AMONG THE THRONG

Elisabeth Guerrier Traductions Textes

Category: Nouvelle Guerre froide

Est-ce que les Démocrates veulent la guerre avec la Russie ? Stephen F. Cohen

Est-ce que les Démocrates veulent la guerre avec la Russie ?

Do Liberal Democrats Want War With Russia?

“Le Russiagate” encourage la possibilité d’un conflit direct avec Moscou, et les libéraux, il y a quelques temps opposés à ce genre de politique, la promeuvent maintenant.

Par Stephen F. Cohen

 

Nation Les éditorialistes Stephen F. Cohen et John Batchelor poursuivent leur discussion hebdomadaire sur  la nouvelle guerre froide US-Russie. Les premiers épisodes, maintenant dans leur quatrième année sont sur le site TheNation.com.)

Libéral-démocrate depuis toujours, Cohen posent les questions comme suit :

Chaque mois amène les USA plus près d’une guerre avec la Russie. Trois points périlleux sont bien connus La Syrie, où des forces armées assistées par les US ont apparemment tué trois généraux russes, en Ukraine, où le Congrès et peut-être l’administration Trump ont décidé d’envoyer plus d’armement, que Kiev se promet d’utiliser contre les rebelles soutenus par les Russes, et à la frontière russe, où Washington dit que Moscou menace «les frontières de l’OTAN » sans expliquer comment les forces de l’OTAN sont venus ici en partant d’Allemagne.

Mais il existe un autre facteur périlleux – celui que Washington appelle le «  Russiagate » avec ses allégations persistantes ( quoi que toujours sans preuve) que le Kremlin a dirigé une attaque massive sur la Démocratie américaine de multiples façons pendant la campagne présidentielle de 2016, du hacking de la DNC aà la diffusion d’emails nuisant à H. Clinton, à l’usage de médias russes et même à la compromission de Facebook dans la désinformation russe et dans la diffusion de «  fausses nouvelles » liées à Trump dans l’esprit des électeurs américains.

Et enfin et pire, que les «  associés » américains de Trump et peut-être le Président lui-même ont été en contact avec le Kremlin dans ces opérations infâmes.

Ayant pris les proportions d’un phénomène politique inévitable, le Russiagate » entraîne les chances d’une guerre avec la Russie au moins dans les trois prochaines années. Il dépeint la Russie comme une «  nation hostile », il a compromis les promesses de Trump de relâcher les tensions et de coopérer avec Moscou. Et il décourage les voix anti-guerre froide dans les médias et dans la politique américaine.

Dans le passé, les libéraux Démocrates ne se sont pas toujours, initialement ou unanimement, opposés à de telles pratiques mais finalement beaucoup d’entre eux l’ont fait, comme pendant la guerre du Vietnam  et lors de l’approche de la guerre contre l’Irak. Mais depuis plus d’un an le parti démocrate, y compris les leaders libéraux, ainsi que la presse influente qui leur est associée se sont montré profondément complices dans la promotion de la Russiagate » avec très peu d’exception dans les médias populaires.

Bien sûr, les allégations de la Russiagate n’ont pas commencé après l’élection de Trump en Novembre 1916, comme il a été largement dit, mais lors de l’été et de l’automne 2016, avec les journalistes libéraux-Démocrates et le médias pro-Clinton, y compris le New York Time, plantant la graine d’une conspiration « Trump-Poutine », avec le maintenant infâme «  dossier «  Trump, alors secrétement financé par la campagne de Clinton, et Clinton elle-même brandissant Trump comme «  la poupée » de Poutine pendant l’un de leurs débats télévisés. Quand Obama a annoncé les sanctions contre la Russie en Décembre 2016, y compris, a-t-il dit des cyber-attaques logées quelque part dans les infra-structures de ce pays, il a cité ce qui allait devenir la Russiagate comme raison, sans pouvoir présenter de preuve.

 

Depuis lors, les Démocrates, avec parmi eux des libéraux auto-proclamés, ont sans arrêt approvisionné et perpétué la 3russiagate ». Au Congrès, par exemple, les Représentants Adam Schiff, Jackie Speier, Eric Swalwell, et Maxine Waters, et les Sénateurs Mark Warner et Richard Blumenthal ont été en premières lignes. Abandonnant les standards du journalisme de preuves vérifiables, de sources fiables et de couverture équilibrée, le New York Times et le Washington Post ont augmenté leur publication d’allégations de grande envergure données comme des faits. (Pour leur pratique, se reporter les nombreux articles critiques du journaliste récompensé Robert Parry sur consortiumnews.com.) Ces nouvelles de la presse écrite sont amplifiées presque chaque nuit sur MSNBC et CNN. De nombreux médias moins importants jouent le même rôle.

Et pire, les libéraux et les pro-Démocrates ont surpassé les charges les plus dangereuses selon lesquelles en 2016 «  l’Amérique s’est faite attaquer par le gouvernement russe. » comme l’a psalmodié Morgan Freeman dans une vidéo récente produite par les libéraux hollywoodiens. «  Nous sommes en guerre », a-t-il déclaré. Est-ce que cela peut signifier autre chose que le lancement immédiat d’une attaque de Washington contre l’autre super-puissance nucléaire ?

De même que cet appel implicite à la guerre n’est pas simplement  venu de célébrités informées d’une façon questionnable. La semaine dernière, un éditorial du Times a dit à ses lecteurs qu’en 2016, « la Russie avait essayé de compromettre la souveraineté américaine. » tout comme elle l’avait fait en Ukraine en 2014. Selon l’éminent intellectuel et analyste politique libéro-démocrate Robert Reich, la Russie a commis « une attaque sans précédent contre notre démocratie. », le Professeur ayant apparemment oublié ou réduit Pearl Harbor et le 11 septembre. Et dans un discours important de politique étrangère, le «  dissident » Bernie Sanders a déclaré au Parti démocrate «  Nous savons maintenant que le gouvernement russe s’est engagé dans un effort massif pour compromettre une de nos plus grandes forces : l’intégrité de nos élections et notre foi entre notre propre démocratie ».

Non, insiste Cohen, nous ne le «  savons » pas, ce qui nous ramène à ce que les libéro-démocrates n’ont pas fait cette fois mais qu’ils ont fait avant. Il n’ont montré aucun scepticisme au regard des allégations officielles et médiatiques sur le soi-disant piratage de la DNC par le Kremlin ou sur l’abus furtif de FaceBook et d’autres médias, en dépit de preuves et de témoignages contraires, encore, à quelques exceptions près.

Ils n’ont pas protesté, comme ils le font souvent, contre la criminalisation croissante de contacts habituels avec la Russie, financiers, diplomatiques ( comme les contacts en sous-main) ou même conjugaux mais ils ont promu le vrai dossier «  fausses informations » anti-Trump

 

Bien qu’une fois les ennemis des opérations de renseignements secrètes dans la politique américaine, les libéraux n’ont pas protesté, ni même montré un quelconque intérêt dans le rôle évident joué par les chefs de l’intelligence dans la mise au point du Russiagate sous Obama. Et ils ont manifesté encore moins d’intérêt dans les nouvelles preuves que la campagne de Trump était en fait surveillée par le FBI, comme l’a suggéré plus tard le Président et pour lequel il a été copieusement ridiculisé. ( Voir par exemple, Evan Perez, et al., CNN.com, le 19 Septembre.)  Au lieu de ça, les Démocrates, y compris les libéraux, ont transformé les agences de renseignement en des sources iconiques ( de témoignages et de fuites) Bien sûr le chef de l’intelligence nationale sous Obama, James Clapper, dont les dénigrements contre les Russes comme supposés ethniquement subversifs  n’ont pas non plus perturbés les libéraux, est dans l’équipe de conseil du nouveau «  Comité pou enquêter sur la Russie » hollywoodien qui a écrit le script de Norman Freeman.

Plus encore, peut-être les libéraux, qui auraient il y a quelques temps été choqués de lire dans un article récent du Times que les méthodes d’investigation du Conseiller spécial Robert Mueller étaient «  des tactiques agressives »  «  des tactiques de choc et d’effroi afin d’intimide les témoins et les cibles potentielles ».  Des méthodes, comme le dit une source » pour semer la terreur dans le cœur des gens de Washington ». Mais il n’y a pas eu d’outrage libéral, aucune action de l’ACLU, uniquement des articles applaudissant Mueller pour son honnêteté et l’encourageant, comme Ryan Lizza dans le New Yorker.  Pas même le Times ne suggère que Mueller, incapable de trouver des preuves d’une «  collusion »  électorale pourrait «  se trouver dans une expédition qui rappelle les abus d’antant » ( Et nous apprenons que Mueller veut les enregistrements IRS remontant à plusieurs années, bien avant la montée au pouvoir de Trump. Est-ce que les Démocrates ayant collaboré au pillage de la Russie dans les années 90  se préoccupent de savoir jusqu’où de telles investigations vont aller ?)

