L’économie robotisée; prêts ou pas, elle est là. JP. Sottile

by Elisabeth Guerrier

Dans cet article largement référencé, JP.Sottile évoque les profonds changements dans la distribution du travail qui sont déjà en cours et vont se préciser au niveau mondial à travers ce qui se nomme la “quatrième révolution industrielle”, la révolution robotique.

Les données qu’il présente ont de quoi faire froid dans le dos, 65% des emplois à faible qualification pouvant être remplacès par des robots, entre autres, c’est plus qu’une révolution, c’est une euthanasie de la classe ouvrière, et non seulement de la classe ouvrière mais également des nombreux postes intermédiaires, banques et interventions chirurgicales comprises. Il évoque à plusieurs reprise la terme “d’apocalypse” socio-culturelle générée par ce remplacement systématique des compétences humaines par des tâcherons technologiques sans états d’âmes et sans faiblesse.

On laissera de côté des questions lancinantes sur les fins et les moyens de survie de notre espèce et sur le vide impressionnant de tout projet de devenir caché sous les spasmes du progrès technique. La vision de l’avenir de JP Sottile se replie sur la nécessité de créer une économie parallèle de proximité face à cette économie de masse dirigée par quelques holigarches n’ayant plus à faire appel à la main d’oeuvre humaine.

Il est par contre un point qu’il ne questionne pas et c’est assez étrange pour être relevé ici. Ce système auto programmé tend à faire baisser les coûts et à rendre la production et l’acheminement des biens de consommations plus rapides, plus efficaces et surtout moins chers. Bien, rien à dire à ce propos. Mais par contre, dans cette quête d’une économie réduite à la seule prise en compte de la production et de la consommation, il oublie de poser une question essentielle; Cette main d’oeuvre humaine reléguée est en effet celle-là même qui fait vivre cette même économie en dépensant ses revenus dans les biens de consommation de masse.

Lui retirer le pain de la bouche c’est, en même temps, éliminer la possibilité de la voir dépenser son pécule mensuel dans les accessoires bas de gamme présents dans les tonnes de containers qui traversent les océans. C’est un peu comme si dans l’idéologie de la “production de masse” on avait dans cette psychose sans régulation du devenir humain, gardé uniquement la “production ” et éliminé , enfin,” la masse”. Sans même poser cette masse comme simplement indispensable au fonctionnement global de l’économie. Car si les robots sont à coup sûr efficaces pour charger les containers de produits qu’ils auront également fabriqués et montés, seront-ils ceux qui, aussi, les achèteront ? Et si plus personne, dans ces masses réduites à l’inexistence, ne peut les acheter…EG

 

L’économie robotisée : prêts ou pas, elle est là

 

The robot économy, ready or not, here it comes

 

JP Sottile, Truthout | News Analysis

 

 

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Duc Tran , ingénieur en robotique, observe le chargement complètement automatisé d’un camion lors d’un test aux ateliers de Wynright Robotics à Arlington, Texas en Juillet 2012  (Photo: Brandon Thibodeaux / The New York Times)

 

 

 

Le 17 septembre tout a changé.

 

Ce jour-là, en 2013, l’Université d’Oxford publia un article inoffensif rédigé par deux économistes inconnus. «  L’avenir de l’emploi «. Mais “The Future of Employment” n’était pas simplement un nouvel exercice de jeu avec l’opacité des nombres  écrit par deux scientifiques ennuyeux. Non, c’était un rapport explosive qui prédisait une robotisation apocalyptique qui pourrait changer la nature de la civilisation humaine, ou peut-être même les humains eux-mêmes.

Heureusement, le carnage à venir  décrit par Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne n’est pas un scenario catastrophe où   Skynet  balaie systématiquement notre espèce humaine ou un futur proche sombrement éclairé  où des  Replicants attrayants lutte violemment afin de donner du sens à leurs émotions en voie d’apparition dans un Los Angeles perpétuellement inondé.

Au lieu de ça, les économistes ont prévu un monde oh combien réel où  le deuxième homme le plus riche de la planète,  — Jeff Bezos d’Amazon, — parade en jubilant comme  Sigourney Weaver dans un  exosquelette robotisé massif  construit par Hankook Mirae Technology.

