Les fissures dans l’édifice totalitaire transgenre. Jane Robbins 1ière Partie

« Or la vraie nature des humains n’était pas ce qu’ils étaient, de manière tangible et concrète, mais précisément ce qu’ils n’étaient pas et ne pouvaient devenir sans efforts ; leur «  vraie nature »  était noch nicht geworden, non réalisée, toujours en attente qu’on la laisse sortir. Les hommes et les femmes réels, empiriques n’étaient que de grossières mutilations de ce qu’ils pouvaient être et de ce qu’étaient leur vocation, de pâle reflet de leur vrai potentiel. Pour acquérir leur vraie essence, pour devenir ce que la nature les prédestinait à être, il leur fallait d’abord être transformés, et cette tâche gigantesque de la transformation requérait  les conseils de ceux qui savaient ce que la nature humaine était censée être et comment élever les hommes et les femmes empiriques à ce haut niveau que leur vraie nature exigeait » Zygmund Bauman « La vie en miettes, expérience postmoderne et moralité », page 144 

Nous publions dans un premier temps la moitié de l’article de Madame Robbins, nous commenterons lors de la publication de la deuxième partie, commençant par l’analyse des impacts de l’idéologie transgenre et sur ses pratiques sur les enfants.EG

The Cracks in the Edifice of Transgender Totalitarianism

Les fissures dans l’édifice totalitaire transgenre.

13 Juillet  2019  JANE ROBBINS

Le château transgenre que les radicaux ont construit par la force de la volonté est construit sur des sables mouvants sans appui d’aucune sorte. La vague qui va l’emporter gagne en force. Puisse le temps venir vite où nous dirons tous, comme les observateurs des hystéries : «  Comment avons-nous pu croire une telle chose ? »

«  Ce dans quoi nous vivons, à n’importe quel âge, est l’effet sur nous des émotions de masse et des conditions sociales desquelles il est presque impossible de se détacher. Souvent, les émotions de masse sont celles qui semblent les plus nobles, les meilleures et les plus belles. Et pourtant dans une année, cinq années ou dix, cinquante années, les gens se demanderont  « Comment ont-ils pu croire des choses pareilles ? », parce que les événements se seront produits qui auront jeté les dites émotions de masse  dans les poubelles de l’histoire. »

–Doris Lessing, Prisons We Choose to Live Inside (1987)

L’épidémie de soi-disant «  dysphorie de genre  » parmi les enfants et les adolescents – transgenrisme- a souvent été décrite comme un culte. Cette désignation est, à certains égards, correcte. Bien que sans leader charismatique, habituellement présent dans de tels mouvements,  d’autres descriptions d’experts du culte s’y appliquent sans réserve. « créé pour stabiliser le sens de l’identité chez l’individu en compromettant sa conscience de base, sa vision de la réalité, ses croyances et ses conceptions du onde, son contrôle émotionnel. »  Le culte vise également le but de « réduire l’anxiété, l’incertitude, et le doute en adoptant les concepts mis en avant par le groupe. » La promesse d’une «  nouvelle identité » qui résoudra tous les problèmes, même si elle sépare de la famille ou de la vie antérieure.  Ceci est spécialement vrai dans les cas nommés Décision rapide de dysphorie de genre (Rapid Onset Gender Dysphoria), dans lesquels des adolescents auparavant normaux (habituellement des filles) annoncent soudainement qu’elles désirent effectuer une transition pour le sexe opposé.  La façon dont une adolescente, luttant avec une angoisse sévère, ou même normale à cet âge, peut être attirée dans de tels groupes est facilement compréhensible.