Au bout du compte, les libéro-démocrates semblent indifférents au ramollisement à l’égard de la censure médiatique. Une part d’entreelle est douce. : des voix informées antiRussiagate et des voix co la Guerre froide, sont régulièrement exclues des reportages de la presse populaire, des pages de débat et des invités aux émissions. Mais il existe une ébache de censure plus dure – des campagnes offi=cielles ou non, toutes bien financées pour purger la «  désinformation et la propagande russe » des médias américains, même lorsqu’elle est exprimée par des Américains avec leurs propres outils d’analyses dissidents. ( Voir l’exigence de Samanta Power que nous «  augmentions notre vigilance » et son attente de médias qui soient des gardiens et des arbitres.) Ce qui aussi trahit un mépris pour le Premier amendement mais aussi pour les électeurs américains qui, vraisemblablement, un peu comme des zombies, n’ont aucun pouvoir critique en propre. A ce propos le d’habitude loquace PEN et autres protecteurs des libertés civiles sont aussi silencieux.

En bref comme le pense Cohen, les libéro-démocrates trahissent leurs propres traditions les meilleures. En privé, certains justifient leur nouvel illibéralisme en insistant sur le fait qu’il s’agit d’une résistance contre Trump, que Trump est le pire des maux. Mais l’histoire a montré depuis longtemps qu’un tel raisonnement de fin-justifie-les-moyens ne finit pas bien pour les libéraux- ni pour personne d’autre.

Et, bien sûr, les libéro-démocrates étaient jadis au premier rang de la lutte pour éviter un conflit nucléaire avec la Russie. Plus maintenant.

Stephen F. Cohen

Stephen F. Cohen est Professeur émérite d’Etudes russes et de politique à l’Université de New York et à l’Université de Princeton, il est un rédacteur contribuant à The Nation.

 

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De la dissuasion à l’apocalypse William Astore


De la dissuasion à l’apocalypse

 

William Astore

Tomgram: William Astore, From Deterrence to Doomsday?

 

Posted by William Astore at 7:29am, April 13, 2017.
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Passons outre l’évident. La manière, par exemple, dont la décision de Trump de lancer 59 missiles de croisière Tomahawk contre une base aérienne syrienne, n’est qu’un exemple supplémentaire de ce que nous savons déjà. Les actes de guerre sont la prérogative et uniquement le  prérogative, du Président ( ou des commandants militaires à qui Trump a confié une plus grande capacité à agir par eux-mêmes) Vérifications, équilibre, je doute que aucun d’entre eux ne s’applique quant il s’agit de guerre, dans le style américain. Ces jours-ci, le seul contrôle écrit  sont ceux du Pentagone et «  l’équilibre » n’est pas un concept en dehors de la gymnastique.

Pendant ce temps, Trump a appris que que tout  débat féroce,  à l’intérieur, que tou ramous provoqué par une intrigue de palais  qui pourrait faire rougir le Tzar peut être, et bien, interrompue en lançant 59 missiles de croisière  ou leur équivalent sur un terre lointaine afin de sauver les « beaux bébés » (Oublions les bébés  que ses propres généraux ont tués). Lançons les missiles, envoyons les corps d’armée, lâchons les avions et nous aurons tous ceux que nous aurons agressé par tweet, y compris HillaryJohnNancyMarco, et Chuck pour vous applaudir et louer vos actions.

Ils seront rejoin par l’aile droite officielle ( bien que pas par  la non officielle), alors que les  neocons et leurs amis vous acclamerons comme le Churchill du 21ième siècle. Ou du moins, tout ceci sera vrai jusqu’à – consultons W. Bush et b. Obama sur ce point- ce que, vous savez, le lendemain du jour où, nous avons expérimenté ça encore et encore, pendant les   15 dernières années de guerres   américaines, le jour où il devient subitement clair ( une fois de plus) que les choses vont vraiment, vraiment très très mal.

Pendant que nous attendons, voici une suggestion qui vient à l’esprit tout en lisant les dernières réflexions du chroniqueur régulier de TomDispatch   le Lieutenant-Colonel retraité de l’armée de l’air, William Astore qui écrit sur le complexe militaro-induistriel à l’âge de Trump. N’est–il pas grand temps d’attribuer aux industries finançant les guerres leur juste part ? Après tout, il n’existe aucun objet, bâtiment, muse, stade ou meme vie civile par les temps qui courent, qui n’affiche pas le sponsorat d’entreprise et même ne vive que grâce à lui. Dans ma ville par exemple, les clubs de base-balls new-yorkais,  Les Mets jouent à Citi Field, alors que les Giants et les Jets passent leur saison au  MetLife Stadium.  Etant donné le rôle que les fabricants d’armes géants jouent dans les guerres, et la  façon étonnamment performante dont ils sèment leurs guerres tout autour de la planète, n’est-il pas temps de traduire le pouvoir militariste de plus en plus grand du commandeur-en-chef en une version militaire du sponsorat ?

Est-ce que  Raytheon, le fabricant de ces 59 missiles de croisière uilisés par Trump récemment, ne doit pas recevoir le plein credit de façon à ce que la couverture médiatique se réfère au coup de massue Raytheon ? La prochaine attaque de drône  au Yémen ne devrait-elle pas s’appeler la General Atomics MQ-9 moissonneuse batteuse ?  Est-ce que toute frappe à venir par le système d’armement  le plus cher  de cette planète ou de toute autre, ne devrait pas se nommer Lockheed F-35 Lightning Joint Strike Fighter Storm ?  Nous sommes dans un nouvel âge de l’amélioration corporatiste. N’est-ce pas une époque où les guerres devraient s’ajuster et où le complexe militaro-industriel devrait recevoir le crédit qu’il mérite amplement ?  Tom

 

 Que signifie une politique étrangère  “L’Amérique d’abord ?”

Mettre l’armée américaine en premier, en deuxième et troisième
Par  William J. Astore

A quoi ressemble la politique étrangère de “ l’Amérique en premier “ sous la présidence de Trump ? Tout d’abord, oublions l’ancien label d’ »isolationnisme ». Avec la fin des premiers cent jours de Trump approchant, il semble qu’une politique militaire prioritaire cherche à achever l’hégémonie globale, ce qui signifie la mise en route potentielle d’une machine de l’apocalypse.
Le candidat Trump s’est engagé à render la force armée américaine si forte qu’il n’aurait pas besoin de l’utiliser, puisque personne n’oserait s’y attaquer – dissuasion, c’est le mot. Mais la réalité sur le terrain (et dans les airs) est déjà très différente.   Les généraux du Président Trump ont commencé lâcher cette force armée d’une façon dont l’administration Obama pourtant à peine émue à l’idée de bombarder ou de déferler avait jugée excessive et trop risquée pour les civils. La semaine dernière, 59 US .  missiles de croisière  (valeur : $60 millions ) ont écrasé une base aérienne en Syrie, une réponse extravagante à une attaque à l’arme chimique dans ce pays qui peut conduire à nouveau à une escalade.  Pendant ce temps, des armes US sont sur le point d’être vendues  aux monarchies Sunnites  dans le Golfe persique sans beaucoup de soucis pour les abus à l’égard des droits humains  et les Saoudiens vont se voir offrir un peu plus de support pour mener leur guerre dévastatrice sur les civils du Yémen. Il ne fait pas de doute que d’autres opérations militaires et qu’une escalade dans le Grand Moyen Orient ne soient.  Sur l’habituelle  “table” de Washington où “ toutes les options” sont supposes être gardées.

La plupart des Américains croient en la manipulation selon laquelle l’armée US est prête à dissuader et à prévenir des attaques sur le sol américain, spécialement celles du “terrorisme radical islamique”.

Vendu comme de la dissuasion, la Sécurité nationale de Washington a, en fait, explosé  en quelque chose qui ressemble au mécanisme de la guerre permanente. Ignorant les stratégies les plus basiques, impulsif et grandiloquent, son actuel Commandant en chef est habilité par ses conseillers va-t-en-guerre  et par les hommes qu’il nomme “mes généraux”  qui rêvent de budgets encore plus importants. ( Même la promesse de Trump d’une augmentation de 54 milliards pour le Pentagone cette année n’est pas assez pour certains officiers supérieurs )

Les réalités de la nouvelle ère de victoire de Trump

Bienvenue dans la nouvelle ère de victoire de  Trump.  Il ne s’agirt pas en fait de’en finir avec la guerre mais d’exercer «  pression globale, un pouvoir global »  tout en vendant le plus possible d’armement.   Cela promet d’étendre ou de prolonger le chaos en Irak, au Yémen, et vraisemblablement en Iran, parmi d’autres pays. Dans le grand Moyen-Orient, les efforts conduits par les US ont produits un Irak déchiré par la guerre qui s’effondre. Les drones US et leur support à la campagne de bombardements saoudien on laissé le Yémen glisser vers la famine.  La Syrie reste un désastre humanitaire, déchirée par la guerre même si des troupes supplémentaires sont déployées sur le terrain. ( Le Pentagone ne dit pas combien, mais il nous demande de nous centrer sur les capacités    plutôt que les forces au sol.) Plus loin à l’Est, la guerre sans fin d’Afghanistan est, selon le Pentagon,  “dans une impasse “, ce qui signifie que les Talibans ont en fait gagné du terrain comme une nouvelle menace potentielle.  Regardant vers le Sud et vers l’Ouest, l’Afrique est la dernière cour de récréation  pour les forces opérationnelles spéciales de l’armée US  comme l’adminiostration prépare, parmi d’autres choses, une opération en Somalie.

