AMONG THE THRONG

Elisabeth Guerrier Traductions Textes

Month: June, 2016

La Fondation Gates est-elle une force positive ? Cinquième partie

La Fondation Gates est-elle une force positive ?

 

Le texte qui suit est le fruit d’un long travail d’expertise  et d’enquêtes extrêmement pointues menées par Global Justice  Now touchant les secteurs d’intervention de l’empire Gates. Nous y apprenons, sur plus de soixante-dix pages qui seront publiées par thèmes, la force d’intervention de la Fondation Gates dans les affaires publiques du monde et en particulier celles des pays en voie de développement où elle pratique des opérations de promotion de ses valeurs et, comme tout dans ce système de l’ultra-libéralisme qu’elle défend, de ses intérêt, au détriment de la conscience politique et de l’action des peuples auxquels elle impose ses choix et de leurs gouvernements, trop démunis pour résister à des propositions de solutions massives importées pour combler les failles juridiques ou pratiques de leur fonctionnement. Est-il normal, dans un contexte de démocratie, de voir livrés au bon vouloir d’un seul homme et de ses subalternes les choix touchant les années à venir de millions d’individus ? Est-il concevable que la dimension caritative et toute sa constitution subjective soit plus puissante que la dimension politique et les rouages de délégations qu’elle implique ? Le poids financier et décisionnel de Gates et des acolytes des bio-technologies et de l’empire pharmaceutique qu’il soutient est plus lourd que celui de nations entières ? Ce simple fait n’est -il pas le signe d’un dysfonctionnement structurel majeur ? E.G

 

LA FONDATION GATES EST-ELLE UNE FORCE POSITIVE ?

 

Cinquième partie : La Fondation et la privatisation des services de base. Les campagnes de vaccination

 

Favoriser l’avancée du programme de privatisation de la CHMI de l’HANSHEP est mis en oeuvre par le Results for Development (R4D) Institute, lui aussi financé par la BMGF, qui promeut également l’investissement du secteur privé dans les services de base.231 Les membres du conseil de la R4D incluent Carla Hills, l’ancienne secrétaire US du commerce, qui est présente actuellement dans les conseils internationaux de JP Morgan Chase et de Rolls Royce.232 Le financement de la BMGF pour la privatisation des services de base s’étend à l’éducation, un domaine clef pour la BMGF aux US. L’ancien PDG de la BMGF, Jeff Raikes a dit explicitement que le monde des affaires américain devrait jouer un rôle plus important dans le système d’éducation américain et que « de nouveaux types de partenariats et de collaborations entre et au sein des éducateurs et des affaires »  sont nécessaires.239  Dans cette stratégie, la fondation a été grandement critiquée par plusieurs professionnels de l’éducation américains. Par exempe, Diane Ravitch, une historienne de l’éducation et chercheuse à l’Université  de New York a écrit sur le financement constant de groupes promouvant la privatisation de l’éducation publique et ceux qui promeuvent un «  agenda anti-public état après état. » 240 ©  Département du développement international / Russell Watkins Melinda Gates s’adresse au Département britannique du développement international en 2010.

 

Conference on vaccines and immunization

Le businessman américain Bill Gates parle lors d’une conférence ayant pour thème “Toucher chaque enfant” organisée par l’Alliance globale pour la vaccination et l’immunisation ( GAVI) à Berlin en Allemagne le 25 Janvier 2015. Parmi les membres de l’Alliance, on trouve des membres de gouvernements, des fabricants de vaccins, des OGNs. Photo by: Bernd von Jutrczenka/picture-alliance/dpa/AP Images

 

 

Pourquoi la Fondation Gates supporte-t-elle le monde de la finance international ?  Le IFC  est le bras du secteur privé de la Banque mondiale, promouvant le développement du secteur privé dans les pays en voie de développement. Et est déjà massivement finance, à hauteur de 16 milliards en 2014.233 L’IFC  a été critique depuis longtemps pour sa promotion des intérêts privés, notablement les compagnies minières et agricoles, en fait les remplaçant et étendant leurs opérations dans les pays en voie de développement.234 La BMGF a fourni 11 donations à l’IFC se montant à plus de 40 millions.235 Sa plus grosse donation, s’élevant à 10 millions et octroyée en 2009, a été faite afin d’aider l’IFC  à «  apporter une assistance technique aux gouvernements sur la meilleure façon d’interagir avec le secteur privé ».236 La BMGF travaille également en partenariat avec l’IFC au Fond africain pour la santé, Health in Africa Fund, un fond privé qui investit dans les petites et moyennes compagnies de soins privées de santé. En annonçant cette nouvelle initiative, l’IFC a dit que l’objet de ce financement était d’ « inclure l’amélioration de l’environnement opérationnel pour ces compagnies » travaillant dans le secteur de la santé en Afrique.237 Promouvoir les intérêts du secteur privé en Afrique est peut-être la seule raison de financement de l’IFC par la fondation Gates. Cependant le partenariat privé-public dans la santé s’est souvent avéré désastreux. L’analyse d’Oxfam sur de tels projets à Lesotho, dans lequel l’IFC était un conseiller, a montré qu’un hôpital qui était construit dans le cadre de ce programme engloutissait plus de la moitié du budget santé de Lesotho, laissant peu de ressources pour faire face à de sérieux problèmes de santé publique dans un des pays les plus pauvres du monde.  Oxfam a fait appel à l’IFC afin qu’elle stoppe son travail de conseils sur le partenariat public-privé jusqu’à et à la condition que le casa ait été complètement et indépendamment examiné.238 Le quartier général des trusts de la finance internationale  Washington DC. I 37 La BMGF est aussi un financeur direct de l’entreprise privée d’éducation britannique, Pearsons, dans ce qui est, comme le souligne le commentateur américain, Anthony Cody, un glissement vers la promotion toujours plus importante de la  «domination du marché» par une compagnie aux US. 241 Pearson, qui est supporté par la DFID, cherche aussi de nouveaux marchés dans le sud et a repéré 11 pays où il est montré que « les solutions éducatives à bon marché offrent des solutions.». 242 Quelques projets de la BMGF soutiennent les changements dans les réglementations des pays en voie de développement afin de paver la voie pour plus de fournitures privées des services de base. Par exemple, la BMGF est un member clef du  Global Impact Investing Network (GIIN), établi en 2007 lors d’une rencontre avec la Fondation Rockefeller par « un petit groupe d’investisseurs afin de discuter des besoins émergeants face à l’impact  des investissements ».243 L’impact des investissements a été décrit comme « les investissements dans les compagnies, les organisations, et les fonds avec l’intention de générer un impact environnemental et social en même temps que financier en retour. » 244 Comme membre du conseil des investisseurs la BMGF siège aux côtés d’un nombre de philanthropes et de compagnies comme JP Morgan et Goldman Sachs.245 Le Basic Services Programming Track de GIIN, qui se centre sur l’Asie du sud et l’Afrique sub-saharienne promeut « des solutions de marché afin de combler l’écart dans les approvisionnement » de services de bases.246 Un des aspects de ce programme est de « cartographier // les politiques et/ou les environnements dans lesquels les investissements dans les services de base peuvent avoir lieu ».247 Ce pourrait être la première étape du lobbying et de la stratégie pour amener les environnements à être plus favorables à la promotion de l’offre privée de services de base.

 

 

 

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Le besoin d’un regard indépendant – La problématique des vaccins Several dans le contexte des financements de la BMGF a été évoquée plus haut. Il y a aussi des inquiétudes particulières touchant le financement de certaines campagnes de vaccination qui demanderait l’usage d’un regard indépendant et une analyse dont les programmes de la fondation manquent. La BMGF est devenue la principale source de financement des programmes de vaccination dans les pays en voie de développement. Elle envisage de prévenir plus de 11 millions de décès d’ici à 2020. Les programmes financés par la BMGF afin de développer et de fournir les vaccins contre la polio et la méningite ont touché des millions de personnes. La fondation a fourni 2.5 milliards à GAVI alliance afin d’acheter des vaccins et de fournir son soutien technique aux pays les plus pauvres du monde.248 Cependant, à côté de ces programmes, la BMGF est aussi accusée d’assister les compagnies pharmaceutiques qui contournent ou  omettent la régulation occidentale en sponsorisant des expériences sur des produits au rabais dans les pays en voie de développement.  Cela coûte des milliards de développer de nouveaux médicaments, principalement en frais pour conduire des expériences cliniques exigées des autorités aux US et en Europe.  La BMGF dit : « Afin d’accélérer la traduction de découvertes scientifiques en solutions applicables, nous cherchons de meilleurs moyens d’évaluer et de raffiner les interventions potentielles – comme des vaccins potentiels- avant qu’ils entrent  dans la dernière étape, coûteuse et longue, des essais cliniques ».249  Ceci semble vouloir dire que la BMGF travaillera par l’intermédiare des institutions qu’elle finance ( comme la GAVI Alliance, la Global Health Innovative Technology Fund, et le Programme for Appropriate Technology in Health (PATH)) afin de promouvoir des essais cliniques, qui bien sûr commencent sur une large échelle en Afrique et en Asie du sud au milieu des années 2000.250  Cependant plusieurs rapports lèvent de sérieuses questions sur l’impact de certains de ces essais financés par la BMGF. Certains pointent le nombre significatif de maladies et même de morts chez ceux à qui on a administré ces vaccins. Le contexte est encore plus controversé, pour qui les accusations portent sur les compagnies pharmaceutiques  utilisant les populations pauvres dans le sud comme cobayes pour tester leurs produits parce que c’est plus facile que dans le monde occidental d’y conduire des expériences médicales et de recruter des participants.251 Global Justice Now n’a pas pu vérifier la véracité de ces rapports, parce que très peu d’information publiques sont disponibles. Mais ce qui est inquiétant est la façon dont les médias ont prêté attention à ces allégations. Il semble qu’il y ait un quasi silence touchant les questions associées aux projets de la BMGF. En plus, ces projets ne reçoivent que très peu de regard critique de la part des officiels, soulevant le fait que des positions beaucoup plus indépendantes doivent être prises pour juger des programmes financés par la BMGF. Le Gardasil aux Indes faisant l’objet d’un programme de la BMGF est actuellement l’objet de poursuites avec des accusations portant sur des morts et des maladies qu’auraient entraîné le “ projet de démonstration” de ce vaccin.252 Démarré en 2009, quelques 23.500 filles se sont vues administrer ce vaccin afin de prévenir les cancers de l’utérus dans le district de Khammam Andhra Pradesh et dans le district de Gujarat. Les vaccins étaient du Gardasil et du Cervarix, le premier fabriqué et distribué par Merck, le deuxième par GlaxoSmithKline, et furent administrés sous le contrôle de membres du ministère de la santé. L’ONG à l’origine de ce projet était la PATH (Program for Appropriate Technology in Health), basée aux USA qui a reçu de nombreux dons de la BMGF ( pour plus de détails voir p.21) Son but en conduisant les essais était de créer des preuves afin de supporter l’inclusion de ces vaccins dans le programme national de politique immunitaire du gouvernement.253 Plusieurs mois après que le vaccine ait été administré, de nombreuses filles commencèrent à tomber malades et en 2010, cinq d’entre elles moururent à Andhra Pradesh et deux à  Gujarat.254 Les pétitionnaires qui sont actuellement à l’origine de ces deux procès devant la Court suprême indienne affirment qu’au moins 1200 filles dans les deux états ont souffert de sérieux effets secondaires ou du développement de désordres auto-immunitaires et exigent un traitement médical continu.255