Le transgenrisme serait peut-être mieux décrit en termes de « contagion sociale ». Ce terme se réfère à une  « multiplication des idées, sentiments, et selon certains, névroses au sein d’un groupe ou d’une communauté à travers la suggestion, les médisances, l’imitation etc. »  L’explosion des cas de dysphorie de genre, qui se manifestait dans des cas extrêmement rares auparavant  a coïncidé  ces dernières années avec une augmentation fulgurante d’une attention bienveillante pour le sujet dans les médias communs ou sociaux – suggérant par là une forme de contagion sociale. Les parents dont les enfants annoncent leur transgenrisme lorsque leurs amis le font vont certainement être d’accord avec cette explication. Les personnes qui ont été piégées dans le mouvement transgenre mais qui s’en sont échappées le décrive comme une idéologie avec des éléments à la fois politiques et religieux. La dévotion à cette idéologie est si intense que, comme le décrit un psychiatre, « l’état d’esprit est tel que quiconque qui hésite à supporter une transition ou un réassignement chirurgical est un dinosaure victime d’une approche dépassée, foncièrement discriminante de la personne trans et doit être condamné en justice ou dans l’arène publique. » Et pourtant ces descriptions : culte, idéologie, contagion sociale, échouent à saisir l’unicité et l’énormité de ce qui se passe avec le mouvement transgenre. Les cultes passés et présents ont séduit leurs victimes en leur faisant perdre tout sens de la réalité  et en leur faisant embrasser des croyances étranges et dangereuses, la contagion sociale et le délire de masse ont affecté des groupes importants d’individus apparemment intelligents, les idéologies se sont emparées d’un pouvoir qui a modifié des sociétés et coûté des vies. Mais maintenant nous sommes devant quelque chose de différent.

Les cultes antérieurs, ou des phénomènes sociaux similaires ont généralement été limités dans le temps, l’espace et d’éventuels retours au bon sens. Mais la civilisation occidentale est maintenant aux prises avec un cyclone  culturel qui souffle sur de telles limites avec la force du totalitarisme.  Le transgenrisme a bouleversé les fondations de tout ce qu’on considère comme vrai. Le savoir scientifique est rejeté et la pratique médicale récupérée au service d’une nouvelle «  réalité » – que le «  genre » est indépendant du sexe, que mâles et femelles à tout âge, même les très jeunes enfants ont droit à leur propre identification de leur genre seulement basée sur leurs sentiments, et que littéralement tout individu et tout segment de la société se doit de s’incliner face au choix de cette identité, au risque de perdre leur réputation, leur moyen de subsistance et jusqu’à leur liberté elle-même.

Remarquablement, cette révolution s’opère sans aucune preuve scientifique pour la supporter.  Le concept de changer son sexe biologique est, bien sûr, un non sens, étant entendu que le sexe est déterminé par des chromosomes inaltérables. Un individu peut modifier son niveau d’hormones et subir de la chirurgie afin de mieux imiter le sexe opposé, mais un mâle le jour de sa conception restera un mâle le jour de sa mort. Et, comme nous le développons plus bas, l’idée qu’il y ait une vraie  caractéristique de la personne, appelée « genre »  qui puisse questionner ou invalider la signification du sexe biologique est tout aussi fallacieux.  Mais l’absence de preuve authentique est simplement ignorée et de fausses «  preuves » sot créées pour valider cette manie.

Jusqu’à maintenant. Mais il y a queques signes de failles dans l’édifice du transgenrisme. Comme le dit le Dr. Malcolm dans Jurassic Park, « La vie trouve toujours un moyen ».  Et la réalité aussi. A un certain moment elle va se recentrer et nous allons nous demander comment tout ceci a bien pu se produire.

La  science du sexe et de l’identité genrée

Avant d’explorer la révolution, il est nécessaire de retracer briévement la science dans le domaine du sxe et de l’identité de genre. Selon les indications  de l’Institut national de la santé,  National Institutes of Health (qui finance lui-même actuellement des études éthiquement suspectes liées au traitement des patients à dysphorie de genre) les candidats aux subventions pour des études de santé doivent considérer le sexe comme une variable biologique «  définie par des caractéristiques encodées dans l’ADN, comme les organes reproductifs, et d’autres caractéristiques physiologiques et fonctionelles ». Le sexe humain est  « un trait binaire, déterminé biologiquement, et immuable dès la conception. »

Bien que certains rares désordres congénitaux du développement sexuel (désordre intersexe) peuvent générer une ambiguïté sur le sexe biologique, il n’existe pas de «  spectre »  du sexe sur lequel les humains puissent se situer.  Le sexe biologique est binaire.  Selon le biologiste de l’évolution de l’Université de Californie  Santa Barbara le Dr Colin Wright , « L’affirmation que la classification du sexe des individus à partir de l’anatomie et de la génétique n’a pas de « bases scientifiques » n’a elle-même aucune base dans la réalité, car toute méthode exhibant une vérité prédictive à plus de 99,98 % la placerait parmi les méthode les plus précises des sciences de la vie. »