Pour Trump et ses généraux, une approche de l’“ Amérique d’abord ” signifie en fait  l’armée en premier,  en second et en troisième. Cela n’empêche pas qu’ils ne peuvent imaginer ces opérations comme déstabilisantes. ( Futur gros titre envisageable :  Trump détruit  la Syrie afin de la sauver) Selon le Général Joseph Votel, tête des Commandes centrales US , par exemple, le pays qui présente les plus grandes menaces pour la stabilité  “ dans le Moyen Orient est l’Iran, sentiment partagé par le Général James Mattis, le Secrétaire de la défense.

 

Vous excuserez les Iraniens, ainsi que les Russes et les Chinois s’ils pensent différemment. Pour eux, les USA sont clairement l’entité la plus déstabilisatrice au monde. Si vous étiez un Chinois ou un Russe ou un Musulman Shiite, comment donc vous apparaîtrez les activités militaires US ?

* Expansionnistes ?

* Dédiées à la domination via des dépenses militaires colossales et de l’interventionnisme global ?

* Engagés dans une hégémonie économique et idéologique via des banques puissantes et des intérêts financiers qui cherchent à avoir le contrôle sur les marchés mondiaux  au nom de la préservation de leur « liberté » ?

Ne serait-ce pas un bilan logique, même si il manqué de saveur ? Pour beaucoup d’observateurs, les US semblent être les leaders des touche-à-tout de l’armement et les meilleurs vendeurs d’armes, une perception supportée par des actions militaires montant en flèche et une diplomatie en chute libre sous Trump.   De sérieuses coupes dans le financement du Département d’état, alors que le Pentagone voit son budget augmenté ( encore une fois),.

Pour des observateurs extérieurs,  les ambitions de Washington semblent claires : dominance globale, menée à bien et renforcée par la “très, très, très fort ” armée que le candidat Trump clamait   ne jamais avoir à utiliser mais emploie déjà avec frénésie sinon abandon.

Ne jamais sous-estimer le pouvoir du complexe militaro-industriel

Qu’ajoute la politique de ”L’Amérique d’abord ” aux politiques militaires précédents ? Pourquoi le budget du Pentagone, au même moment que les actuelles opérations militaires, est-il entrain d’enfler sous son contrôle ?

Il y a plus de cinquante ans, le sociologiste C. Wright Mills apporta des réponses qui semblent toujours d’actualité. Dans son essai datant de 1958, ”  La structure du pouvoir dans la société américaine”, il disséqua  le «  triangle du pouvoir ». il consiste, explique-t-il, des chefs d’entreprise, des chefs militaires et des politiciens travaillant de concert, mais également d’une façon telle que l’agenda des entreprises corresponde aux projets militaires. Cette combinaison, suggère-t-il, détruit la capacité des politiciens à modérer et à contrôler les impératifs militaro-industriels ( en assumant qu’ils en aient l’envie)

” L’ordre militaire américain “ écrit Mills “ auparavant une maigre institution opérant dans un contexte de méfiance populaire, est devenu la figure la plus importante et la plus onéreuse du gouvernement, derrière des relations publiques souriantes, elle a le rictus et la maladresse d’une bureaucratie prolifique. Les chefs militaires ont gagné une légitimité politique et économique. La soi-disant menace permanente place une prévalence sur leurs têtes et virtuellement, toutes les actions politiques et économiques sont maintenant jugées en terme de définition militaire de la réalité. »

Pour lui, le danger est assez simple, “ la coïncidence du domaine militaire et du royaume industriel les renforce réciproquement et subordonne plus avant le simple home politique. Ce n’est  pas  l’homme politique de parti, mais l’exécutif entrepreneurial qui est maintenant suppose s’asseoir avec les militaires et répondre à la question : qu’est ce qu’on fait ?

Considérons la création de l’administration Trump, une émeute de milliardaires et de multimillionaires. Son Secrétaire d’état, l’ancien PDG de Exxonmobile, Rex Tillerson n’est pas ce que l’on peut appeler un diplomate. Bien sûr, il semble peu intéressé dans les conseils du personnel du Département d’état mais il sait comment faire son chemin dans les réunions des salles du conseil d’entreprise. Le conseiller de Sécurité nationale de Trump et son secrétaire de la défense et de la sécurité intérieure sont tous ou bien des Généraux en service ou récemment retraités. Dans le cercle proche de Trump, les cadres s’assoient avec les militaires pour décider de ce qui doit être fait.

Peu après que Mills ait formulé ses critiques prophétiques sur l’élite au pouvoir , le Président Dwight D. Eisenhower avertit du danger croissant d’un complexe militaro-industriel. Depuis, le complexe de Ike s’est seulement étendu. Avec l’ajout du Département de la sécurité intérieure après le 11 septembre, et toujours plus d’agences de renseignement (dix-sept principales au dernier recensement)  le complexe ne fait que croître au-delà du contrôle civile. Sa position dominante à cheval sur le gouvernement est pratiquement impossible à critique. D’une façon figurative, il est le roi de Capitol Hill.

Le candidat Trump a pu se plaindre de ce que les USA perdaient des milliards de dollars dans les conflits récents, les invasions, et les occupations, mais de nombreuses entreprises américaines ont profité de ces «  changements de régime ». Après que vous ayez aplati un état comme l’Irak, vous pouvez le réarmer. Quand vous ne leur vendez pas des armes ou ne rebâtissez pas les infrastructures que vous avez détruites, vous pouvez exploiter leurs resources. Ces guerres qui semblent interminable en Irak ou en Afghanistan sont les illustrations de ce qui se produit quand les intérêts des entreprises se mêlent aux imperatifs militaires.

Pendant que Mills ou Eisenhower avertissaient sur les risques de tells développements, ils pourraient alarmer l’Amérique de 2017.  Jusqu’à maintenant, les post-contingents, “tous volontaires”, des militaires professionnels, sont devenus des étrangers, sinon des divorcés d’avec la population, une séparation aggravée par le culte actuel du guerrier se développant en leur sein. Non seulement les Américains sont-ils de plus en plus isolés de leurs  combattants, mais ils le sont des guerres américaines également.  Elles continuent d’être menées sans  l’approbation formelle du Congrès et Presque sans sa simple supervision. Combinez ça avec la décision due la Cour suprême Citizens United qui change directement l’argent des entreprises en activisme politique, et vous avez ce qui est de plus en plus un système de gouvernance des 1% dans lequel un Président milliardaire préside le, cabinet le plus riche  de toute l’histoire dans ce qui est maintenant la capitale de la guerre, pendant que des liens militaro-industriels incarnent ce qui étaient les peurs les plus sinistres de Mills et d’Eisenhower.

La machine de guerre américaine qui s’est emballée a peu à voir ces jours-ci avec la dissuasion et beaucoup avec la continuité d’un état de guerre permanente. Mettez tout cela ensemble et vous avez la parfaite formule pour un désastre.

Dissuader notre trajet vers l’apocalypse

Qui a mis le pétrole américain au milieu des déserts du Moyen Orient ?  C’est la question que les militants pacifistes ont posé  avec un humour grinçant juste avant l’invasion de l’Irak. Selon l’opinion rabâchée de Trump, les USA auraient du bien sûr récupérer le pétrole irakien juste après l’invasion de 2003.  A défaut d’autre chose, il a dit ce que beaucoup d’Américains croient, et ce que de nombreuses multinationales cherchent à faire.

Considérons l’engagement de Jimmy Carter. Il ya à peu près quarante ans, Carter a pressé les Américains à modérer leur appétit, conserver leur énergie et se libérer de leur dépendance paralysante au pétrole étranger et à leur consommation sans frein de biens matériels. Après que les critiques l’ait catalogué de discours de malaise, Carter fit volte-face et accrût les dépenses militaires en établissant la doctrine carterienne de protection du Moyen Orient comme intérêt vital pour les USA. Le peuple américain répondit en élisant Ronald Reagan malgré tout. Comme les Américains continuaient à apprécier un mode de vie réglé par la consommation qui aspire à lui seul près de 25% de la production mondiale d’énergies fossiles (tout en ne représentant que 3% de la population mondiale), l’argent actif de la Maison blanche travaille à ouvrir toujours plus de forages sur le plan mondial ; Des milliards sont en jeu.

