AMONG THE THRONG

Elisabeth Guerrier Traductions Textes

Category: Incendie de forêts

Dans l’Arctique, des maladies disparues se ravivent et la route de l’Alaska fond alors que la température touche des records de folie.

 

 

Dans l’Arctique, des maladies disparues se ravivent et la route de l’Alaska fond alors que la température touche des records de folie.

In Arctic, Ancient Diseases Reanimate and Highways Melt as Temperatures Hit “Frenzy” of Records

 

par :  Dahr Jamail

 

 

 

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Le Pic Byron avec le glacier Byron au centre-gauche de la photo. Il ya moins de vingt ans, le glacier Byron recouvrait la portion supérieure de la vallée mais il est en ce moment rapidement entrain de remonter jusqu’au sommet de la colline. Remarquez les nombreuses chutes d’eau provenant de ce qui reste d ce glacier. (Photo: Dahr Jamail)

 

 

 

Alors que je comptais dix années de reportage sur les impacts de l’occupation US en Irak en 2013, il m’était impossible de trouver un seul Irakien qui n’ait pas eu un membre de sa famille, de ses proches ou de ses amis qui n’ait pas été tué par les troupes américaines une action de terrorisme d’état sponsorisée et une violence arbitraire résultant de ce qui est évoqué précédemment.

Maintenant, en ayant passé l’été entier en Alaska, il me reste à avoir une conversation avec les rangers des parcs nationaux, les glaciologues ou simplement avec les promeneurs avides qui ne contienne pas une histoire d’incrédulité, d’étonnement ou souvent de choc à propos de l’impact des modifications climatiques anthropogéniques à travers leur état bien aimé. [anthropogenic climate disruption (ACD)]

Qu’il s’agisse des rivières causant des érosions massives après avoir chargées à la vitesse grand v par la fonte des glaciers, de la température sérieusement élevée tout au long de l’année ou de la fonte et de la retraite des glaciers eux-mêmes, tous ceux qui demeurent ici, observant l’impact en première position, ont tous des expériences dramatiques à partager.

À titre d’exemple, à moins d’une heure de route d’Anchorage, j’ai visité une région où j’ai fait de l’escalade dans le passé. Un vieux partenaire m’avait suggéré de visiter le Byron Peak, qui se trouve à la fois près de Turnagain Arm et de Prince William Sound, afin de voir combien le glacier Byron avait reculé depuis que nous étions venus là la pour la dernière fois.

 

Pour atteindre l’arête de la montagne, j’ai dû d’abord avancer au-delà de la base du glacier Byron, qui, en 1999, couvrait alors toute la vallée.

Maintenant, moins de vingt ans plus tard, quand j’ai vu pour la première fois à quel point le glacier avait reculé, je me suis arrêté brutalement dans ma course. Cela m’a fait l’effet de recevoir un coup de poing dans l’estomac et je me suis surprise à essuyer une larme lorsque la terrible évidence s’est impose à moi. Ce qui reste maintenant du glacier Byron est dans un processus de recul complet vers sa source. Ceci devient un micro-exemple du macro-Alaska, dont les glaciers perdent 75 milliards de glace en trop chaque année, selon la NASA.

Tout ne va pas au mieux dans le Grand Nord.

C’est parce que dans l’Alaska actuel, les records de température tombent aussi vite que la population d’oiseaux dégringole.

Juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré dans la plus grande ville de l’état, Anchorage. Les températures dans la partie sud-est de l’état ont toutes augmentée autant que Deadhorse, sur l’Océan Arcic qui bat tous les records, l’aéroport de Deadhorse atteint un étonnant 30° C.

Rick Thoman, un climatologue et responsible des services au National Weather Service en Alaska, a dit à la presse  tqu’une des sources des températures anormalement élevées dans l’état provident de la temprérature anormalement chaude des eaux de surface de la mer et il a ajouté : , « Dans la mer du Détroit de Bering, spécialement au sud de l’île de St. Lawrenceles sont vraiment incroyablement haute comparé à la normale.

Une  étude récente montre comment la climat qui se réchauffe à travers l’Alaska décime de grandes étendues d’habitat pour de nombreuse espèces d’oiseaux côtiers qui migrent vers l’Arctique annuellement. L’étude montre que les deux-tiers des espèces qui migrent vers l’Alaska subiront un impact, dont certaines perdant jusqu’à 90% de leur habitat. Le réchauffement climatique provoque également l’éclosion précoce des insectes, entraînant une diminution des réserves de nourriture pour les oiseaux et leurs petits, et  contribuant au déclin des populations.

Même les routes de l’Alaska ressentent la chaleur. La fameuse Route de l’Alaska, qui a attire les chercheurs d’aventures depuis des décennies, fait un arc à travers la Colombie britannique et le Yukon avant de traverse l’Alaska central jusqu’à son point final à la jonction du Delta. Mais comme le permafrost sous cette route continue de fondre à un rythme de plus en plus rapide, de larges fissures, des failles et des fentes sont entrain de le détruire.