La cause de la mort a, cependant, était contestée par le Dr. V.M Katoch, directeur général du Conseil indien pour la recherche médicale (Indian Council of Medical Research), qui a constaté que quatre décès à Andhra Pradesh n’étaient pas dus au vaccin mais à des empoisonnement, des noyades ou d’autres causes, pendant que deux des décès à  Gujarat étaient attribués à la malaria ou a des morsures de serpent.256 En 2013, une investigation du projet faite par un comité parlementaire a révélé une conclusion terrible. Il a constaté que la campagne de vaccination était une pratique à grande échelle d’essais cliniques conduites au nom des firmes pharmaceutiques et déguisées en «  étude d’observation » afin de contourner les exigences de statut.257 Le comité parlementaire a établi que «  Le PATH, en menant à bien ces essais cliniques pour le vaccin HPV à Andhra Pradesh et à Gujarat sous le prétexte d’un projet d’observation / démonstration [sic] a violé toutes les lois et les régulations exigées pour les essais cliniques par le gouvernement. En faisant cela, son seul but était de promouvoir uniquement l’intérêt commercial des fabricants du vaccin qui auraient récoltés des profits considérables si le PATH avait été capable d’inclure le vaccin HPV dans l’UIP (India’s immunisation programme)”.258 Le rapport du comité ajoute que les actions du PATH sont : « une violation Claire des droits humains de ces fillettes et de ces adolescents » et constituent  une « maltraitance. ».259 Le comité a aussi réprimandé le gouvernement pour « leur investigation bâclée sur les morts, affirmant que le lien avec la vaccination avait été déniées d’une façon identique pour les sept morts sans qu’il soit mené une enquête approfondie. »  260 En particulier, le comité parlementaire a accusé la procédure de faillir à obtenir le consentement de ceux qui participaient. À Andhra Pradesh, l’accord avait été donné par des directeurs de foyers sans le consentement parental pour plus de 2700 cas. À Gujarat, seulement la moitié des formulaires d’accord étaient signés, parmi d’autres irrégularités. Un grand nombre de parents ou de responsables étaient illettrés et ne pouvaient pas écrire même dans leur langue locale.261 Une enquête en Janvier 2015, menée par le journal anglais the Daily Mail, a questionné de nombreux garçons et filles qui ont dit qu’ils n’avaient aucune idée du fait qu’ils testaient un médicament et qui ont souffert de perte de poids, de fatigue, d’étourdissement et de problèmes menstruels.  Le journal a  révélé que des enfants âgés seulement de neuf ans ont souffert d’effets secondaires après avoir été utilisés comme des cobayes non volontaires pour un nouveau vaccin. 262 Le cas n’a pas été jusqu’ici couvert par le Guardian dont le site web sur le développement mondial reçoit des fonds de la BMGF. Non seulement le projet Gardasil est financé par la BMGF mais à l’époque, la BMGF Trust avaient des actions chez Merck. 263 Le comité parlementaire a statue : « Si le PATH avait réussi à faire inclure le vaccin HPV dans le programme  universel d’immunisation des pays concernés, ça aurait généré des profits colossaux pour les fabricants par l’intermédiaire de ventes automatiques, années après années, sans dépenses liées à la promotion. ».264 En réponse à ces critiques, le PATH a dit que le Gardasil e le Cervarix étaient en vente en Inde et dans plus de cent autres pays et que « la sécurité et l’efficacité de ces vaccins ont été testées dans de nombreuses études. » Il a ajouté qu’avant la licence indienne, des essais cliniques sur ces deux vaccins avaient été conduits et qu’ «  à cette date aucun décès n’a été attribué à la vaccination par le vaccin HPV en Inde ou ailleurs. » Il a ajouté aussi que les effets secondaires sérieux à ces vaccinations sont «  très rares ».265

 

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NIAID le programme de vaccination contre la polio en Inde

Certains analystes ont aussi manifestés certaines inquiétudes à propos du programme d’éradication de la polio finance par la BMGF, un produit phare de la fondation et une de ses priorités, sur lequel Bill Gates a été très influent.266 La BMGF finance le Global Polio Eradication Initiative de WHO dans une tentative d’éradiquer la polio en «  touchant  chaque enfant dans sa première année dans les pays à haut risque avec des doses multiples de vaccin oral, à la fois à travers des campagnes de vaccination nationales et locales. » Le site web de la BMGF website note que : « L’Inde, qui était déclarée sans polio en Février 2012 est peut-être le meilleur exemple de la manière dont un pogramme complètement finance conduit par des leaders impliqués et des travailleurs motives peut atteindre le succès. » 267 Cependant, des critiques de la stratégie du programme de vaccination se sont levees ces récentes années, au moins en dehors des cercles officiels. Bien sûr, quelques analystes demandent à ce que le programme d’éradication de la polio soit stoppé. Par exemple, un article de 2002 publié dans le  Indian Journal of Medical Ethics par les docteurs du St Stephen Hospital à Delhi, a montré que le vaccine contre la polio semble causer une maladie cliniquement semblable qui est deux fois plus mortelle que la polio.  Les données du National Polio Surveillance Project d’Inde montre des preuves que les cas de paralysie flasque aigue (nonpolio acute flaccid paralysis (NPAFP) ont augmenté en proportion du nombre de doses de vaccins anti-polio administrés. En 2011, alors que l’Inde se préparait à se dire libérée de la polio, il y avait 47.500 cas supplémentaires de NPAFP. Les auteurs rapportent que, nationalement, le taux de NPAFP  est maintenant douze fois plus important que d’habitude et que les enfants identifié comme atteints avaient « deux fois plus de risqué de mourir que ceux avec la polio. ».268 Il a aussi été rapporté dans le Lancet que l’incidence du NPAFP avait augmenté d’une façon exponentielleen Inde après l’introduction du vaccin contre la polio .269 L’analyse par les auteurs indiens est que l’immunisation habituelle contre la polio est relativement sans danger mais que le risque augmente avec le nombre de doses. Les auteurs indiens écrivent aussi que en dépit de la  « charade à propos de l’éradication de la polio », la communauté scientifique sait depuis longtemps que l’éradication de la polio est impossible parce que les scientifiques ont synthétisé le virus de la polio dans un test dès 2002. Le virus ne peut donc pas être déclaré éteint car la séquence de son génome est connue et la technologie moderne peut le ressusciter in vitro. Ils continuent,  « amener les pays pauvres à faire des dépenses sur leur maigres ressources sur un rêve impossible lors es prochaines dix années est une faute éthique. ». Les auteurs sont fortement critiques sur le financement particulier contre la polio, connue sous le nom de financement vertical parce que,  « c’est une évidence de la façon dont les financements et les dons venant de l’étranger distordent les priorités locales. » Ils ajoutent : « Dans la perspective de l’Inde, l’exercice a été extrêmement coûteux à la fois en terme de souffrance humaine et en terme financier » Il est tentant de spéculer sur ce qui aurait pu être réalisé si les 2.5 milliards dépensés pour tenter d’éradiquer la polio avaient été investis dans l’eau, les équipements sanitaires et l’immunisation de routine… le programme d’éradication de la polio met en avant à peu près tout ce qui ne va pas avec les dons pour des projets verticaux touchant des «  maladies spécifiques » au dépend du coût dans des investissements dans des structures de santé de base orientées vers les communautés ( programmes horizontaux) ». 270 La même vision du problème des vaccins polio est présente dans un récent article du British Medical Journal par Dr Viera Scheibner, un éminent expert en vaccination, qui a fait la liste de nombreuses études montrant que la  paralysie associée aux vaccins (Vaccine-associated Paralytic Poliomyelitis (VAPP) – causée par l’administration du vaccin polio, «  avait lieu dans le monde entier partout où le vaccin anti-polio a été utilisé. » L’article conclut : « Ce n’est pas une surprise de constater que la récente campagne de vaccination de mase financée par la BMGF a donné lieu à un nombre plus élevé de cas de VAPP. Le seul moyen pour éradiquer la paralysie poliomyélitique est d’arrêter la vaccination. ».271