Pas très étonnant que, en devenant président, Trump ait agi rapidement pour accélérer la construction de nouveaux pipelines retardée ou interdite par le Président Obama tout en détruisant les protections environnementales liées à la production des industries fossiles. La production domestique accélérée, avec la coopération de l’Arabie saoudite ( le véto de Trump à propos des Musulmans a soigneusement évité de cibler les seul pays qui produit 15 des 19 terroristes des attaques du 11 septembre- devrait permettre au pétrole de continuer à couler, aux profits de croître et au niveau des mers du globe de monter.

Une donnée : l’armée américaine à elle seule absorbe plus d’énergie fossile  que la Suède dans son entier. Quand il s’agir de consommation d’énergie, nos forces armées sont le premières entre toutes.

Avec ses réserves pétrolifères massives, le Moyen Orient reste un lit pour les guerres pour les ressources à venir, ainsi que pour les conflits religieux et ethniques, exacerbés par le terrorisme et les attaques déstabilisantes de l’armée US.  Dans ces circonstances, , quant il s’agit de désastre mondial à venir, il n’est pas très difficile d’imaginer que l’actuel Moyen Orient puisse servir d’équivalent aux Balkans lors de l’infâmie de la Première guerre mondiale

Si Gavrilo Princip, un terroriste Serbe “au noir” opérant dans une région disputée et ravagée par la guerre a pu enflammer le monde en 1914, pourquoi un terroriste de ISIS ne le ferait-il pas un siècle plus tard ? En considérant les nombreuses lignes de rupture et les forces impliquées, y compris la Russie, la Turquie, l’Iran, Israël, l’Arabie saoudite et les Etats unis, tous travaillent ostensiblement ensemble pour combattre le terrorisme même s’ils ne se positionnent que pour maximiser leurs propres avantages et s’éliminer les uns les autres. En de telles circonstances, un vacillement politique, suivi d’un tremblement de terre géopolitique semblent tout à fait possible. Sinon, une secousse d’ISIS suivie d’un mouvement majeur dans le Moyen Orient, il n’y a pas de raccourcis vers de possibles zones à risques dans un monde de plus en plus susceptible. D’une attaque au sabre avec la Corée du nord en passant par une joute avec les îles artificielles  construites par les Chinois au sud de la Mer de Chine.

En tant qu’historien, j’ai passé beaucoup de temps à étudier la force militaire allemande du 20ième siècle. Dans les années qui ont conduit à la Première guerre mondiale, l’Allemagne émergeait comme super-puissance mais pourtant, paradoxalement, elle se voyait comme menacée de plus en plus par ses ennemis, en tant que nation encerclée et oppressée. Ses chefs d’état craignant plus que tout la Russie. Cette crainte les a amenés à déclencher une guerre préventive contre ce pays. ( Bien sûr, ils ont attaqué la France en 1914 mais c’est une autre histoire). Cette guerre incroyablement risquée et coûteuse, déclenchée dans les Balkans, échoua lamentablement et pourtant elle fût dupliquée à une niveau encore plus horrible vingt années plus tard. L’armée allemande, louée comme «  la meilleure au monde » par ses chefs et vendue à son peuple comme une armée de dissuasion s’est transformée pendant ces deux guerres mondiale en une machine apocalyptique qui a saigné le pays à blanc tout en assurant la destruction de partie significatives de la planète.

Aujourd’hui, l’armée américaine loue elle-même  pareillement comme la “ meilleure du monde” même en s’imaginant entourée par des menaces puissantes ( La Chine,  la Russie,  la Corée du nord et le terrorisme mondial, en tête de liste). Vendue au peuple américain pendant le Guerre froide comme une force de dissuasion, un pilier de stabilité contre les joueurs de domino communistes, cette armée s’est transformée elle-même en une force aléatoire.

Rapellons-nous ici que l’administration de Trump a réaffirmé la quête de l’Amérique pour une suprématie nucléaire radicale .  Elle a appellé à une “nouvelle approche”  de la Corée du nord et de son programme d’armement nucléaire. (Quoi que cela puisse signifier, ce n’est pas une référence à la diplomatie). Même dans une croissance du nucléaire et une stratégie de la corde raide, Washington continue de vendre de l’armement- c’est de loin le plus grand vendeur d’arme du 21ième siècle- et le chaos sur toute la planète, accroissant ses efforts en tant que guerre contre la terreur et la vendant comme la seule façon de gagner.

En mai 1945, quand le rideau est tombé sur le dernier soubresaut de l’Allemagne comme puissance dominatrice mondiale, le monde était heureusement encore innocent face à l’armement nucléaire. Tout est différent maintenant, la planète est, c’est le moins que l’on puisse dire, surdotée de machines C’est pourquoi il est vitalement imùportant de reconnaître que l’Amérique d’abord de Trump est tout sauf isolationniste dans l’acceptation du vieux vingtième siècle, cette façon de parler est une recette pour prolonger la guerre en créant toujours plus de chaos et d’états effondrés dans le grand Moyen Orient et vraisemblablement au-delà, et que cette politique déjà dangereuse de Guerre froide, supposée dissuasive, que ce soit contre l’armement traditionnel ou nucléaire, au regard de la bellicosité de Trump, pourra exploser comme une version de l’apocalypse.

Ou, pour évoquer celà d’une autre façon, considérons cette question : Est-ce que le Coréen du nord Kim Jong-un le seul leader instable possédant un armament nucléaire sur la scène mondiale ?

Lieutenant colonel en retraite ( USAF) et Professeur d’histoire, Astore est un éditorialiste régulier de  TomDispatchSobn blog est le Bracing Views.

 

Traduction : Elisabeth Guerrier

 

Berner les Américains sur  la santé et la guerre

 

Duping Americans on Healthcare and War

March 30, 2017

Exclusif : Le peuple américain s’est fait vendre une loi mortelle à la fois pour son système de protection santé minable et pour sa machine de guerre à perpétuité – et il n’existe pas de fin en vue.

Par Nicolas J S Davies

 

 

Le Président Trump et ses amis milliardaires viennent de découvrir comme le système de protection santé est compliqué dans ce pays. – pour tous les autres, s’entend. Ils vont bientôt trouver comme l’armée US est elle aussi compliquée, et pour de nombreuses raisons identiques.

 

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Le Président Trump s’adressant à une cession commune du Congrès le 28 février 2017 (Photo de la Whitehouse.gov)

 

La protection santé n’est compliquée aux USA que parce que les USA sont le seul pays riche au monde où les intérêts d’entreprises privées se sont taillées une telle part dans la maladie et la santé de son peuple La fonction  lucrative des assurances maladies y est.unique dans le monde entier ; les prescriptions de médicaments coûtent plusieurs fois le prix de celles d’autres pays,  et les entreprises à but lucratif ont mis main basse sur plus de 21% des hôpitaux américains  depuis 1965.

Tous les autres pays développés fournissent les soins de santé à leur population principalement à travers le secteur public,, avec un rôle plus faible du secteur privé, habituellement des entités à but non lucratif. Les prix des médicaments sont maintenus par les pouvoirs publics de ces grands systèmes publics de couverture.

Ces systèmes font tous face à des challenges lorsqu’ils essayent de maintenir la qualité d’accueil des patients au milieu des coûts montants de nouveaux médicaments ou de nouvelles technologies de soin, mais la structure de base sur la politique de santé publique dans chacun de ces pays est bien établie et stable.

Si la population des autres pays prête jamais attention à la crise de la santé aux USA, il doit sembler que nous attachons de l’importance à cela pour des raisons proprement culturelles. Nous devons apprécier les débats gigantesques sur la santé qui s’imposent régulièrement, pour les mêmes raisons que nous mangeons dans nos voitures et que nous pratiquons des sports différents. En dehors des USA il est inconcevable qu’un pays riche autorise que des dizaines de milliers de personnes puissent mourir prématurément  chaque année à cause d’une absence d’accès aux soins ou que le public manque du pouvoir politique de l’’empêcher  de se produire.

Course vers le fond

Depuis une génération, les USA ont mené une “course vers le fond” parmi les pays développés afin d’assurer que la récompense des technologies avancées et de l’accroissement de la productivité soient offerts aux investisseurs fortunés et aux exécutives des entreprises, au lieu d’aller aux travailleurs qui développent, rendent efficientes et maintiennent ces mêmes technologies, aux USA et dans le monde.

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Rep. Paul Ryan, R-Wisconsin

Un élément central de cette contre-révolution  néolibérale est l’expansion du monde corporatiste, et du secteur privé dans des zones de la vie qui étaient auparavant ancrées dans le secteur public, comme la santé, l’éducation, les services, les transports et la justice criminelle.

En dépit des déséquilibres énormes dans le pouvoir du marché ,  entre les gens ordinaires et les grosses entreprises, la croyance quasi religieuse en le “ marché” comme mécanisme le plus efficace d’organisation de tous les aspects de la société demande que même les services publics comme l’assurance maladie et l’éducation soient privatisés et soumis à «  la magie du marché ». Les leaders politiques et affairistes américains sont déterminés à prouver qu’une assurance maladie privée peut fonctionner, et puis à l’exporter au reste du monde comme partie de l’expansion sans répit du capitalisme US sans répit.

