La surprotection de l’esprit américain / Greg Lukianoff et Jonathan Haidt

La surprotection de l’esprit américain

The Coddling of the American Mind

Au nom du “bien être émotionnel”, les étudiants demandent de plus en plus souvent aux universités  une protection contre les mots et les idées qu’ils n’aiment pas. Voici pourquoi c’est à la fois désastreux pour l’éducation et pour la santé mentale.

Andrew B. Myers / The Atlantic Par Greg Lukianoff et Jonathan Haidt

 

Quelque chose d’étrange se produit dans les universités et les grandes écoles américaines. Un mouvement prend de l’ampleur, sans leader et conduit largement par les élèves, qui cherche à nettoyer les campus et à ôter les mots, les sujets, les idées qui pourraient causer de l’inconfort ou porter offense. En décembre dernier, Jeannie Suk  écrivit un article dans The New Yorker, à propos d’étudiants en droit demandant à son collègue Professeur à Harvard de ne pas enseigner la loi sur le viol – ou si besoin, d’utiliser le terme « enfreindre » comme dans « enfreindre la loi »  de peur que cela génère de la détresse chez ses étudiants. En février,  Laura Kipnis, Professeur  à la Northwestern University,  écrivit un essai dans “Les Chroniques de l’enseignement supérieur” The Chronicle of Higher Education décrivant la nouvelle politique de paranoïa sexuelle sur les campus – et fut l’objet d’une longue enquête après que des étudiants qui s’étaient sentis offensés par l’article et par un tweet qu’elle avait envoyé aient rempli la plainte du Titre IX contre elle.  En juin, un Professeur se protégeant sous un pseudonyme écrivit un essai pour Vox décrivant combien il devait maintenant enseigner avec précaution. « Je suis un enseignant libéral et les étudiants libéraux me terrifient » en est le titre. Un grand nombre d’acteurs populaires dont Chris Rock  ont cessé d’intervenir  sur les campus ( se référer à l’article de Caitlin Flanagan).

 Jerry Seinfeld et Bill Maher  ont publiquement condamné cette hyper sensibilité des étudiants disant que nombre d’entre eux étaient incapables de second degré.

Deux termes sont apparus rapidement, venus de nulle part et imprégnant la parlance commune ; “Microagressions”, ce sont de petites actions et des choix de mots qui semble à première vue ne pas avoir d’intention maligne mais ui sont malgré tout une forme d’agression. Par exemple, suivant les codes de conduites de certains campus, c’est une microagression de demander à un Asio-américain ou à un latino-américain :  “Où es-tu né ?” parce que cela impliquerait qu’il n’est pas un véritable américain.  Des “déclencheurs d’avertissement”, Trigger warnings sont des alertes que les professeurs sont censés fournir si un sujet dans un cours est supposé entraîner de fortes réponses émotionnelles. Par exemple, certains étudiants ont demandé à ce que le Things Fall Apart de Chinua Achebe, qui décrit la violence raciale et le The Great Gatsby  de F. Scott Fitzgerald qui décrit la misogynie et les abus physique soient repérables afin que les étudiants qui ont subi le racisme ou les violences domestiques puissent choisir d’éviter ces œuvres, qui, croient-ils, pourraient réveiller un retour post-traumatique.

Certains actions sur les campus touchent au surréel. En avril, à l’université de Brandeis  l’association des asio-américains a cherché à attirer l’attention sur les microagressions touchant les asiatiques à travers une installation sur les marches d’un des halls de l’université. L’installation donnait des exemples de microagressions comme : “vous n’êtes pas supposés être bons en maths ?” ou “Je suis insensible à la couleur de peau. ” Mais cela généra une réaction de la part d’autres asio-américains qui ont senti que l’exposition elle-même était une microagression. L’association a enlevé l’installation et son président a écrit à toute la communauté estudiantine une note d’excuses pour « tous ceux qui avaient été blessés ou touchés par le contenu de la microagression. »

Selon les principes les plus basiques de la psychologie, voulant aider les personnes avec des crises d’anxiété (nosographie biopsy : anxiety disorders) en leur évitant la chose qui les effraie est une erreur. C’est pourtant le nouveau climat qui est institutionnalisé et qui affecte ce qui peut être dit dans la classe, même lors d’une simple discussion. Pendant l’année scolaire 2014 2015, par exemple, les recteurs et les administrateurs de 10 universités américaines ont été conviés à des formations de cadres où étaient présentés des exemples de microagressions. La liste des propos offensifs incluait : “Je crois que la personne la plus qualifiée devrait obtenir le poste”.

La presse a majoritairement décrit ces développements comme des résurgences du politiquement correct. C’est partiellement exact, bien qu’il y ait d’importantes différences entre ce qui se produit maintenant et ce qui s’est passé dans les années 80 ; 90.

 Le mouvement cherchait à réduire le discours, particulièrement les discours de haine à l’égard des minorités marginalisées, mais il questionnait également la littérature, la philosophie, et les critères de l’histoire, cherchant à étendre l’usage en y incluant une perspective plus large. Le mouvement actuel est principalement autour du “bien-être émotionnel ”    et plus que le précédent, il postule une extraordinaire fragilité de la psyché estudiantine, et donc élève les objectifs à la protection des étudiants contre tout tort psychologique subi.

Le but ultime, semble-t-il est de transformer les campus en « lieux sûrs » où les jeunes adultes seraient protégés contre les mots ou les idées qui mettent certains d’entre eux mal à l’aise. Et plus que le prédécesseur, ce mouvement cherche également à punir quiconque pourrait enfreindre cet objectif, même accidentellement. On pourrait qualifier cette tendance de “vindicte protectionniste”. Elle crée une culture dans laquelle tout le monde doit s’y reprendre à deux fois avant de s’exprimer, sous peine de subir des accusations d’insensibilité, d’agression ou pire.

L’écrivain Greg Lukianoff  s’est joint à l’éditeur en chef d’Atlantic James Bennet pour discuter cette question.

Nous avons étudié ce développement depuis un certain temps déjà, en sonnant l’alarme. Greg Lukianoff est un avocat en droit constitutionnel et président et PDG de la Fondation pour les droits de l’individu dans l’éducation, qui défend la liberté d’expression et la liberté d’enseigner sur les campus, il a aussi plaidé pour certains étudiants et enseignants  impliqués dans les cas cités plus haut. Jonathan Haidt est un psychosociologue qui étudie la culture de la guerre américaine. Les récits de la façon dont nous en sommes venus à discuter de ceci peuvent être lus ici.

Le danger que ces tendances posent pour la scolarité et pour la qualité des universités américaines sont réels. Nous pourrions écrire un essai entier pour les décrire. Mais ici, nous nous centrons sur différentes questions  : quels sont les effets de ce nouveau protectionnisme sur les étudiants eux-mêmes ?  Est-ce que cela avantage les personnes supposes devoir être aidées ?  Qu’apprennent exactement les étudiants quand ils passent quatre années ou plus dans une communauté qui police les “affronts” non intentionnels, place des notes d’avertissement sur les ouvrages de la littérature classique et de beaucoup d’autres façons implique le fait que les mots peuvent être une forme de violence qui demande un strict contrôle par les autorités universitaires, qui sont supposés agir à la fois comme protecteurs et comme procureurs ?

Il y a un adage commun dans les cercles universitaires : « N’apprend pas aux étudiants quoi  penser mais enseigne leur comment penser. L’idée remonte aussi loin que Socrate. Aujourd’hui, ce qu’on nomme la “méthode socratique” est une façon d’enseigner qui génère la pensée critique, encourageant en partie les étudiants à questionner et à examiner leurs propres croyances ainsi que la sagesse reçue provenant de ceux qui les entourent. De tels questionnement amènent parfois de l’inconfort et même de la colère liés à la manière de comprendre.

Mais le protectionnisme vindicatif enseigne aux étudiants une tout autre méthode. Il les prépare très mal à la vie professionnelle, qui demande fréquemment un engagement intellectuel avec ces gens et des idées que l’on peut considérer désagréables ou fausses.

Le tort causé peut être également plus immédiat. Une culture de campus dédiée à la police du langage et punissant les intervenants est supposée générer des modèles de pensée qui sont étonnamment similaires à ceux qui ont depuis longtemps été identifiés par les thérapistes cognitivo-comportementaux comme causes de dépressions et d’anxiété. Le nouvel hyper-protectionnisme apprend aux étudiants à penser d’une façon pathologique.

Comment en est-on arrivés là ?

Il est difficile de savoir exactement pourquoi la vindicte protectionniste s’est répandue si largement ces dernières années. Le phénomène est peut-être lié aux récents changements dans l’interprétation des statuts fédéraux anti-discrimination (sur lesquels nous reviendrons plus tard) Mais la réponse implique probablement des modifications des relations intergénérationnelles également. L’enfance elle-même a énormément changé pendant  la dernière génération. De nombreux Baby boomer ou  Gen Xers peuvent se souvenir d’avoir roulé en bicyclette, sans la surveillance d’adulte alors qu’ils n’avaient que sept ou huit ans. Dans les heures suivant la classe, les enfants étaient supposés s’occuper eux-mêmes,  s’affronter à des heurts mineurs et apprendre de leur expérience. Mais l’élevage en plein air” de l’enfance est devenu plus rare dans les années 80. La montée de la criminalité des années 60 au début des années  90 a rendu les parents plus protecteurs que leurs propres parents. Les histoires d’enlèvements d’enfants sont devenues plus communes et en 1984, leurs photos sont apparues sur les packs de lait. En réponse, les parents ont serré les vis et ont travaillé plus pour assurer la sécurité de leurs enfants.  

La progression vers la sécurité s’est aussi manifestée à l’école. Les structures potentiellement dangereuses des jeux furent enlevées des cours de récréation, le beurre de cacahuètes banni de déjeuner des enfants. Après le massacre de Columbine de 1999, beaucoup d’écoles ont sévi contre le harassement, intégrant des mesures de « tolérance zéro » . De diverses façons, les enfants nés dans les années 80—the Millennials—ont reçu un message fort des adultes : la vie est dangereuse mais les adultes vont faire tout ce qui est en leur pouvoir pour vous protéger, pas seulement des étrangers mais les uns des autres également.

Ces mêmes enfants ont grandi dans une culture qui était (et est encore) de plus en plus polarisée politiquement. Les Républicains et les Démocrates ne se sont jamais particulièrement appréciés mais des enquêtes remontant à 1979 montrent qu’en moyenne, leur antipathie mutuelle était assez modérée. Les sentiments négatifs sont devenus de plus en plus forts cependant à partir du début des années 2000. Les sciences politiques appellent cela « une polarisation affective partisane » et c’est un sérieux problème dans une démocratie. Comme chacun des côtés diabolise de plus en plus l’adversaire, les compromis deviennent de plus en plus difficiles.

Une étude récente montre que des biais implicites et inconscients sont maintenant au moins aussi forts au sein des partis politiques qu’ils le sont en ce qui concerne les races.

Il est donc assez facile d’imaginer pourquoi des étudiants aujourd’hui peuvent être désireux de protection et plus hostiles à l’égard des opposants idéologiques que la génération passée. L’hostilité et la suffisance nourries par des émotions partisanes fortes peuvent être supposées ajouter de l’intensité à n’importe quelle croisade morale. Un principe de psychologie morale est que le « moralité attache et aveugle ». Une partie de ce que nous faisons quand nous posons des jugements moraux est d’exprimer notre allégeance à un groupe. Mais ceci peut interférer avec notre capacité à penser d’une façon critique. Reconnaître que le point de vue opposé à quelque mérite est risqué- vos coéquipiers peuvent vous considérer comme un traître.

Les médias sociaux rendent la contribution à une croisade, l’expression de la solidarité et l’outrage et la poursuite des traîtres extrêmement faciles. Face Book a été fondé en 2004 et depuis 2006, tout enfant âgé de plus de treize ans peut le joindre. Ceci signifie que la première vague d’étudiants qui ont passé leur adolescence avec Face Book ont intégré l’université en 2011 et ont passé leur diplôme uniquement cette année.