«  Ici, c’est le plus gros problème géotechnique que nous ayons. » dit Jeff Currey, du Département des transports de l’Alaska  à un  reporter. «  Les Romains ont construit des routes il y a deux mille ans que nous utilisons encore. Et nous nous avons construits des routes qui, en un an ou deux, sans maintenance, ressemblent à des montagnes russes parce qu’elles sont construites sur le permafrost sensible au dégel. »

Ce ne sont pas que les chercheurs d’aventures qui vont subir l’impact de la détérioration de la route, c’est une voie essentielle utilisée pour le transport de nourriture, de matériel et de médicaments vers les villages de l’Alaska. Dans un tour ironique du destin, l’autoroute qui fond est aussi utilisé par les compagnies pétrolières pour transporter leur équipement lourd vers ce qui a été l’élément vital de l’économie de l’état depuis que du pétrole a été découvert dans la partie du North Slope de l’Alaska.

Et les signes de réchauffement anthropogènes à travers le reste de l’Alaska sont également choquants. Dans le nord-ouest du Groenland, des déchets toxiques radioactifs datant de la guerre froide, avec lesquels on trouve des déchets chimiques et biologiques, court le risque    d’être mis à jour  comme la glace fond rapidement. De toute évidence, la décision du gouvernement d’enterrer ces dangereux déchets sous plus de trente mètres de glace n’a pas pris en compte le fait que la couverture de glace serait la plus grande contributrice à la montée du niveau des mers pendant l’ère anthropocène.

 

«  Si la glace fond, les infrastructure du dépôt, y compris les déchets radioactifs, biologiques et chimiques pourraient retourner dans l’environnement et potentiellement modifier les écoystèmes voisins. » L’Université de Zurich qui a étudié ces évolutions dans un document publié dans le journal “ Geophysical Research Letters Bulletin de la Société américaine de meteorology, If the ice melts, the camp’s infrastructure, including any remaining biological, chemical and radioactive wastes could re-enter the environment and potentially disrupt nearby ecosystems,” the University of Zurich, which documented these developments in a study published in the journal Geophysical Research Letters Bulletin of the American Meteorological Society, a fait ce constat aux médias d’après leur enquête.

Plus loin en Sibérie, la fonte du permafrost a provoqué une épidémie d’anthrax qui a entraîné l’hospitalisation de dizaines de personnes et dont au moins un enfant est mort. Deux-mille daims ont été touché par le virus jusqu’à maintenant et le gouvernement russe à déplacé plusieurs familles hors de la zone. La cause de cette épidémie ? Le dégel d’une carcasse de daim qui avait été infectée par l’anthrax il y a des dizaines d’années.

Le déclenchement s’est produit dans la péninsule de Yamal où, comme Truthout l’a déjà rapporté, des quantités massives de méthane enfermées dans le permafrost ont explosé jusqu’au sol, créant de larges cratères.

En réponse à la réanimation de la bactérie, le Russie a envoyé des troupes entrainées à la guerre bactériologique   pour mettre la zone en quarantaine. Ce type de déclenchement de maladie dans l’Arctique  était auparavant le produit de la science-fiction, mais ce n’est plus le cas. . Les spécialistes du climat  craignent  que cela ne soit qu’un avant-goût de ce qui reste à venir si l’Arctique continue de se réchauffer à une vitesse record. Dans la mesure où il n’existe aucun moyen de savoir quelles autres bactéries mortelles demeurent gelées dans le permafrost, nous aurons à les découvrir uniquement quand la glace fondra, comme cela se passe dans l’Arctique, lorsqu’elles se réanimeront à leur tour comme en Russie.

Tout ceci n’est que le sommet de l’iceberg, si l’on peut dire. Ce n’est qu’un indice de ce qui est à venir comme les températures globales continuent de monter.

2015 a été une folie” dans les records climatiques selon le the Scientific American journal, des plus chaudes températures enregistrées jusqu’au simple plus grand taux de CO2 dans l’atmosphère. Cependant, 2016 est déjà sur la voie de dépasser ces records, comme la première moitié de l’année a déjà fait exploser les températures enregistrées précédentes. Selon la NASA et le  National Oceanic and Atmospheric Administration(NOAA).

La NASA a récemment publié des données montrant que juillet était le mois le plus chaud jamais enregistré dans l’histoire, c’était juillet 2015. Nous devons regarder sobrement et honnêtement où en est la planète et ce que cela signifie pour nous en tant qu’espèce, avec les autres espèces vivant sur terre. 2016 est en train de devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée. Le dernier record était 2015. L’année la plus chaude précédente étant l’année 2014. Chacun des mois des derniers 14 mois  a battu un record      de chaleur mensuelle sur ce même mois. Quinze des seize années les plus chaudes jamais enregistrées le sont depuis 2000.

Nous sommes au milieu d’un évènement concernant le blanchissement record des récifs de corail, les incendies continuent de se produire à une fréquence, une durée, une localisation et un degree de chaleur record, et la glace de l’Arctique recouvrait une zone l’hiver dernier qui était la plus fine depuis que les mesures ont commencé   et elle est également proche du plus bas niveau jamais enregistré. La Terre est officiellement entrée dans la sixième extinction de masse  n et rien n’indique que la réponse de coordination gouvernementale afin d’interrompre les émissions issues des énergies fossiles soient en voie d’être réduites.