Mais l’assurance maladie et l’éducation publiques ne peuvent pas être abandonnées avec succès aux  aléas du marché, même aux USA, quand le secteur public se montre plus essentiel que les architectes du néolibéralisme l’ont clamé.

Quand les US admettront finalement que cette expérience brutale de privatisation de l’assurance santé a échoué et qu’ils sont finalement obligé de redonner les rênes de cette partie sensible de la vie publique américaine au secteur public, ce sera un signal puissant que le projet néolibéral a passé un point crucial – et que le pendule politique a commence à se balancer vers un avenir plus rationnel et plus démocratique.

 

Force de dissuasion ou agression ?

 

Comme le système privatisé de santé, l’armée US est compliquée d’une façon unique, d’une façon telle que le monde n’arrive pas à y voir clair après 18 ans de guerres menées par les USA qui ont tuée à peu près deux millions de personnes  et laissé une demie douzaine de pays dévastés.

 

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Au début de l’invasion US en Irak en 2003, le Président G.W. Bush a ordonné que les forces armées américaines conduisent une opération aérienne sur Bagdad connue comme” Choc et effroi”

Ce n’est pas tout à fait une coïncidence que notre crise de santé et d’armement aient quelques éléments troublants en commun dans la mesure où ils sont les produits d’un même système politique et économique.

Notre industrie pharmaceutique qui dysfonctionne et notre machine de guerre meurtrière sont de loin les plus onéreux systèmes de “ soin “ et de “ défense” dans le monde. Tous deux énormément profitables, mais ne valorisant jamais leur bénéfice en des termes de meilleure santé ou de société plus sûre, les missions qui justifient leurs existences et leur expansion sans fin à nos dépends.

Ce sont également deux zones de la politique publique dans lesquelles de mauvais choix peuvent inévitablement et d’une façon prévisible mener à des pertes massives de vies humaines. Quand il s’agit de garder les gens en sécurité contre les maladies et les guerres, respectivement, le système  de santé et  militaire  échouent catastrophiquement en dépit de leur coût toujours croissant. En fait , d’énormes quantités d’argent investies contribuent à leur échec en corrompant et en distordant les buts non commerciaux qu’ils sont tous deux supposes poursuivre.

Une machine de guerre de pire en pire

Mais le militarisme US implique des complications qui éclipsent même les ravages du système de protection sociale privée. Pendant que les médias d’ “information” produisent 24 heures sur 24 des  ” débats au sommet” de la CIA et des accusations du Parti démocratique  sur la Russie s’étant imiscée dans les élections américaines, des bombes américaines sont en train de  tuer des milliers de civils en Irak à Mossul, comme elle l’ont fait partout en Irak, en Afghanistan et dans d’autres pays musulmans depuis 2001

 

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Un Sergent de l’Air force attend afin de sécuriser le chargement d’un cargo dans un C-130H Hercules à Qayyarah Airfield West, Irak, Feb. 3, 2017. (Air Force photo by Senior Airman Jordan Castelan)

 

Contrastant avec notre débat sans fin sur la santé publique, les contradictions du militarisme US ont à peine été débattues. Les politiciens ne discutent des buts des interventions armées qu’en termes euphémistes et toute évaluation honnête de  de la mort, de la violence et du chaos que nopuis avons libérés pays après pays depuis les 18 dernières années est strictement tabou à travers tout le spectre politique.e have unleashed in country after country for the past 18 years is strictly taboo across the political spectrum.

Il ya une contradicition inhérente au fait d’utiliser des armes pour promouvoir la paix. Je me souviens avoir demandé à mon père, un médecin de la marine anglaise, comment il résolvait cette contradiction, qui était plmus visible dans son cas en tant que docteur voué à ne faire ” d’abord aucun mal”. Il me répondit qu’il pensanit qu’une forte défense était la meilleure dissuasion contre l’agression.

A part ce jour de juin 1954, où son navire ” bombarda des positions terroristes”  sur le Kedah Peak en Malaisie, mon père passa son entière carrière dans une marine de paix se rétressissant comme le soleil couchant de l’empire britannique. La Grande-Breatagne est restée au dehors du Viet-nam, à part pour quelques opérations de couverture , et aucun autre pays n’a attaqué la GB, la vision de sa carrière par mon père comme dissuasive contre les agressions a pu rester intacte.

Même le Président Trump souscrit à l’idée que le rôle légitime du pouvoir militaire est de servir de dissuasion pour les autres. En février, il a déclaré son intention  d’ajouter 54 milliards par an au budget militaire de l’administration Obama, qui avait déjà battu les records depuis la deuxième guerre mondiale.  Mais dans un discours quelques jours plus tôt, Trump a promis de construire une machine de guerre plus grosse, plus chère, strictement pour la dissuasion, comme il l’avait régulièrement promis pendant toute sa campagne. ” Et nous l’espérons, nous n’aurons jamais à l’utiliser, mais personne ne va jouer avec nous ” a-t-il dit. ” Personne. Ce sera le plus grand consortium militaire de l’histoire de l’Amérique”

 

La persécution du gros bâton

 

Mon père et notre nouveau président faisaient tous deux écho à l’avertissement de Teddie Roosevelt de ” parler gentiment mais de tenir un gros bâton”. Mais il existe une distinction évidente entre le fait de tenir un bâton afin de faire savoir aux autres que vous êtes prêts à vous défendre et de menacer et d’attaquer les gens avec lui.

 

 

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Brandir des armes est devenu une marque d’appartenance lors des rallyes du Tea Party s’opposant à l’Affordable Care act d’Obama;

 

De nombreux Américains  gardent des armes chez eux afin de se protéger contre le crime, mais des statistiques sur la longue durée montrent que les armes au domicile ont plus de 20 fois de chances  de finir par blesser ou tuer quelqu’un dans une tentative de suicide, de la violence domestique ou par accident que dans de l’auto-défense contre des intrusions criminelles. (Ma femme et moi-même furent une fois presque tués dans notre propre demeure en rentrant chez nous tard dans la nuit et avons surpris une invitée qui ne nous avait pas prévenus qu’elle était armée.) Pourrions-nous commettre une même erreur à un niveau international dans notre désir de maintenir une    “forte défense” ?

L’idée que la diplomatie devrait être renforcée par  des menaces et de la force  est devenue centrale dans la politique états-unienne pendant la période de l’après-guerre froide  mais elle ne tarda pas à être considérée comme une stratégie à haut risque, même dans les cercles politiques. Après les guerres catastrophiques en Corée et au Vietnam, les leaders US étaient assez inquiets à propos des guerres et pour cela, ils évitèrent de faire des menaces qui auraient entraîné les USA dans de nouvelles guerres.

Ils ont donc renoncé à user la force simultanément mais les ont menées en faisant intervenir des groupes de proximité supportés par de petits déploiements des Forces spéciales US en Amérique central et par la CIA en Angola et en Afghanistan. Ces opérations « déguisées, calmes et sans couverture médiatique »   , comme les nomme un Officier supérieur, étaient protégées de l’œil public par des  avocats du secret et de la propagande » , mais cependant ils ont rencontré la résistance du public et des membres du Congrès opposés à la guerre.

 

Le problème d’une menace crédible

 

Dans des débats houleux avec l’administration Reagan, le Secrétaire d’état Georges Schultz argument que la diplomatie US devrait être soutenue par la menace de la force, alors que les Secrétaire de la défense, Caspar Weinberger, avertissait les US contre l’emploi des menaces d’emploi de la force qui pouvaient mener à un autre désastre comme la guerre du Viêt-Nam. La vision de Weinberger était partagée par les leaders des forces armées américaines, dont de nombreux s’étaient battus en tant que jeunes officiers au Viêt-Nam.

 

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Le Président Reagan avec les Vice-Président Georges W Bush le 9 février 1981  (Photo credit: Reagan Presidential Library.)

 

Après le bombardement des campements des Marines US à Beyrouth et l’invasion US de Grenade en 1983, le Secrétaire Weinberger afficha publiquement une doctrine de la guerre limitée en 1984, quand il accepta  l’idée maîtresse de Shultz mais définissait des limites strictes et des conditions sur l’emploi des menaces de forces.  La Doctrine Weinberger  déclarait que les USA les USA ne devraient utiliser des menaces ou employer la force qu’en face d’objectifs clairs et atteignables, et uniquement lorsque les intérêts vitaux nationaux ou allies étaient en jeu, et seulement avec le support du public et du Congrès.

Mais la notion elle–même de menace probable  pour supporter la diplomatie est une idée dangereusement séductrice, et la Doctrine Weinberger devint  «  le nez du chameau dans la tente » qui fut suivi rapidement par le chameau entier.