Andrew B. Myers

Ces premiers ” vrais indigènes des médias sociaux” peuvent être différents des générations antérieures sur la façon de partager des jugements moraux et se supportent dans des campagnes morales et des conflits.  Nous trouvons beaucoup à apprécier dans ces tendances, les jeunes adultes aujourd’hui sont engagés les uns par rapport aux autres, avec de nouvelles histoires, et avec des attitudes prosociales plus développées que lorsque la télévision était la technologie dominante. Mais les médias sociaux ont aussi fondamentalement modifié l’équilibre de pouvoir dans les relations entre étudiants et enseignants, ces derniers craignant de plus en plus ce que certains étudiants pouvaient faire subir à leur réputation et à leur carrière en suscitant des attaques en ligne contre eux.

Nous ne voulons pas faire l’hypothèse d’une causalité directe, mais la taux de troubles psychiques chez les jeunes adultes a augmenté, à la fois dans et hors des campus, lors des dernières décennies. Une partie de cette croissance est certainement due à de meilleurs diagnostics et à une plus grande volonté de chercher de l’aide, mais la plupart des experts semblent s’entendre sur le fait  que cette tendance est réelle. Presque tous les responsables de la santé mentale sur les campus ayant été consultés par l’ American College Counseling Association  en 2013, ont rapporté le fait que le nombre d’étudiants avec des problèmes psychologiques sévères était en augmentation dans leur université.  Le taux de détresse émotionnelle rapportée par les étudiants eux-mêmes est également élevé et en hausse. Dans une enquête de 2014 effectuée par l’American College Health Association, 54 % des étudiants questionnés disent qu’ils ont “ressenti une angoisse débordante” lors des derniers douze mois, plus de 49 % de plus que lors de la même enquête réalisée juste cinq années plus tôt. Les étudiants semblent rapporter plus de crises émotionnelles, beaucoup semblent être plus fragile, et ceci a certainement changé la façon dont les professeurs et les administrateurs échangent avec eux. La question est de savoir si ces changements dans la relation sont supposés faire plus de mal que de bien.

La cure de réflexion

Depuis des millénaires, les philosophes ont compris que nous ne voyons pas la vie comme elle est, nous y voyons une version déformée de nos espoirs, de nos peurs, et de nos attachements. Le Bouddha a dit : “ Notre vie est une création de notre esprit.” Marc Aurèle dit : “La vie est ce que tu te représentes.” La quête de la sagesse dans de nombreuses traditions, commence par cette considération. Les Bouddhistes de la première heure et les Stoïciens, par exemple, ont développés des pratiques pour la réduction des attachements, rendre la pensée plus clairvoyante et tendre vers la libération des tourments émotionnels de la vie mentale normale.

Les thérapies cognitives comportementales sont la mise en pratiques contemporaine de cette ancienne sagesse.  C’est le traitement non pharmaceutique le plus largement étudié pour la maladie mentale et c’est utilisé pour traiter la dépression, les troubles anxieux, les troubles de l’alimentation, et les addictions. Cela peut même être envisagé pour les schizophrènes. Aucune autre forme de thérapie ne fonctionne sur un éventail aussi large de problèmes. Les études montrent que c’est aussi efficace que les traitements antidépresseurs (comme le prozac) pour le traitement de l’anxiété et de la dépression. La thérapie est relativement rapide et facile à apprendre, après quelques mois d’entrainement, de nombreux patient peuvent l’appliquer seuls. Contrairement aux drogues, les thérapies cognitive-comportementales fonctionnent longtemps après que le traitement s’est arrêté, parce qu’elles apprennent au patient des compétences mentales qu’ils peuvent continuer à utiliser.

Le but est de minimiser les pensées déformées et de voir le monde d’une façon plus exacte. Vous commencez par apprendre les noms d’une douzaine ou plus de déformations cognitives communes (comme la généralisation, la négligence des aspects positifs, et le raisonnement émotionnel, voir la liste en bas d’article). Chaque fois que vous vous percevez comme aux prises avec l’une d’entre elles, vous la nommez, décrivez les faits de la situation, considérez des interprétations alternatives puis choisissez une interprétation des événements plus en accord avec ces faits. Vos émotions suivent cette nouvelle interprétation. Avec le temps, le processus devient automatique. Lorsque les gens améliorent leur hygiène morale de cette façon – lorsqu’ils se libèrent des pensées répétitives irrationnelles qui avait précédemment empli une part si importante de leur conscience- ils deviennent moins déprimés, anxieux ou irritables.

Le parallèle avec l’éducation officielle est clair : la thérapie cognitive-comportementale enseigne des compétences dans une bonne pensée critique, celle que les éducateurs luttent depuis si longtemps pour transmettre.  Suivant presque toutes ses définitions la pensée critique implique d’enraciner ses croyances dans des preuves plutôt que dans des émotions ou des désirs et apprendre comment chercher et évaluer ces preuves qui peuvent contredire vos hypothèses initiales. Mais est-ce que la vie sur les campus génère de la pensée critique ? Ou induit-elle les étudiants à penser d’une façon plus déformée.

Jetons un regard aux diverses tendances présentes dans le cursus universitaire au regard de ces déformations identifiées par les thérapies comportementalistes. Nous tirons leurs dénominations et leurs descriptions du livre populaire de David D. Burns « Se sentir bien » Feeling Good, ainsi que de la deuxième édition de «  Planification  et interventions de traitements pour la dépression et les désordres liés à l’anxiété «Treatment Plans and Interventions for Depression and Anxiety Disorders », de Robert L. Leahy, Stephen J. F. Holland, et  Lata K. McGinn.

L’approche du raisonnement émotionnel dans l’enseignement supérieur

Burns définit le raisonnement émotionnel comme assumant que « nos émotions négatives reflètent nécessairement la façon dont est vraiment la réalité : si je ressens ça, c’est donc que c’est vrai ». Leahy, Holland, et McGinn définissent ceci comme le fait de laisser « vos sentiments vous guider dans l’interprétation de la réalité ». Mais bien sûr les émotions ne sont pas toujours des guides fiables, lorsqu’ils ne sont pas canalisés, ils peuvent amener à s’en prendre aux autres qui n’ont rien fait de mal. La thérapie implique de sortir de cette idée que chacune de vos réponses émotionnelles représentent quelque chose de vrai et d’important le raisonnement émotionnel domine les débats et les discussions sur de nombreux campus. La plainte que les propos de quelqu’un puisse être “offensants”  n’est pas seulement l’expression de votre propre sentiment d’ “offense”. C’est plutôt l’accusation publique que le locuteur a fait  quelque chose d’objectivement déplacé. C’est une exigence qu’il s’excuse et soit puni par une autorité quelconque pour avoir commis une offense.

Il y a toujours eu des gens pour croire qu’ils avaient le droit de ne pas être offensés. Cependant, à travers l’histoire américaine – de l’ère victorienne aux militants de la liberté de parole  des années 60 70- les radicaux ont poussé les limites et se sont moqués des sensibilités dominantes. Par contre, dans les années 80, des campus ont commencé à se centrer sur la prévention du discours offensif, tout spécialement sur ceux qui pouvaient être blessants pour les femmes et les groupes minoritaires.  La préoccupation sous-jacente était louable, mais elle a rapidement produit un résultat absurde.

Que faisons-nous à nos étudiants si nous les encourageons à développer une extrême susceptibilité juste avant de quitter le cocon familial de la protection adulte ?

 Parmi les exemples les plus précoces se situe l’incident dénommé “du buffle d’eau” de l’Université de Pennsylvanie. En 1993, l’université à accusé un étudiant né en Israël de harcèlement racial après qu’il ait crié « La ferme, espèce de buffle d’eau » à un groupe de femmes noires qui faisaient du bruit pendant la nuit à l’extérieur du dortoir. De nombreux enseignants et commentateurs à l’époque ne voyaient pas comment le terme “buffle d’eau”  ( une traduction littérale d’une insulte en Hébreu qui s’applique à une personne indélicate et chahuteuse) pouvait être une injure raciale à l’encontre d’Afro-américains et le résultat fût de transformer le cas en nouvelle internationale.

Les exigences du droit à ne pas se sentir offensé ont continué à augmenter depuis et les universités ont continué à les privilégier. Dans un cas particulièrement choquant en 2018, par exemple, l’Université d’Indiana-Purdue a déclaré un étudiant blanc coupable de harassement racial parce qu’il lisait un ouvrage intitulé «  Notre dame vs Le Klan ». Le livre honore l’opposition estudiantine au Ku Kkux Klan lorsqu’il marcha sur Notre Dame en 1924. Néanmoins, la photo sur la couverture a offensé au moins un des partenaires de cet étudiant (il était agent d’entretien en même temps qu’étudiant) et cela a été suffisant pour qu’il soit déclaré coupable par le Affirmative Action Office.

Ces exemples peuvent sembler extrêmes mais le raisonnement derrière eux s’est banalisé lors de ces dernières années. L’an dernier, à l’Université de Saint Thomas dans le Minnesota, un événement appelé “Hump  day , le jour de la bosse”, qui devait autoriser à caresser un chameau a été brutalement annulé. Des étudiants avaient créé un groupe sur Face Book  où ils protestaient contre l’événement en raison de sa cruauté animale, du fait qu’il était un gaspillage d’argent et de son manque de sensibilité aux habitants du Moyen -Orient. L’inspiration pour le chameau est certainement venue d’une publicité télévisée populaire dans laquelle un chameau flâne dans des bureau, célébrant le « Jour de la bosse »  et ne fait à aucun moment référence au habitants du Moyen Orient.  Néanmoins, le groupe à l’origine de l’événement a annoncé sur sa page Face Book, que celui-ci serait annulé parce que : “le programme divisait les gens et créerait un environnement inconfortable et éventuellement dangereux.”

Parce qu’il existe un large bannissement dans les cercles académique à propos du « blâme de la victime », il est généralement considéré comme inacceptable de questionner le caractère raisonnable ( sans parler de la sincérité) des états émotionnels que quelqu’un, particulièrement lorsque ceux-ci sont liés à une identité groupale.  L’argument si mince de « je suis offensé » est un atout imbattable.  Ceci conduit à ce que Jonathan Rauch, un éditeur contribuant à ce magazine, nomme : « la loterie de l’offense » dans laquelle les parties opposées utilise la plainte contre l’offense comme un gourdin. » Dans le processus, la barre de ce qui est considéré comme un discours inacceptable se baisse de plus en plus.

Depuis 2013, de Nouvelles pressions de la part du gouvernement ont renforcé cette tendance. Les statuts anti-discrimination  régulent le harcélement et les traitements inégalitaires basés sur le sexe, la race, la religion et les origines nationales.  Jusqu’à récemment le Département de l’éducation pour les droits civiques (Department of Education’s Office for Civil Rights) reconnaissait qu’un discours doit être “objectivement offensant” avant qu’il puisse être l’objet d’une plainte pour harcèlement sexuel. Il se devait de passer le test de la « personne raisonnable ». Pour être prohibé, le Comité a écrit en 2003, que le discours ouvertement harcelant se devait d’aller “au-delà la simple expression de vues, mots, symboles ou pensées que certaines personnes peuvent trouver offensantes. “

Mais en 2013, le Département de la justice et de l’éducation (Departments of Justice and Education) a largement étendu la définition du harcèlement sexuel pour y inclure des conduites verbales étant simplement “malvenues”. Par crainte d’investigations fédérales, les universités appliquent maintenant ces standards- définissant les discours de harcèlement malvenus – pas seulement à l’égard du sexe mais aussi de la race, de a religion, et du statut de vétéran également. Tout le monde est supposé s’appuyer sur ses émotions pour décider si un commentaire par un étudiant ou par un professeur est malvenu et mérite une plainte pour harcèlement.  Le raisonnement émotionnel est maintenant accepté comme preuve.

Si nos universités enseignent à leurs étudiants que leurs émotions peuvent être efficacement utilisés comme des armes. Ou au moins comme des preuves lors des procédures administratives – alors elles apprennent à nos étudiants à nourrir une sorte d’hypersensibilité qui les conduira à des conflits sans nombre à l’université et ailleurs. Les écoles peuvent enseigner aux étudiants des modes de pensée qui vont endommager eus carrières, leurs amitiés et leur santé mentale.

Les prédictions de bonne-aventure et les déclencheurs d’avertissements.

Burns définit la prédiction de bonne-aventure comme « anticipant que les choses vont mal tourner »“ et se sentir « convaincu que votre prédiction est un fait déjà établi » Leahy, Holland, et McGinn la définissent comme « prédire le futur négativement » ou voir des dangers potentiels dans une situation quotidienne. La croissance récente de déclencheurs d’avertissement sur des demandes de lectures avec des contenus provocateurs est un exemple de ces prédictions.