Comme nous évoquons ces faits, les enquêtes de ce mois donnent plus de détails sur ce qui se produit sue terre maintenant, comme le réchauffement continue d’avancer.

 

Terre

 

Il y a maintenant des données scientifiques prouvant que le réchauffement accentue les risques de guerre. De nouvelles recherches  faites par de chercheurs allemands  ont montré un lien statistique entre les conditions climatiques extrêmes provoquées par le réchauffement et les explosions de violence extrême.

Pendant ce temps, au Japon, une  étude récente évalue  comment le réchauffement menace l’agriculture de ce pays d’une façon catastrophique.

«  Si les prédictions les plus pessimistes s’avèrent exactes, écrit ce rapport,  « d’ici la fin du siècle le monde pourrait voir ce qui sont maintenant des produits tout à fait ordinaires sur une table japonaise devenus des aliments extrêmement rares ou que les gens avaient l’habitude  de manger dans les passé. »

De retour aux USA, tristement,  a une étude récente révèle  comment le légendaire sapin de Douglas voit sa croissance altérée à cause des températures plus chaudes et du stress de sécheresse entrainé par le réchauffement.

Plus d’informations déconcertantes  nous arrivent de la Société Audubon, qui a publié un récent rapport dans la region de Puget Sound, dans l’état de Washington, les goélands à ailes grises sont contraints au cannibalisme pour s’alimenter, à cause du réchauffement des mers qui raréfie leur nourriture habituelle.

 

Eau

Les sécheresses entretenues par le réchauffement est une des forces majeures ayant entrainé l’assèchement complet des rivières principales. Le Gouvernement a déclaré l’état d’urgence et admis que le pays entier était aux prises avec  « une crise écologique »  comme une quantité énorme de cadavres d’animaux sauvages tapissent sur des centaines de kilomètres le lit de la rivière.

Les mers de plus en plus chaudes génèrent une augmentation sans précédent des méduses  tout autour du globe. Leur nombre est suffisamment élevé pour saboter les équipements de réseaux endommagés par des millions de méduses qui obstruent les canaux sous-marins, pendant que des scientifiques réfléchissent à la possibilité de robot broyeurs et autres solutions de dernier recours.

Une récente étude du Centre de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention (CDC) révèle une « montée remarquable » dans la fréquence des maladies d’origine hydrique liées au réchauffement global des températures, pendant qu’en Floride, une algue verte épaisse  couvrant de vastes étendues de plage semble devoir devenir la nouvelle norme.

L’océan toujours plus chaud continue de créer le blanchiment généralisé des récifs coraliens. À Guam, les rifs ont été blanchis pendant ces quatre dernières années.  s. L’écologiste coralien Laurie Raymundo Coral dans le cadre de l’Université de Guam  dit  que avant 2013, les récifs coraliens de Guam avaient échappé au blanchiment qui se produisait Presque partout ailleurs dans le monde. Cependant, dit Raymundo, «  En 2013, 2014 et 2015, nous avons été touchés et le sommes encore maintenant. Pendant les quatre dernières années, il y a eu des épo=isodes de blanchiment et nous n’avions pas vécu cela de cette manière dans notre histoire récente. »  Raymundo estime que plus de la moitié des coraux de Guam sont morts entre 2013 et 2014 et qu’à peu près 85% de la totalité des récifs ont été blanchis. Après une plongée récente d’inspection des coraux,  Raymundo décrit la destruction éciologique à laquelle elle assiste : «  Je me considère comme étant tout à fait objective et rigoureuse scientifiquement. Mais parfois je manque cette approche. Aujourd’hui pour la première fois en cinquante ans, je suis allée sous l’eau, j’ai pleuré pendant une heure, juste sous mon masque, en constatant jusqu’à quel point les étendues de coraux de notre si jolie baie de Tumon blanchissaient et mouraient. »

 

Pendant ce temps, le niveau des eaux continue de monter. L’Union des scientifiques inquiets a publié un rapport  avertissant récemment que de larges zones des bases militaires nord-américaines le long de la côte est seraient inondées d’ici à 2050. Ce rapport estime que les inondations dues aux marées et aux orages augmenteront de 2, 600 % par an dans des zones où de nombreuses bases sont situées.

Un autre rapport publié par des  experts immobiliers  prèdit que la montée du niveau de la mer sera celle que quelques  climatologues prédisent (  1 , 80 mètre )  jusqu’à 2100 et que au moins 300  villes américaines auront perdu la moitié de leurs habitations et que 36 villes seront englouties.

En ce qui concerne la montée du niveau de la mer, nous avons de mauvaises nouvelles pour les habitants des îles, récent rapport  montrant que les derniers mammouths laineux de l’Amérique du Nord sont morts du manque d’eau fraîche quand la montée de la mer a tué les plantes qu’ils consommaient et contaminé l’eau potable. Ces phénomènes joueront un rôle pour les habitants côtiers pendant que le niveau des mers continue à monter, accompagné par des grandes marées et des orages.