Alors que les leaders US cherchaient à exploiter   les  « dividendes du pouvoir » de l’après-guerre froide, les officiels va-t-en-guerre et leurs sbires suggérèrent que le Général Manuel Noriega à Panama et le Président Saddam Hussein en Irak ne s’était pas inclines devant les menaces d’une attaque américaine parce qu’ils ne croyaient pas que les USA donneraient suite à ces menaces. Les faucons insistèrent en disant que si les USA se contentaient de menacer et n’utilisaient la force que facilement et intensément, ces menaces deviendraient crédibles et ces ennemis se rendraient sans combattre.

 

Le déloyal Colin Powel

 

Représentant de forces armées, le Général Colin Powel a été un ancien protégé de Weinberger mais a construit sa  carrière en couvrant le crime et en vendant des politiques dangereuses au public au Viet-Nam, en Iran et dans la première guerre du Golf jusqu’à sa performance manipulatrice et traîtresse devant le Conseil de sécurité des NU en 2003. Powel afficha et promu la théorie de la «  menace probable » dans un article de la revue “ Foreign affairs “ en octobre 1992, écrivant que : « les menaces de force militaire ne fonctionneront que quand les leaders des USA auront décidé qu’ils étaient prêt à utiliser la force… Le Président ne peut persuader un opposant de son sérieux que si, bien sûr, il est sérieux. »

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Le Secrétaire d’état Colin Powel présente un faux échantillon d’Anthrax en février 2003, pendant un discours au Conseil de sécurité,  argumentant les preuves américaines que l’Iran détenait des stocks de WMD

A peu près à la même période, ce fût un de ses acolytes, le surnommé “la doctrine Ledeen ” propagandiste militaro-industriel qui avança la «  théorie de la menace probable » plus ouvertement dans un discours à l’American Enterprise Institute.  « Tous les dix ans à peu près, les USA ont besoin de choisir un petit état merdique et de le lancer contre le mur, juste afin de montrer au monde que nous sommes sérieux. »

De toute évidence, ce n’est pas un objectif diplomatique pour les pays puissants de harceler et de détruire les pays plus faibles comme Ledded l’a décrit. En fait c’est illégal selon la  U.N. Charte, qui a été rédigée justement pour prévenir ces sortes de comportements dans le cadre de la politique internationale.

Vingt-cinq ans après, on peut voir clairement que ces menaces de force utilisées par les USA et leurs alliés, pourtant crédibles, n’ont convaincues aucun des adversaires de nos pays à rebrousser chemin, et ont servi uniquement de prétextes pour mener des guerres catastrophiques, ou pour les aggraver pays après pays, Kosovo, Afghanistan, Irak, Lybie, Yémen, Somalie, Syrie etc.

 

Condamner la démocratie

 

Ce n’est pas parce que les menaces US manquent de crédibilité, ni parce que la machine de guerre n’est pas assez financée, comme semble le penser le Président Trump. C’est parce que les menaces minent la diplomatie en fermant chacun de côtés sur des positions hostiles qu’il serait humiliant politiquement d’abandonner. Quand le côté proférant les menaces est puissant, lourdement armé comme le sont les US, cet effet est encore plus prononcé, pas moins, parce que la pression politique des deux côtés est plus intense.

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La Secrétaire d’état Hillary Clinton dénonçant les attaques fatales du consulat américain à Benghazi, Lybie, en septembre 2012. (State Department photo)

A son crédit, le Président Obama s’est retiré juste après avoir menace de mener des attaques dévastatrices sur la Syrie en 2013, parce que   les agences de renseignements US douta     ient que le gouvernement syrien soit responsable des  attaques à l’arme chimique de Ghouta,  le public américain ayant dit d’une façon massive à Obama et au Congrès qu’il ne voulait  pas de cette guerre, et la Russie a négocié une résolution diplomatique. Mais le retrait au dernier moment de Obama fut si exceptionnel qu’il est encore condamné fortement par les va-t-en guerre de toutes sortes.

Les leaders US proclament que ce sont les menaces et les sanctions qui ont “ amené l’Iran à la table des négociations” à propos de son armement nucléaire. Mais cela ne résiste pas à une observation sérieuse. En fait, durant le premier terme d’Obama, son approche «  double » de l’Iran, conduisant des négociations parallèlement aux sanctions et aux menaces fut un échec abyssal. Cette politique n’a réussi qu’à pousser l’Iran à construire 20.000 centrifugeuses afin de produire son propre matériel nucléaire, alors que les sanctions punissait le people iranien pour faire valoir leur droit à un programme nucléaire civil dans le contexte du Traité de non-prolifération nucléaire ( Nuclear Non-Proliferation Treaty (NPT).

Pendant ce temps, comme l’a expliqué un official du Département d’état (et ancien otage de l’ambassade US) à l’auteur Trita Parsi, ce sont les USA qui ont refusé de considérer Oui, comme une réponse,  pas l’Iran. La dispute n’a été résolue qu’après que John Kerry ait remplacé Hillary Clinton en tant que Secrétaire d’état et commence de sérieuses négociations qui ne soient pas compromises par de nouvelles menaces ou sanctions.

L’échec de la diplomatie d’après-guerre froide basée sur les menaces et sur l’usage de la force ne surprendrait pas les diplomates américains qui ont ébauché l’ U.N. Charter et ont été les témoins de sa signature à San Francisco en 1945. L’article 2.3 de la charte stipule:   « Tout membre doit régler ses conflits internationaux par des moyens pacifiques de telle façon que la paix et la sécurité, que la justice ne soient pas mises en danger ». Dans la clause suivante, ils soutiennent ce point avec une prohibition, non seulement de l’usage de la force mais aussi de la «  menace » ou de l’usage de la force contre la souveraineté territoriale ou l’intégrité politique et l’indépendance de tous les pays.

Après les deux guerres les plus destructrices et meurtrières de l’histoire, les diplomates américains de cette génération n’avaient besoin d’aucune incitation pour reconnaître que la menace d’emploi de la force le plus souvent préparait l’usage de la force et que l’ordre du monde base sur la nécessité primordial de paix devait tuer le danger de guerre dans l’œuf en interdisant les menaces autant que l’usage de la force.

 

 Gros bâton ou gilet-suicide ?

 

J’espère que ce bref parcours dans l’histoire récente illustrera ce qui devrait être évident, qu’il existe un fossé entre le genre de  « forte défense »  dans laquelle la plupart des Américains croient comme dissuasive et l’agression de l’actuelle politique militaire américaine. Dans la rhétorique politicienne,  il semble y avoir une fine ligne entre le fait de se munir d’un  « gros bâton » afin de dissuader les agresseurs et construire une énorme machine de guerre  afin de menace et d’attaquer les autres pays, mais, dans la pratique la différence est évidente.

Le Président George W. Bush  dans une tenue de vol après son atterrissage sur le porte-avions USS. Abraham Lincoln afin de donner son discours  “ mission accomplie «  à propos de la guerre d’Irak, le 1ier mai 2003

Notre dangereuse stratégie de «  menace probable »  post-guerre froide  est finalement et d’une façon prévisible, le vecteur de confrontations avec des pays qui peuvent se défendre eux-mêmes plus efficacement plutôt qu’avec les pays relativement sans défense que nous avons attaqué et détruit depuis 1999. Les USA et leurs alliés ont échoué a vraiment battre des forces de résistance faiblement armées  en Irak, en Afghanistan, au Yémen, en Lybie, en Somalie, au Pakistan, en Syrie, en Palestine ou en Ukraine. Sommes-nous maintenant « probablement menacés »  pour attaquer la Corée du nord, ou l’Iran, ou la Russie ?

Tout comme une arme à la maison, la crédibilité de nos menaces s’est montrée une épée à deux tranchants qui s’avèrent être aussi dangereuse pour nous que pour nos ennemis. Nous avons transformé «  « Parle doucement et porte un gros bâton » en quelque chose comme «  Menace les tous et porte un gilet suicide »

Il est temps d’ôter le gilet-suicide, de tourner nos dos à la stratégie de la corde raide et à la guerre, et de revenir à une diplomatie légitime qui ne soit pas basée sur les menaces, envisageables ou autres. Le problème avec nos menaces n’est pas que d’autres pays y croient vraiment. Le problème le plus sérieux est ce que nous le fassions; et que ce soit une prescription de guerre, pas une façon de maintenir la paix.

J’écris délibérément “ guerre”, pas “guerre sans fin” parce que toutes les guerres s’achèvent, d’une façon ou d’une autre et celle-ci s’achèvera aussi. Mais l’escalade de la guerre globale que nous avons déchaînée ne peut pas finir bien pour notre pays ni pour le monde, à moins que nos leaders fasse un choix décisif de la terminer pacifiquement et diplomatiquement.

Ce serait un changement de paradigme fondamental dans la politique étrangère américaine, à égalité avec l’offre d’un système de soin pour tous les Américains. Et l’alternative devrait être impensable.

Nicolas J S Davies est l’auteur de  Blood On Our Hands: the American Invasion and Destruction of Iraq.  Il a aussi écrit les chapitres de  “Obama at War” en évaluant le 44ième Président : une carte sur le premier terme d’Obama en tant que leader progressif.