L’idée que les mots (ou les odeurs ou n’importe quel stimuli des sens) peuvent déclencher le retour de souvenirs d’un passé traumatique – ou une peur intense qu’il puisse se répéter – est connue au moins depuis la Première guerre mondiale, quand les psychiatres commencèrent à traiter les soldats pour ce qui s’appelle maintenant les désordres  du stress post-traumatiques.

Mais les avertissements de contenus explicites semblent avoir émergés plus récemment, lors des contrôles de messages du début de l’internet. Les avertissements devinrent particulièrement prévalents dans les forums d’auto-aide et féministes où ils permettaient aux lecteurs qui avaient subis un événement traumatique d’éviter les contenus comme des agressions sexuelles afin de ne pas déclencher de souvenirs ou de crises de panique. Les outils de recherche indiquent que l’expression n’est passé dans le domaine courant que vers 2011, s’est répandue en 2014 et a atteint des records en 2015. L’usage d’avertissements sur les camus semblent avoir suivi la même tendance, apparemment du jour au lendemain, des étudiants demandant aux universités dans tout le pays que les professeurs les informent avant d’évoquer du matériel qui puisse impliquer une réponse émotionnelle négative.

En 2013,  un groupe de travail compose d’administrateurs, d’étudiants, de récents diplômés et d’un membre de la faculté de l’Université Oberlin, dans l’Ohio a mis en ligne un guide de ressources pour les facultés. (qui fut ensuite retiré sous la pression  de la faculté). Il comprenait une liste de thèmes susceptibles  des déclencheurs d’avertissement. Ces thèmes incluaient le classisme et les privilèges, parmi d’autres. Le groupe de travail recommandait que le matériel qui pouvait déclencher des réactions négatives au sein des étudiants soit complètement évité à moins qu’ils ne “ contribuent directement ” à des objectifs pédagogiques et il suggérait que les oeuvres trop importantes pour être évitées soient déclarées optionnelles.

Il est difficile d’imaginer comment des romans impliquant le classisme et les privilèges puissent provoquer ou réactiver le genre de terreur typiquement impliquée dans les PTSD. En fait, les déclencheurs d’avertissements sont plutôt demandés pour une longue liste d’idées ou d’attitudes que certains étudiants considèrent comme offensives politiquement parlant, au nom d’une prévention des torts causés à d’autres étudiants. C’est un exemple de ce que les psychologues nomment «  le raisonnement motivé » – nous générons spontanément des arguments pour étayer la conclusion que nous voulons tirer. Lorsque vous avez trouvé quelque chose d’haineux, il est facile d’argumenter que l’exposition à cette même chose pourrait traumatiser d’autres individus.  Vous croyez savoir comment les autres vont réagir et leur réaction pourrait être catastrophique.  Prévenir cette dévastation devient une obligation morale pour l’ensemble de la communauté. Les ouvrages qui ont été considérés par les étudiants comme susceptibles de déclencher des avertissements pendant les deux dernières années incluent Mrs Dalloway de Virginia Woolf ( à Rutgers pour des “inclinaisons suicidaires”) et les Métamorphoses d’Ovide ( à Colombia, pour “agression sexuelle”)

L’essai de Jeannie Sukdans le New Yorker  décrit les difficultés à enseigner les lois sur le viol en ces temps de «  déclencheurs d’avertissement ». certains étudiants, écrit-elle ont fait pression sur les professeurs afin qu’ils évitent d’aborder les sujet de façon à se protéger et à protéger les élèves d’une potentielle détresse.  Suk compare ceci à des étudiants en médecine qui veut devenir chirurgien mais a peur d’éprouver de a détresse si il voit ou s’approche du sang. »

Cependant, il y a un problème plus important avec ces « déclencheurs d’avertissements ». Selon les principes de psychologie, l’idée même d’aider les personnes atteintes d’anxiété à éviter les choses qu’elles craignent est une erreur.  Une personne qui est bloquée dans un ascenseur pendant une panne de courant peut se mettre à paniquer et à penser qu’elle va mourir. Cette expérience effrayante peut modifier ses connexions neuronales dans l’amygdale entraînant une phobie des ascenseurs.  Si vous voulez que cette femme garde cette peur à vie, vous devriez lui faire éviter les ascenseurs.

Mais si vous voulez retourner à la normale, vous devriez appliquer les principes de Ivan Pavlov et la guider vers un processus nommé « thérapie de l’exposition ». Vous pourriez commencer par demander à cette femme de simplement regarder à l’ascenseur de loin – en étant dans le hall d’un immeuble par exemple.  Si rien de désagréable ne se produit alors – si la peur n’est pas « renforcée », elle va alors commencer à faire de nouvelles associations : les ascenseurs ne sont pas dangereux. Jusqu’à ce que l’appréhension commence à diminuer. (Cette réduction de la peur est nommée « habituation »). Ensuite, dans les jours qui suivent, vous pourrez lui demander de se rapprocher, puis un eu plus tard d’appuyer sur le bouton, et à la fin, de monter jusqu’u premier étage. C’est ainsi que l’amygdale peut être reconnectée afin d’associer une situation auparavant source de peur avec la sécurité ou la norme.

Les étudiants qui demandent des déclencheurs d’avertissement peuvent avoir raison de craindre que certains de leurs pairs puissent avoir la mémoire de traumatismes qui peuvent se réactiver à la lecture. Mais ils ont tort de vouloir empêcher ces réactivations. Les étudiants avec des PTSD devraient évidemment suivre un traitement mais ils ne devraient pas  chercher à éviter  la vie normale, avec toutes ses opportunités pour l’habituation. Les discussions en classe sont des endroits sûrs pour se trouver exposé à un rappel incidentel du traumatisme. ( comme le terme : violer)  Il est peu probable qu’une discussion sur la violence débouche sur de la violence mise en acte, c’est donc une bonne façon d’aider les étudiants à modifier les associations qui sont inconfortables Et il est préférable qu’ils acquiert leur habituation à l’université parce que le monde en dehors sera beaucoup moins disposé à aménager ces demandes de déclencheurs d’avertissement ou d’exclusion.

L’usage étendu des déclencheurs d’avertissement peut aussi déclencher des habitudes mentales malsaines dans le groupe plus large des étudiants qui ne souffrent pas de PTSD ou autre symptôme d’anxiété. Les gens acquièrent leurs peurs pas seulement à partir de leurs expériences passées mais dans l’apprentissage social également. Si tout le monde autour de vous se comporte comme si quelque chose était dangereux, ascenseurs, certains voisinages, romans décrivant le racisme – alors vous courez le risque d’acquérir cette peur également. La psychiatre Sarah Roff  a développé sur ce point l’an passé dans un article en ligne pour The Chronicle of Higher Education. « Un de mes plus grands soucis, écrit-elle, est que ceci ne s’applique pas seulement pour ceux et celles souffrant de traumatismes mais pour tous les étudiants, créant une atmosphère dans laquelle ils soient encourages à croire qu’il y a quelque chose de dangereux et de risqué à discuter des différents aspects de notre histoire. »

Le nouveau climat est lentement institutionnalisé, et il affecte ce qui eut être dit dan la classe, même sur la base d’une discussion ou d’un débat.

Dans un article publié dans Inside Higher Ed, sept professeurs de lettres ont écrit que les déclencheurs d’avertissement avaient déjà un «  effet effrayant sur leur enseignement et leur pédagogie » Ils rapportent que certains de leurs collègues reçoivent des «  appels des recteurs ou d’autres administrateurs faisant des recherches sur les plaintes  d‘étudiants  disant qu’ils ont inclus des contenus «  déclencheurs »  dans leurs cours, avec ou sans avertissement. » Un déclencheur d’avertissement, écrivent-ils “ sert comme garantie que les étudiants n’éprouveront un inconfort inattendu et implique que s’ils l’éprouvent, un contrat aura été rompu. » Quand les étudiants en viennent à attendre des déclencheurs d’avertissement pour n’importe quel contenu qui les fait se sentir mal à l’aise, la façon a plus facile pour l’université de ne pas s’attirer des ennuis est d’éviter les contenus qui dérangent les élèves les plus sensibles de la classe.

Amplification, labellisation et micro-agressions.

Burns définit l’amplification comme « le fait d’exagérer l’importance des choses » et Leahy, Holland, et McGinn définissent la labellisation comme «  l’assignation de traits globaux négatifs sur vous-mêmes ou sur les autres. » La tendance récente dans les universités de mettre au jour du supposé racisme, sexisme, classisme etc. ou des micro-agressions discriminantes n’enseigne pas incidemment aux élèves à se concentrer sur des affronts accidentels ou légers. Son but est que les étudiants se concentrent sur eux-mêmes puis relabellisent les individus qui ont fait ces remarques comme agresseurs.

Le terme de microaggression est apparu dans les années 1970 et se rapporte à des affronts racistes subtils et inconscients. La définition a été étendue récemment afin d’inclure tout ce qui peut être perçu comme discriminant sur virtuellement n’importe quelle base.  Par exemple, en 2013, un groupe d’étudiants  à l’ UCLA ont entamé un sit-in pendant un cours donné par Val Rust,  un Professeur en Sciences de l’éducation. Le groupe a lu une lettre exprimant ses inquiétudes à l’égard de l’hostilité du campus à l’égard des étudiants de couleur. Bien que Rust n’ait pas été explicitement nommé, le groupe a tout à fait clairement critiqué son enseignement comme micro-agressif. En corrigeant la grammaire et l’orthographe de ses étudiants, Rust a noté qu’un des étudiants avait mis à tort une majuscule à indigène.  Le groupe a déterminé que mettre une minuscule au I était une insulte à l’étudiante et à son idéologie.

Même plaisanter à propos des micro-agressions peut être vu comme une micro-agression, entraînant une punition. L’automne dernier, Omar Mahmood, a un étudiant de l’Université du Michigan a écrit un article satirique pour une publication conservatrice  The Michigan Review,  se moquant de ce qu’il voyait de la tendance sur le campus à voir des micro-agressions dans à peu près n’importe quoi. Mahmood était aussi employé dans le journal du campus, The Michigan Daily. Les éditeurs du Daily dirent que la façon dont Mahmood s’était moqué satiriquement les expériences de ses collaborateurs réguliers et des communautés minoritaires sur le campus … créait un conflit d’intérêt.

The Daily s’est débarrassé de Mahmood après qu’il ait décrit l’incident sur deux site web, The College Fix et The Daily Caller.  Un groupe de femmes a plus tard vandalisé la porte d’entrée de Mahmood avec des œufs, des hot dogs, des chewing-gums avec un message qui disait : « Tout le monde te hait, violent connard ».   Quand la parole en vient à être considérée comme une forme de violence,  le protectionnisme vindicatif peut justifier une réponse hostile et peut-être même violente.

En Mars, la direction des étudiants de l’Université d’Ithaca, dans l’upstate New York, est allée jusqu’à proposer la création d’un système de report de micro-agressions anonymes. Les sponsors des étudiants envisageaient certaines formes d’actions disciplinaires contre les “oppresseurs” engagés dans des discours de dénigrement. Un des sponsors du programme a dit que “bien que les faits ne demanderont pas tous un procès ou une  sorte de brutale punition”,   elle voulait que ce programme soit « une sorte  mémoire enregistrée avec un impact”.

Il est certain que les gens font des remarques sexistes ou racistes subtiles ou finement voilées sur les campus, et il est normal que les étudiants posent des questions sur de tels faits. Mais la montée du centrement sur les micro-agressions ajoutée à la légitimation du raisonnement émotionnel est une formule pour un état d’outrage constant, même à l’encontre d’intervenants bien intentionnés essayant d’engager une discussion authentique.

Que faisons-nous quand nous encourageons nos étudiants à déveloper une susceptibilité hypertrophiée pendant les années juste avant qu’ils quittent le cocon de la protection adulte et entre dans le monde du travail ? Ne peut-on créer de meilleures réactions et accorder à chacun le bénéfice du doute.

Enseigner aux étudiants à catastrophiser et à avoir une tolérance zéro.

Burns  définit la « catastrophisation » catastrophizing comme une sorte de développement qui change «  tout évènement banal en un monstre cauchemardesque ». Leahy, Holland, et McGinn le définissent comme le fait de « croire que ce qui s’est produit ou va se produire » est « si horrible et insupportable que vous n’allez pas être capable de le supporter. » Les demandes de déclencheurs d’avertissement impliquent la catastrophisation, mais cette façon de penser s’applique à d’autres zones du campus également.

