ARC International : un Arc en ciel canadien très sombre par Jennifer Bilek

ARC International : a dark Canadian Rainbow.

En 2008 l’Arcus Foundation, qui se présente elle-même comme une organisation philanthropique américaine, a accordé son premier don important à ARC International, une société canadienne située dans la ville touristique de Dartmouth, NS (population 92 000 habitants).

Ses deux premières donations, de successivement 198 000 dollars en 2008 et 200 000 en 2009, ont été toutes deux effectuées par l’intermédiaire de la Tides Foundation. Puis en 2013 elle a versé à nouveau 400 000 dollars et 100 000 en 2017. Dans ces deux derniers cas, l’argent est allé directement de ARCUS à ARC International.

Les Canadiens peuvent se demander pourquoi de telles quantités d’argent sont déposées par- delà les frontières à une minuscule organisation, ostensiblement dans un but caritatif.

Le nom officiel de l’ARC est Allied Rainbow Communities International et elle est enregistrée au Canada comme organisation privée non-imposable. Son directeur exécutif est Kim Vance Mubanga, qui fonda ARC en 2003 avec John Fisher (maintenant Directeur à Genève de Human Rights Watch) afin de promouvoir les droits “LGBT”. Son site web le présente comme : jouant un rôle majeur dans les diverses phases des Principes du Yogyakarta.
“Nous avons créé ce projet, convié une coalition d’ONG afin de promouvoir son implantation, facilité les meetings de cette coalition, travaillé précisément sur la préparation et la conduite des rencontres d’experts, développé un site web avec des partenaires afin de provoquer l’envol des “Principles”, préparé les personnels d’arrière-plan et les matériaux argumentatifs afin de soutenir les initiatives régionales, mesuré les utilisations en cours des “Principles”. Nous participons à la création d’un guide à l’attention de l’activiste et conduisons des sessions de formation et de soutien pour les organisations utilisant les “Principles”.
Kim Vance Mubanga John Fisher (pictures)
Le Website explique aussi clairement comment furent utilisées les deux premières donations.

Il précise que “2009.2010 fut une période charnière, car nous avons évolué vers la phase d’implantation de la réforme des Droits humains des Nations unies, travaillé avec les ONG à prendre en compte les implications de ces réformes pour les droits LGTB, construit le support global des Yogyakarta Principles et développé une stratégie de vision coordinatrice afin de faire progresser ces questions dans les annees à venir.”

Ceci nous informe du fait que ARC International est une firme de propagande et de lobbying et que les deux premières donations ont financé la propagation de Yogyakarta Principles autour du monde.
Le Yogyakarta Principles trace les contours d’une liste de droits pour les individus gays, les lesbiennes et les trans. Créé en 2006 par un groupe de personnes sélectionnées tout d’abord non-originaires de pays occidentaux – et comprenant le Botswana, la Chine, l’Inde, le Nepal, l’Indonésie, le Kenya, le Pakistan, l’Afrique du sud, la Thailande et la Turquie qui se rencontrèrent en Indonésie specifiquement pour son appartenance à l’Islam, les “Principles” ont été le reflet du langage affirmé par l’ONU dans le domaine des droits humains.
John Fisher et le rapporteur irlandais des Principles, Michael O’Flaherty, expliquent dans un article publié par l’ Oxford University Press : “Le 26 Mars 2007, un groupe d’experts dans les droits humains a lancé le Yogyakarta Principles sur l’application de la loi sur les droits humains en relation avec l’orientation sexuelle et l’identité de genre. (The Yogyakarta Principles). Les “Principles” sont conçus comme une identification cohérente et exhaustive de l’obligation des états de respecter, protéger et répondre aux droits humains de tout individu sans tenir compte de son orientation sexuelle ou de son identité de genre”.

L’ajout crucial effectué par The Principles est de postuler l’existence d’une “identité de genre” et c’est la raison pour laquelle ils posent problème. Il n’existe aucune base scientifique à l’idée que les individus puissent naître avec un sens inné du genre. De nombreuses personnes sont critiques de cette même idée. Et si le genre implique des rôles et des attentes socialement construits associés au sexe, ce qui a été sa définition pendant plus de 150 ans, il est alors illogique de prétendre que qui que ce soit puisse être né avec lui.
Le Yogyakarta Principles réclament donc des droits humains pour quelque chose qui ne peut pas être scientifiquement ni logiquement montré comme existant. Mais sans l’assertion d’une identité de genre innée, il ne peut y avoir de revendication que le genre de quiconque ne correspond pas à son sexe et donc pas d’identité transgenre.

Le site international ARC présente le “Yogyakarta Principles” comme “un guide universel des droits humains affirmant la modification des standards légaux internationaux auxquels chaque état devra s’adapter.”