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Traduction : Elisabeth Guerrier

 

La complète stupidité de la guerre froide par Gary Leupp

La complète stupidité de la nouvelle guerre froide

 

 

Par GARY LEUPP

 

 

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Photo by Jedimentat44 | CC BY 2.0

 

 

 

Cela semble si étrange, vingt-sept années après la chute du Mur de Berlin  de devoir endurer un nouvelle Guerre froide avec la (en fait capitaliste) Russie.

Le Président russe est attaqué par la classe politique officielle et les medias comme ils n’ont jamais attaqué les anciens leaders soviétiques, il est personnellement diffamé et traité de corrompu, de dictateur vénal, arrêtant et assassinant  des opposants politiques, des journalistes dissidents, voulant à tout prix restaurer l’URSS.

(La dernière accusation s’appuyant largement sur le commentaire de Vladimir Putin disant que la dissolution de l’URSS avait été « une catastrophe », « une tragédie » – ce qu’à plus d’un égard elle a été. La presse choisissant d’ignorer ce qui suivait disant que «  Quiconque ne regrette pas l’URSS n’a pas de cœur, mais quiconque veut la restaurer n’a pas de cerveau. » Ce qui rentre en conflit avec le simple point de vue affirmant que Putin regrette la Russie impériale des Tzars, sinon ses commissaires et, brûlant de ressentiment à l’égard du triomphe occidental, projette une revanche parfaite à travers des guerres d’agression et des expansions territoriales.

Les medias US, suivant le scripte de Département d’état dépeignent la Russie comme un pouvoir expansionniste. Qu’ils puissent le faire, avec un tel succès, jusqu’à ce que même les plus progressifs citoyens – comme ceux consternés par la victoire de Trump se sentant enclins à blâmer des forces extérieures-  puissent le croire, est le témoignage de la force résistante de leur pouvoir  et de l’utilité de la création d’un état d’esprit favorable à la Guerre froide.

Les autorités militaires nous rappellent sans cesse : Nous nous levons contre une menace existentielle ! Et on a envie de dire que ça, évidemment, n’a aucun sens ! La Russie est deux fois plus grande que les US avec la moitié de sa population. Ses bases à l’étranger peuvent être comptées avec les doigts des deux mains. Les US ont plus de 800 bases à l’étranger.

Le budget de l’armée russe représente 14%  de celui des USA.  Elle se réclame pas d’être une nation exceptionnelle envoyée par Dieu pour préserver la “ sécurité “  suivant ses termes partout sur la surface du globe.

Depuis la dissolution de l’URSS en 1991, les USA ont déclenché des guerres  (parfois en créant de nouveaux états-clients) en Bosnie ( 1994.5) en Serbie  (1999)  en Afghanistan ( 2001- ?)  en Irak ( 2003- ?) en Libye ( 2011) en Syrie ( 2014-?) tout en envoyant des pluies de frappes par drones du Pakistan au Yémen en passant par l’Afrique du nord. Ces guerres-basées-sur-du-mensonge  ont produit des centaines de milliers de morts civils, des millions de réfugiés, et la catastrophe actuelle à travers tout le «  Projet pour un grand Moyen-Orient ».

Il n’est aucune raison de sous-estimer leurs malfaisances.

Les USA sont à la tête d’une alliance militaire en expansion formée en 1949 afin de contrer l’Union soviétique et le communisme global en général. Sa raison d’être est morte depuis de nombreuses années. Cependant elle est passée de 16 à 28 membres depuis 1999, et les nouveaux membres, l’Estonie et la Lettonie partagent des frontières avec la Russie.

(Imaginez le Pacte de Varsovie s’étendant jusqu’à inclure Mexico. Mais non, le Pacte de Varsovie de l’URSS et des six alliés européens a été dissous il y a 26 ans dans l’attente idéaliste que l’OTAN suivrait en un grand mouvement de coopération et de paix)

Et cette alliance de l’OTAN, en théorie prévue pour défendre le Nord-Atlantique a été déployée tout d’abord après la longue (et pacifique) Guerre froide dans ce qui avait été une  Yougoslavie neutre (n’ayant jamais été membre du Traité de Varsovie ni de l’OTAN), l’Afghanistan ( à plus de 4828 kilomètres de l’Atlantique nord) et le pays d’Afrique du nord, la Libye. L’été dernier, l’OTAN a effectué ses manœuvres les plus imposantes depuis la chute de l’Union soviétique, impliquant 31.000 militaires en Pologne, répétant une guerre contre la Russie. (Le ministre des affaires étrangères allemand, Frank-Walter Steinmeier les a d’ailleurs critiquées en les qualifiant de bellicistes)

Les officiels de l’Alliance ont exprimé leur outrage quand la Russie a répondu à cette belligérance en plaçant un nouveau missile sol-air S-400 ainsi qu’un système nucléaire Iskander sur son territoire de Kaliningrad, entre la Pologne et la Lituanie sur la côte baltique. Mais la Russie a été, en fait, comparativement plutôt passive au sens militaire pendant toute cette période.

En 1999, alors que l’OTAN s’apprêtait à occuper la province serbe du Kosovo (bientôt proclamée pays indépendant en violation des lois internationales), les gardiens de la paix russes se précipitaient à l’aéroport de Pristina, Kosovo afin d’asseoir le rôle russe dans l’avenir de la province serbe. C’était un geste hardi qui aurait pu provoquer un choc entre l’OTAN et la Russie. Mais l’officier britannique présent sur le terrain, refusa sagement l’ordre donné par le Général  Wesley Clark de bloquer le mouvement russe, déclarant qu’il ne déclarerait pas la troisième guerre pour le Général Clark.

Ceci, souvenons-nous,  s’est passé après que le secrétaire d’état Bill Clinton, Madeleine Albright ( souvenez-vous, la compares d’Hillary qui a déclaré qu’il y aurait une place spéciale en enfer pour les femmes qui ne voteraient pas pour des femmes) a présenté aux négociateurs russes et serbes à Rambouillet un plan pour l’occupation par l’OTAN non seulement du Kosovo mais de toute la Serbie. C’était une exigence ridicule, rejetée par les Ruses et par les serbes mais dépeinte par la porte-parole non-officielle du Département d’état et belliciste Christiane Amanpour comme “ la volonté de la communauté international”. Comme si la Russie n’était pas membre de cette communauté internationale.*

L’opération de l’aéroport était largement un challenge symbolique à l’hégémonie américaine  sur l’ex-Yougoslavie, une marque de protestation qui aurait du être prise au sérieux à l’époque.

En tous cas, le nouveau leader de la Russie,  Poutine fût aimable après les attaques du 11 septembre  2001, allant jusqu’à offrir à l’OTAN un corridor de transport militaire à travers la Russie jusqu’en Afghanistan ( fermé en 2015). Ceci fût salué par George W. Bush par l’accroissement du nombre des pays de l’OTAN augmenté de sept pays en 2004. ( La presse américaine ne rendit qu’un léger compte de cet extraordinaire développement géopolitique, elle vit et continue de voir l’expansion de l’OTAN comme aussi peu problématique que l’expansion des Nations unies ou de l’Europe) Puis en avril 2008, l’OTAN annonça que la Géorgie ferait partie des prochains membres à rejoindre l’alliance.

Bientôt le Président géorgien fou  Mikhail Saakashvili, stimulé par la perspective de son appartenance à venir à l’OTAN déclencha une guerre contre la province dissidente de l’Ossétie du sud, qui n’a jamais accepté son rattachement au nouvel état de Géorgie établi sur la dissolution de la République socialiste de Géorgie de 1991. Les Ossètes, craignant le nationalisme résurgent géorgien cherchèrent un rapprochement avec la Fédération russe. Et le peuple de l’Abkhazia fit de même.

Les deux  « conflits gelés » entre la Géorgie et ses peuples, sont restés tells à cause du déploiement des forces russes et géorgiennes de main mise de la paix. La Russie n’avait pas reconnu ces régions comme indépendantes  ni donné son accord pour leur inclusion dans la Fédération russe. Mais quand des soldats russes moururent  dans une attaque de la Géorgie en août, la Russie répondit par une brève invasion punitive. Reconnaissant ensuite les deux états nouveaux (six mois après que les USA aient reconnu le Kosovo)

Saakashvili, au cas où vous soyez intéressés, fût destitué, accusé de crimes économiques, et privé de sa citoyenneté géorgienne. Après un emploi bref à l’Ecole de droit international et de diplomatie de Fletcher, à propos duquel, en tant que membre de la faculté de Tufts, je me sens profondément honteux – il fût employé comme gouverneur d’Odessa en Ukraine par le régime pro-OTAN mis au pouvoir par le coup d’état du 22 février 2014 soutenu par l’OTAN.