 

En Inde, la Mousson est devenue plus intense qu’à l’habitude à cause de la capacité de l’atmosphère à contenir de plus grande quaintité d’humidité. Ceci a été flagrant en juilllet dernier  quand une inondation a recouvert tous le nord-est de l’Inde  touchant plus de 1, 2 millions de personnes et dévastant d’importantes zones de terres cultivables.

Pendant ce temps en Louisiane, le Gouverneur John Bel Edwards a récemment déclaré l’état d’urgence quand une inondation qu’il a qualifiée de “jamais vue”   et d’ “historique” a tué sept personnes et amené 20.000 personnes à être sauvées. En fait, même la demeure du Gouverneur s’est vue inondée avec de l’eau à hauteur de torse, noyant le sous-sol et endommageant le système électrique. À propos des mesures de sauvetage, le Gouverneur Edwards a commenté, sombrement : « Nous avons sauvé des territoires administratifs, nous n’avons pas sauvé des gens. “

À l’autre extrémité du spectre de l’eau, la  Food and Agriculture Organization des Nations Unies a averti que nous étions dans un « temps de course contre la montre » touchant au moins 23 millions de paysans touchés par la sècheresse en Afrique où toute la partie sud du continent continue d’être touchée par des sècheresses massives pendnant que le réchauffement climatique progresse.

Selon les Nations Unies, plus de 60 millions de personnes de par le monde, don’t les deux-tiers se trouvent dans la partie est et sud de l’Afrique font déjà face à des rationnements de nourriture chroniques dus à des sécheresses continuelles.

Au Groenland, la couche de glace continue de fonder rapidement.   La NASA a récemment produit une carte  révélant l’étendue des parties du Groenland qui fondent intensément par en dessous. Ceci parallèlement aux observations simultanées qui montrent comme la surface de la glace fond à une vitesse accélérée.

Un peu plus de la moitié de la base des glaciers du Groenland  a dégelé maintenant et  le rapport de la NASA affirme   «  Savoir si la glace du Groenland est située sur un sol humide et glissant ou est accrochée à un lit pierreux sec et gelé est essentiel pour pouvoir prédire comment la glace va s’écouler dans l’avenir. »  En fonction de ce constat, tout comme le réchauffement s’intensifie avec chaque jour qui passé,

Dans le contexte des élections, Donald Trump a nié le réchauffement climatique d’une façon encore plus vive, même par rapport à la position du Parti républicain.

Non seulement appelle-t-il le réchauffement une “arnaque” mais il a été jusqu’à dire qu’il reverrait les régles imposées par le Président Obama le  concernant ,  qu’il sortirait les USA des accords de Paris de décembre dernier, qu’il favoriserait les forages et bien sûr imposerait moins de régulation environnementales, s’il était élu président..

Bien que son adversaire, Hillary Clinto , reconnaisse la réalité du réchauffement et ait incorporé quelques éléments de la rhétorique de la campagne de Bernie Sanders à sa plateforme, elle appelle à construire plus de routes et plus d’aéroports, ce qui, bien sûr, ne ferait qu’induire de plus grandes émissions de CO2. Ceci est a ajouter au fait qu’elle a choisi le Sénateur de Virginie Tim  Kaine, comme son partenaire aux élections.

Kaine supporte les forages offshore, ainsi que la construction de terminaux de gaz naturel pour l’exportation. Lorsqu’il était gouverneur de Virginie, il a supporté l’une des dernières centrales à charbon qui fût construite aux USA.

Même si Clinton est élue, les actions brutales, obligatoires et d’urgence à grande échelle nécessaires pour cesser la plupart des émissions de CO2 immédiatement – comme une étape vitale pour atténuer le réchauffement – ne sont tout simplement pas sur la table.

.Pendant ce temps,  des enquêtes récentes indiquent  qu’une majorité croissante  ( 66%) de citoyens américains pensent que le réchauffement est réel. En même temps, le nombre de personnes questionné qui croient que le réchauffement est à son niveau le plus bas est de 15%, plus bas que les 24% d’il y a une année.

Ègalement sur le front de la réalité, le rapport sur l’état du climat ( State of the Climate report) , un bilan annuel faisant reference sur le climat global a ét& récemment publié dans le bulletin de la société américaine de météorologie (  Bulletin of the American Meteorological Society.) Le rapport détaille comment la chaleur des océans et la température de l’air dépassent des records, comme le niveau des océans touchent un niveau jamais atteint et comme le CO2 a dépassé le niveau critique, pendant que le monde continue à être poussé à une vitesse aveugle dans un environnement que l’espéce humaine n’a jamais expérimenté.

Des climatologues de renom ont récemment avertis que la terre est extrêmement proche des 1.5 degrés supplémentaires limites, simplement huit mois après que ce but ait été fixé à Paris lors de la COP 21 à la fin de 2015. La croyance lors des pourparlers de Paris était que limiter le réchauffement à se maintenir en-dessous de 1.5°C , il y aurait une chance de prévenir la fonte de la glace polaire, de limiter la destruction des récifs coralliens et de prévenir une montée extrême des niveaux marins.