Mais les “Principles” ne sont pas un document des Nations unies et n’ont jamais été discutés ou ratifiés par aucun des corps des Nations unies. Ceci saute aux yeux dans le document détaillant la façon dont ils ont été créés, accessible à Outright International Org. L’entrée Wikipedia les concernant décrit également que “les tentatives pour rendre l’identité de genre et l’orientation sexuelle de nouvelles catégories de non-discrimination ont été plusieurs fois rejetées par l’Assemblée générale, le Conseil des droits humains et d’autres organismes des Nations unies.” Par conséquent ils ne modifient rien et n’ont pas plus de poids que la liste d’un enfant adressée au Père Noël. Cependant la mission de l’ARC, sa seule mission, est d’élargir l’influence de ce document dans le monde en ciblant les têtes des institutions, des cours, des parlements, les rédacteurs des constitutions, la police, les ministères de la justice ainsi que les ONG les plus influentes. La compagnie a tout à fait mené à bien sa mission.
Les Yogyakarta Principles furent étendus en 2017 afin d’ajouter l’expression de genre et les “caractéristiques sexuelles”, ce qui explique la finalité de la donation ARCUS de 2017. Selon l’expert international des droits des femmes, Anna Zobnina, le but ultime est d’éliminer les catégories de sexe et de genre construites socialement et de les remplacer par des catégories artificielles d’identité de genre, d’expression du genre ou de caractéristiques sexuelles. Ces dernières sont les qualités qui déterminent ensemble les appareils génitaux, les chromosomes, les hormones. Le sexe donc sera abandonné en tant que catégorie légale, remplacé par des morceaux découpés de biologie humaine. Avec l’addition de “caractéristiques sexuelles”, il semble que des mots comme “homme” ou “femme”, seront remplacés par “menstrué”, “porteur de gestation”, “porteur d’utérus”, ces termes étant déjà utilisés sur les médias sociaux, bien que la catégorie “homme” se doive encore d’être remplacée par celle “d’ejaculateur” ou de “porteur de penis”. Tout comme les transsexuels masquent le sexe auquel ils appartiennent, le sexe lui-même sera masqué.

Mais qui est derrière tout cela ? La Fondation Arcus appartient à Jon Stryker, héritier de l’
American medical device company, la Stryker Corporation. Ses fonds viennent de la Stryker Corporation. Il y a quatre ans, la Chronicle of Philanthropy rapporta que Stryker avait donné au moins 336.3 millions en tout premier lieu à cette fondation.
Influence Watch rapporte qu’il a donné plus de 500 millions à Arcus. Arcus a attribué la moitié de cet argent au soutien des grands singes, le reste, -100% des fonds attribués aux causes humanitaires- est allé à la sorte d’organisation qui puisse fournir un marché pour les petites entreprises familiales, les centres LGTBQ et les oeuvres caritatives. Ceci mène à une question qui sonne comme une mauvaise plaisanterie. – qu’est-ce que les personnes trans. ont en commun avec les singes ?
Un regard sur les informations données sur le site des bénéficiaires Arcus pour les dons faits aux membres les plus proches de l’espèce humaine : gorilles, gibbons, bonobos et chimpanzés- révèle des références récurrentes à des maladies, y compris des maladies humaines et au Covid 19. La mauvaise plaisanterie alors est que à la fois les singes et les humains servis par Arcus nécessitent des interventions chirurgicales et des médicaments. Considérer Arcus comme autre chose qu’une organisation de marketing faisant partie du complexe de l’industrie médicale américaine- dont la tâche est de produire et d’alimenter des marchés est clairement de la naïveté.
Comme Jennifer Bilek l’a souvent démontré ” Comme le prouve l’exemple de l’ Arcus Foundation le mouvement des droits LGB s’est transformé en un monstre inassouvissable qui a des liens forts au complexe medico-industriel et aux sociétés globales.”


Quand une minuscule société canadienne et des habitants du Sud global sont mandatés pour définir les “Principles” et effectuer leur lobbying, nous pouvons légitimement les considérer comme les véhicules d’un impérialisme supposé cacher que l’idéologie du genre est une invention américaine vendue et supportée par des financements américains pour le bénéfice ultime de compagnies américaines. Comme tout impérialistes les Américains emploient les “autochtones” comme soldats de première ligne dans la guerre menée contre leurs citoyens. De leur siège sur les bords d’un parc qui comprend 50 lacs, où les chants d’oiseaux attachent la terre au ciel, l’équipe de ARC International s’est assurée que les écoles primaires canadiennes enseignent aux enfants à se découpler de la nature. Leur corps n’a rien à voir avec leur sexe insiste le programme scolaire SOGI.

Ils peuvent être garcon ou fille sans tenir compte des caractéristiques de leur sexe. Leur corps sont à la disposition de leur cannibalisme. Si ils éprouvent de la détresse psychologique lorsqu’ils passent de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte, les médicaments et la chirurgie sont des solutions rapides.
Et l’ARC a pavé le chemin pour que les médecins canadiens deviennent des dealers qui s’assureront que les enfants ne prendront pas le temps nécessaire à surmonter leur période d’inquiétude. Peut-être le scalpel qu’il finiront par brandir portera-t-il la marque “Stryker”.

Traduction Elisabeth Guerrier