MenAfriVac au Tchad. La BMGF finance aussi le projet de vaccine contre la méningite, en partenariat avec la WHO et le PATH afin de développer et de fournir un vaccine afin d’endiguer l’épidémie de méningite en Afrique.  Quelques 217 millions de personnes dans 15 pays ont été vaccinées, MenAfriVac, depuis qu’il a été introduit en 2010.272 Une étude menée en 2013 de MenAfriVac couverte par The Lancet a montré que le vaccin réduisait les cas de méningite de 94%, un taux de succès significatif.273 Une petite partie de l’histoire cependant éveille des inquiétudes sur l’absence de contrôle médiatique et officiel de ces programmes. Le site US VacTruth est l’une des seules sources ayant rapporté quelques incidents en Décembre 2012, dans le petit village de Gouro dans le nord du Tchad où avait été administré le vaccin. La source écrit que 500 enfants ont été « enfermés dans leur école » et «  menacés de ne plus recevoir d’éducation si ils n’était pas d’accord pour se faire vacciner contre la méningite. » Sans que leurs parents soient au courant, les enfants ont tous reçu le MenAfriVac, qui, selon les sources, était un prduit sans licence, encore testé. Dans les heures qui ont suivi, selon VacTruth, 106 enfants ont commencé à souffrir de maux de tête,  à vomir et à montrer des convulsions sévères et des paralysies. Après avoir attendu un traitement médical qu’ils ont fini par recevoir, et qui les a soigné, chaque famille a reçu la somme non confirmée de 1000 livres sterling du gouvernement. Aucun document n’a été rendu public et ils ont été informés que leur enfants n’avaient pas été rendus malades par le vaccin. L’histoire a été publiée dans le journal local, le Voix et par une des chaînes principale au Tchad, qui a montré des images du Premier ministre alors en poste visitant les enfants à l’hôpital. Mais la campagne de vaccination a été présentée comme un succès 274 et n’a eu que peu ou pas de couverture médiatique ? Ces histoires, qui, nous le répétons pour lesquelles Global Justice Now n’a pas été à même de pousser les investigations et de valider posent toutes la question des investigations et mettent en lumière la nécessité de soumettre les programmes de la BMGF à un regard critique officiel.

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La Fondation Gates est-elle une force positive ? Quatrième partie

 

La Fondation Gates est-elle une force positive ?

 

Le texte qui suit est le fruit d’un long travail d’expertise  et d’enquêtes extrêmement pointues menées par Global Justice  Now touchant les secteurs d’intervention de l’empire Gates. Nous y apprenons, sur plus de soixante-dix pages qui seront publiées par thèmes, la force d’intervention de la Fondation Gates dans les affaires publiques du monde et en particulier celles des pays en voie de développement où elle pratique des opérations de promotion de ses valeurs et, comme tout dans ce système de l’ultra-libéralisme qu’elle défend, de ses intérêt, au détriment de la conscience politique et de l’action des peuples auxquels elle impose ses choix et de leurs gouvernements, trop démunis pour résister à des propositions de solutions massives importées pour combler les failles juridiques ou pratiques de leur fonctionnement. Est-il normal, dans un contexte de démocratie, de voir livrés au bon vouloir d’un seul homme et de ses subalternes les choix touchant les années à venir de millions d’individus ? Est-il concevable que la dimension caritative et toute sa constitution subjective soit plus puissante que la dimension politique et les rouages de délégations qu’elle implique ? Le poids financier et décisionnel de Gates et des acolytes des bio-technologies et de l’empire pharmaceutique qu’il soutient est plus lourd que celui de nations entières ? Ce simple fait n’est -il pas le signe d’un dysfonctionnement structurel majeur ? E.G

 

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Quatrième partie : la Fondation et la bio-technologie en Afrique

 

La BMGF promeut un certain nombre de priorités spécifiques à travers ses dons à l’agriculture, de nombreuses parmi elles compromettent les intérêts des petits agriculteurs tout en affirmant les protéger. Ceci comporte la promotion d’un modèle d’agriculture industrielle, l’usage croissant d’engrais chimiques et de céréales chères, sous patent, la privatisation des services d’extension et une large concentration sur les céréales transgéniques. La scientifique indienne,   Vandana Shiva a nommé a fondation Gates la menace la plus grande pour les fermiers des pays en voie de développement.159  La fondation finance l’Alliance  for a Green Revolution in Africa en favorisant l’agriculture industrielle. L’Alliance for a Green Revolution in Africa (AGRA) est devenue l’organisation africaine la plus importante, visant ostensiblement à éradiquer la faim à travers le continent. Elle a été créée par les Gates et par la fondation Rockfeller en 2006 afin  d’améliorer l’agriculture africaine partout où c’est possible et pour le faire aussi vite qu’il est possible.160 Depuis lors, la BGMF a octroyé des fonds d’un montant de 420 millions de dollars à AGRA161, qui en pratique est un substitut de la BMGF. L’ancien PDG de la fondation Jeff Raikes et la Directrice de l’agriculture sont partie prenante du conseil d’administration de l’AGRA162, qui a été décrit par la BMGF comme  La voix et le visage de l’Afrique pour notre travail.163 En aucun cas l’ensemble du travail de AGRA n’est négatif. Certains de ses projets encouragent la santé des sols et l’agriculture féminine, par exemple, et sont vraisemblablement positifs bien qu’il ya ait peu voire pas d’évaluation de ces programmes. Cependant l’idée maîtresse d’AGRA, comme son om l’indique est de supporter l’agriculture industrielle- avec comme point central la promotion de technologies comme les semences hybrides et les engrais chimiques.  Le problème principal avec AGRA est qu’elle prépare le terrain pour une plus forte pénétration de l’agriculture industrielle et des engrais chimiques. Le site de la BMGF est de mauvaise foi sur son site à propos de ses supports à l’agriculture industrielle, il y est dit : « Nous encourageons les fermiers à adopter et pratiquer des techniques durables de culture qui les aident à faite croître plus sur moins de terre, d’eau, d’engrais et d’autres apports coûteux tout en préservant les ressources naturelles pour les générations futures. ».164 Cependant l’enjeu principal pur l’AGRA est de promouvoir de tels « apports coûteux », tout spécialement les engrais qui amène des risques pour la santé notoires, accentuent l’érosion des sols et peuvent piéger les petits dans des dettes invivables.165 La BGMF, par l’intermédiaire de AGRA est l’un des plus grand promoteur de’engrais chimiques au monde et certains fonds alloués par la BMGF à AGRA ont tout spécialement comme but de chercher à «  construire la chaîne d’engrais en Afrique ».166 Une des plus grandes donations d’AGRA, équivalent à 25 millions, a été pour l’aide à l’installation de l’African Fertiliser Agribusiness Parnentship ( AFAP) en 2012. 167 le véritable but est de   au moins doubler l’usage total des engrais en Afrique.168 En fait le Président d’alors d’AGRA,  Namanga Ngongi, un ancient official de l’ONU, a quitté son ancient poste à l’AGRA pour devenir le fondateur et actuel président de l’AFAP en 2012.169 En Août 2014, L’AGRA a publié un rapport majeur, se plaignant du faible usage des engrais par les fermiers africains. Il y est noté qu’AGRA supporte l’AFAP afin de développer la production de nouveau engrais, des opérations de stockages et de revente, avec le but initial de fournir 225.000 tonnes supplémentaires d’engrais aux fermiers dans trois pays. » (Le Ghana, Le Mozambique et la Tanzania).170 Le projet  AFAP est mené en partenariat avec l’International Fertiliser Development Centre, un organisme qui représente l’industrie des engrais.171

 

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Davos 2003

Les priorités de la fondation sont une menace pour l’agroécologie. L’agenda de l’AGRA est la plus grosse menace directe au movement croissant pour la souverainenté alimentaire et les mèthide de cultures agroécologiques en Afrique. Ce mouvement oppose la récupération aux engrais, aux cereals hors de prix et au OGMs et à la place promeut une approche qui autorise le contrôle des communautés sur la façon dont la nourriture est produite, commercialisée et consommée. Il cherche à créer un système alimentaire qui ait vocation à aider les gens et l’environnement plutôt qu’à faire du profit pour les multinationales.172La priorité est donnée à la promotion d’une agriculture saine et de nourriture saine en protégeant les sols, l’eau et le climat et en promouvant la bio-diversité. Il ya des preuves palpables que l’’agriculture agroécologique peut augmenter les rendements d’une façon significative, souvent comparable ou plus importante que l’agriculture industrielle et est plus profitable aux petits fermiers.173  En 2011, l’alors Rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation Olivier de Schutter a fait appel aux pays dans son rapport sur l’agro-écologie afin qu’ils réorientent leur politique agricole afin de promouvoir des systèmes durables qui permettent le droit à l’alimentation. Il a déclaré que : «  l’agroécologie permet des avantages qui sont complémentaires à des approches plus éclairés de l’agriculture conventionnelle comme le développement de variétés de graines au haut pouvoir de production et il affirme que «  l’évaluation de ces expériences est le challenge contemporain. »  .174 De Schutter a directement provoqué l’effort de la BMGF pour une revolution verte en demandant :  Les questions du pouvoir et de la participation sont des questions clefs ici. Il est irr&aliste de chercher à atteindre un progrès durable en combattant la pauvret& rurale simplement grâce à la technologie : la politique économique du système alimentaire, la question du pouvoir d’investissement, sont en fait des phénomènes clefs, aussi importants que les graines…Comment le paquet du Développement et de la révolution verts, des graines améliorées, des engrais chimiques et des pesticides, est-il durable dans un monde qui va manquer d’énergies fossiles et dont le contrôle sur tous ces éléments est entre les mains d’un nombre limité de très grosses corporations qui ne rendent des comptes qu’à leurs actionnaires ? 175