Ils présagent l’avenir proche de robots comme Handle, le robot Michael Jordanesque  construit par Boston Dynamics. Handle peut sauter comme un super-héros, peut courir un marathon en trios heures et, si Masayoshi fils le CEO de Softbank voit juste, il sera probablement plus intelligent que vous dans quelques  décennies.

Ils envisagent l’avenir avec des semblables à  Gordon, le “premier robot serveur de bar aux USA..” Gordon peut server jusqu’à 120 bières en une heure.” Ils prédisent aussi l’arrivée de semblables Otto, la plate-forme auto-conduite créée par UBER pour server des cargaisons de bières à des consommateurs assoiffés. Et puis, il y a Pepper, le compagnon  empathique, “du quotidien” compagnon qui ne se contente pas de travailler dans les aéroports et le  banques, mais a aussi été “adopté” par les foyers japonais et mêm “recruté” dans les écoles.

 

Le futur commence maintenant

 

Il s’agit de la “prochaine économie”, et, que l’on soit prêt ou pas, elle arrive à la vitesse grand V de la Loi de Moore. Cette rapide accelération de la Quatrième révolution industrielle  est entrain de transformer en une prémonition apocalyptique “L’avenir de l’emploi,  — que 47% des emplois des USA pourront être perdus dans les deux prochiaines décennies. En une solide épitaphe  à l’ ére  de l’économie réglée par la manufacture et de la consommation disparaissant rapidement

De sérieux avertissements sont venus de  Bill GatesStephen HawkingElon Musk et, plus inquiétant, d’expert en cybersécurité qui ont récemment prédit  d’une menace portant sur des robots hackés se retournant violemment contre les populations et leurs animaux de compagnie, dans un scénario gonflés rappelant «  la purge ». Cependant, bien avant que se manifestent des Roomba détraqués ou des Peppers maussades, des millions de travailleurs vont devoir se battre pour se débrouiller seuls avec la brutale réalité de leur obsolescence non programmée.

 

C’est une économie où les métiers de la fabrication nécessitent un diplôme universitaire, , où l’intelligence artificielle remplace les employés administratifs, , où des kiosques automatisés  délogent les personnels de service  et où des véhicules sans chauffeur  menacent les revenus de plus de 10 millions d’Américains qui conduisentt pour vivre.

C’est  “L’Industrie 4.0.” C’est une économie où le centre de distribution dirigeable Amazon plane au –dessus des villes, déployant ses drônes sans effort afin de délivrer des produits construits par des robots, des imprimantes 3D ou par les deux. Franchement, c’est la jungle d’Amazon ici.

Son plan de  “transformer ” le commerce de l’épicerie avec des magasins  presque sans humains est juste la prochaine étape d’une  “apocalypse de la vente au détail”  en court, conduite par Amazon qui conduit les magasins de briques et de ciment humains vers l’extinction. Amazon domine également le marché de l’assistant AI- avec son assistant personnel auto-éducable, étrangement glaçant Alexa. Et maintenant, Amazon cherche à devenir le leader des entrepôts automatisés de plus en plus nombreux  dans un mouvement pour conquérir le marché du futur de la conduite automatique dans le transport par camion et ole transport maritime.

Même les emplois sous-payés dans l’agriculture pourraient devenir com^plètement inutiles avec la cuillette de fruit automatique avec le toucher adroit nécessaire pour les récoltes dans les champs Américains and Européens. Des robots ont déjà remplacé les travailleurs migrants bon marché repoussés par les lois anti-immigration. Et de nouvelles usines entièrement automatisées produisent des maisons modulaires pendant que des maçons robotisés promettent de provoquer dans le domaine de la construction ce que l’automatisation a produit dans les mines de charbons.

C’est une économie où, selon le rapport de la Maison Blanche fait au Président Obama en 2016,  il y a 83% de chance que les travailleurs qui gagnent 20 dollars de l’heure ou moins voient leur main d’œuvre remplacée par des robots dans les pcinq prochaines années; et que ceux qui sont dans les 40 dollars de l’heure aient 31% de chance de voir leur travail supplanté par celui des machines” Et ce n’est pas une coïncidence si cette apocalypse robotique vienne à un moment où l’ère de la croissance épique connue dans l’après-guerre semble toucher à sa fin.