Cependant, il n’est que trop apparent que ces phénomènes sont déjà complètement en cours et augmentent en intensité.

 

DAHR JAMAIL

Dahr Jamail, un reporter de Truthout, est l’auteur de :  The Will to Resist: Soldiers Who Refuse to Fight in Iraq and Afghanistan, (Haymarket Books, 2009), et de Beyond the Green Zone: Dispatches From an Unembedded Journalist in Occupied Iraq, (Haymarket Books, 2007). Jamail a été reporter en Irak pendant plus d’un an ainsi qu’au Liban, en Syrie, en Jordanie et en Turquie pendant les dix dernières années, il a gagné le prix Martha Gellhorn pour le journalism d’investigation, parmi d’autres recompenses.

Son troisième livre :  The Mass Destruction of Iraq: Why It Is Happening, and Who Is Responsible, co-rédigé avec William Rivers Pitt, est disponible maintenant sur Amazon. Il vit et travaille dans l’état de Washington.

 

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Traduction : Elisabeth Guerrier

 

 

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Dahr Jamail «  Effondrement imminent de la calotte glaciaire et une nouvelle ère pour l’Arctique »

L’article de Dahr Jamail du magazine ” Truth Out”  nous offre un aperçu très large et documenté des multiples facettes de la catastrophe climatique qui se prépare et a déjà montré son ampleur. Il se réfère aux études les plus sérieuses et les plus récentes afin de pointer l’extrême urgence avec laquelle les pouvoirs politiques devraient agir ainsi que les résistances toujours farouches à la seule réalité du changement climatique anthropogénique.

Il se réfère principalement à des recherches et des analyses faites aux USA mais évoque également de nombreuses autres parties d’un monde qui, ne l’oublions pas est menacé dans sa survie globale.

Avant la lecture une citation de la fin du texte, qui nous montrera, à nouveau, l’extrême urgence des changements nécessaires : Nous n’avons pas un moment à perdre : une analyse récemment publiée dans la  prestigieuse revue Science, montre qu’une espèce animale sur six est en voie d’extinction à cause du réchauffement.

NB : Dans la traduction, nous avons fait le choix en place de  “changement climatique”, d’utiliser l’acronyme anglo-saxon choisi par l’auteur,  “ACD” (Anthropogenic Climate Disruption ).

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Comme les perturbations climatiques causées par l’homme progressent, la montée du niveau des mers se produit beaucoup plus vite que prévu. (Photo: Iceberg via Shutterstock)

Récemment, deux amis et moi avons tenté l’ascension du beau sommet enneigé du Mont Baker dans l’état de Washington. Encordés pendant que nous escaladions le glacier, à à peu prêt 457 mètres au-dessous du sommet, notre route s’est transformée en une impasse.

Étant donné qu’il était techniquement tôt dans la saison d’escalade et que nous étions sur une route standard, nous avons été surpris de trouver un pont de neige s’étalant sur une crevasse large de plus de 10 mètres sur le point de s’effondrer. Ne trouvant pas d’autres voies autour du gouffre, nous nous sommes mis d’accord pour faire demi-tour et de revenir un autre jour.

Après avoir démonté notre camp et pris le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés pour manger un morceau dans la petite ville la plus proche de Glacier, Washington. Notre  hôtesse nous a parlé d’un de ses amis travaillant au service forestier de  l’endroit qui lui avait dit que la zone ” avait reçu, l’année passée, la quantité la plus faible de précipitations dans les cent dernières années. ”

L’élévation du niveau des mers se produit maintenant beaucoup plus vite que ce que tout le monde prévoyait.

Pendant que nous planifions notre prochaine sortie au Mont Baker, un de mes partenaires parla avec un guide local qui l’informa que, en dépit du fait que nous n’étions qu’à la mi-mai  ” les conditions d’escalade sont déjà les mêmes que celles de la mi ou fin Juillet, des crevasses s’ouvrent, des ponts de neige sont déjà en train de fondre comme si nous étions en fin de saison ”

L’escalade, aux prises avec les perturbations climatiques anthropogéniques  (A.C.D : Anthropogenic Climate Disruption), comme le reste de la vie, est en train de devenir de plus en plus un défi et de plus en plus dangereuse. Les signes nous entourent, chaque jour maintenant. Tout ce que nous avons à faire et d’ouvrir les yeux aux changements se produisant dans nos régions. Nous devons y regarder de plus près et penser à ce qui se produit sur la planète.

Les changements dans l’océan Arctique sont devenus si importants que la région entre dans ce que les scientifiques norvégiens appelant  ” une nouvelle ère ” . Ils nous avertissent des   ” implications  d’une portée considérable “, provenant du passage d’une couverture permanente de glace épaisse à une couche beaucoup plus fine disparaissant pendant l’été.

Pendant ce temps, l’élévation du niveau des mers se produit maintenant beaucoup plus vite que toutes les prévisions le supposaient, selon une étude récemment publiée des climatologues d’Australie. Cette étude montre que la montée des niveaux de la mer s’est accélérée lors de la dernière décennie.