Favoriser les semences patentées. Un autre travail essential pour l’AGRA est la régulation des semences, sur laquelle il influence régulièrement les gouvernements africains.176 Actuellement, plus de 80% des semences viennent de millions de petits fermiers recyclant et échangeant des semences d’une année sur l’autre. Mais comme le note le Centre africian de la bniodiversité ( ACB) «  une bataille est actuellement engagée sur le système de semences africain ».177   L’ACB note que bien que l’AGRA reconnaisse la biodiversité et la pluralité dans le système de semences africain ( où les fermiers utilisent d’une façon majoritaire leurs propres semences ou des semences mise de côté.) son orientation est celle de la promotion d’une introduction d’un système commercial de semences, qui risque de permettre à quelques compagnies de contrôler la recherche et le développement, la production et la distribution. Afin de permettre aux compagnies céréalières d’investir dans la recherche et le développement, ils souhaitent en premier lieu protéger leur «propriété intellectuelle ». Ceci exige une restructuration fondamentale des lois sur les semences afin qu’elle permette le système de certification qui ne se contente pas de protéger les variétés protégées et les bénéfices qui leurs sont liés mais qui en fait criminalise tout semence non certifiée. Durant les deux dernières dizaines d’années, un long et lent processus de réforme de la législation nationale sur les semences, sponsorisé par l’USAID et le G8, avec la BMGF et d’autres ont ouvert la porte aux investissements des multinationales de la production céréalière, y compris l’acquisition de toute entreprise productrice de semence du continent. Comme le note ABC, c’est une menace sérieuse pour le système des semences africain et pour la bio diversité.178 ©

 

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Global Justice Now Global Justice Now demande à la BMGF de  « libérer les semences ». Mars 2015. Créer la demande pour la consommation et l’extension des services privatisés tout en poussant à l’usage des engrais et ses semences patentées, un autre des programmes d’AGRA depuis son implantation a été le support de petites entreprises privées fournissant les produits chimiques et les semences et les vendant aux fermiers dans plusieurs pays du continent africain. Des recherches ont montré que le réseau Malawi de vendeurs de produits agricoles était une voie de commercialisation de produits vendus par les multinationales.183 En procédant ainsi, il augmente la dépendance des fermiers aux produits chimiques et marginalise les alternatives pour une agriculture durable. Le principal fournisseur des revendeurs agricoles à Malawi est Monsanto, responsable de 67% de toutes les commercialisation.184 Un rapport d’évaluation du réseau des ventes agricoles montre que le programme a permis un croissance de 85% des ventes des revendeurs et qu’ils ont vendu 10.908 tonnes de semence et 18. 071 tonnes d’engrais entre 2007 et 2010. Environ 10 maïs hybrides ont été vendus – cinq de chez Monsanto et cinq d’autres compagnies, Seed.co.185 Que le réseau de ventes céréalières Malawi tendent à créer de la demande auprès des agriculteurs pour les produits fournis par les multinationales de l’agro-industrie est explicite dans la littérature autour du projet. «  Les revendeurs… agissent comme des vaisseaux afin de promouvoir la commercialisation des produits  de nos fournisseurs, » indique un des documents sur le projet.186 De plus, la formation sur les produits des revendeurs a été fait par les producteurs eux-mêmes. Il est aussi critique de constater que ces mêmes revendeurs sont de plus en plus la source de conseils aux fermiers et une alternative aux services d’extension agricole des gouvernements.  Une évaluation de projet a montré que 44% des revendeurs du programme fournissaient des services.187 Bien sûr un rapport de la Banque mondiale note que :  « les revendeurs sont devenus les nœuds de transmission les plus importants des zones pauvres rurales, une nouvelle forme de secteur privé est en train d’émerger dans ces pays ( Kenya, Ouganda et Malawi) comme les compagnies les plus importantes de produits agricoles organisent de plus en plus des démonstrations commerciales de nouvelles technologies dans les zones rurales avec les grossistes locaux. ».188 Des variétés de semences hybrides sont régulièrement prônées comme une solution au « problème » de productivité alimentaire de l’Afrique et sont fortement promus par une variété d’organisations supportées par la BMGF. Cependant les semences hybrides sont souvent onéreuses pour les petits fermiers et peuvent les enfermer dans la nécessité d’acheter des semences chaque année.179 Les hybrides peuvent présenter d’énormes avantages mais pas toujours, et seulement dans les bonnes conditions, comme lorsqu’ils sont couples avec l’usage continu des engrais synthétiques ( qui doivent aussi être achetés), l’irrigation, des zones plus grandes de terre et la monoculture – le kit « Révolution verte ».180 Une approche de l’ agenda de la BMGF/AGRA plus positive pour la promotion des semences patentées est de promouvoir les réserves de semences et les banques publiques de semences indigènes.

La BGMF joue un rôle majeur en aidant les multinationales à entrer en force dans le nouveau marché céréalier, comme l’a montré une conférence secrète à Londres en Mars 2015, à laquelle a assisté Global Justice Now. A la conférence, co-organisée par la BMGF avec l’USAID, les multinationales ont discuté de la façon d’augmenter leur contrôle sur le secteur mondial des semences. AGRA et l’entreprise SYGENTA étaient sur la liste des invités, parmi d’autres multinationales, mais aucune organisation d’agriculteur n’était invitée. Un des buts de la conférence a été de partager ses découvertes issues d’un rapport par Monitor Deloitte sur le secteur du développement du commerce des graines dans l’Afrique sub-Saharienne. Le rapport recommande que dans les pays où la demande pour les grains brevetées est plus faible ( c’est à dire là où les fermiers utilisent leur propres réseaux de commerce de grains) le partenariat public-privé devrait être développé de façon à ce que des compagnies privées soient protégées contre « les risques d’investissement ». Il a aussi été recommandé que  les ONGs et les donateurs encouragent  les gouvernements à introduire les droits de propriété intellectuelle pour les fournisseurs de graines et aider à persuader les fermiers d’utiliser des graines commercialisées et patentées plutôt que de compter sur leurs propres variétés traditionnelles.181 Il semble que la conférence ait évoqué le marché des graines du maïs, du riz, du sorgho,  des pois à vache, de la cassave et de la patate douce en Ethiopie, le Guana, le Nigéria, la Tanzanie et le Zimbabwe.182 Tromperies sur les OGMs. La BMGF ne suggère pas qu’il faille mettre l’accent sur les OGMs. Dans l’introduction de son travail sur l’agriculture, les OGMs ne sont pas évoqués .194 dans les informations sur le projet et dans les données des fonds de la BMGF. C’est malhonnête  au regard de l’ampleur des financements des OGMs par la BMGF. C’est aussi particulièrement malhonnête étant donné que le responsable de  « l’amélioration des rendements céréaliers » en Afrique, Rob Horsh, qui vient de chez Monsanto, a dit qu’il était spécialement recruté par la fondation afin de promouvoir la «  biotechnologie ».

Conference on vaccines and immunization

American businessman Bill Gates speaks at a conference under the motto ‘Reach every child’ of the Global Alliance for Vaccines and Immunisation (Gavi) in Berlin, Germany, 27 Janaury 2015. Among the members of the vaccination alliance are governments, vaccine manufacturers, NGOs, as well as health and research organizations. Photo by: Bernd von Jutrczenka/picture-alliance/dpa/AP Images

Dans un article de 2006, Horsh écrit  qu’il a été sollicité par la fondation et informé de sa mission : «  ma mission : améliorer le rendement céréalier à travers les sciences et les techniques les meilleures et les plus appropriées, y compris les biotechnologies, pour des problèmes dans des régions incluant l’Afrique sub-saharienne. ».195 La fondation est le financeur les plus importants du monde pour la recherche sur les OGMs. Une des plus grosses controverses touchant les financements de la BMGF est son support aux recherches en modification génétique (GM). Mais parallèlement à ces recherches, la fondation finance également des activités de relations publiques et des changements de régulations nationales afin de promouvoir l’adoption étendue des GM. Il y a plusieurs inquiétudes et plusieurs dangers lies aux OGMs. Des preuves venant du lancement des OGMs dans des pays où ils ont été adoptés montrent que ces graines poussent souvent les fermiers dans l’endettement, causent des dégâts irréversibles dans l’environnement et encouragent la concentration des terres.189 L’engineering génétique a échoué dans l’amélioration des rendements et a augmenté d’une façon importante l’usage des produits chimiques et la croissance de “super mauvaises herbes” selon un rapport rédigé dans 20 pays, par des groupes de protection de la nourriture aux Indes, dans le sud-est asiatique, l’Afrique et l’Amérique du sud.190 La BMGF est probablement les plus gros financeur mondial de la recherche sur les GMs dans la grand sud. Dans une interview avec John Vidal pour the Guardian en 2012, le responsable de l’agriculture pour la BMGF, Sam Dryden, disait que « seulement » 5% de l’argent des Gates pour l’agriculture était destine à la recherché sur le transgénique et son développement. Mais comme Vidal le note, cela peut se monter jusqu’à 100 millions depuis 2007 – plus qu’aucun gouvernement ou organisme politique au monde n’a jamais financé.191 L’ONG, GM Freeze, suggère que l’ensemble est encore plus élevé, calculant que la BMGF a alloué au moins 162 millions à des projets sur les semences génétiquement modifiées entre 2005 et 2011.192 Dryden a dit au Guardian : «  Le plus nous pouvons inscrire l’option GM dans un programme gouvernemental, le mieux c’est …nous travaillons généralement via les agences de recherches nationales. Cela leur offre l’option.193 Les principaux bénéficiaires des donations de la BMGF liées aux OGMs  comprennent la African Agricultural Technology Foundation, à laquelle la BMGF a octroyé plus de 100 millions .196, et l’International Centre for Genetic Engineering and Biotechnology, basé à Trieste, qui a reçu neuf donations de 13 millions chacune .197  L’Université de technologie du Queensland qui travaille également sur les OGMs a reçu six donations pour son secteur agricole de 14 millions chacune  .198 La Fondation pousse également la recherché en Grande Bretagne. En 2012, une équipe  de scientifiques du Centre John Innes de Norwich a gagné une donation de 10 millions afin de développer des céréales génétiquement modifiées, ceci représente le plus fort investissement dans les OGMs en Grande-Bretagne.199 Le Conseil de biotechnologie et de recherche en biologie basé à Swindon a reçu une donation de 8 millions en 2010 afin de «  supporter la recherche de haute qualité sur la production durable de céréales dans l’ Afrique sub-Saharienne et dans l’Asie du sud. 200