Le pic de la demande en pétrole et  le pic des produits de consommation peuvent signaler plus que l’efficacité de la croissance énergétique ou que la saturation  du marché avec les produits bon marché. Ils peuvent également signaler l’accroissement d’un   mode de stagnation économique comme au Japon,  dans tout les pays développés. Ceci pourrait représenter la fin de l’hypothèse d’une croissance sans borne, intenable écologiquement.

 

La fin du siècle américain

 L’idée d’après-guerre d’une croissance sans limite a émergé après le boum industriel qui se produisit en même temps que  le “ siècle américain”. Les investissement sans limite des états dans les complexes militaro-industriels créèrent une ligne de fond de métiers bien payés, de spécialisations plus ou moins élevées qui contribuèrent à élever le plancher – ainsi que les attentes des consommateurs – pour les travailleurs, tout en alimentant des trusts énormes comme celui de Boeing, Westinghouse et General Electric,

Le Keynésianisme militaire fût une  vague fiable sur laquelle de nombreux navires ont flotté dans un rêve américain d’expansion sans fin.

Hélas, elle a aussi dû conjurer une série de guerres coûteuses, et cauchemardesques pour ceux qui en payèrent le prix, chez eux ou à l’étranger.

Un élément souvent négligé cependant, est la façon dont l’automation a aidé à maintenir une croissance continue dans la productivité, même si les salaires stagnaient. Comme le Guardian le notait récemment, , “En 2015, un travailleur typique dans la production aux USA gagnait 9% de moins qu’un travailleur identique en 1973. Pendant ces mêmes 42 années, l’économie américaine à enregistré une croissance de 200% ou l’équivalent de 11 trillions de dollars. «  Ce décalage entre les salaires et la productivité a augmenté les inégalités. Mais elle a aussi présenté un problème pour les producteurs ayant à faire face à une chute du pouvoir d’achat de leurs clients. Autrement dit, les travailleurs n’étaient pas assez payés assez pour mener à bien, ou au moins satisfaire une croissance continue.

Pour rester à flot, l’économie a besoin: 1) d’un flux massif de crédit consommation afin de créer un pouvoir d’achat artificiel, 2) des prix toujours à la baisse sur toujours plus de bien de consommation de façon que les travailleurs dont les salaires stagnent puissent se permettre de consommer quand un salaire moyen par famille pouvait permettre de vivre.

Pour en arriver là, les emplois se déportèrent en Chine, mais un des moteurs inapprécié de ce mouvement vers le travail bon marché fût l’arrivée de l’automatisation qui firent des humains américains une façon beaucoup moins efficace de créer du matériel. BuzzFeed rapporte dans une récente etude du Bureau national de recherche en économie (National Bureau of Economic Research), que « depuis 1900, chaque robot installé dans les usines américaines réduisait l’emploi dans les alentours de 6.2 travailleurs. » Le seule chose moins chère que de remplacer un travailleur américain avec de la technologie avancée était d’exploiter le travail bon marché en Chine et dans les pays en voie de développement. Mais ce n’est plus vrai.

Mais encore, Oxford s’est joint à Citibank en 2015 afin de produire une image complète  de la menace globale sur l’emploi. Dans   « Technologie au travail » , « Technology at Work, » de chercheurs montrent que 75% des robots dans le monde sont «  concentrés géographiquement » dans seulement cinq pays, la Chine, l’Allemagne, le Japon, la Corée et les USA,  parmi ceux-ci, la Chine est de loin, «  le marché à la croissance la plus rapide ». En fait, ils déterminent que “ en moyenne, 57% des emplois sont susceptibles d’automatisation,  mais que le nombre s’élève à 69% en Inde et à 77% en Chine.

 

Comme pour donner la réplique,, le nouveau  « plan de cinq ans »  de la Chine prévu pour mettre la Chine en position de leader de la robotique a déjà produit des As if on résultats.  La Chine est le leader mondial dans la production de robots industiels et les robots deviennent une option meilleur marché et plus productive que la main d’œuvre chinoise. C’est la simple réalité du 21ième siècle, minant les promesses vides d’une Amérique grande à nouveau  en faisant revenir les emplois de Chine. C’est un plan grandiose pour la croissance…si vous avez une machine à remonter le temps assez grande pour 320 millions d’individus.

Non seulement la Chine s’automatise à un rythme toujours plus soutenu mais les techniques d’impression en 3D sont entrain de changer radicalement la façon dont  tout est fabriqué.. EMême si nous commençons à accoutumer nos têtes à un futur plein de fusils en 3D – , les chercheurs sont entrain de mettre au point des techniques d’impression en 4D avec du matériel évolué   qui peut s ‘auto-assembler –, se réparer et même se reproduire à volonté.