Par contraste, l’  « identité de genre »  est un phénomène psychologique, non une caractéristique immubable, et introuvable dans aucune partie du corps, du cerveau ou de l’ADN. Il n’existe aucun test médical qui permette de la détecter. By contrast,.Parce que les  études sur les jumeaux  montrent la rareté des jumeaux identiques génétiquement souffrant d’un dysphorie de genre, l’origine n’est clairement pas génétique.. Il n’existe pas non plus de preuve  qui étaye la remarque habituelle que le patient a «  un cerveau de fille dans un corps de garçon » ou vice versa, comme il l’est répété dans des médias comme I am Jazz. Au contraire, chaque cellule du cerveau mâle est porteuse d’un chromosome Y et chaque cellule du cerveau femelle des deux chromosomes X, ce qui demeure vrai même si l’individu se sent faire partie du sexe opposé.  Toute «  preuve » d’une identité de genre innée est pure fiction, au contraire, il existe  de nombreuses preuves irréfutables  que des facteurs psychologiques et environnementaux variés sont déterminants.

Au contraire le sentiment peut changer et des  recherches  montrent que c’est la cas dans une grande majorité de cas (au moins pour des enfants).  Par exemple, des enfants présentant une dysphorie de genre autorsés à vivre une puberté naturelle finiront par accepter leur sexe à l’âge adulte dans 61 à 98 % des cas.  En contraste, des enfants soumis aux traitements de transition comme les bloqueurs de puberté ou les hormones sexuées (évoqués plus bas)  vivent presque toujours comme des adultes transgenres . Les données sur le taux de persistance des patients adultes ne sont pas fiables, premièrement parce que de nombreux patients ne sont pas suivis. Mais de plus een plus de ces patients recherchent une aide médicale pour renverser la procédure. 

Il n’y a pas de preuve que le dénommé gender-affirming treatment (GAT) ait aucun effet positif sur le confort psychologique à long terme d’individus souffrant de dysphorie de genre.  De telles personnes montrent en fait un taux de suicide très élevé avant le traitement  (avec un taux de tentatives de suicide neuf fois plus élevé que celui de la population ordinaire). Mais une étude de Suède, un pays très «  engagé » pour les citoyens se considérant comme transgenres, montre que de suivre un GAT ne réduit pas le taux de suicide de ces patients. En fait le taux de suicide perpétrés est 19 fois celui de la population générale.

L’histoire de l’ « Identité de genre »

A la lumière du manque de support scientifique crédible, d’où viennent donc les concepts de « identité de genre »  et de «  transgenrisme » Leurs origines reviennent à un groupe de « sexologues » des années 50, dont un proéminent endocrinologiste né en Allemagne Le Docteur Harry Benjamin et le Docteur en psychologie John Money.

Jusqu’à cette époque, la profession psychanalytique considérait le désir d’appartenir à l’autre sexe comme un désordre (rare) susceptible d’être traité dans le cadre d’une psychothérapie.  Benjamin, cependant précisa qu’il s’agissait d’un désir indiquant « une maladie unique distincte du transvestisme ou de l’homosexualité  et… non accessible à la psychothérapie. Il nomma cette condition : « transexualisme » et défendit son traitement avec un réassignement sexuel chirurgical.  (un de ses intérêts non démentis remontant à  sa fascination de début de carrière et à ses efforts pour changer le sexe de cochons d’inde). Peut-être liés à son expérience insatisfaisante avec la psychothérapie, Benjamin  a toujours reproché à la psychanalyse son « absence de scientificité ». Il ignora donc (selon ses dires à propos de ses propres cas cliniques) des signes patents  de psychopathologie chez les patients qu’il traitait médicalement pour la confusion de leurs sexes.

Comme Benjamin, le Dr. Money de Johns Hopkins décrivit le transsexualisme comme une situation devant etre traitée médicalement plutôt que psychologiquement. Money changea l’usage terminologique, utilisant le terme «  genre » issu du royaume de la grammaire (classification des noms par laquelle ils sont désignés comme masculin, féminin ou neutre dans certaines langues) vers ce qui maintenant   signifie «  la performance sociale indicative d’une certaine identité sexuelle ».  En d’autres termes, Money décréta qu’un individu pouvait avoir un «  genre » qui différait de son sexe biologique. «  Transexuel devint donc transgenre ».