Cibler de nouveaux marchés en Afrique.  Les principaux bénéficiaires de l’aide de la BMGF pour les OGMs sont bien sûr les géants de l’industrie biotechnologique comme Monsanto, Syngenta, Bayer et Dupont, et les compagnies agrochimiques produisant les engrais et les pesticides dont certains sont soutenus par d’autres projets et d’autres investissements de la Fondation. La Fondation Gates est en effet en train de préparer le terrain pour que ces entreprises puissent accéder à de nouveaux marchés profitables dans certains pays en voie de développement spécialement en Afrique. La BMGF favorise tout spécialement l’adoption des OGMs en Afrique, dans de nombreux cas contre l’avis public et l’opposition gouvernementale. Le projet financé par la BMGF Water Efficient Maize for Africa (WEMA) dans lequel Monsanto est un partenaire, est en train de développer un maïs résistant à la sécheresse en Afrique du sud, en Ouganda, au Kenya en Tanzanie et au Mozambique. C’est ostensiblement un projet de recherche conventionnelle mais préparant en réalité le terrain pour l’acceptation du maïs GM.201 Monsanto a donné à cette recherché un de ses plus lucrative gène tolérant à la sécheresse mais ceci pourrait être une stratégie pour permettre des essais sur le terrain et gagner l’approbation plutôt que de passer par l’habituelle démarche commerciale. 202 Les Amis de la Terre notent que le projet WEMA fournit à Monsanto l’opportunité d’influencer la regulation de la sauvegarde agrobiologique en amenant les pays participants et les nouveaux marchés ouverts à une semence «  prête pour le climat ». C’est pourquoi le WEMA semble être un cheval de Troie pressant les gouvernements à passer des lois faibles sur la protection biologique et sur la regulation des grains et ouvrant la porte à la culture d’OGMs. Dans le milieu de l’année 2015, les autorités d’Afrique du sud ont donné le feu vert à Monsanto afin qu’il vende ses semences de maïs résitant à la sécheresse pour la culture en Afrique du sud,  un bénéfice direct du projet WEMA.203 Selon le Centre africain pour la biodiversité, le WEMA vise en dernier recours à influencer l’orientation de la propriété et la concentration de la culture du maïs, de la production de semences et de leur commercialisation  principalement vers le secteur privé et en conséquence de piéger les petits exploitants agricoles  en leur faisant adopter des variétés de maïs hybrides et les engrais et les pesticides qui les accompagnent.204 Il est clair que la BMGF veut voir les OGMs introduits dans toute l’Afrique. En Juillet 2015, par exemple, Christopher Elias, le responsable du développement mondial pour la fondation, a loué le maïs gm que la fondation promeut au Kenya à travers la WEMA et la dit qu’une application afin de permettre la culture était considérée par la National Biosafety Authority. Il ajouté : «  A travers des initiatives comme la WEMA, l’Afrique peut obtenir sa sécurité alimentaire dès 2030. Si l’Afrique veut sérieusement éliminer l’insécurité alimentaire, alors les fermiers africains devraient être capables d’avoir accès à un panel d’options pour l’amélioration des semences et pour leur protection, y compris les technologies GM. » 205 De même en Mars 2013, Sam Dryden, le responsable de l’agriculture à la BMGF a dit que les OGMs étaient une question de choix pour les fermiers et a écrit qu’il attendait que 20 millions d’entre eux plantent de nouvelles variétés de semences, y compris des GM avant la fin de la décennie.206 Jusqu’à 2008, l’Afrique du sud a été le seul pays africain à utiliser les technologies GM mais a été rejoint depuis par l’Egypte, le Burkina Faso, le Soudan. Cependant le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Malawi, le Mali, le Zimbabwe, le Nigeria, le Ghana sont à la recherché de semences GM et procèdent à des essais sur les plans de coton, de maïs et de sorgho, partiellement grâce à des projets comme celui de la WEMA.207 Les partenaires africains de la WEMA ont effectué des démarches essentielles en promouvant les semences GM au Kenya et le principal institut de recherche du pays, KARI, a annoncé qu’il introduirait les maïs GM chez les fermiers en 2017. En Tanzanie, les chercheurs soutenus par la BMGF et la African Agricultural Technology Foundation travaillent sur les OGM dans des laboratoires en attendant le résultats des entretiens pour des essais possibles sur le terrain, certains rapports suggèrent que la Tanzanie pourrait aussi introduire son premier maïs transgénique en 2017.208 Il a aussi été rapporté que la BMGF projetait d’établir un laboratoire de biotechnologies au Nigeria afin d’améliorer la capacité biotechnologique pour des «  amélioration de semences » . 209 Un autre projet financé par la BMGF cherche à introduire des bananes enrichies en vitamine A (matooke) en Ouganda et dans d’autres pays de l’Afrique de l’est. Des essais sur le terrain ont lieu en Ouganda, utilisant des variétés développées par les scientifiques à l’université de technologie du Queensland en Australie, aussi financée par la BMGF.210 Cela a été décrit comme un «  cas clair de bio-piratage » parce que le gène de la banane originale utilisé pour développer cette super-banane est l’Asupina Cultivar, découvert il y a 25 ans en Papouasie-  Guinée et «  la propriété de droit des nations et des communautés qui l’ont développée. » d’autant plus que la «  banane rouge » riche en pré-vitamine A est déjà cultivée dans le monde sans aucun besoin de modification génétique.211 Des compagnies américaines qui produisent  la plupart des graines GM mondiales cherchent de nouveaux marchés en Afrique et tente de changer les lois de sécurité biologique africaines afin de leur permettre cette commercialisation.212 La BMGF joue un rôle majeur dans cette stratégie en supportant les relations publiques sur les OGM, ce qui est mis en évidence par les multiples dons alloués aux institutions travaillant sur les OGM et les biotechnologies.

  • En Mars 2012, elle a donné 3.99 millions à la African Agricultural Technology Foundation afin d’améliorer le partage de compétences et la conscience sur les techniques agricoles biotechnologiques afin d’améliorer la compréhension et l’appréciation.213
  • L’université d’état du Michigan s’est vu donner 13 millions afin d’aider les législateurs africains à prendre des décisions informées sur l’usage des biotechnologies.
  • En juin 2014, la BMGF a donné 5.6 millions à un autre majeur développeur et avocat des OGM, l’Université de Cornell afin «  de soutenir une plateforme de communication sur l’agriculture mondiale qui améliorera sa compréhension et ses technologies agricoles scientifiques. ».215