D’une façon encore plus significative, l’intelligence artificielle est entrain de dévaster le terrain des professions diplômées dans le cadre de métier non-manuels dont on pensait auparavant qu’il ne subiraient jamais d’automation.

Voici simplement quelques exemples des dégâts subits par les emplois de l’apocalypse robotique.

Goldman Sachs “emploie” Marcus – une plateforme de prêt entièrement automatisée qui fait partie d’un projet de complet changement de look AI dépassant les humains dans des champs comme «  la vente, le commerce et la recherche ».

Fukoku Mutual Life Insurance se tourne vers l’ordinateur d’IBM Watson Supercomputer, qui recouvre 6000 clients de l’enterprise, allant des Hôtels Hilton à Whirlpool et à Visa.

* Le responsable mondial du digital de Coca-Cola prévoit d’utiliser le robot AI pour créer des pubs avec des narrations automatisées, et AI crée déjà de la musique pour les publicités  et des jingles.

* Le Washington post possédé par Jeff Bezos utilise Heliograf pour sélectionner des histoires sur les  Jeux olympiques de Rio en 2016  avant de le modifier légèrement pour «  couvrir » la campagne des élections de 2016.

* Le Smart Tissue Autonomous Robot (STAR) a “dépassé” récemment un chirurgien dans un test de capacité. Cette avancée augure d’un futur proche où les robots assisteront et réaliseront une variéte de procédures chirurgicales.

Comme dans d’autres domaines, les robots médicaux prouveront finalement qu’ils peuvent travailler plus vite, plus efficacement et sans l épuisement humain. Le prix élevé des docteurs auront à faire la balance avec des centaines de robots qui pourront accomplir des milliers d’interventions sans se plaindre et sans erreur, particulièrement depuis que AI si bien éduqué peut prédire des malaises cardiaques  et des diagnostics de cancer de la peau. Comme cela se produit dans les produits manufactures, cela peut prédire un revolution dans les soins de santé qui abaissera les coûts et augmentera l’accès à des soins hautement specialisés. C’est ce niveau d’efficacité implacable, à la Terminator qui est entrain de déranger l’actuel modèle économique pour tout, de la vente au détail  et des restaurants, à l’éducation et l’armement.

 

Et puis après ?

 

La Quatrième révolution industrielle peut être l’ère de l’obsolescence humaine pour laquelle les trois révolution précédentes  ne peuvent pas être un guide. Parce que artificiellement créé, , sur le modèle humain,  des réseaux d’apprentissages profound sur le mode neuronal génèrent déjà des processus si complexes que meme les scientists qui les ont créés ne peuvent pas déterminer comment, par exemple, une voiture autoconduite et autoapprenante,  peut prendre la décisions qu’elle prend quand elle conduit dans le New Jersey. Autrement dit, nous ne parlons pas de menace industrielle, des machines à vapeur ou des cartes perforées. Nous parlons de travailleurs meilleur marché, plus efficaces, et infiniment améliorables qui (ou qui ?) ( That or who, pas de nuance en Français)  sont prêts à reprendre Presque tous les comportements humains.

C’est pourquoi les leaders technocrates parlent de plus en plus d’économie “New Collar” ( référence aux catégories américaines de Blue collars ou de white collars), où les humains non seulement travaillent avec des machines intelligentes mais commencent aussi à se mêler physiquement aux machines  dans un effort pour rester au niveau. Alors que certains voient ceci comme une forme de singularité à venir  dans l’horizon métaphysique de la conscience humaine, Elon Musk le voit comme  la seule façon  pour nous de nous maintenir face à ce qui est, en fait, une toute nouvelle classe de travail forcé… et il a une start-up pour le prouver.

Hélas, le travail forcé peut être le modèle économique le plus applicable à notre prochain système économique. Comme de plus en plus d’emplois sont convertis à l’AI, les robots et les algorithmes, de plus en plus de richesse va s’accumuler dans les mains de ceux qui sont déjà au sommet de la pyramide. Comme les pharaons, ces maîtres de l’univers vont profiter du déclin du coût du travail grâce aux robots qu’ils vont «  employer ».

