] ainsi que des informations glanées dans les déclarations du Congrès, le centre d’étude pour la non prolifération [Center for Nonproliferation Studies] suggère que de 2010 à 2018, les USA dépenseront au moins 179 milliards de dollars  pour maintenir leur actuelle triade de missiles, bombardiers et sous-marins, associés à leur armement nucléaire, tout en commençant le processus de développement de l’armement nouvelle génération. Le bureau du budget du Congrès [Congressional Budget Office]  projette un coût de la force nucléaire s’élevant à  348 milliards de 2015 à 2024, c’est-à-dire de 35 milliards par an, qui seront dépensés par le Pentagone à hauteur de 227 milliards et par le département de l’énergie à hauteur de 121 milliards. En fait le prix de la maintenance et du développement de l’arsenal nucléaire est beaucoup plus élevé que celui de ces estimations. Si ces chiffres incluent la plupart de coûts immédiats de l’armement nucléaire et des systèmes de tirs stratégiques comme les missiles et les sous-marins, ainsi que la plupart des coûts du personnel militaire responsable de la maintenance, de l’opérationnel et de l’exécution des missions, ils ne comprennent pas de nombreuses autres dépenses, dont celles de la mise hors service et du traitement des déchets nucléaires impliqués dans le déclassement des armes nucléaires. De même qu’ils n’incluent pas les pensions et les assurances maladies qui couvriront leurs employés.  .

En 2012, un rapport d’un comité de haut niveau présidé par l’ancien Chef d’état-major des armées, le Général James Cartwright, concluait que  « aucun argument sensé n’a été avancé pour prouver que l’usage des armes nucléaires pouvaient être utilisés afin de résoudre aucun des problèmes majeurs que le 21ième siècle a à faire face [y compris] les menaces provenant d’états voyous, d’état renversés, de la prolifération, des conflits régionaux, du terrorisme, de la cyber-guerre, du crime organisé, du trafic de drogue, des migrations de masse de réfugiés dues aux conflits, des épidémies ou du changement climatique. En fait les armes nucléaires sont devenues plus une partie du problème qu’une solution. »

Sans étonnement, pour la liste des corporations investies dans le programme d’armement nucléaire, ceci n’a que peu d’importance. Ils mènent des actions de lobbying afin de supporter continuellement leurs contrats sur l’armement. Dans une étude de 2012 menée pour le centre de politique internationale [Center for International Policy],  « Bombes vs budget : au sein du lobby nucléaire », William Hartung et Christine Anderson rapportent que, pour les élections de cette année, les 14 principales entreprises ont donné presque 3 millions directement aux législateurs du Congrès.  Assez peu surprenant, plus de la moitié de cette somme est allée aux comités et comités adjoints qui supervisent les dépenses de l’armement nucléaire.   En 2015, l’industrie de la défense mobilisa une petite armée de 718 lobbyistes et distribua plus de  67 millions de dollars afin de faire pression  sur le Congrès pour obtenir une augmentation du budget général de l’armement.  Parmi les contributeurs les plus importants se trouvaient les corporations ayant des contrats d’armement nucléaires significatifs dont Lockheed Martin, Boeing et General Dynamics. Un tel  lobby pro-nucléaire est renforcé par la contribution et la pression de la part des compagnies fabriquant des missiles et les compagnies aériennes qui ne sont pas avant tout orientées sur le nucléaire. Certains des systèmes qu’elles produisent cependant, sont potentiellement à double usage (conventionnels et nucléaires), ce qui signifie qu’un programme nucléaire robuste augmente leurs profits potentiels.

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La pression continuelle des Républicains du Congrès pour des coupes  dans les programmes d’aides sociales est un mécanisme crucial qui assure que les impôts fédéraux seront disponible pour des contrats militaires lucratifs. En terme de qualité de vie (ou de mort),  ceci signifie que l’influence sous-estimée de l’industrie de l’armement nucléaire est singulièrement dangereuse. En échange des 35 milliards ou plus qui seront annuellement versés par le contribuable dans de tels armements afin de supporter les intérêts étriqués de d’un nombre modeste de compagnies, le dédommagement est la peur d’un avenir apocalyptique. Après tout, contrairement à la plupart des autres lobbies, celui de l’armement nucléaire et donc vos impôts, mettent la vie sur terre en danger d’extinction rapide, ou bien à la suite d’une destruction directe d’un holocauste nucléaire ou par la réduction radicale de la lumière du soleil atteignant la surface de la terre qui proviendrait de l’hiver nucléaire qui suivra pratiquement tout échange nucléaire. Pour le moment le complexe industrio-nucléaire est caché dans notre brouillard, ses budgets et ses financements protégés du regard public, ses projets à peine notés. C’est la bonne formule pour un désastre.

Jonathan Alan King est professeur de biologie moléculaire à MIT et Président du comité d’abolition du nucléaire [Nuclear Abolition Committee] du Massachusetts Peace Action. Il peut être contacté à  Jonking1@verizon.net. Richard Krushnic est un ancien responsable de prêts immobiliers et un analyste des contrats immobiliers et commerciaux au Department of Neighborhood Development de Boston. Il est actuellement investi dans le développement communautaire en Amérique latine et peut être joint à  rkrushnic@gmail.com

Traduction Elisabeth Guerrier