Le financement par la BMGF de la super-banane gm en Ouganda a été évoqué plus haut. Commentant ce projet, la scientifique et militante mondialement connue Vandana Shiva l’a appelé «  La dernière folie des ingénieurs de la génétique ».  Elle a noté que 75% des femmes indiennes souffraient d’un déficit en fer. Mais que «  n’importe quelle femme vous dira que la solution à la malnutrition est dans l’accroissement de la nutrition, c’est-à-dire dans l’accroissement de la biodiversité ce qui veut dire en conséquence planter partout des aliments riches en fer. Les femmes indiennes ont une richesse de savoirs sur la biodiverstié et l’alimentation, elles l’ont reçue d’autres générations qui l’ont également reçu de leurs mères et grand-mères.  «  Mais il y a un mythe de la création qui est aveugle aux deux, la créativité de la nature et dans la biodiversité comme la créativité et l’intelligence et le savoir des femmes. Selon ce mythe de la création du capitalisme patriarcal, les hommes riches et puissants sont créateurs. Ils peuvent posséder la vie à travers des patentes et de la propriété intellectuelle » Shiva condamne le projet des «  super-bananes » comme une  perte d’argent qui rendra les gouvernements, les agences de recherche et les chercheurs aveugles à «  des alternatives bon marché, basées sur la biodiversité, sûres, testées sur le long terme,  et démocratiques qui sont aux mains des femmes. ».220 Pour la BMGF, baser réellement ses programmes sur les besoins des fermiers en promouvant la justice économique et sociale dans le Sud exigerait des changements radicaux de sa culture corporatiste. Au pire, la fondation apparaît souvent comme une multinationale massive, intégrée verticalement, contrôlant chaque étape de la chaîne commençant dans ses bureaux de Seattle, à travers les diverses phases de la production, de la distribution à des millions d’usagers en bout de chaîne dans les villages d’Afrique ou d’Asie du sud-est.221 La recherche de GRAIN a aussi trouvé que sur les 669 millions que la fondation avait octroyé aux ONGs pour le travail agricole, plus des trois quarts avaient été donnés à des organisations basées aux US. Les organisations basées en Afrique n’en ont reçu que 4%.222 La fondation ne prête pas assez attention au savoir des fermiers ni au savoir local dans l’élaboration de ses programmes. La BMGF dit qu’elle écoute les fermiers et répond à leurs besoins spécifiques, «  Nous parlons aux fermiers à propos des semences qu’ils veulent planter et consommer, ainsi qu’à propos des défis auxquels ils sont confrontés. » Peut-on lire sur son site. 216 Bien que ceci puisse être vrai pour certains projets, l’acte d’écouter et celui de mettre en place des politiques basées sur les inquiétudes sont deux choses bien différentes. La plupart du travail de la BMGF semble négliger le savoir local. D’une certaine façon, c’est une des images de l’insistance de BMGF sur les solutions technologiques, l’absence de compte à rendre de l’organisation et ses prises de décisions d’une certaine façon personnelles, comme l’évoque tout ce qui a été noté préalablement.  Une analyse récente par l’ONG GRAIN des fonds alloués par la BMGF n’a pu trouver aucune prévue d’un support quelconque de la fondation pour des programmes de recherche ou de technologie du développement menés par des fermiers ou basés sur leurs savoirs, en dépit du nombre de ces initiatives existant en Afrique.  Les conclusions de GRAIN sont que : «  Nulle part dans le programme financé par la BMGF on ne trouve une indication qui montre que les petits fermiers africains pourraient avoir quelque chose à enseigner. »217  Au contraire, la fondation est « orientée vers l’ouverture de marches pour l’apport de nouvelles technologies en Afrique et l’ouverture des marchés pour les multinationales, plutôt que sur la construction à partir des savoirs, des compétences que les fermiers possèdent déjà. » .218 Par contraste, le seul bénéficiaire de la plus grosse donation de BMGF est le CGIAR, qui, comme note plus haut, a reçu plus de 720 millions depuis 2003. Pendant cette même période, 678 millions sont allés aux universités et aux centres de recherche nationale à travers le monde.  – dont plus des trois quarts aux US et en Europe, pour la recherche et le développement de technologies spécifiques, comme les variétés de céréales ou les techniques de croissance.  L’organisme subsidiaire de la BMGF, l’AGRA, entraîne les fermiers à utiliser ces nouvelles technologies et organise même des groupes afin de les aborder mieux mais il ne semble pas qu’une aide soit apportée aux fermiers afin de construire leur propre système d’ensemencement ou  d’organiser leur propre recherche.219 La fondation pousse vers la privatisation de la santé et de l’éducation, l’influence du secteur privé sur la santé et l’éducation a grimpé d’une façon exponentielle ces dernières années, spécialement avec une augmentation du rôle des grandes fondations privées et de partenariat public-privé. La fondation Gates est devenue un des  leaders du financement mondial des soins privés dans le sud. Elle finance aussi des projets promouvant un accroissement du rôle des associations éducatives privées. Augmenter la participation du secteur privé pour les services à la personne est hautement controversé en Grande Bretagne  comme dans les pays en voie de développement. Bien que les services de santé ou d’éducation privés existent dans presque tous les pays et peuvent présenter des bénéfices pour certaines personnes, ils ne sont pas l’objet des besoins des pays en voie de développement.  Des soins et une éducation publiques, accessible universellement, et de haute qualité devrait être la pierre de touche d’une société favorisant le bien-être de tous ses citoyens. Dans les pays en voie de développement, l’état doit être renforcé et habilité à fournir de tels services pour tous. La mise à disposition de services privés, d’autre part, tourne des besoins de base en produits accessibles  contrôlés par le marché.  De tels services sont susceptibles de n’être accessibles qu’aux riches.223 Il ya de nombreuses évidences que la promotion des marches de la santé mène à une augmentation des inégalités et à l’inefficacité. Cependant, en dépit de telles évidences, la privatisation du secteur de la santé est promue rigoureusement par des donateurs influents et par les multinationales, et est le résultat de la forte influence du secteur privé sur les politiques de soin.224 Les programmes financés par la BMGF rendent l’apport de services privés plus acceptables et plus prioritaires dans les pays en voie de développement. Les principaux bénéficiaires seront les multinationales fournissant de tels services. Aux côtés du Département britannique pour le développement international, Department for International Development (DFID), la fondation Gates est le plus gros financeur du Harnessing Non-state Actors for Better Health for the Poor, connu comme le HANSHEP.225 Le HANSHEP, qui est contrôlé par la Grande-Bretagne, est un groupe d’agence de développement et de pays, établi en 2010, cherchant à améliorer les «  secteur non publics en fournissant de meilleurs soins médicaux » L’ HANSHEP fait face « aux échecs des gouvernements qui  des marchés qui empêchent les acteurs non publics de développer certains potentiels dans les systèmes de santé».226 Son site web : «  Accroître la part du secteur privé du marché de la santé, ou bien par le financement ou par des propositions n’est pas un objectif pour les membres de l’HANSHEP ».227 Cependant, ceci est un manque d’honnêteté car le véritable but de l’HANSHEP est d’introduire e de promouvoir des systèmes de soins non étatiques dans les pays en voie de développement. L’HANSHEP a divers programmes promouvant le rôle du secteur privé dans la santé. Un d’entre eux est le partenaire African Health Markets for Equity, un investissement commun de 60 millions de la BMGF/DFID qui vise à « améliorer l’accès des pauvres à des soins de haute-qualité privés. » Opérant au Nigéria, au Kenya, et au Ghana, ce programme sur cinq ans  vise à « augmenter l’échelle et les perspectives des soins franchisés. » S’étendant du planning familial à la santé sexuelle ou reproductrice pour s’occuper aussi de la malaria,  les infections respiratoires aigües, la diarrhée, la nutrition, les soins maternels, le SIDA et la tuberculose.228. Un autre procédé de l’HANSHEP implique le Health Market Innovations (CHMI), installé à Washington, « un tissu global de partenaires qui cherchent à améliorer les fonctionnements des marchés de la santé dans les pays en voie de développement. » La Fondation Gates a financé plus de 40 projets de la CHMI .229 La CHMI promeut des initiatives qui  « rendent les soins médicaux fournis par des organismes privés accessible financièrement pour les pauvres dans le monde. 230 Elle supporte « des mises en place innovatrices et des programmes financiers qui travaillent à organiser les marchés de la santé, y compris le modèle d’implantation du secteur privé. »

La Fondation Gates est-elle une force positive ? Troisième partie

 

La Fondation Gates est-elle une force positive ?

 

Le texte qui suit est le fruit d’un long travail d’expertise  et d’enquêtes extrêmement pointues menées par Global Justice  Now touchant les secteurs d’intervention de l’empire Gates. Nous y apprenons, sur plus de soixante-dix pages qui seront publiées par thèmes, la force d’intervention de la Fondation Gates dans les affaires publiques du monde et en particulier celles des pays en voie de développement où elle pratique des opérations de promotion de ses valeurs et, comme tout dans ce système de l’ultra-libéralisme qu’elle défend, de ses intérêt, au détriment de la conscience politique et de l’action des peuples auxquels elle impose ses choix et de leurs gouvernements, trop démunis pour résister à des propositions de solutions massives importées pour combler les failles juridiques ou pratiques de leur fonctionnement. Est-il normal, dans un contexte de démocratie, de voir livrés au bon vouloir d’un seul homme et de ses subalternes les choix touchant les années à venir de millions d’individus ? Est-il concevable que la dimension caritative et toute sa constitution subjective soit plus puissante que la dimension politique et les rouages de délégations qu’elle implique ? Le poids financier et décisionnel de Gates et des acolytes des bio-technologies et de l’empire pharmaceutique qu’il soutient est plus lourd que celui de nations entières ? Ce simple fait n’est -il pas le signe d’un dysfonctionnement structurel majeur ? E.G

 

LA FONDATION GATES EST-ELLE UNE FORCE POSITIVE ?

 

Troisième partie : les liens entre la BMGF et les corporations.

 

 

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Les priorités de la Fondation dans son support aux compagnies. Les relations très étroites entre la Fondation et le géant des céréales et des chimiques Monsanto sont bien connues. La BMGF, qui possédait avant des actions dans la compagnie, a promu plusieurs projets dans lesquels Monsanto est le bénéficiaire, notamment dans le champ de la recherché OGM ( voir section 3) . Mais la BMGF  est la partenaire de nombreuses autres multinationales, notamment dans le domaine de l’agriculture – où la Fondation est un grand incitateur de chimiques et de semences patentées. – et dans le domaine de la santé- – où elle finance des projets dans lesquels la grosse pharmacie est la bénéficiaire. Par exemple, la Fondation travaille avec le géant Cargill sur un projet de 8 millions pour «  développer la valeur de la chaîne de soja » en Afrique du sud. Le projet est supposé durer quatre ans, commencer au Mozambique et en Zambie où il est dirigé vers 37.000 petites fermes mais il devra se répliquer dans d’autres régions. Cargill est le plus gros joueur mondial dans la production et le commerce de soja avec de lourds investissements en Amérique latine où le soja GM a déplacé des populations rurales et causé des dommages environnementaux. Le projet financé par la BMGF  rendra vraisemblablement Cargill capable de prendre possession d’un marché soja africain et de finir par introduire le soja GMs. Les finalités de ces marchés sont en relation avec l’industrie fast food, KFC, dont l’expansion sur le continent est favorisée par le projet. 108 Les petits fermiers peuvent bénéficier de ce projet mais seulement en tant que participant à la chaîne de valeur dominée par les grosses entreprises.109 La BMGF supporte également Cargill et d’autres multinationales en  fournissant 34 millions à la World Cocoa Foundation dans le cadre d’un projet tendant à «  améliorer l’efficacité commerciale, l’efficacité productive «  pour les fermiers du cacao en Afrique de l’ouest. Le projet fournit : «  des atouts correspondants aux industriels voulant se concentrer sur l’amélioration de la productivité du cacao. ». 110 La World Cocoa Foundation est un corps industriel représentant les principales compagnies alimentaires productrices de cacao comme Nestlé, Mondelez et Mars. La BMGF soutient également des projets impliquant d’autres entreprises chimiques et céréalières.