La rhétorique catastrophiste à propos des dangers physiques est utilisée par les administrateurs des campus plus fréquemment qu’on pourrait le penser. Quelquefois, semble-t-il, avec des fins cynique à l’esprit. Par exemple les administrateurs de la Bergen Community College, dans le New Jersey ont suspendu un professeur, Francis Schmidt, a posté une photo de sa fille sur son compte Google. La photo la montrait dans une posture de yoga, portant un teeshirt où était inscrit « Je prendrai ce qui est mien avec le feu et le sang », une citation du film de HBO Game of Thrones. Schmidt avait effectué une requête contre l’école deux mois plus tôt pour avoir été exclu d’un congé sabbatique.  La citation a été interprétée comme une menace par l’administrateur du campus, qui a reçu une notification après que Schmidt ait posté la photo, elle avait été envoyée, automatiquement à tout une groupe de ses contacts. Selon Schmidt, un responsable de la sécurité de Bergen sprésent au meeting entre les administrateurs qui a suivi pensait que le mot « feu » pouvait se référer à un AK-47s.

Puis on peut trouver cette sage datant de huit années à l’Université de Valdosta State en Georgie, où les étudiants ont été renvoyés suite à une protestation contre la construction d’un parking en postant un collage supposé « menaçant » sur Face Book. Ce collage décrivait la structure à venir comme un Parking memorial, une plaisanterie se référant aux propos du Président de l’université affirmant que ce garage ferait partie de son héritage. Le Président a conclu de ce collage qu’il menaçait sa vie.

Il ne devrait pas sembler surprenant que les étudiants montrent des sensibilités similaires. Dans l’Université de   Central Florida en 2013,  par exemple Hyung-il Jung, un conseiller en comptabilité a été suspendu après qu’un étudiant est rapporté qu’il avait fait  un commentaire menaçant pendant une cours. Jung a expliqué Orlando Sentinel  que le contenu sur lequel il travaillait était difficile et qu’il avait noté que les visages  étaient contractés, alors il a fait une plaisanterie ; « Il semble que vous êtes lentement suffoqués par ces questions », se rappelle-t-il avoir dit : «  Je suis pris d’une folie meurtrière ou quoi ? ».

Après que l’étudiant eut rapporté ce commentaire de Jung, un groupe d’une vingtaine de personnes ont envoyé des emails à l’administration expliquant qu’il s’agissait d’une clairement d’une plaisanterie. Malgré cela, Jung a été suspendu de toute intervention dans le champ universitaire et obligé de faire établir un certificat par un professionnel de la santé attestant qu’il « n’était pas une menace pour lui-même ou pour les membres de la communauté universitaire. » avant de pouvoir être autorisé à revenir sur le campus.

Tout ceci nous enseigne que des individus intelligents réagissent d’une façon outrancière à des propos anodins, font des montagnes de détails et cherchent la punition pour tous ceux dont les mots pourraient mettre mal à l’aise n’importe qui.

Filtre mental et saison de désinvitation

Comme Burns le définit, le « filtrage mental » est une façon de  « sélectionner les détails négatifs  dans toutes les situations et de ne se concentrer que sur eux, et donc de percevoir que l’ensemble de la situation est négative. »

Leahy, Holland, et McGinn se réfère à ceci comme « filtre négatif », qu’ils définissent comme étant « centré presque exclusivement sur le négatif et rarement sur le positif ». Lorsqu’il est appliqué à la vie sur le campus, le filtrage mental permet des démonisations simplettes.

Les étudiants et les membres de la faculté en grand nombre se sont mode lés   sur cette distortion cognitive pendant la  « disinvitation season. » de 2014.

C’est le moment de l’année –  généralement au début du Printemps, ou les noms des intervenants de la cérémonie de remise des diplômes sont annoncés et où les étudiants et les professeurs exigent que certains soient «  désinvités » à cause des choses qu’ils ont pu faire ou dire. Selon les informations rassemblées par la Foundation for Individual Rights in Education, aux USA, depuis 2000, au moins 240 campagnes ont été menées afin d’empêcher des personnages publics d’apparaître lors d’événements sur les campus, la plupart d’entre elles ayant eu lieu depuis 2009

Considérons deux des cibles les plus connues de ces désinvitations : l’ancienne Secrétaire d’état Condoleezza Rice et la Directrice du Fond monétaire international Christine Lagarde, qui fût la première femme à devenir ministre des finances d’un pays du G8 et la première femme à la tête du FMI. Ces deux intervenants auraient pu être considérés comme des modèles de grand succès pour les étudiantes, et Rice pour les étudiants minoritaires également. Mais les critiques, en fait, ont annulé tout ce qui pouvait émerger de positif de leurs interventions.

Les membres de la communauté académique bien sûr devraient être libre de poser des questions sur le rôle de Rice dan la guerre d’Irak ou de considérer d’un œil sceptique la politique du FMI. Mais le fait de disqualifier une partie du curriculum d’un individu doit-il l’empêcher de partager ses points de vue ?

Si la culture des campus génère l’idée que les visiteurs doivent être “ purs” , avec des CV qui n’offensent jamais la sensibilité généralement libérale de gauche des campus, alors les études supérieures auront effectué un nouveau pas vers l’homogénéité intellectuelle et la création d’un environnement dans lequel les étudiants rencontrent rarement des points de vue divers.  Et les universités auront réenforcé la croyance qu’il est naturel de filtrer les éléments positifs. Si les étudiants croient qu’ils  ne peuvent rien apprendre  de gens qu’ils n’aiment pas ou de ceux avec lesquels ils ne sont pas d’accord, nous les aurons desservis sur le plan intellectuel.

Que peut-on faire maintenant ?

Les tentatives pour protéger les étudiants contre les mots, les idées, et les gens qui pourraient leur causer un inconfort émotionnel sont mauvais pour eux. Ils sont mauvais pour le lieu de travail, qui vont se trouver pris dans un bourbier de procédures sans fin si les attentes des étudiants pour leur sécurité sont entendues. Elles sont mauvaises pour la démocratie américaine, qui est déjà paralysée par un esprit partisan qui empire. Quand les idées, les valeurs, et les discours de l’autre côté ne sont pas seulement considérés comme faux mais comme volontairement agressifs à l’endroit de personnes innocentes, il est difficile d’imaginer le genre de respect mutuel, de négociation et de compromis requis pour transformer la politique en jeu à solde positif.

Plutôt que de protéger les étudiants contre des mots ou des idées qu’ils rencontreront inévitablement,  les universités devraient faire leur possible pur les équiper afin qu’ils puissent s’épanouir dans un monde plein d’idées et de mots qu’ils ne peuvent pas contrôler. Une des grandes vérités  apprises par le Bouddhisme ( et le Stoïcisme, l’Indouisme et de nombreuses autres traditions) est que vous ne pouvez jamais atteindre le bonheur en essayant de rendre le monde conforme à vos désirs. Mais que vous pouvez contrôler vos désirs, vos habitudes et vos pensées.  Ceci, bien sûr est le but de la thérapie cognitive-comportementale. Avec ça à l’esprit, voici quelques-unes des étapes qui peuvent aider à retourner le sens du courant de la mauvaise pensée sur les campus.

Le pas le plus important dans la bonne direction n’implique pas  les administrateurs de la faculté mais plutôt le gouvernement fédéral, qui devrait libérer les universités de la peur d’investigations déraisonnables et de sanctions par le Département de l’éducation. Le Congrès devrait définir le harcèlement entre pairs selon la définition de la Cour suprême selon les standards du cas de Davis v. Monroe County Board of Education. en 1999  qui dit qu’un seul commentaire ou une remarque irréfléchie fait par un étudiant n’est pas l’équivalent d’un harcèlement, le harassement implique un modèle de comportement objectivement agressif d’un étudiant sur un autre et qui a des conséquences sur l’accès de celui-ci à son éducation.

Appliquer les standards de Davis pourrait aider à éliminer la tendance de l’université à policer le discours étudiant avec tant de zèle.

Les universités elles-mêmes devraient essayer d’éveiller la conscience à propos du besoin d’équilibre entre la liberté de parole et le besoin de favoriser l’accueil de tous les étudiants. Parler ouvertement à propos de telles valeurs importantes mais conflictuelles est la sorte de défi que toute communauté diverse mais tolérante doit apprendre à se lancer. Les codes de discours restreint devraient être abandonnés.

Les universités devraient également officiellement et fortement décourager les déclencheurs d’alerte. Elles devraient adopte les conclusions du rapport des Professeurs de  l’American Association of University qui note : «  La présomption que les étudiants ont besoin d’être protégés plutôt que défiés dans une classe est à la fois infantilisante et anti-intellectuelle. » Les Professeurs devraient  être libres d’utiliser des déclencheurs d’avertissement  si ils le croient bons, mais en décourageant explicitement cette pratique, les universités aideraient à fortifier la faculté contre les  demandes de plaintes des étudiants dans de tels cas.

Finalement, les universités devraient repenser les compétences et les valeurs à privilégier pour leurs étudiants. Actuellement, beaucoup de programmes d’orientation pour les étudiants en licence tentent de développer la sensibilité des étudiants d’une façon quasiment impossible.  Enseigner aux étudiants à éviter de provoquer involontairement des offenses est un but important, spécialement quand les étudiants viennent de milieux et de cultures différents. Mais les étudiants devraient également apprendre à vivre dans un monde empli d’offenses potentielles. Pourquoi ne pas leur apprendre à pratiquer la thérapie cognitive-comportementale  ? Etant donné le niveau élevé et croissant des maladies mentales, ce simple pas pourrait être un soutien des plus humains qu’une université puisse faire. Le coût et l’investissement en temps pourraient être maintenus bas, on pourrait ajouter l’usage de quelques sites web ou d’applications à des entrainements de groupe. Mais le résultat pourrait être rentable de plusieurs façons.  Par exemple, un vocabulaire partagé touchant le raisonnement, les distortions communes, et l’usage approprié des preuves afin de tirer des conclusions qui faciliteraient la pensée critique et un réel débat. Cela calmerait aussi l’état d’outrage perpétuel qui semble avoir absorbé certaines universités, permettant aux étudiants de pouvoir ouvrir leurs esprits plus largement aux nouvelles idées et aux nouvelles personnes. Un plus grand engagement dans les débats  publics officiels sur les campus et aux assemblées dans une faculté plus diverse politiquement pourraient servir ce but.

Thomas Jefferson, en fondant l’université de Virginie  a dit :

Cette institution sera basée sur la liberté infinie de l’esprit humain. Parce qu’ici, nous ne sommes pas effrayés de suivre la vérité où qu’elle mène, ni de tolérer les erreurs tant que la raison est maintenue libre pour les combattre. Nous croyons que c’est encore- et sera toujours- la meilleur attitude pour les universités américaines. Facultés, administrateurs, étudiants, et le gouvernement fédéral ont tous un rôle à jouer afin de restaurer les universités dans leur mission historique.”