La NASA a récemment publié une étude révélant que les régions polaires de la planète sont au milieu d’une transformation énorme, et a montré que la calotte glaciaire Larsen B, vieille de 10.000 ans va bientôt disparaître, peut-être dès 2020. Et ces tendances sont sur la voie d’une accélération, car Mars a vu la moyenne de dioxyde de carbone toucher les 400. 83 parts par million.  Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration,  c’était la première fois que la moyenne surpassait les 400 parts par million pendant un mois entier depuis le début des mesures en 1950.

Terre

Sur les fronts de la terre, des changements furieux viennent à une vitesse folle

Une étude  dévoilée par les chercheurs en Suède et en Chine montre comment l’ACD peut sérieusement compromettre la survie de presque tout ce qui vit sur la planète, en particulier  celle des oiseaux. Les chercheurs ont montré comment lors du dernier âge de glace s’est produit un déclin sévère de la vaste majorité des espèces étudiées, ce qui est précisément ce à quoi nous assistons en ce moment. De très nombreuses espèces d’oiseaux sont actuellement dans un déclin dramatique.

Un récent exemple frappant de ce phénomène se produit dans l’Ohio, où les oiseaux sont en train d’être dévastés par les impacts de l’ ACD, selon les scientifiques les plus experts de l’ Audubon Society, qui s’attendant à voir les choses empirer.

Les gaz à effets de serre s’extraient de la forêt californienne plus vite qu’ils ne sont absorbés.

En Californie, l’actuelle mega-sècheresse est déjà responsable de la mort de 12,5 millions d’arbres de la forêt nationale, selon les scientifiques du service des forêts nord-américaines. Ils s’attendent à voir l’extinction continuer. ” Il est presque certain que des millions d’autres arbres vont mourir dans le cours de l’été à venir puisque la situation de la sécheresse continue et va s’inscrire encore plus dans le long terme. ” dit le biologiste Jeffrey Moore, responsable du programme d’enquête du Services des forêts nord-américaines.

Des recherches récentes  en dehors de la Californie montrent également que les forêts sont en fait devenues de pollueurs plutôt que des réducteurs de dioxide de carbone, à cause, encore, de l’impact de l’ ACD. L’étude montre que les gaz à effets de serre s’extraient des forêts plus vite qu’ils ne sont absorbés, à cause principalement des feux de forêts amplifiés par l’ACD.

À travers tous les états de l’ouest des USA frappés par la sècheresse, les animaux sauvages meurent littéralement de soif, car ils sont maintenant obligés de chercher de l’eau et de la nourriture dans des zones éloignées de leur territoires habituels, ce qui entraine une augmentation des morts.

Une autre étude récente montre que comme l’ACD  progresse, des étendues de forêt majestueuse à travers le monde vont rétrécir et se rabougrir, à cause des changements dans les courants de fluide du travail intérieur de la végétation. Pendant ce temps, l’augmentation du niveau de dioxyde de carbone et d’autres impacts de l’ACD ont un effet massif sur les capacités des populations indigènes de fournir leur propre médecine car les plantes médicinales sont sur le déclin.    Cette question dépasse le cadre des USA : sur les 7, 3 milliards de personnes vivant sur terre maintenant, approximativement 5 milliards ne se rendent pas à une pharmacie pour chercher leurs prescriptions.

Dans cette même note, une récente étude troublante dans le Proceedings of the National Academy of Sciences    a montré que le réchauffement climatique faisait déjà baisser les rendements de céréales aux USA et probablement ailleurs autour du globe. C’est pourquoi nourrir les 7, 3 milliards d’êtres humains va devenir de plus en plus un défi.

Plus largement, un rapport récent de médecins et de scientifiques en Australie nous avertit que l’ACD conduira à plus de maladies, de mort et de violents conflits lorsque les pays devront se battre plus pour les ressources en aliments et en eau.

Eau

Comme d’habitude, quelques-uns des effets les plus ouvertement évidents de l’ACD se font reconnaître sur les fronts de mer, à la fois sous la forme de trop ou de pas assez d’eau.

En ce qui concerne le dernier, le lac Mead du Nevada, le plus grand réservoir d’eau des USA, est maintenant à son plus bas niveau dans l’histoire enregistrée.

Dans la région du nord-ouest pacifique – pas la région à laquelle on pense quand on évoque la sécheresse — une étude récente a montré que plus de montagnes étaient sans neige plus tôt dans l’année que jamais, d’autant que la région a eu un hiver sans neige avec les manteaux neigeux à leur plus bas niveau

Les responsables de l’eau avaient l’espoir que des neiges tardives ou d’importantes pluies printanières allaient remplir les réservoirs, mais elles ne sont pas venues. À la place, sur les 98 sites gérés par Washington, 66 étaient sans neige au début du mois de Mai et ” 76% de la neige à long terme des sites de l’Oregon avaient le plus mince manteau neigeux jamais enregistré. ” en Avril.