  • DuPont Pioneer est le groupe scientifique leader partenaire dans le projet finance par la BMGF de production de sorgho biofortifié. Ce qui tend à «  développer un sorgho transgénique (i.e génétiquement modifié) qui contienne un niveau plus élevé d’éléments nutritionnels , spécialement de la lysine, de la Vitamine A, du fer et du zinc. ».111
  • Syngenta est supporté par le financement de la Fondation of the Innovative Vector Consortium ( IVCC), qui cherche à développer des technologies anti-malaria. Comme partie du programme, Sygenta a mobilisé un équipe autour du spray Actellic, qui combat les insectes résistants aux insecticides.112
  • Bayer est supporté à travers le « Better Access to Safe and Effective Contraception Project », qui cherche à promouvoir la contraception pour les femmes des pays à bas revenus.113 La BMGF est aussi supposé collaborer à la promotion de la nouvelle approche chimique et de la protection biologique des semences ( i.e encourager les ventes agro-chimiques et les semences génétiquement modifiées) dans les pays du Sud.114 Certains des projets cités ci-dessus sont préoccupants en eux-mêmes. Certains, pris isolément pourraient être positifs. Mais le context est critique – les projets posent la question du financement par la BMGF des compagnies déjà avec des ressources massives à leur disposition et dont le pouvoir même est souvent partie du problème quand il s’agit de faire face à des questions mondiales. Pareillement, la BMGF supporte une quantité de laboratoires pharmaceutiques, dont certains impliquent du partenariat mondial public-privé, noté à la section 1. La BMGF a, par exemple, donné à GlaxoSmithKline deux subventions pour un vaccin anti-ebola et pour un travail anti-tuberculose et anti-malaria.115 En Juin 2013, la BMGF a aussi finance Merck afin de supporter le développement et l’enregistrement de nouvelles méthodes de traitement du schistosomiasis (une maladie cause par des vers parasites aussi connue sous le nom de bilharzia.).116 La BMGF est aussi partenaires de Merck dans leur financement conjoint du projet de partenariat African Comprehensive HIV.AID du Botswana HIV/AIDS.117 L’ONG qui a reçu les fonds les plus importants dans le domaine de la santé de la Fondation est le Programme for Appropriate Technology in Health (PATH), qui a reçu des fonds énormes, aux alentours de 1 milliard, principalement pour la recherche médicale et le développement. Ce supplément de fonds fait de PATH virtuellement un «  agent de la Fondation », selon d’expert de la santé David McCoy, écrivant dans The Lancet. 118 PATH est également fermement inclus dans l’industrie pharmaceutique. Il se décrit comme un “ innovateur en tête sur la plan de la santé mondiale et un pionnier dans l’appréciation de l’expertise et des ressources des partenaires entreprises pour conduire des innovations de taille. » PATH travaille avec plus de 60 entreprises-partenaires afin de créer « des solutions basées sur le marché » y compris des groupes pharmaceutiques comme Merck et Sanofi, la compagnie minière BHP Billiton et d’autres firmes notables – Microsoft. 119 La Fondation tire aussi profit de ses investissements dans des entreprises qui contribuent à l’injustice sociale et économique. Elle distribue des fonds à des bénéficiaires pendant que la BMGF Trust s’occupe des enjeux des dotations et investit dans les compagnies. Bill et Melinda Gates sont les seuls membres du Conseil d’administration du la Trust quand ils sont rejoints par Warren Buffet comme conseiller supplémentaire de la Fondation  .ii La plupart des fonds de la BMGF pour ses œuvres charitables dérive des investissements de la BMGF Trust dans des compagnies qui contribuent en premier lieu aux problèmes de pauvreté, d’inégalité et d’injustice.  Selon ses bilans financiers, la Trust avait 29 milliards d’investissements dans les actions et les bonds d’entreprises  en 2014.120 Les investisseurs comprennent certaines des compagnies les plus critiques au monde pour leur investissements dans les abus en droit humain ou environnemental ou en fraude fiscale.121 En ce qui concerne 2014, la BMGF Trust avait des investissements dans les compagnies minières  :
  • Barrick Gold, BHP Billiton, Freeport McMoran, Glencore, Rio Tinto, Vale and Vedanta et les Compagnies d’agrobusiness Archer Daniels Midland, Kraft, Mondelez International, Nestle and Unilever
  • Les compagnies chimiques et pharmaceutiques BASF, Dow Chemicals, GlaxoSmithKline, Novartis, and Pfizer
  • L’entreprise de boisson Coca-Cola, Diageo, Pepsico and SABMiller
  • La chaîne US multinationale Wal-Mart.

 

Comme à la fin 2014, la BMGF a aussi investi à hauteur de 852 millions en construction de la Compagnie Caterpillar, qui a été accusée depuis longtemps de complicité dans l’abus des droits de l’homme sur les territoires palestiniens occupés.122 BAE Systems, le plus grand exportateur d’armes de GB est un autre investissement. 123 La BMGF Trust a un passé d’investissement dans les compagnies de fast food qui contredit ses tentatives de politique nutritionnelle mondiale – une de ses zones d’intervention prioritaire. Elle était actionnaire chez Mac Donald jusqu’à Décembre 2014. Et est toujours actionnaire de Arcos Dorados – la chaîne la plus importante de restauration rapide et la franchise Mac Donald la plus grande au monde intervenant dans 2602 restaurants.124 Des recherches récentes par The Guardian ont montré que la BMGF Trust avait des enjeux de plus de 1.4 milliards dans les compagnies d’énergies fossiles. Les compagnies ne comprennent pas que BP mais aussi Anadarko Petroleum – qui s’est vu devoir payer récemment 5 milliards d’amende pour un nettoyage environnemental et la Compagnie de mines brésilienne Vale- élu comme la compagnie la plus méprisante de l’environnement et des droits humains dans les Awards de l’œil public annuel. L’étude du Guardian a également trouvé que la BMGF Trust avait des investissements dans 35 des 200 compagnies classes pour leurs réserves de carbones. Ceci inclut le géant du charbon anglo-américain, BHP Billiton, Glencore Xstrata et Peabody Energy et les principales compagnies Shell, ConocoPhillips, Chevron, Total et Petrobras. TCes investissements promeuvent difficilement l’un des soucis principaux de la BMGF – la santé mondiale. Un rapport récent rédigé par le Journal médical The Lancet et l’University College de Londres a conclu que le changement climatique est  la menace mondiale la plus grosse du 21ième siècle .125

Conference on vaccines and immunization

American businessman Bill Gates speaks at a conference under the motto ‘Reach every child’ of the Global Alliance for Vaccines and Immunisation (Gavi) in Berlin, Germany, 27 Janaury 2015. Among the members of the vaccination alliance are governments, vaccine manufacturers, NGOs, as well as health and research organizations. Photo by: Bernd von Jutrczenka/picture-alliance/dpa/AP Images

 

Le businessman américain Bill Gates parle lors d’une conférence ayant pour thème “Toucher chaque enfant” organisée par l’Alliance globale pour la vaccination et l’immunisation ( GAVI) à Berlin en Allemagne le 25 Janvier 2015. Parmi les membres de l’Alliance, on trouve des membres de gouvernements, des fabricants de vaccins, des OGNs. Photo by: Bernd von Jutrczenka/picture-alliance/dpa/AP Images