Power, identity, and speech in the new American university
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Traduction : Elisabeth Guerrier

Les fissures dans l’édifice totalitaire transgenre. Jane Robbins / 2ième partie

” Ce que l’on avait coutume de faire de façon condensée et concentrée, par le biais de lois universelles insufflées grâce à la ferveur normative de l’Etat, et sous la protection de la police d’Etat, ce sont désormais des compagnies commerciales, des groupes presque tribaux ou les individus eux-mêmes qui le font., de façon mal coordonnée. Comme par le passé nous nous efforçons d’obtenir de la rationalité mais c’est à présent de la micro-rationalité (ou plutôt des micro-rationalités qui agissent en général dans l’incompréhension mutuelle, sont en désaccord et refusent de fusionner en un compromis) qui ne eut que reproduire ” l’irrationalité au niveau de l’ensemble”. Z.Bauman La vie en miettes. Expérience post-moderne et moralité Ed. Pluriel. 2003 p.154

Suite de l’article de Jane Robbins. Il a semblé nécessaire d’éclairer dans un commentaire plus détaillé le choix de cette auteure qui peut être soumis à quelques réserves de notre part en fonction de son appartenance politique. Il parait indispensable également de préciser que notre posture est avant tout celle d’une tentative de distance et d’analyse et que les développements présents dans cet article permettent partiellement de remettre ce mouvement dans son contexte, au moins financier et médical. Il y manque entre autres l’abord plus circonstancié d’une prise en compte élargie du mouvement transgenre au sein des autres mouvements qui caractérisent la “crise anthropologique” que semble traverser en ce début de 21ième siècle le monde postmoderne. Il serait également intéressant d’interroger cette soudaine “manie” collective au regard des effets délétères du matraquage subi lors de la dernière décennie de “L’Evidence based medicine” ainsi que d’approfondir ses liens avec l’hyper-individualisme et ses inévitables limites. Les références présentes dans ce texte, à des “valeurs stables et fondatrices” et, ici, religieuses, auxquelles il serait nécessaire de “revenir” sont de peu de poids par rapport aux bouleversements sociétaux qui ont évincé le mythe de l’état-nation démocratique en tant que tuteur moral et accréditeur de sens du lien social et qui ont mis en sa place sans les désigner comme seuls nouveaux pouvoirs, les soubresauts du marché et les produits des techno-sciences et leur capacité à dénier à leur logique tout questionnement sur une dimension métaphysique nécessaire au “progrès”, en évacuant sous forme de déni, et comme principe quasi structurel, toute prise en compte de la dimension historique et généalogique de toute appartenance humaine. EG

” Le même mouvement qui mit en notre possession les pouvoirs qui doivent à présent être régulés par des normes//a érodé, par une complémentarité nécessaire, les fondations dont les normes pouvaient tirer leur origine.// Nous frissonnons désormais dans la nudité d’un nihilisme au sein duquel la quasi-omnipotence a comme partenaire le quasi-vide et la plus grande capacité la plus petite connaissance du but.” Hans Jonas. Philosophical essay From ancient creed to technological man, Englewood Cliffs Prentice Hall 1974 p.19

Les enfants Trans

Pendant les décennies suivant le largement médiatisé  changement de sexe «  de Christine (né Georges William) Jorgensen en 1952, l’expérimentation médicale dans ce royaume était largement confinée aux patients adultes. Il n’y avait pas de sérieuses tentatives de médicaliser des enfants confus à propos d leur sexe (étant entendu qu’il y ait eu de tels enfants —des statistiques  de 2011 estiment que seulement 0, 2 à 0, 3 % de la population adulte souffre de dysphorie de genre, le pourcentage d’enfants est vraisemblablement plus faible encore). Mais une des caractéristiques particulièrement perturbante de l’actuelle manie transgenre est son insistance à prétendre que même de jeunes enfants peuvent «  savoir » qu’ils appartiennent au sexe opposé, avec la conclusion résultante qu’ils ont donc droit à une assistance médicale qui leur permette de transformer définitivement leurs corps afin qu’il corresponde à leur sentiment ;

Le traitement moderne pour les enfants dysphoriques créé par le Dr. Norman Spack, un pédiatre endocrinologiste  qui a fondé la première clinique de genre à l’hôpital pour enfants de Boston. Le processus inclut potentiellement quatre étapes : une «  transition sociale «  dans laquelle l’enfant confus est évoqué avec un nouveau nom et de nouveaux pronoms et est autorisé à porter des vêtements et à se comporter comme un membre du sexe opposé. Le suppression de la puberté naturelle par l’administration de bloqueurs de puberté nommés agonistes GnRN, qui sont supposés donner plus de temps à l’enfant afin de se décider pour une transition à venir avant que son corps ne se développe naturellement lors de sa maturité sexuelle, une «  transition hormonale », l’administration de puissants manipulateurs physiologiques, puis la «  transition chirurgicale ».

Les effets physiques non discutés de ce GAT sont choquants.. Selon une recherche d’ampleur menée par l’ American College of Pediatricians, administrer des hormones cross-sexes et des bloqueurs de puberté comporte des risques énormes : maladies cardiaques, caillots sanguins, crises cardiaques, arrêt de la croissance osseuse, ostéoporose, cancer, douleurs articulaires aiguës, dépression, et idéation suicidaire. Les interférences avec la puberté normale et la maturation sexuelle, qui proviennent à la fois des bloqueurs de puberté et des hormones cross-sexes, causeront aussi la stérilité et un dysfonctionnement sexuel permanent. Et ce ne sont simplement que les effets connus, parce que ce type de traitement est récent, les conséquences à long terme en sont inconnues. Les agonistes GnRH ne sont pas reconnus par la FDA-pour inhiber la puberté normale et sont donc utilisés sans validation à cause de cela.

La chirurgie est horrible. (SRS). Les patientes femmes peuvent subir une hystérectomie, une vaginectomie et une double masectomie – tous ces organes enlevés étant bien sûr parfaitement sains. Certains chirurgiens ôtent la peau des avant-bras  afin de créer une réplique inefficiente d’un pénis. Les organes sexuels des patients hommes ( pénis, testicules, scrotum) sont enlevés et un faux vain est ouvert qui doit  être maintenu ouvert  avec un dilatateur afin de ne pas se résorber sur lui-même et de cicatriser.

En d’autres mots, ces médecins de « l’affirmation  «  luttent contre des systèmes normaux du corps humains qui contre-attaquent en luttant contre les intrusions. Les patients seront engagés dans cette lutte pendant toute leur vie.

Un observateur objectif assumerait que les médecins quiparticipent au GAT repoussent ou dépassent les limites d’une pratique médicale acceptable, risquant d’être confrontés aux autorités. Dans l’environnement politique actuel, pas vraiment. En 2017,  la Société endocrine a publié  des indications qui permet le traitement des enfants et adolescents dysphoriques avec des bloqueurs de puberté et des hormones cross-sexes en dépit des risques connus pour la santé et de ceux que nous ignorons encore.  Bien que ces indications sont emplies de conseils de «  suivre » les divers aspects de la santé du patient durant la GAT et d’y impliquer des professionnels de la santé mentale d’une manière largement non précisée, la seule chose qu’il est conseillé à un endocrinologiste de ne pas faire est d’administrer des hormones cross-sexe et des inhibiteurs de puberté à des enfants pré-pubères. Autrement, tout est possible. Même la limite d’âge pour recevoir des hormones cross sexe et des inhibiteurs de puberté est flexible, puisqu’il peut y avoir des «  raisons irréfutables »  de pratiquer cela à des adolescents avant seize ans.  Aussi longtemps qu’il existe une «  équipe pluri-disciplinaire » en place afin de «  superviser » l’accroissement des malaises cardiaques et des crises, la détérioration osseuse,  les tumeurs malignes et  la dépression paralysante, tout devrait aller au mieux.

Un des aspects les plus perturbants de la subordination de l’ Endocrine Society d’une pratique médicale saine  à des exigences politiques est son traitement de la stérilité permanente qui résulte d’un GAP achevé. Les indications  s’y réfèrent ponctuellement : «  Les cliniciens devront informer les enfants pubères, les adolescents et les adultes cherchant un traitement de confirmation de genre de leurs options pour la préservation de la fertilité. » Rien à propos des conseils sérieux nécessaires pour expliquer l’énormité de cette décision.  Aucune reconnaissance du fait que les enfants et les adolescents ne peuvent pas  en avoir conscience de toute façon. Non, informez juste les enfants – pour qui avoir eux-mêmes des enfants est au-delà de leur propre imagination,  sur les «  options pour la préservation de la fertilité. »

Comme il est suggéré par la présentation de l’Endocrine Society, jusqu’à récemment, les bloqueurs de puberté n’étaient pas utilisés avant que le patient ait 11 ans, les hommes cross-sexes avant 16 ans et la chirurgie avant l’adolescence tardive ou l’âge adulte. Mais l’industrie a abaissé les âges d’administration sans prendre en compte les recommandations. Le Dr. Johanna Olson-Kennedy, un pédiatre californien ayant gagné sa notoriété en ayant été plus loin dans ce domaine, a modifié le protocole pour une étude fédérale qu’elle conduit et autorise l’administration d’hormones cross –sexe à des enfants de 8 ans. Des doubles mastectomies sont effectuées sur des filles de 13 ans. L’endocrinologiste pédiatrique de l’Université de Stanford, le Dr. Tandy Aye souhaite  l’accélération des changements législatifs qui puisse permette à des adolescents mineurs de subir une opération chirurgicale stérilisante même si l’idée qu’un mineur pisse correctement appréhender ce que signifie la stérilité, est, pour  le moins inconsistante par rapport à ce qu’on sait du développement du cerveau adolescent.

Certains chirurgiens op-rent déjà de la chirurgie mutilatrice sur des garçons mineurs, prétendant que l’ “âge est arbitraire”  et que les adolescents se sentent mieux hors de cette  procédure grotesque et pénible pendant qu’ils sont encore à la maison, avec des parents à même de superviser les soins post-chirurgicaux. Ces chirurgiens prétendent n’effectuer ces opérations permanentes, ayant des répercussions à vie uniquement sur des «  adolescents matures ». La maturité étant bien sûr déterminée par ces mêmes médecins conditionnés idéologiquement, et apparemment sans ou avec très peu de prise en compte des problèmes émotionnels que peut rencontrer un garçon qui veut être castré.

Il est probable que les indications seront modifiées afin d’accommoder les expérimentations de ces praticiens pionniers. En tout état de cause, l’élite des médecins du transgenre comme Olson-Kennedy,  se contentent de bafouer les indications à volonté et de faire ce qu’ils veulent. On pourrait en conclure que ces indications existantes ne sont là que pour l’apparence- afin d’aider des praticiens inexpérimentés à gérer leurs patient d’une façon politiquement correcte et de présenter un vernis de sobres réflexions afin d’éloigner les intervenions de certains professionnels ou membres du gouvernement qui pourraient mettre un holà à certaines de ces horreurs.

L’insistance sur le fait que les sentiments enfantins soient honorés, même au prix d’interventions chirurgicales et de traitements irréversibles est alarmant et sans précédent. Pour de bonnes raisons, les enfants ne sont pas autorisés à boire, à fumer, à jouer, à voter, à conduire des véhicules, à signer des contrats ou à accéder à certains loisirs. Ils n’ont pas non plus accès à certains traitements sans le consentement de leurs parents. Mais des adultes puissants affirment que les sentiments des enfants qui sont trop jeunes pour acheter un  sirop contre la toux devraient prévaloir sur toute considération contraire.

La dissention n’est pas tolérée. N’importe qui, que ce soient des parents, des médecins, des enseignants, ou des camardes de classe – qui questionne leur décision est traité de transphobe, de sectaire devant être réduit au silence.

Pourquoi maintenant ?

Pourquoi ceci arrive-t-il ? Pourquoi un brouillard de mensonges s’est-il abattu sur toute la société, au point que même des enfants sont sacrifiées à ce Léviathan vorace ?

Des volumes entiers seront consacrés aux soutiens de l’hystérie transgenre de masse. Quelques considérations :

• La manie transgenre résulte naturellement de la marche sans interruption de la révolution sexuelle. Le déni de la nature humaine a commencé avec le contrôle des naissances et la pilule, séparant le sexe de la reproduction. Cela a conduit à la séparation du mariage et du sexe  qui a détendu les astreintes et l’activité sexuelle et l’enfantement hors mariage. Une famille avec père et mère n’était plus considérée comme nécessaire à l’enfant, ce qui signifiait qu’il n’y avait rien de notoire à propos de l’appartenance sexuelle des partenaires unis par un lien romantique. Puis vint Obergefell, qui en acceptant le mariage homosexuel comme un droit constitutionnel a oblitéré les distinctions physiques, biologiques entre les sexes. Et si il n’existe pas de distinction majeure, une être humain ne devrait pas être confiné  à un seul sexe mais plutôt être capable de changer d’un sexe à un autre ou de s’arrêter quelque part au milieu.

• Cette manie provient de l’élévation du Self autonome narcissique, qui est supposé pouvoir faire de droit tous les choix qui lui semblent désirables sur le moment – même si ces choix violent la réalité physique.

• Cette manie est le résultat du concept en développement que le désire du patient devrait être le premier sinon le seul déterminant pour un traitement médical. Les indications du WPATH sont claires sur le fait que les exigences du patient surpassent les soucis éthiques du médecin. En emmenant ce concept jusqu’à se conclusion logique, un homme dysphorique a établit dans un essai glacial dans le New York Times qu’un médecin devrait appliquer la chirurgie mutilatrice que réclame le patient pour ressembler à une femme – même si le patient sait et admet que la chirurgie causera des dommages physiques énormes et échouera à apaiser sinon augmentera la détresse émotionnelle.  Avec de tels standards, le praticien cesse d’être un soignant et devient  simplement un outil comblant le désir fébrile d’un patient troublé. Et contrairement à un soignant, un outil n’a pas le droit à la conscience, aucune base légitime pour refuser de participer aux procédures attendues.