L’American College of Pediatricians (ACPeds) décrit l’innovation linguistique comme suit :  

D’un point de vue strictement scientifique, l’être humain possède un sexe biologiquement déterminé et des différences sexuelles innées. Aucun sexologue ne pourrait changer les gènes d’un individu avec des hormones ou de la chirurgie. Le changement de sexe est objectivement impossible. La solution des sexologues était de détourner le mot genre et de le réintroduire avec une nouvelle signification qui s’applique aux personnes.

Il n’y a pas et n’a jamais eu de base scientifique à la dichotomie de Money entre genre et sexe, interprétée comme l’idée qu’une personne peut être née dans le «  mauvais »  corps. (Comme le Pédiatre endocrinologiste Dr. Quentin Van Meter l’exprime, «  Il y a zéro virgule zéro zéro science derrière ce concept ». Cependant la construction médico-sociale de Money  domine maintenant la psychiatrie, le discours universitaire et la culture au sens large.

L’enthousiasme de Money pour l’adinistation à ses patients de traitements irréversibles amena Johns Hopkins à établir un des premiers programmes dans ce but, regroupant des psychologues, des endocrinologistes,  et des chirurgiens. Sous leur administration, les patients subir des traitements hormonaux et de la chirurgie qui amputait des organes sains  et en créait de faux. En dépit des objections éthiques de psychanalystes  et de nombreux chirurgiens ( c’est une chose d’enlever des tissus malades et tout à fait une autre d’amputer des organes sains simplement parce que des patients perturbés émotionnellement le demandent.) Johns Hopkins s’installa plus avant dans cette pratique expérimentale.

Ce n’est pas avant 1979 que le médecin-psychiatre chef  de John Hopkins, Paul McHugh―un médecin qui reconnaissait tles bases psychologiques de la dysphorie de genre et qui caractérisait les possibilités de changement de sexe comme «  simplement, complètement fausses » fût capable de clore ce programme. Mais

McHugh n’est plus médecin en chef et le zeit geist fonce devant aussi, en solidarité avec la communauté LGBT » (notons le langage politique) le programme a récemment réouvert.

D’autres chirurgiens et hôpitaux n’ont pas fait preuve des scrupules du Dr. McHugh. Dans le début des années 70, une chirurgie nommée « chirurgie de  réassignement sexuel (sex-reassignment surgery (SRS) devenait routine, amenant le directeur d’une clinique d’identité de genre à  UCLA à déclarer que «  la question critique n’est plus de savoir si le réassignement sexuel pour adulte doit être effectué mais plutôt pour qui ? » Les institutions médicales se sont précipitées pour accroître la prolifération des cliniques du genre en réponse à, comme  l’admet un endocrinologiste de Dallas,  «  la demande des patients »  plutôt que par nécessité médicale.

Au regard de ce qui était classé comme «  désordre de l’identité de genre » (GID), les associations médicales se sont inclinées dans le sens des courants politiques prévalents.  En 2013, l’American Psychiatric Association (APA) changea le DSM-5 et replaça le GID par «  la dysphorie de genre », un terme qui se concentre maintenant non sur des bases psychologiques lorsqu’un patient refuse son sexe mais plutôt sur la détresse produite par ce rejet.  Si il n’y a pas de détresse, raisonne l’APA, il n’y a pas de problème – c’est parfaitement normal, et certainement pas un «  désordre », pur une personne de refuser de reconnaître la signification de son corps. Le «  stigmatisme » est supposé disparaître.

(L’APA a jusqu’ici résisté a la demande de certains activistes transgenres de «  dépathologiser » complètement le cas.

L’absence de diagnostic reconnut signifie une absence de couverture d’assurance. Donc, dans a littérature professionnelle, le transgenrisme occupe occupe une zone mal définie entre le cas psychiatrique et l’état normal de l’identité humaine. Quelqu’un doit payer pour ces onéreuses «  procédures de réassignement »

Le manuel   de l’ American Psychological Association reconnaît que tous les cliniciens ne croient pas dans la confirmation des croyances des patients confus sur leur genre ( au moins quand il s’agit d’enfants), mais qu’ils ont largement adopté l’agenda des transgenres radicaux. L’organisation évoque catégoriquement que : « le genre est une construction non binaire qui permet un panel d’identités de genre et que le genre d’une personne peut ne pas être aligné sur le sexe assigné à la naissance. » Ayant adopté ces fondation manifestement a-scientifiques, ils continuent à construire leur château de carte appuyé sur un échafaudage politique plutôt que médical.