Comme la Revue MIT Technology Review le décrit , cela va générer une mâne pour des firmes comme Goldmann Sachs, où ‘ le salaire d’un directeur moyen va probablement être augmentée, tout en ayant de moins en moins d’employés à bas salaire avec qui partager les bénéfices. ». Parce qu’ils sont dans les affaires de levier d’argent pour faire plus d’argent, ils peuvent prospérer – au moins pendant uncertain temps. Dans le monde du tonnerre, hautement financialisé de la grande vitesse, des algorithmes des marchés.

Mais ce sera également un temps où les inégalités ne toucheront plus seulement les individus mais aussi les compagnies. Le monde tech. est rempli de licornes hi-tech comme Uber qui galopent vers des valeurs de plus en plus hautes avec juste une fraction de la force de travail. he tech world is filled with hi-tech unicorns like Uber that gallop to higher and higher valuation with just a fraction of the workforce (6,700) supportée par Ford (201,000), Hertz (30,000) ou une des firmes leaders dans le transport par camion (18,000). Les compagnies à succès avec moins d’emplués et plus de robots complèteront le processus de «  déindustrialisation »  souvent mis sue le compte de la globalisation. En surface, la sous-traitance et l’offshore semblent les principales causes de fractures ouvrant les écarts de salaries et de richesse. Mais ils ne sont que le résultat logique de l’orientation de la croissance toujours vers plus de productivité, au lieu de  sa direction ( et celle de la consommation) à travers l’augmentation des salaires et du déploiement des emplois. Les robots sont simplement moins chers, plus efficaces et plus productifs dans cette vision que tout le reste.

Cependant, la prochaine économie n’a pas à se présenter comme un scenario de fin du monde. Elle peut être partie d’une économie viable où la technologie remporte une victoire au cœur des hydrocarbones, fait baisser le coût  dépenses de santé et étend les banques  à des communautés mal desservies ?. La prochaine économie peut également devenir une transition vers une «  économie des jobs temporaires » open-source, peer-to-peer, micro-entreprenariale, avec des réseaux micro-organisés qui élimine les intermédiaires. Le  “Maker Movement” pourrait inspirer une “ économie organisée “ d’artisans, de fermiers urains et d’échanges hyper locaux qui fonctionne en parallèle à l’économie robotisée, à la production de masse. Ces biens faits main et ces services pourraient valoir beaucoup plus dans un monde où la production de masse n’est éloignée que d’un clic et d’un dirigeable Amazon.

Comme nos besoins sont de plus en plus comblés par des systèmes hyper-efficaces et Auto conduits, la seule acquisition qui pourra avoir de l’importance est le savoir. Et le savoir doit devenir plus que le «  moyen » d’obtenir cet emploi tant desiré à la sortie du lycée ou de l’université- parce que les moyens de production ne nécessiteront plus la présence humaine, la sueur humaine et les larmes. C’est peut-être que que veut dire le  Alibaba de Jack Ma qui non seulement se  lamente sur un monde de souffrance à venir comme l’économie –technologique s’étend sur la globalisation, mais quand il dit également  que l’éducation doit être réformée afin d’ élever des enfants plus créatifs et curieux, qui autrement seront mal préparés à leur avenir. «  C’est un avenir où le savoir – et la créativité qu’il suscite- devra être une finalité en soi. »

Et quand Musk pense au jour où des humains augmentés se soulèveront afin d’interrompre sa vision d’un avenir pline de Terminator, le veritable test sera comment nous voulons nous organiser en tant que société – ou si nous continuons simplement à ignorer – la souffrance de plus en plus grande du mouvement qui s’opère d’une économie à l’autre. De toutes les façons, ce n’est pas seulement à venir. C’est déjà là.

 

 

 

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JP SOTTILE

JP Sottile est un jopurnaliste freelance, un historien publié et animateur radio et un réalisateur (The Warning, 2008). Son itinéraire inclut une intervention dans le Newshour, C-Span et la production d’un magazine d’information pour ABC, affilié à WJLA à Washington. Son émossion hebdomadaire «  Dans les gros titres avec The Newsvandal » en collaboratioon avec James Moore, se toient chaque vendredi sur KRUU-FM à Fairfield, Iowa. Son blog porte le psuedomyme «  The Newsvandal »

 

 

Traduction Elisabeth Guerrier

 

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