• La manie provient du culte des experts. Les parents dont l’instinct crie que leur enfant a besoin d’une psychothérapie, et non d’un GAT, se plient sous les professionnels qui prétendent savoir mieux. Si les experts disent que le traitement approprié est X, alors tous les non-experts sont supposés se soumettre sans questionner – même si la folie du parcours recommandé exhibe une lumière rouge aveuglante.

• La manie provient de l’hubris. Un praticien du GAT  décrit l’enivrante adulation de la part de patients et de familles désespérées. « Chaque rencontre est si gratifiante. Ils nous disent : «  Vous êtes mon héros, vous sauvez la vie de mon enfant. Nous ne savons pas ce que nous ferions sans vous. » Selon des chercheurs qui ont questionnés des chirurgiens intervenant dans les phases précoces du SRS, la chirurgie a attiré des médecins qui avaient le désir de «  se prouver à eux-mêmes qu’i n’était rien qu’ils ne puissent chirurgicalement exécuter » Changez un homme en femme et vous serez des dieux.

• La manie enfin résulte du déclin de la foi religieuse. Aucune des évolutions culturelles décrites plus haut ne se serait produite dans une société qui reconnaisse encore la réalité de dieu et de la loi biblique et naturelle. Et pour paraphraser Chesterton, la personne qui ne croit pas en Dieu ne croit pas en rien mais en  n’importe quoi.

Bien sûr, on ne devrait jamais négliger un des plus vieux appâts connue par l’humanité : la cupidité.   Certains professionnels de cette sphère en expansion désirent sans aucun doute alléger la souffrance des patients confus. Mais les professionnels de la santé qui ont accepté sans aucune critique l’imposture de cette alliance perverse Benjamin-argent tout comme l’industrie pharmaceutique qui va  débiter les médicaments et les hormones que  des patient malchanceux prendront à vie vont se partager les bénéfices qui sont supposés  atteindre presque 1 milliard de dollars en 2024. Ce genre de récompense peut avoir un certain effet sur les élancements de la conscience.

Des fissures dans l’édifice

Cette sinistre description suggère que l’humanité a été infestée par un virus monstrueux qui jusque là a résisté à tous les traitements. Mais la vérité morale et scientifique ne peut être étouffe qu’un certain temps et il existe des signes de son réveil.

Un signe encourageant est le nombre croissant de praticiens proclamant publiquement à quel point le roi transgenre est nu.  Bien sûr cette analogie est venue en premier lieu  du Dr. Paul McHugh écrivant dans le Public Discourse, qui a été très franc  contre  les errements et les dommages de la rvolution transgenre.

D’autres médecins ont rejoints le chœur. De l’American College of Pediatricians (établi en réaction à la politisation croissante de l’American Academy of Pediatricians) à des médecins parlant en leur nom qui ont dit la vérité en encourant des risques importants pour leur carrière. – voir les deux événements hébergés par Ryan Anderson, à l’ Heritage Foundation ici et ici—la résistance croît.

A titre d’exemple on trouvera cette lettre écrite par cinq médecins : (Drs. Michael Laidlaw, Quentin Van Meter, Paul Hruz, Andre Van Mol, and William Malone) et publiée dans Le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism. Ces praticiens provoquent l’orthodoxie émergente parmi les arguments selon lesquels les jeunes patients doivent se voir administrer un GAT, comme offrant les preuves incontestables de notre incapacité à scientifiquement diagnostiquer les conditions, les risques manifestes portés par les bloqueurs de puberté et par les hormones cross-sexe, et les recherches scientifiques encourageant des traitements alternatifs.  Le fait même que The Journal ait accepté de publier cette lettre indique que la raison médicale s’est retirée mais n’a pas été vaincue.

Les professionnels qui s’opposent au discours transgenre sont répartis sur tout le spectre politique. Un groupe nommé Youth Trans Critical Professionals se définit lui-même comme des « psychologues, travailleurs sociaux, médecins, professionnels de l’éthique médicale et universitaires » qui, « tendant vers la gauche, sont ouverts d’esprit, et favorables aux droits gay » mais qui parc contre déclarent : « nous sommes inquiets à propos de la tendance actuelle qui diagnostique et affirme rapidement de jeunes gens comme transgenres, les mettant souvent sur une voie vers la transition médicale. »

Certains professionnels de la santé mentale s’opposent aussi aux restrictions légales qui contestent leur habilitation à fournir des soins à des patients dysphoriques. Un psychothérapeute juif orthodoxe s’est appuyé   sur les droits du  Premier amendement à la liberté de parole et de religion dans son procès pour infirmer lea suppression par l’Etat de New York des «  thérapies de conversion ».  A Tampa, en Floride, un magistrat fédéral a jugé favorablement un procès similaire attenté par deux psychothérapistes.  De tels challenges légaux sont le signe encourageant que certains professionnels ont la volonté de faire ce qu’il se doit avec leurs patients sans prendre en compte les possibles effets négatifs sur leurs carrières.

La crédibilité de ces mèdecins et autres professionnels de la santé mentale est accentuée par le constat de docteurs qui ne rejettent pas nécessairement le concept de transgenrisme d’emblée mais qui sont gênés par l’éthique prévalente que les sentiments doivent prévaloir sur les preuves. Des médecins comme le Médecin psychiatre de la   Case Western Reserve University School of Medicine, le Dr. Stephen Levine pense qu’un traitement médical peut être positif dans certaines situations mais résiste aux exigences plus radicales de l’industrie du genre et de ses alliés activistes.  Une autre  évolution prometteuse est l’advenue d’un réseau de groupes de parents qui ont vécu la folie transgenre sur leurs enfants ou dans leur famille. Ces parents ne veulent pas avoir à faire avec des «  experts » qui leurs disent des choses sur leurs enfants dont ils savent qu’elles sont fausses et de voir leurs enfants poussés vers des interventions médicales dont ils savent qu’elles vont ruiner leurs vies.  Des groupes comme Transgender Trend4thWaveNow,   et la  Kelsey Coalition  (nommée d’après le pharmacologiste de la FDA qui refusa d’autoriser la mise sur le marché de la thalidomide) se sont organisés afin d’aider les parents à résister et à contrer les abus perpétrés sur leurs enfants. Onpourra lire les histoires de cinq parents qui ont été dans ce cas dans  Public Discourse.

Beaucoup parmi ces parents réagissent à l’aspect le plus cultuel de cette manie – Many of these parents are reacting to the most cult-like aspect of the mania—la soi-disant Mise en route rapide d’une dysphorie (Rapid Onset Gender Dysphoria) qui touche surtout les filles adolescentes. Les parents racontent aussi de telles histoires déplorables. La fille, peut-être dépressive ou ayant d’autres problèmes psychologiques est exposée à l‘idéologie transgenre sur le net ou parmi ses connaissances. Elle passe des heures à regarder des vidéos sur le transgenrisme et le pouvoir magique d’un GAT de  de libérer de l’anxiété, elle  décide soudain, peut-être avec d’autres amies, qu’elle est transgenre, elle insiste pour être évaluée par un « spécialiste du genre »,  qui la conforte dans son auto-diagnostic et commence rapidement à lui prescrire ou des bloqueur de puberté ou des hormones cross-sexe, le spécialiste ignore les informations données par les parents portant sur d’autres aspects de l’expérience de leur fille qui peuvent contribuer à ce délire et  le spécialiste et la fille préviennent les parents qu’elle se suicidera  si ils s’oppose à son choix ;

Mais la création nouvelle d’un réseau d’organisation a permis aux parents de comprendre la manipulation dans toute sa malveillance et de réaliser qu’ils ont des alliés dans leur résistance. Comme les professionnels mentionnés plus haut, nombre d’entre eux sont politiquement conservateurs. Ce qu’ils ont en commun est une reconnaissance de la vérité, un rejet du mensonge même fourni par des experts et une féroce détermination à protéger leurs enfants.

Certains membres du gouvernement commencent à questionner l’accroissement du nombre d’enfants déniant leur sexe de naissance qui a grimpé en flèche. En Grande Bretagne, les Ministère de la femme et des inégalités a récemment ordonné une investigation  afin de comprendre pourquoi le nombre d’enfants demandant une transition a augmenté de 4000 % en huit ans. Même les individus non informés – y compris les bureaucrates- comprennent qu’une telle explosion des cas de dysphorie ne eut pas s’être produite naturellement. La volonté d’examiner la question est un autre signe bienvenu que la manie puisse d’une certaine façon relâcher sa pression.

Aux USA, beaucoup d’élus du gouvernement ont adopté le mouvement transgenre sans d’étude préalable sérieuse. Mais il existe quelques signes de correction là aussi. Par exemple, l’administration Trump a fait plusieurs démarches afin de remettre la loi dans cette arène.

Une a été en Février 2017 l’abrogation de la « school “guidance” » de l’administration Obama qui étendait l’interprétation du sexe au Titre IX afin d’y inclure l’identité de genre. Un développement lié à cela a été l’annonce d’octobre du département d’état  que le Titre VII, qui prohibe les discrimination à l’emploi basées sur le sexe ne seront pas interprétées pour s’appliquer à des actions basées sur l’identité de genre. Depuis que le Congrès avait clairement créés les statuts de 1972 (Title IX) et de 1964 (Title VII) afin de ne couvrir que le sexe biologique, ces étapes montrent un retour bienvenu aux normes de l’autogouvernement. (self-governance)

.

En Mai 2019,  le Department of Health & Human Services (HHS) a évolué vers une définition scientifique  du  « sexe » dans les programmes financés par l’état. Alors que l’administration Obama avait décrété que la discrimination, prohibée sur la base du «  sexe «  devait comprendre la discrimination basée sur «  l’identité » de genre » , l’HHS a récemment publié   une proposition de régles  renversant cette interprétation onéreuse et illégale. Le «  sexe » clarifie cette proposition de règle, se verra attribuer sa signification scientifique, ne se référant qu’au sexe biologique démontrable plutôt qu’aux sentiments informels, changeants de l’identité de genre.

Finalement, l’HHS prône le renforcement  des  protections de la conscience des individus impliqués dans la recherche ou dans les soins. Ceci signifie que ces professionnels ne peuvent ps être forcés de trahir leur conscience en participant à des GAT ou à des recherches qui leur sont associées.

Bien que la politique gouvernementale puisse changer bientôt comme le font les administrations ( par exemple le dénommé Equality Act cimentera un politique extraordinairement nocive et totalitariste au regard de l’identité de genre), ces réactions apportent l’espoir de propositions politiques basées sur la réalité.

Un autre exemple de résistance vient du monde des sports. Alors que des garçons ou des hommes s’identifiant comme femmes peuvent battre haut la main  filles et femmes, des personnalités se démarquent. La légende du tennis Martina Navratilova,  elle-même lesbienne et supportrice des «  droits gay », a nommé  la  participation d’hommes dans le sport féminin comme elle le devait : tricherie.  Le groupe récemment organisé recently Fair Play For Women  ( Jeu juste pour les femmes)  a publiquement défendu le droit des femmes et des filles à des participations sensées dans l’athlétisme, ce qui signifie de restreindre certains sports à des athlètes femelles biologiques. Chaque photographie d’un homme plus gros et plus fort battant une fille et peut-être lui ôtant toute possibilité de carrière ou de financement d’études , développe la compréhension du public que le transgenrisme implique un degré signifiant de narcissisme et de droits acquis de mauvaise foi.

Les Féministes commencent à reconnaître la menace du trangenrisme non seulement pour la justice dans la compétition en athlétisme mais pour les femmes dans leur ensemble (voir ). Si des mâles sont autorisés à joindre le sexe féminin simplement en se déclarant femmes, existe-t-il quelque chose comme une femme ? Existe-t-il une base qui permette de protéger les femmes dans un espace privé (comme des toilettes ou des vestiaires), dans les universités, les dortoirs, et même les prisons ? Existe-t-il un moyen pour s’assurer que les programmes supposés aider les femmes, comme des prêts spécifiques ou des réserves dans les budgets gouvernementaux soient restreints aux femmes ?