Lors d’une année typique, à cette même période, la plupart des sites seraient proches de leur manteau neigeux le plus épais.

Dans l’Arctique, le lanceur d’alerte, les circonstances deviennent de plus en plus catastrophiques.

Les choses sont suffisamment graves pour que à la mi-mai, le gouverneur de la région Jay Inslee déclare une urgence dans tout l’état  à cause de la sécheresse  quand les manteaux neigeux de cet état n’avaient pas atteints 16% de leur moyenne et le niveau des cours d’eau et des rivières s’étaient asséchés jusqu’à devenir des filets qu’on n’avait pas vu depuis 1950.  Inslee a également averti que ”  les résidents devaient se préparer à une saison d’incendies précoce et active qui pourraient atteindre  des lieux plus hauts comme celles des montagnes Olympiques ou celles de Cascade., où de nombreux points sont déjà complètement sans neige. ”

Nous tournant plus au nord, ce dernier hiver a aussi été le moins neigeux parmi ceux enregistrés à Anchorage, Alaska selon le  National Weather Service

Nous déplaçant à travers le Pacifique vers Taïwan, pas un pays dont on imaginerait qu’il subisse l’impact de la sécheresse alors que cette nation traverse une des plus sévères sécheresses  depuis des décennies, les habitants vivant dans ce pays lourdement peuplé de la côte ouest doivent rationner leur utilisation d’eau.

Dans l’Arctique, notre signe avant-coureur des impacts de l’ACD, les conditions deviennent de plus en plus terribles. Il y avait moins de glace dans l’Arctique cet hiver que lors d’aucun hiver de l’ère des satellites selon le National Oceanic and Atmospheric Administration 

Une équipe internationale de scientifiques a récemment confirmé une crainte ancienne : la vaste quantité de carbone actuellement préservée dans les sols gelés et la toundra de l’Arctique, sera, à cause de la fonte du permafrost, finalement rejetée dans l’atmosphère. C’est une évidence de boucle de rétroaction : les températures se réchauffant font fondre le permafrost, libérant le dioxyde de carbone stocké dans l’atmosphère, qui plus tard réchauffe encore les températures, encore et encore.

Comme une nouvelle version arctique du film post-apocalyptique Mad Max, le dégel de la calotte glaciaire pousse plusieurs nations de l’ouest et la Russie à se précipiter pour marquer et sauvegarder leurs droits à de nouveaux passages de navigation et à de nouveaux sites de forage en haute mer. En d’autres termes, la dernière itération de la guerre froide est en train de s’échauffer, rapidement.

Dans l’Arctique-même, cette dépêche trouve également des développements dramatiques. La couverture de glace Larsen C, qui est beaucoup plus grande que Larsen A et B et a une surface à peu près deux fois plus large que celle du Pays de Galles  semble sur le point de s’effondrer. Une étude récemment publiée rapporte que des mécanismes existent qui pourraient faire courir des ” risques imminents ” à la couverture glaciaire.

Dans un autre exemple de boucle de rétroaction qui s’emballe, un rapport récent  montre qu’une accélération de la montée des eaux  se produit pendant que la couche de glace fond à des vitesses de plus en plus rapides.

Dans cette note, les leaders politiques des Caraïbes, http://www.ipsnews.net/2015/05/caribbean-looks-to-paris-climate-summit-for-its-very-survival/   dont les quarante pays insulaires sont confrontés à l’acidification de l’océan, à la montée du niveau des eaux et à une saison cyclonique de plus en plus intense mettent tous leurs espoirs sur le sommet climatique de Paris attendu dans l’année pour leur survie même.

Feu

La sécheresse actuelle en Californie transformant tout l’état en poudrière où ont conduit plusieurs années de conditions d’hyper-sècheresse, a amené les experts à prévenir que  la sècheresse et les conditions actuelles sont une “ recette de désastres “. La Californie dépense déjà plus que les 10 autres états de l’Ouest combinés dans la lutte contre les incendies et cette année, le compte des feux jusqu’à maintenant est de 967, ce qui est 38 % plus important que la moyenne à cette date depuis 2005. Le nombre d’hectares brûlés est presque le double de ce qu’il était à la même période l’année passée et 81%  au-dessus de la moyenne depuis 2005.

À travers le reste des USA de l’ouest, la saison des feux de forêt à venir s’annonce aussi sinistre. Comme la sécheresse continue d’empirer dans tout l’ouest et le centre-ouest des États-Unis le Service des Forêt s’attend à dépenser plus de  1,26 milliards à combattre les incendies en 2015 pendant une saison des feux de forêts qui s’annonce bien pire que la normale.

Une étude récemment publiée  par des chercheurs du National Park Service, de l’Université de Californie, Berkeley, et d’autres institutions a confirmé ce que nous savons déjà : lorsque de la terre boisée desséchée part en flamme, le feu contribue à l’ACD, provoquant encore un autre emballement de la boucle de rétroaction

Air

Un article récent  publié dans   Nature Climate Change a révélé que 75 % des journées mondiales anormalement chaudes et 18 % de ses chutes extrêmes de neige et de pluie étaient directement liées à l’ ACD. Deux rapports récemment publiés par l’UCLA montrent que d’ici 2050, des parties de la région de Los Angeles vont subir un nombre triple ou quadruple de chaleur extrême ( des jours au-dessus de 35 degrés.) par rapport à la situation actuelle.