Le reclassification de la dysphorie de genre est devenue globale, avec l’Organisation mondiale de la santé ( OMS) décidant  en Mai 2019 d’ôter cette condition de la liste des désordres mentaux et de se référer à une « incongruence de genre ». L’OMS explique que ce changement était nécessaire fin d’enlever la discrimination contre les individus dysphoriques et de permettre que leurs droits au GAT soit garanti.

Le totalistarisme transgenre

L’orthodoxie transgenre (ou idéologie, ou théologie) a donc saisi la société occidentale sans aucune base factuelle. Il est difficile d’identifier d’autres phénomènes culturels auquel la comparer à aucun point de l’histoire. Les nations se sont trouvées englouties par les mouvements politiques comme le National-socialisme, basés sur des concepts scientifiques fabriqués comme l’identité raciale, mais ces mouvements étaient différents dans leur nature de la révolution transgenre. Même les systèmes politiques totalitaires sont plus construits moins sur une acceptance large des citoyens que sous la force nue des armes. Par contraste, le transgenrisme bat la réalité sans tirer un seul coup.

A des moments différents de l’histoire, le champ de la médecine a fait le choix de pratique sans preuves, comme dans les lobotomies * au début du 20ième siècle , comme l’a fait le champ des psychothérapies dans la phrénologie, par exemple.  Mais dans aucun de ces cas les professionnels dans leur ensemble n’ont exigé l’acceptation et peut-être la participation à des doctrines sans fondement. Au lieu de cela, les pratiques étaient confinées dans des groupes restreints.* d’expérimentateurs qui n’avaient qu’un succès limité et temporaire contre la réalité de la science et le bon sens.

Mais ce n’est pas le cas avec le transgenrisme. Des médecins professionnels supposés formés et hautement expérimentés dans tous les champs d’intervention non seulement ignorent l’absence de preuve mais nient jusque aux faits qui ont été des évidences pour une humanité saine depuis sa création.  Des médecins  déclarent  sous serment qu’il n’y a pas de bases physiques permettant de déterminer si un humain est un mâle ou une femelle. La Dr. Deanna Adkins,  professeure à l’Ecole de médecine de  Duke University et dicectrice de la nouvellement affiliée clinique du genre de Duke, a témoigné devant une cour de la Caroline du nord «  Dans une perspective médicale, le déterminant approprié pour le sexe et l’identité de genre… c’est contraire à la science médicale d’utiliser les chromosomes, les hormones, les organes internes de reproduction, les appareils externes de reproduction ou les caractères sexuels secondaires pour passer outre les identités de genre afin de classer quelqu’un comme mâle ou femelle. ». Ceci pourrait déclencher la surprise pour des millions de docteurs et des milliards de personnes normales qui ont classé les individus de cette façon depuis la nuit des temps.

Cette insistance politiquement motivée à dire que le blanc est noir a entériné des traitements qui sont extraordinairement dommageables pour la santé à la fois physique et mentale des patients. Des pédiatres envoient des enfants dysphoriques à des collègues endocrinologistes  complices qui leur administrent des hormones très dangereuses  avec souvent des conséquences irréversibles, puis qui adresse les enfants à des chirurgiens complices, qui manipulent alors le scalpel afin de leur ôter des organes parfaitement sains et de créer des répliques pathétiques, non-fonctionnelles d’autres organes.  Les psychiatres et psychologues peuvent être impliqués mais la plupart du temps seulement pour approuver sans discussion le besoin supposé du patient pour des traitements aussi radicaux.

Les cliniques du genre fleurissent  comme des champignons après une averse de pluie acide.

Les professionnels des métiers de la santé ont eur face à ces activistes et créent des recommandations basées non sur la science mais sur la politique.  Les médecins dissidents sont harcelés pour le faire taire, menant le monde extérieur que la profession médicale dans son ensemble cautionne «l’affirmation » de l’identité de genre comme congruente avec celle de sexe. Les professionnels de l’éthique médicale  songent  à rendre l’adhésion des praticiens à ce shéma de pensée préalable à leur droit d’exercer.  Réclamant une place au sein des actuelles sociétés médicales, et se présentant comme la règle d’or du traitement transgenre, se trouve la World Professional Association for Transgender Health (WPATH). Les objectifs de la WPATH est de devenir la voix des experts médicaux sur la question mais elle fonctionne plus comme une organisation de de promotion politique ―aucun diplôme médical n’est exigé pour en être membre. Malgré l’approche «  tout public » de l’inscription, les consignes de la WPATH pour le traitement sont considérées comme une bible dans certaines parties de la profession médicale.