Les radicaux transgenres sont si préoccupés par la résistance des féministes, spécialement celle des lesbiennes, qu’ils ont créé leur propre insulte pour décrire les gauchistes dissidents : Trans-Exclusionary Radical Feminists, ou TERFS. Les injures, cependant, n’ont pas eu d’effet sur ces féministes, qui reconnaissent que valider des droits légaux basés sur l’identité de genre plutôt que sur le sexe devra «  éliminer les femmes et les filles  en tant que catégorie cohérente, digne de protection de ses droits civils.

La voix la plus puissante pour revenir à la raison va peut-être venir des ceux qui «  détransitionnent » – des individus qui ont subi une transition médicale, et qui ont réalisé qu’ils avaient fait une erreur tragique, et qui  — prennent la parole  maintenant afin de prévenir les victimes de l’industrie du genre.

Walt Heyer a subi des années de dysphorie de genre qu’il attribue maintenant aux mauvais traitement de sa grand-mère et à ses abus sexuels dans sa jeunesse. En tant qu’adulte, il a subi une thérapir hormonle et de la chirurgie et a vécu huit ans comme femme avant de détransitionner. Contributeur régulier du Public Discourse, Heyer a maintenant plus de 70 ans et consacre sa vie a aider d’autres victimes à retrouver leur vie authentique comme il l‘a fait.  Son site internet, sexchangeregret.com, a été visité par des centaines de milliers d’usagers de 180 pays, et il rapporte  un accroissement énorme du traffic depuis la prolifération du virus transgenre.

D’autres adultes sont également francs à propos de la folie du «  changement de sexe »  ( voir le travail de recherche  sur le transgenrisme de Horvath et le récit pathétique de l’expérience de Rene Jax Don’t Get on the Plane.) Mais avec certaines victimes, la prise en compte de la vérité se produit beaucoup plus tôt. De plus en plus d’adolescents et de jeunes adultes parlent de l’erreur qu’ils ont commise en transitionnant et avertissent les autres jeunes de ne pas se laisser aspirer par le culte (voir là, là, et là, par exemple). Cependant une information fiable sur le niveau de regret postérieur à un GAT n’est pas disponible car de très nombreux patients ne sont pas suivis (peut-être aussi à cause des suicides), plus les détransitionnés parlent, plus ils se sentiront à l’aise à le faire.

Les chanceux sont ceux qui en sont sortis avant la chirurgie ou autre traitement irréversible. Pour les autres, peut-être le système permettra-t-il des dédommagements à travers la possibilité de poursuites pour fraude professionnelle. Tout comme une   responsabilité pénale  a dissuadé des psychothérapistes d’utiliser la théorie de la « recovered memory ” » avec des patients fragiles, la perspective de poursuites et de condamnations substantielles  par des victimes de GAT peut amener des praticiens à y penser à deux fois.

Est-ce différent cette fois ?

Chaque fois qu’une révolution sexuelle se réclame d’une nouvelle victoire – démantelant les normes de la moralité sexuelle ou atteignant l’acceptation des comportements homosexuels, ou imposant le mariage homosexuel faisant pression sur une personne tiers pour célébrer la dernière étape – les individus ayant des valeurs plus traditionnelles pensent que cette fois les radicaux sont allés trop loin. Ce sera certainement le développement qui fera basculer le pendule vers une absence de base et un bon sens commun. Mais au lieu de ça, les révolutionnaires empochent la victoire et avancent sans répit vers le nouvel objectif.

Mais le mouvement transgenre est peut-être différent. Les dommages infligés par les campagnes précédentes sont réeles et profonds mais ceci n’a pas été immédiatement évident. Il a fallu, par exemple, plusieurs dizaines d’années pour que les conséquences de la sexualisation de tout devienne tangible. – désintégration de la famille, enfants sans père et cassés, augmentation des consommations de stupéfiant et autres pathologies culturelles – et même maintenant  les idéologes résistent à la conclusion que ces tendances sont dues aux changements sociaux qu’ils préconisaient.

En contraste, les dégâts de l’affirmation transgenre sont immédiats et apparents. Les dommages médicaux seuls sont indéniables, et l’angoisse ne fait qu’accroître. Les enfants et adolescents concernés, spécialement, deviennent les blessures vivantes dont les vies massacrées témoignent des abus infligés par les «  experts » qui ont profité de leur misère. Les voix des dé-transitionnés pénètre le bavardage politiquement correct pour avertir que ce qui se passe détruit des vies, ici et maintenant.

Hacsi Horvath,  un chargé de cours au Département d’épidémiologie et d biostatistiques de l’Université de  Californie à San Francisco, a décrit abondamment  sur l’acceptation étrange du  concept fantastique de l’identité de genre. :  A mon avis, qui est basé sur des recherches approfondies ainsi que sur ma propre expérience de plus de 13 ans où j’ai prétendu être une femme – GD n’est que très peu concerné par son sexe. IL s’agit plus de troubles dans l’identité. Il n’y a aucune bonne raison pour que la dysphorie de genre ait été majoritairement exclue pendant 15 ans dans le cadre des recherches sur les «  diagnostics trans »  du traitement de personnes dépressives  ou angoissées.  GD n’est pas en soi unique, super spécial !  C’est tout à fait inscrit dans les critères efficacement traités dans le cadre des approches des diagnostics trans. C’est comme si les promoteurs de «  transition » du transgenrisme en vogue exerçaient une sorte de racket.

Un de ses camarades survivant, Walt Heyer ne prend pas de gants en décrivant les agents de la manie transgenre. Spécialement au regard des fausses affirmations touchant les mineurs, il dit :

C’est de la maltraitance sur enfant…Nous fabriquons des enfants transgenre. Nous fabriquons leur dépression, leur angoisse et ça devient une énorme industrie dont les gens profitent alors que la vie de ces enfants est complètement détruite.

Il conclut : Il n’y a absolument rien de bon à affirmer que quelqu’un a une identité genre- croisé parce que ça détruit leur vie…C’est de la folie.

La forteresse transgenre que les radicaux ont construite uniquement à la force de leur volonté est construite sur du sable sans support d’aucune sorte. La vague qui va l’effacer gagne de la force. Puisse venir bientôt le temps où nous dirons, avec les observateurs de cette hystérie passée : «  Mais comment avons-nous pu croire ça ? »

A propos de l’auteure.

JANE ROBBINS

Jane Robbins,  diplômée de l’Université de Clemson  et de l’ Harvard Law School, est avocate et écrivaine en Géorgie.  Membre de l’ APP

Ci-dessous, quelques articles complémentaires :

Article Daily mail Réaction au nombre croissant de demandes

Jonathan Turley  Article sur les (ré)pressions exercées sur les enseignants et intervenants dans le cadre des universités

Madeleine Kearns     Article sur l’exclusion des parents dans les choix d’intervention «  d’information » sur le genre

Slavoj Žižek «  Le sexuel est politique » dans  la revue «  Le salon philosophique »

Colette Chiland  Problèmes posés aux psychanalystes par les transsexuels dans la Revue française de psychanalyse

Le discours transsexuel sur le corps      Jean-Pierre JacquesDans Cahiers de psychologie clinique 2008/1 (n° 30)

Feminist current Pediatrics professor Dr. John Whitehall describes gender transition in minors  as “castrating children.“

Traduction : Elisabeth Guerrier

Freud, le premier anti-psychiatre Lawrence Kemelson

Traduction de l’article du Dr. Lawrence Kemelson ” Freud, le premier anti-psychiatre” paru dans la revue ” Mad In America”

Cet article semble avoir été écrit du fond d’une sorte de cellier profond, sombre, d’où tous les bruits pouvant en émaner étaient détournés depuis des années au profit des fanfares des certitudes scientistes. La lutte contre la psychanalyse et ce qu’elle nous dit est si ardente, menée avec une sorte de régularité si zélée qu’on ne peut pas ne pas se questionner sur ce qu’il en est de son message et de ce qu’il génère, par ce qu’il est, de rejet. Il va de soi que c’est l’image du pouvoir de l’homme sur lui-même qui ne peut battre en retraite, a fortiori dans un pays où le “tu veux, tu peux” et où toute la manière binaire d’envisager la vie comme un combat où on perd ou on gagne pour affirmer sa réussite visible et quantifiable, sont les maîtres mots de la culture même. Comment y introduire Freud, y réintroduire Freud, surtout quand les praticiens de sa théorie qui pouvaient sur place la défendre et la rendre convaincante se sont empressés de lui donner une tournure acceptable pour la bienpensance ambiante.

Il va de soi aussi que cet article est à cent lieux de cette même théorie, comme si, quoi qu’on en dise, la majeure partie du travail particulier de la cure et ce qu’elle a comme moteurs théorique et conceptuel ne pouvaient être en quelque sorte digérés et métaphorisés par l”’American way of life”. On se prend à rêver, devant l’ouverture d’une telle porte au coeur des trombes et des catastrophes générées par la propagande et le poids des financements de la biopsychiatrie et du cognitivisme, à un travail de fond sur la retranscription de ces mêmes concepts, une reprise en main des théories freudiennes où le passage si essentiel d’une langue à l’autre se fasse avec le souci d’y voir clair et de remettre la théorie de l’inconscient, car après tout, c’est bien de cela dont il s’agit avant tout, au centre des préoccupations, et ce, en collaboration, de part et d’autre de l’Atlantique. EG

Freud the first anti-psychiatre Mad in America

Freud  n’était pas psychiatre, il était neurologue qui a abandonné sa pratique de la médecine afin d’étudier le fonctionnement intime de l’esprit, la façon dont les sociétés se régulent et les échanges entre les deux. Il était plutôt un psychologue-sociologue-philosophe. Il vivait à l’ère victorienne quand, contrairement à aujourd’hui, la sexualité était réprimée et les femmes dévalorisées, ceci explique amplement pourquoi certaines de ses idées semblent étranges ou choquantes pour beaucoup maintenant. Mais si nous dépassons ces défauts, nous trouvons quelques concepts qui valent la peine.

Freud considérait la psychanalyse comme partie de la psychologie plutôt que de la médecine et insistait pour qu’elle ne soit pas médicalisée.  Il pensait que tout un chacun ayant les aptitudes pouvait être formé à pratiquer la psychanalyse, mais que la formation médicale diminueraient la capacité à associer librement.

Il était dédaigneux à l’égard des psychiatres : «  Dans les facultés de médecine, un docteur reçoit une formation qui est plus ou moins l’opposé de ce qui est nécessaire pour une pratique de la psychanalyse…Cela leur donne une attitude fausse et nuisible » Freud donc vit leur inauthenticité et leur dangerosité et fût le premier anti-psychiatre.

Il n’y a qu’aux USA que les psychiatres monopolisent avidement la psychanalyse contrairement aux souhaits de Freud, créant des termes obscurs comme «  superego » ( surmoi) et id ( inconscient) qu’eux seuls utilisent. Les psychiatres qui ont pathologisé publiquement le candidat à la présidentielle Goldwater en 1964 étaient si assoiffés de pouvoir, si impliqués politiquement. Des freudiens authentiques n’auraient jamais fait cela car ils croient que nous avons tous des conflits, Freud a donné à cela de la substance en expliquant logiquement les rêves, les mots d’esprits et les erreurs qui sont connus sous le nom de «  Lapsus freudiens ».

Il est souvent dit que ses théories ont été démystifiées. C’est dû au fait que l’origine génétique ou biologique des troubles émotionnels-comportementaux comme maladies du cerveau a été prouvée (comme le prophétise irrationnellement la psychiatrie moderne) plutôt que des réactions à des événements ou à des conflits inconscient-conscient trouvant leur origine dans l’enfance, comme il l’a rationnellement déduit. Mais ceci ne s’est jamais produit donc ses idées n’ont jamais été réfutées.

Comparons les deux approches : les thérapeutes freudiens n’appliquent pas d’étiquettes ostraciques ou stigmatisantes car nous luttons tous. Ils laissent les patients déterminer leurs propres buts et faire le travail actif de la thérapie puisque les associations ne peuvent être porteuses de sens et productives que si c’est le patient qui les effectue. Ils écoutent, comprennent et entre en relation profondément, patiement et respectueusement. Leurs clients réfléchissent aux raisons pour lesquelles ils agissent comme ils le font, ils explorent, expriment les probèmes qui viennent de la vie en société et apprennent à leur faire face de la façon qui leur convient. Ils utilisent leur réflexion afin d’augmenter la capacité à se soignereux-mêmes et le contrôle sur leur vie.