Dans ce domaine, une autre étude  récemment publiée indique que l’exposition américaine aux chaleurs extrêmes va vraisemblablement être multipliée par six d’ici 2050, à cause de la combinaison de l’augmentation des températures et du rapide accroissement de la population à travers le sud et l’ouest. L’actuelle sécheresse en Californie a également rendu la qualité de l’air bien pire, selon un rapport de l’American Lung Association report.

De l’autre côté de l’Atlantique, les scientifiques nous avertissent  que les records de chaleur battus pendant ces dernières années ont 13 fois plus de chance d’être attribuées à l’ACD.

Un autre rapport récent  montre qu’à cause de l’ACD, les ouragans, globalement, vont arriver plus groupés et être beaucoup plus intenses que dans le passé.

Déni et réalité

Aux USA, il semble que dans le camp des détracteurs de l’ACD, il n’y ait pas de temps mort. Le comité de la Maison Blanche dont la tâche consiste à autoriser les dépenses de la NASA s’est récemment centré sur une question-clef prioritaire de l’administration Obama avec un vote sur une ligne du parti à propos d’une coupe franche  dans le budget des sciences de la Terre : les missions qui étudient l’ACD. Les opposants cherchent à ôter les fonds alloués à l’environnement et aux sciences de la Terre qui peuvent aider les décideurs politiques à faire des choix quant à la régulation de la pollution et aux effets du réchauffement climatique.

En Alaska, la sénatrice anti-environnementaliste belliqueuse Lisa Murkowski est en train de pousser l’ Environmental Protection Agency à libérer son état des règles touchant les émissions de centrales de l’ACD et il est possible qu’elle y réussisse.

En Floride, bien que l’élévation du niveau de la mer fait de jour en jour peser une menace plus grande à toute la côte, il n’y a, dans tout l’état aucun plan général sur les moyens de mitiger l’impact de l’ACD.

Le Président Obama, qui a donné son feu vert pour les forages en haute mer, a fait pression pour une action urgente sur le climat comme un impératif de sécurité nationale.

Les Etats-Unis ne sont pas la seule nation avec un fort mouvement de déni du réchauffement basé sur l’industrie du pétrole. En Australie, l’ancien chef de la respectée Commission Climatique, qui a été dissoute par le Premier Ministre Conservateur Tony Abbott en 2013, a récemment convié le gouvernement à expliquer pourquoi il finançait un «  Institut de Recherche » qui supporte les détracteurs du changement climatique.

Je ne sais pas si ce dernier exemple est à classer dans la catégorie  « déni »  ou « réalité » : de retour aux USA, le Président Obama qui a donné son feu vert pour des forages en haute-mer à la fois dans l’Arctique et sur la côte atlantique a précisé que l’ACD était un risque immédiat pour les USA en poussant à des actions immédiates pour des impératifs de sécurité nationale.

Pleinement sur le front de la réalité, le chef de la Banque Mondiale a affirmé que l’ACD est une « menace fondamentale » pour le développement, reconnaissant comme la progression des dangers a empiré.

Le Département américain de la Défense, qui n’est pas connu pour ses préoccupations pour l’environnement, est en train de franchir de larges pas  vers l’adaptation et la préparation à l’ACD .

Peu connue également pour être préoccupée par l’ACD, l’Arabie Saoudite par son Ministre du pétrole, Ali al-Naimi a récemment annoncé que son pays avait l’intention de basculer vers le tout solaire d’ici 2040.2050. «  Nous nous sommes embarqués dans un programme de développement de l’énergie solaire. Nous espérons qu’un jour viendra où au lieu d’exporter du pétrole nous exporterons des gigawatts. N’est-ce pas une bonne idée ? »

Oui, Monsieur le Ministre, c’en est une, bien qu’un peu tardive dans le jeu.

Également sur le front de la réalité, les Nations Unies et le Vatican ont fait équipe contre les climato-sceptiques, avertissant le monde à propos des impacts de l’ACD tout en détractant fermement les «  climato-sceptiques ». L’ancien Secrétaire Général des Nations Unies Kofi Annan est intervenu  en disant que «  Nous devons faire face aux climato-sceptiques » qui nient les faits et le Pape Francis a donné des instructions aux responsables de L’Eglise Catholique afin qu’ils se joignent aux politiciens, aux scientifiques et aux économistes pour établir un bilan déclarant que non seulement l’ACD est une réalité scientifique mais aussi qu’il s’y engage une responsabilité morale et religieuse à faire quelque chose contre lui.

Tout cela est parfait mais nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Nous n’avons pas un moment à perdre : une analyse récemment publiée dans la  prestigieuse revue Science, montre qu’une espèce animale sur six est en voie d’extinction à cause du réchauffement.

Boucle de rétroaction  Feedback loop

Traduction : Elisabeth Guerrier