Un aspect remarquable de la révision  des standards de soin du WPATH de 2011 est l’encouragement  de mise en place de nouveaux paradigmes afin d’obtenir le consentement éclairé des patients. Comme le Dr. Stephen Levine, psychiatre à l’Ecole de médecine de la Case Western Reserve University le décrit :

[Le nouveau modèle] prévalant est que les patients savent mieux ce dont ils ont besoin pour être heureux, généralement signifiant que l’autonomie du patient est l’unique considération éthique pour le patient informé. Ceci incluant les enfants et les adolescents. Le rôle des professionnels de la santé mentale dans la reconnaissance et le traitement des co-morbidités psychiatriques hautement prévalentes et dans les décisions sur l’état de répartion a été dévalorisé, particulièrement par l’affirmation qu’il n’y a rien de pathologique dans aucun état d’expression du genre.

Selon la WPATH, donc, les médecins doivent sublimer leurs inquiétudes éthiques à propos du traitement des dysphories et l’harminiser au désir actuel de ces patients.

La WPATH  a donné naissance à l’USPATH, qui proclame ouvertement  lors de sa conférence  de 2017 que sa mission politique est de : «  manifester un choix fort de soutien pour continuer les développements rapides dans le champ de la santé des trans aux USA ainsi que pour a communauté des dispensateurs de soins, les chercheurs, et avocats qui promeuvent ces soins. »  A cette conférence, les organisateurs se sont inclinés devant des menaces de violence de la part de radicaux transgenres et ont annulés l’intervention du Dr. Kenneth Zucker, un psychologue qui prend la position apparemment détestable de prétendre que les patients seront généralement plus heureux s’ils peuvent se réconcilier avec leur sexe biologique. La seule préoccupation parmi ces soi-disant professionnels a été de trouver les moyens de faire taire la voix solitaire et sceptique de Zucker et de le faire sans être poursuivis.

Les activistes trans vont encore plus loin dans la profession médicale : Ils vont même jusqu’à supporter la prohibition législative  de ce qu’ils nomment «  la thérapie de conversion ». Ceci signifie que les psychiatres et les psychothérapeutes se voient interdire le fait d’explorer avec leur patient les bases spychologiques sous-jancntes de la dysphorie de genre. Pour paraphraser le psychiatre de John Hopkins Paul McHugh, soumettre un patient dysphorique à une  thérapie « confirmante », c’est comme soumettre un patient anorexique à une liposuccion. Mais les médecins de la nouvelle industrie du genre font bloc avec les radicaux politiques pour bannir le seul traitement qui pourrait épargner au patient un combat avec son corps ui s)durera toute sa vie.

Tout comme l’histoire n’offre pas de parallèle  avec les inepties professionnelles et médicales, elle ne montre rien d’équivalent dans la culture élargie.  La révolution transgenre a  capturé toutes les catégories de gouvernements , avec les branches législatives, dans l’exécutif et le judiciaires pressées d’appliquer les directives préférées des activistes.

• Ils ont mis main basse sur les médias, qui présente avec zèle l’idéologie transradicale comme la nouvelle norme et décrit ses opposants avec hostilité. Les géants des média-sociaux comme Twitter censurent quotidiennement tout contenu supposé insensible aux individus dysphoriques, même une simple évidence comme «  les hommes ne sont pas des femmes »

• Ils ont pris d’assault les écoles publiques et certaines écoles privées, de la maternelle au secondaire. Si un étudiant affirme qu’il est transgenre, il ‘est et tous les étudiants et le personnel doivent le traiter comme membre de son sexe nouvellement choisi.

• Ils ont conquis le monde des affaires américain, avec des exigences (parfois acceptées simplement, parfois, après un harcélement bien financé ) pour un engagement d’allégeance à la nouvelle orthodoxie. Les corporations sont mainenant pressées non seulement de supporter le concept mais d’exercer des pressions dans le champ publique contre les dissidents.

• Ils ont corrompu   la religion, particulièrement le Protestantisme  majoritaire, en remplaçant l’enseignement des Ecritures par le dogme du choix et des droits narcissiques.