Mais la psychiatrie moderne se précipite d’une façon impersonnelle-jugeante, autoritaire sur des étiquettes qui classent le client comme «  malade » ou «  anormal ». Ils poussent les clients à enfouir leurs problématiques sous la surface plutôt que de les découvrir et de les envisager, leur déniant leur propre volonté puisque celles-ci sont « génétiques » et à obéir passivement. Leurs drogues taille-unique-qui-convient-à-tous rendent le patient muet, son esprit inactif et créent des éternellement dépendants et des zombies sans défense alignés pour leurs assemblées.

Donc, ces approches sont parfaitement l’opposé à tous égards : ‘L’ Anti-Freud’ est le  ‘modèle Pro-médical’. Les psychiatres Freudiens dans les années 50. 60 se sont battus contre la biopsychiatrie, ils étaient donc les prochains anti-psychiatres.  Le premier DSM ( 1952, lors du règne de Freud) ne catégorisait pas les symptômes en les transformant en maladies au nom pseudo-scientifique, mais explorait les liens causaux possibles entre les questions psychologiques et sociales.

Dans les dernières années, le but de Fred était moins de traiter «  la maladie mentale » que d’améliorer la société en augmentant la conscience et en diminuant la répression sociale ( ce qu’il fit), parce qu’il pensait que c’était la principale source de mécontentement5 Si il était encore vivant, il dirait probablement que c’est la répression émotionnelle plutôt que la répression sexuelle qui est la problème et l’attribuerait à «  la médicalisation de la vie quotidienne » de la psychiatrie, comme la nomme Szasz.6 Il accuserait le modèle médical d’empoisonner notre culture  pour nos handicaps, nos tueries, notre drogue et notre crise d’overdoses en disant : ‘ Je vous avais prévenu »

Voici comment il aurait analysé notre société «  malade » :

Le modèle médical amène les individus à réprimer leurs sentiments normaux/déplaisants/inacceptables comme la tristesse après un décès, les soucis quant à l’avenir où la colère, afin d’éviter de se faire appeler «  malade mental » si ils montrent ces sentiments. («  Avoir » une dépression, de l’anxiété, ou une personnalité bipolaire ou borderline si ils montrent les trois).

Beaucoup ayant une conscience d’eux-mêmes sont dupés et conduits à penser qu’il y a quelque chose qui e va pas chez eux (une maladie du cerveau) et dirigés vers la médicalisation de leurs problèmes et de leurs sentiments. Certains vont chez le psychiatre afin de les supprimer à l’aide de médicaments, d’autres essaient des traitements alternatifs en blâmant les toxines, les effets secondaires des médicaments, les régimes alimentaires, etc. La norme donc maintenant est devenue la répression émotionnelle et l’ignorance de soi. Cela étouffe la maîtrise des défis de l’existence. A cause de la médicalisation, le pourcentage la quantité des pensées, luttes, sentiments des individus qui sont inconscients ( ou mis sous sédation) est plus élevé que jamais. Et ceci a eu des effets désastreux.

Bien sûr beaucoup d’idées de Freud sont invalides ou ne s’appliquent plus, mais même Szasz acceptait son idée essentielle de l’inconscient et comment des questions ou des sentiments refoulés peuvent conduire à des actions ou des problèmes sans que nous en ayons conscience.7

L’antidote au modèle médical et à l’infestation de notre culture serait de réintroduire quelques-unes des théories de Freud (pas par la thérapie mais par l’éducation). Après tout, est-ce que le modèle opposé au modèle médical ne serait pas le meilleur moyen de le contrecarrer ? Combiner l’éducation avec la preuve du mensonge de la psychiatrie serait le meilleur moyen d’achever son règne. Les idées de Freud sont déjà à l’intérieur de nous, nous avons juste besoin de le ramener à la surface.

Freud est encore apprécié dans de nombreuses nations d’Europe. C’est peut-être pourquoi leur population est moins vulnérable aux vendeurs de drogues, légales ou illégales et donc pourquoi ils meurent moins fréquemment d’overdose. Alors, partenaires de Mad In America, pourquoi ne pas laisser Freud rejoindre notre équipe ? Il a de bonnes idées,  et surtout c’est lui qui a initié notre cause.

Laurence Kelmenson

Lawrence Kelmenson, MD

Lawrence Kelmenson a été psychiatre pendant 30 ans, exerçant auprès d’enfants, d’adultes et de familles. Il a fai ses études de médecine à l’Université d’état de New York, et accompli son stage en situation pour devenir psychiatre puis, ensuite chef de clinique, à l’Hopital De Craig House, à Beacon. New York, jusqu’en 2000, depuis il conduit des psychothérapies dans le domaine privé à Cold Spring, New York.

Traduction : Elisabeth Guerrier

 

Le programme en 12 points de la psychiatrie pour produire des toxicomanes. Lawrence Kemelson

Psychiatry’s 12-Step Program for Producing Heroin Addicts

Le programme en 12 points de la psychiatrie pour produire des toxicomanes

Lawrence Kelmenson, MD

August 25, 2017

Mad in America

J’ai précédemment montré comment la capacité de la société à classer la tristesse comme une « maladie du cerveau » depuis 1990 avait à une pointe dans le nombre d’adultes dépressifs chroniques.  Dont beaucoup ont été conduits dans une addiction aux opiacés par des médecins qui ont capitalisé sur leur vulnérabilité. Ceci a induit la crise d’overdoses aux opiacés qui elle aussi a commencé en 1990.

Mais même si cela a rendu facile pour des adolescents le fait de trouverr des comprimés d’opiacés dans le porte-monnaie de leur parents ou dans le cabinet du médecin depuis 1990, les overdoses d’héroïne ( qui adviennent principalement chez les jeunes qui ont d’abord consommé des opiacés). N’ commencé à croître que plus tard ( 2006) en dépit du fait que l’héroïne était présente depuis les années 60. Je crois que c’est parce que les dépendants à l’héroïne actuels forment une nouvelle couvée. Les racines de leur création ont été plantées en 1990, quand les mensonges des médecins sur une immaturité normale de l’enfant qui aurait été une «  maladie génétique du cerveau » a été acceptée. Ceci a permis à la psychiatrie de commencer son programme en douze points pour produire des addictions à l’héroïne, menant du berceau à ( presque) la tombe .

  1. Proclamer à tort que les enfants sont câblés génétiquement pour mûrir, de façon à dévaloriser le rôle clef des parents qui investissent moins dans leur éducation.
  2. Diagnostiquer des enfants normalement inattentifs, impulsifs ou caractériels comme ayant une «  maladie du cerveau » permanente ( ADHD ou bipolarité) et avertir les parents en conséquence qu’il serait inutile de les élever normalement puisqu’ils sont «  inéducables ».
  3. Par contre conseiller aux parents et aux écoles de les éduquer sur un mode d’intervention sanitaire, de façon à ce qu’ils n’apprennent jamais comment prévoir, planifier et mener à bien des tâches seuls.
  4. Leur dire que les défis et les attentes de ces enfants doivent être grandement réduites, de façon à ce qu’ils ne soient pas préparés aux pressions fortes, et aux exigences de l’âge adulte.
  5. Conseiller aux parents de ne pas poser de limites ni de sanctionner de mauvais comportements de façon à ce que ces enfants n’aient pas à apprendre comment réguler leurs impulsions et leur rage et en conséquence n’apprennent jamais l’auto-discipline.
  6. Conseiller aux parents et à leurs enfants de ne pas explorer, discuter, résoudre tout problème qui les dérange ( en affirmant qu’il n’y en a pas) de façon à ce qu’ils n’apprennent pas à les résoudre ni comment développer des relations confiantes.
  7. Renforcer l’irresponsabilité, l’incapacité, la sauvagerie en les sauvant dès qu’ils ont des problèmes, leur donner des A faciles et autre récompenses victimaires.
  8. Remplacer une éduction solide par des recours aux tranquillisants de façon à ce que le seul outil que l’enfant apprend jamais à utiliser pour se trouver est la capacité à rendre son esprit brumeux avec des molécules chimiques.
  9. Remplacer une éducation solide avec l’Individualized Educational Programs ( Programme d’éducation individualisé ) et des aménagements qui les dorlotent afin de donner l’illusion de succès qui ne se produisent pas.
  10. Capitaliser leur vulnérabilité et leurs conduites à risque pendant leur jeunesse en les guidant vers l’addiction au moyen de succédanés euphorisants comme l’Adderal
  • Nourrir leur addiction en les encourageant à la nier, déclarant : «  Vous n’êtes pas un toxicomane, puisque ce sont des prescriptions faites par votre médecin pour guérir votre maladie.
  • Si ils acceptent leur addiction et souhaitent travailler à trouver des outils pour devenir sobres, berner les en leur offrant de devenir encore plus toxicomanes par le «  traitement » de leur addiction mais qui plus souvent la développe, comme le Suboxone.

A travers ces étapes, la psychiatrie plante les graines de l’addiciton tôt dans la vie, puis les nourrit continuellement jusqu’à l’âge adulte. La psychiatrie et les programmes des Alcooliques anonymes (AA’s 12 step programs) sont similaires en ce que le principe essentiel de ces deux programmes est de s’abandonner à une autorité plus é digne de confiance ». L’autorité de la psychiatrie n’est que la psychiatrie et ses médicaments addictifs. Dans les AA, vous ne pouvez temporairement pas vous faire confiance puisque ce sont les drogues qui vous contrôlent, donc ils vous enseignent à gérer votre situation d’une façon responsable. Mais en psychiatrie, on vous apprend à ne jamais vous faire confiance puisque de «  mauvais gènes » vous contrôle, et que vous avez donc besoin en permanence confier la responsabilité à des psychiatres et à leurs drogues. Il n’est donc pas surprenant I qu’une méta-analyse ait trouvé que les enfants identifiés d’ADHD se tournent vers les drogues illicites au moins trois fois que les autres, qu’ils soient sous médicaments ou non. La psychiatrie a pris en charge «  l’éducation » des enfants et a récemment ajouténearly 3 times as often as non-labeled kids1,  le « traitement » des addictions dans son domaine toujours croissant, avec des résultats désastreux.

Voici quelques statistiques qui, regroupées, supportent mon argument que la psychatrie est la cause de notre épidémie d’héroïne. Il y a eu une croissance par six de prescriptions de stimulants pour l’ADHD entre 1991 et 2000. L’âge moyen pour le premier diagnostic d’ADHD est 7 ans, il leur faut donc 15 ans pour atteindre 22 ans ( l’âge moyen des usagers d’héroïne). Ceci explique l’augmentation ( six-fold) des overdoses entre 2006 et 2015, après qu’elles soient restées stables pendnat les 10 années précédentes. Kurt Cobain n’était pas seulement en avance sur son temps musicalement, il a aussi suivi cette voie.

Les quatre nations67 avec le plus fort taux par habitant de diagnostic d’ADHD sont les quatre premières nations pour le taux d’overdose per capita, dans le même ordre 8.. Les états11 avec le plus haut taux d’overdose10  par capita ont également un très fort taux de disagnostiqcs d’ADHD. Celles où l’ADHD est le moins diagnostiqué 9 ont le taux d’overdose le plus bas. Le ratio par individus de blancs, hispaniques, noirs ( 19.10.4) 12 est virtuellement identique au taux d’overdose per capita parmi ces ethnicités. ( 19. 10. 6). Ce ratio d’overdoses était presque égal avant que  le premier contingent d’enfants diagnostiqués ADHD n’atteignent l’âge adulte. Les blancs étaient en fait à la seconde place 13.  Le ratio hommes.femelles adolescents «  traités » pour ADHD était à peu près de 3.1 en 2003.14 — à cette époque le ration des overdosespar héroïne hommes femmes est aussi de 3.1. Il est maintenant de 2.2. 115.

Ceci correspond trop bien, comme les pièces d’un puzzle, pour être le fruit d’une coincidence. Avec le fait que les clients traités pour ADHD se suicident 5 à10 fois plus  souvent16 et meurt dans des accidents de la route deux fois plus souvent 18 (ce qui est probablement aussi une des raisons majeurs pour expliquer  la montée récente de ces deux chiffres) ceci suggère que les parents ne devraient pas laisser leurs enfants être diagnostiqués ADHD si ils veulent qu’ils atteignent un grand âge. Donc de façon à éradiquer toutes ces épidémies contemporaines aux USA, leur source commune doit aussi être éradiquée. C’est la bio-psychiatrie. La façon moderne de se défoncer et de mourir aux USA.

Traduction Elisabeth Guerrier