Bill Gates a annoncé en Juin 2015 qu’il investirait 2 milliards dans des projets d’énergies renouvelables.126 Cependant, Gates a dit en Octobre 2015 que l’abandon de l’énergie fossile était une fausse solution tout en accusant les environnementalistes de fausses affirmations sur le prix de l’énergie solaire.127 Le manège des entreprises La viabilité financière de la BMGF est intimement liée à la prospérité de l’Amérique néolibérale. Non seulement le BMGF Trust investit dans des corporations mais elle utilise ses fonds pour supporter certaines d’entre elles. Comme noté plus haut, le BMGF Trust a diverses actions dans des compagnies pharmaceutiques qui bénéficient du partenariat privé-public financé par la Fondation. Elle a aussi des actions dans plusieurs compagnies produisant de l’agro-chimique et des semences qui bénéficient des grosses promotions d’engrais utilisés en Afrique (voir section 3 en-dessous). La BMGF possédait 538 millions d’actions chez Coca Cola en 2014.128 En même temps,  quelques fondations BMGF encouragent les communautés dans les pays en voie de développement à devenir des affiliés de Coca.  129 La BMGF investit en collaboration avec Coca, dans la production de fruits de la passion au Kenya pour l’exportation. Dans ce projet, 50.000 fermiers sont entraînés à produire pour la chaîne d’approvisionnement de Coca.130  La présence dans la firme Coca Cola contredit les vœux clairement explicités de la Fondation de se battre pour une alimentation mondiale. Le BMGF Trust a précédemment investi dans d’autres compagnies qui bénéficiaient de ses propres financements, notablement Monsanto et un ensemble de groupements pharmaceutiques multinationaux comme Merck (dont les actions furent vendues principalement en 2009). 131 La BMGF Trust avait des actions dans Merck à un moment où elle supportait l’African Comprehensive AIDS and et le partenariat pour la Malaria, mentionnés ci-dessus. A fortiori, le plus important investissement de la BMGF Trust est dans le groupement US   Berkshire Hathaway, dont le chef exécutif est Warren Buffett – une des valeurs sûres de la BMGF – qui a donné des milliards à la Fondation.133 Berkshire Hathaway a 60 succursales principalement basées aux US dans des secteurs comme l’agriculture, l’énergie, l’alimentation, les medias, les transports, l’électronique, la chimie, la joaillerie, le mobilier et les assurances.134 Bill Gates a aussi fait office de membre du conseil d’administration de  Berkshire Hathaway. 135 qui a des actions dans de nombreuses entreprises qui bénéficient également des financements de projets de la BMGF comme  GlaxoSmithKline et Mondelez International. 136 Nombreux parmi les ONGs et bénéficiaires académiques des donations travaillent aussi en partenariat avec des entreprises dans lesquelles le BMGF Trust investit et.ou  qu’elle supporte. Par exemple, comme note plus haut, l’ONG US PATH – le plus grand bénéficiaire des financements santé de la Fondation – travaille en partenariat avec Merck. 137  Dans le domaine de l’agriculture, l’ONG  qui a reçu les fonds les plus importants de la Fondation, ( 85 millions) est Technoserve .138, don’t la devise est « Des solutions économiques à la pauvreté » et qui fonctionne comme « catalyseur et partenaire pour renforcer les marchés », croyant  dans «  le pouvoir de l’entreprise privée de transformer les vies ».139 Technoserve est l’une des nombreuses ONGs pro-business basée aux US et supportée par BMGD en lien étroit avec USAID.

 

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Davos 2013

 

 

La BMGF fait partie du conseil d’administration de l’America Most où travaillaient précédemment des entreprises multinationals basées aux US, y compris celles dans lesquelles elle avait investi ou prmues d’une manière ou d’une autre. C’est particulièrement le cas avec les programmes de santé de la BMGF, ainsi le travail de la Fondation dans ce domaine est mené non pas par des professionnels de la santé publique que par des anciens exécutifs de l’industrie pharmaceutique. À titre d’exemple :

  • Sue Desmond-Hellmann, le PDG de la BMGF a passé 14 ans chez Genetech, une compagnie phare du secteur de la biotechnologie et était précédemment chancelière de l’Université de Californie à San Francisco où elle a appuyé la création de recherché en partenariat avec des leaders de l’industrie comme Pfizer et Bayer.140
  • Leigh Morgan, Directeur de l’exploitation, ayant précédemment travaillé chez GlaxoSmithKline et Genentech.141
  • Emilio Emini a rejoint la BMGF en 2015 comme Directeur du HIV, venant d’une position d Directeur scientifique et Vice-Président de la recherché vaccine chez Pfizer., il était déjà Conseiller principal à la Fondation Gates de l’équipe HIV. Précédemment, Emini était le Directeur fondateur du Département de recherche antivirale chez Merck et le Vice-président de la Recherche en vaccination et en biologie de chez Merck.142
  • Keith Chirgwin, Directeur des affaires scientifiques et réglementaires à la Fondation BMGF était précédemment Président de la recherché chez Merck Labs.143
  • Penny Heato, qui est repnsable du secteur du développement de la vaccination à la BMGF était Responsable mondial de la recherche Clinique et des groups de développement pour Novartis Vaccins et diagnostiques et Directeur general des vaccins et de la recherché Clinique chez Merck Laboratories.144
  • Trevor Mundel, Président de la santé mondiale à la BMGF, qui dirige la recherche à la fondation et le développement santé, vaccins et médicaments, était précédemment investi dans la recherche Clinique chez Pfizer.145

De même façon, le travail de l’agriculture et de la communication de la fondation est largement mené par d’anciens exécutifs d’entreprises de l’agrobusiness.

  • Rob Horsch, qui est responsable de l’équipe de Recherche et de développement agricole, a travaillé à Monsanto pendnant 25 ans avant de joindre la BMGF.146
  • Sam Dryden, le chef du Développement agricole à la BMGF, travaillait auparavant chez Monsanto, à la compagnie chimique géante Union Carbide (où il a aidé à établir Dow Agrosciences, une des compagnies de graines génétiquement modifiées les plus importantes au monde) et il a été responsable de deux des plus grandes compagnies de plans GM au monde) Il a aussi été PDG de Emergent Genetics, la troisième compagnie américaine de plans de coton, qui a été vendue à Monsanto en 2005.147
  • Miguel Veiga-Pestana, Responsable de la communication à la BMGF, était précédemment vice-président des stratégies durables globales et des promotions externes chez Unilever.148

25 La Fondation et les extensions de Microsoft en Afrique – comme étude de cas, il est peut-être peu connu que Microsoft – la source de l’argent de Bill Gates – a des intérêts commerciaux majeurs en Afrique. Microsoft a 22 bureaux dans 19 villes à travers 14 pays et a un réseau de plus de 10.000 partenaires en Afrique .149 La compagnie fait des affaires en Afrique depuis 20 ans, ce qui fait remonte ses activités autour de 1995, peu de temps avant que Bill et Melinda Gates commencent leurs activités d’aide humanitaire en 1997.150 Des rapports suggèrent que les investissements de Microsoft en Afrique ont crû régulièrement, avec un accent particulier mis sur le secteur de l’éducation, ainsi que sur les services financiers et le secteur du pétrole et du gaz.151.

L’expansion de Microsoft a coïncidé avec  des activités croissantes de la BMGF sur tout le continent. La BMGF et Microsoft ont toujours été  entremêlés étant donné le rôle personnel de Bill Gates dans les deux. Pareillement deux anciens chefs de l’exécutif de la BMGF étaient à Microsoft – Jeff Raikes, qui a été une des figures clef après Gates et le co-fondateur de Microsoft Paul Allen, qui a été chef de l’exécutif dans la BMGF jusqu’à 2013.152 Ecrivant dans The Guardian, Andy Beckett a spéculé que « une suspicion demeure, s’effaçant lentement  mais encore présente, que les activités de la fondation sont comme une sorte de pénitence pour le comportement de domination mondiale de Gates avec Microsoft – ou une contribution à cette domination mondiale par d’autres moyens. ».153 Le dernier point de Beckett n’infère pas de théorie du complot mais pointe plutôt les conflits d’intérêts  entre les deux organisations de Gates. Gates lui-même voit peut d’opposition entre faire de l’argent et faire le bien. Il semble simplement rationnel d’avancer que la BMGF aide Microsoft – en promouvant le développement conduit par des multinationales en Afrique, en aidant à faire élire des gouvernement favorables à l’industrie et en entreprenant des activités qui donnent à Bill Gates un bonne aura. Microsoft voit clairement l’Afrique comme l’opportunité d’un nouveau terrain de business. La Microsoft 4Afrika Initiative, lancée en  Février 2013, est comme le dit la compagnie : « un nouvel effort à travers lequel la compagnie va s’engager activement dans le développement économique africain pour améliorer sa compétitivité mondiale. »

« L’initiative promeut le développement de Windows 8 et des applications de Windows Phone et  représentent notre implication de plus en plus importante en Afrique alors que nous célébrons notre 20ième année d’échanges commerciaux sur ce continent. Comme nous attendons nos nouvelles vingt années, nous voulions explorer de nouvelles façons de relier la croissance de notre commerce avec les initiatives afin d’accélérer la croissance sur ce continent. La Microsoft 4Afrika Initiative est construite sur la double certitude que la technologie peut accélérer la croissance en Afrique et que l’Afrique peut aussi accélérer la croissance du monde ».154

Ali Faramawy, le vice-président de Microsoft pour  le Moyen Orient et l’Afrique  a écrit que : « Le monde a reconnu la promesse de l’Afrique et Microsoft veut investir dans cette promesse… A Microsoft nous voyons le continent africain comme un changeur de donne de l’économie mondiale. » 155 Faramawy note que Microsoft 4Afrika Initiative  vise à  placer des dizaines de millions de smartphones entre les mains de la jeunesse africaine d’ici 2016, principalement le Windows phone 8, un projet partagé avec la firme Chinoise Huawei. Le marché est vaste puisque en Afrique aujourd’hui, les smartphones ne sont que 10% de l’ensemble des appareils téléphoniques sur le marché.156 Fernando de Sousa, le Responsable Microsoft pour Africa Initiative  a dit que : L’usage des smartphones en Afrique croît plus rapidement que n’importe où ailleurs dans le monde.157 Microsoft affirme que : « Le lancement de Microsoft 8 et de nombreux autres nouveaux produits dans les mois qui viennent représente une nouvelle ère pour Microsoft, qui va redéfinir la technologie industrielle à un niveau mondial. Ces investissements supplémentaires sous la bannière de 4Afrika vont aider à redéfinir une nouvelle ère pour notre compagnie en Afrique. » 158

 

 

 

 

Traduction Elisabeth Guerrier

 

Quatrième partie : samedi 11 juin