• Ils ont corrompu le monde des athlètes, avec des mâles biologiques autorisés à entrer en compétition contre des femmes ou des filles plus petites, plus lentes et moins musclées au détriment inévitable des athlètes femmes.

• Ils ont corrompu la loi, avec des statuts qui ont été votés sans aucune pensée pour l’identité de genre étant maintenant  interprétée afin d’élever les «  droits » des dysphoriques contre ceux des individus ordinaires. Même les textes de loi fédéraux  qui ont été voté afin de favoriser l’accès des filles à une participation sportive accomplie (Title IX)  ont été maintenant invertis pour protéger les invasions mâles dans les équipes féminines.

• Ils ont corrompu la recherche, avec le Gouvernement fédéral  finançant maintenant des projets de recherche non éthiques et non professionnels censés confirmer une hypothèse préalable plutôt que d’atteindre une vérité scientifique.

Plus encore, ils ont couvert d’outrage tout chercheur qui obtenait des conclusions contraire au dogme transgenre.

• Ils ont corrompu le langage, avec  des exigences pour créer des pronoms faux et fabriqués pour se référer aux individus transgenre et avec une redéfinition forcée de termes basics comme «  homme » «  femme » «  père «  « mère ». Ce à quoi  même les radicaux se référaient  il y a une dizaine d’années en tant que «  sexe physique » ou «  sexe biologique » est maintenant quotidiennement nommé «  sexe assigné à la naissance », comme si l’obstétricien présent choisissait celui qui lui vient en premier à l’esprit.

• Ils ont piétiné la liberté religieuse, y compris les droits d’un couple qui voudrait adopter ou accueillir un enfant et l’organisation qui les aide. A moins que ces individus ou associations acceptent de parler et d’agir en concordance avec les mandats transgenres – de renier leurs croyances les plus fondamentales—ils seront  exclus de ces programmes pour l’enfance et pour la formation des familles.

Mais peut-être plus sérieusement, ils ont passé au bulldozer l’ancien, fondamental droit des parents   de protéger et de guider leur enfant. L’administration Obama mis en place de la guidance recommandant que les cadres des écoles ne notifie pas aux parents que leur enfant éprouve une confusion de genre, et pourtant bien que cette notification ne soit plus en vigueur, maintenir les parents dans le noir reste la règle  dans certains états. Les parents qui sont au courant du problème mais rejette la notion que leur enfant est emprisonné dans le mauvais corps sont sujets à du chantage émotionnel dirigé par des «  experts », qui, bien sûr, profitent de la nouvelle industrie. Avertis que sans hormones et sans chirurgie  leur enfant commettra un suicide, les parents sont avertis sans ménagement que leur choix est entre «  une fille en vie ou un fils mort »  ou vice versa. S’ils refusent de consentir à ce qu’ils savent qui doit blesser leur enfant, le gouvernement peut leur retirer la garde. Quand l’établissement médical et gouvernemental excluent les protecteurs naturels de l’enfant – la personne qui le connait et l’aime plus que quiconque au monde- de décisions qui peuvent littéralement ruiner la vie de l’enfant, la civilisation elle-même est en danger.

Fin première partie

Traduction Elisabeth Guerrier

*Nous nous permettons d’invalider ici les propos de Madame Robbins, lorsqu’elle attribue aux praticiens de la lobotomie une activité restreinte. La lobotomie fut l’objet d’un véritable engouement en Europe comme Outre-Atlantique et de nombreux praticiens en firent leur spécialité, lucrative et objet d’une sorte de notoriété. Par exemple, Walter Freeman se fit une spécialité de la lobotomie au pic à glace, il opérait dans une sorte de caravane et se déplaçait de ville en ville. 40 000 Américains ont été lobotomisés. Au plus fort de la mode, en 1949, ils ont été 5 000.  En replaçant les vagues des modes “thérapeutiques” touchant les questions du rapport à la norme avec les questions inéluctables que pose l’homme à l’homme et les solutions choisies dans le contexte historique, (on pense aussi à la déferlante des électrochocs du début du XXième), considérées pour un temps comme radicales sinon “prouvées” scientifiquement, du moins légitimées par le discours expert, ceci permet de relativiser la caution et les enjeux sous-jacents de la “scientificité” des interventions sur le public actuel.EG

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