Le Sen. John McCain a proclamé en 2008 : «  Nous sommes tous des Géorgiens maintenant » et a plaidé pour l’aide militaire américaine au régime géorgien En tant qu’avocat de la guerre comme régle, MC. Cain devint alors le premier défenseur d’un changement de régime en Ukraine afin de permettre l’entrée de ce pays dans l’OTAN. Les néocons au Département d’état comprenant principalement l’amie de MC Cain Victoria Nuland, décidèrent de placer 5 milliards de dollars dans le support aux  « aspirations européennes du peuple  ukrainien » ( ce qui veut dire : le désire de nombreux ukrainiens dans la partie ouest du pays de joindre l’UE- risquant, bien que vraisemblablement sans le réaliser, une réduction de leur niveau de vie sous un programme d’austérité à la manière grecque – suivi par une appartenance à l’OTAN, resserrant le nœud coulant autour de la Russie.

Le  président ukrainien a opté pour un pack d’aide généreux. Cette décision – de nier ces “ aspirations européennes ” fut utilisée pour arranger le coup d’état.

Mais regardons cela du point de vue russe. Regardons simplement cette carte montrant l’expansion de l’OTAN et imaginons le s’étendre sur ce vaste territoire ( le plus vaste d’Europe en fait) entre la Russie à l’est et la Pologne à l’ouest, longeant la Mer noire au sud. Les pays faisant partie de l’OTAN sont à présent montrés en bleu foncé, l’Ukraine et la Géorgie en vert. Imaginons l’incliusion de ces pays. Et imaginons que l’OTAN demande à la Russie de libérer ses équipement navals de Sébastopol, qui sont russes depuis 1783, les retournant en faveur de l’alliance (on répète l’anti-russe). Comment quiconque pourrait-il comprendre la situation en Ukraine sans prendre en compte cette base historique ?

Les Russes ont dénoncé le coup d’état contre le Président Yanukovych (élu démocratiquement- si cela importe- en 2010) qui a été fomenté par des néo-fascistes  et marqué dès le début par une campagne anti-russe infecte encouragée par le Département d’état US. La majorité de la population à l’est du pays, habité par des ethnies russes parlant Russe et n’ayant fait partie de l’Ukraine qu’à partir de 1917, ont aussi dénoncé le coup d’état et refusé d’accepter le régime anticonstitutionnel qui a pris le pouvoir le 22 février.

Quand ces individus rejetèrent le nouveau gouvernement et déclarèrent leur autonomie, l’armée ukrainienne fut envoyée pour les réprimer mais échoua, d’une façon embarrassante, quand les troupes, confrontées aux Babushkas en colère leur tournèrent le dos.  Le régime depuis lors s’appuie sur le néo-fasciste Azov Battalion pour persécuter les sécessionnistes  dans ce qui est devenu depuis un autre “ conflit gelé”.

La Russie, sans aucun doute, a assisté les sécessionnistes pendant qu’ils refusaient leur annexion  au territoire ukrainien, poussant à la création d’un système fédéral pour le pays  négocié par les parties. Des familles russes  enjambèrent la frontière russo-ukrainienne. Il y a de nombreux vétérans de la guerre contre l’Afghanistan dans les deux pays. L’armée soviétique intégrait des éléments russes et des ukrainiens. On peut assumer qu’il y a plus qu’assez de Russes en colère à propos d’atrocités comme celles  des meurtres des 42 Russes opposants au gouvernement à Odessa pour alimenter les volontaires du Dombas.

Mais il existe peu de preuves (mise à part la poignée de rapport faisant état de quelques douzaines de “ véhicules militaires non catégorisés en provenance de Russie à la fin 2014) d’une «  invasion » russe de l’Ukraine. Et l’annexion de la Crimée (c’est-à-dire la restauration de son statut de territoire russe de 1954) suivant un référendum tout à d=fait crédible, n’a nécessité aucune «  invasion » puisque il y avait déjà 38.000 soldats stationnés là. Tout ce qui leur restait à faire était de sécuriser les bâtiments du gouvernement, et de donner aux soldats ukrainiens l’option de quitter ou de rejoindre l’armée russe. (Beaucoup de soldats ukrainiens  ont choisi de rester et d’adopter la citoyenneté russe.)

Malgré tout, ces deux incidents – la brève guerre contre la Géorgie de 2008 et la réponse ( tempérée) de Moscou au coup d’état ukrainien de 2014- ont été présenté comme des preuves d’un projet global d’expansion militaire, demandant une réponse ferme des US. L’ensemble de la classe des commentateurs des medias câblés adopte ce récit.

Mais ce sont des fous aveugles. Qui a, en ce jeune siècle, entraîné plus de désordre que les USA, saccageant des pays entiers, massacrant des centaines de milliers d’innocents, provoqué plus d’outrages à travers des séances de tortures grotesquement décrites, générant de nouvelles troupes terroristes et inondant l’Europe de réfugiés qui comprennent quelques individus prêts à semer le chaos et la terreur dans les villes européennes ?  Comment une personne rationnelle peut-elle avec un tant soit peu  de lucidité sur l’histoire depuis 1991,  conclure que c’est la Russie qui est l’agresseur ?

Et pourtant, c’est ce que dit la sagesse populaire. Je doute de pouvoir obtenir un poste de commentateur à la télévision, si vous me le demandez. Les téléprompteurs vont faire allusion quotidiennement à l’agression de Poutine et à l’expansion russe et au besoin pour tout Président mâture de respecter la tradition séculaire de supporter l’OTAN à n’importe quel prix. Et donc maintenant, les commentateurs se doivent de répéter ce que 17 services de renseignement ont conclu : «  Vladimir Poutine a interféré avec les élections américaines »

Puisqu’il n’y a aucune preuve de ce fait, on doit conclure que les Démocrates perdants  ont plongé les mains dans le sac assez fiable des boucs émissaires  et postulé que la Russie et Poutine en particulier doivent avoir piraté le DNC afin de – à travers la révélation de sources de première main d’une validité irrécusable, révélant la détermination de le DNC à faire élire Clinton, tout en Donald Trump comme le candidat républicain – sabotant Sanders et en promouvant ( à travers leurs représentants médiatiques) compromettre la légitimité de Clinton.

Toutes sortes de libéraux, y compris les meilleurs défenseurs de Sanders comme Tina Turner, sont complètement embarqués dans la champagne de diffamation anti-Poutine. C’est triste et préoccupant que tant de personnes progressistes souhaitent sauter dans le train d’une nouvelle guerre froide. C’est comme si ils n’avaient rien appris de l’histoire mais avaient positivement hâte, dans leur peur et leur rage, de revivre l’époque du Maccarthysme.

Mais le fond de l’affaire est que la russophobie américaine ne repose pas sur la raison, le jugement ou le savoir sur l’histoire récente et sur la capacité à faire des comparaisons rationnelles. Elle repose sur des présupposées quasi-religieux sur «  l’exceptionnalisme américain” et en particulier sur le droit des USA à s’étendre militairement au dépend de la Russie – comme un bien évident en soi, plutôt que comme le risque affreux distinct, évident d’une menace de troisième guerre mondiale.

Les faucons du Congrès – bipartisans, immoraux, ignorant, soumis à Israël, opportunistes salauds – sont déterminés à dissuader le président –élu ( la bile me monte à la gorge en utilisant ce terme mais c’est vrai, c’est ce qu’il est techniquement)  de tout rapprochement significatif avec la Russie ( Mon  dieu, ils doivent être horrifiés à l’idée de la possibilité que Trump suive le conseil donné par Kissinger de reconnaître le droit d’annexion russe de la Crimée ! )  Ils veulent tant l’embarrasser avec l’accusation d’être ( Comme Hillary l’a accuse lors de la champagne) la « marionnette » de Poutine qu’il se dédit de sa vague promesse de «  s’entendre avec la Russie »

Ils  ne veulent pas s’entendre avec la Russie. Ils veulent plus d’expansion de l’OTAN, plus de confrontations. Ils sont furieux contre la victoire russo-syrienne contre les forces menées par Al Qaeda soutenues par les USA en Syrie, spécialement la libération d’Alep que les médias US (1) n’ont jamais pu couvrir n’ayant aucun journalistes sur place et peu d’intérêt puisque les événements de Syrie provoquaient d’une façon si puissante les points proposés par le Département d’état organisaient les reportages (2). Transformant systématiquement, comme la victoire tragique du mal, la victoire d’Assad sur une héroïque opposition imaginaire et (3) voyant le renforcement de la position de la Syrie comme la réémergence de la Russie comme superpuissance.  (ce qu’ils ne peuvent absolument pas accepter, au titre d’une sorte de conviction religieuse. Les USA de la doctrine officielle devant maintenir «  leur dominance sur un spectre entier » sur la monde et prohiber l’émergence de tout compétiteur possible, pour toujours.)

*****

La première Guerre froide était basée sur la peur de l’Occident capitaliste devant l’expansion socialiste. Elle était basée sur la compréhension que l’URSS avait battu les Nazis, avait une prestige extraordinaire dans le monde et représentait alors le centre du mouvement d’accès global au communisme dans le monde.  Elle était basée sur la crainte de voir plus de pays affirmer leur indépendance face à au capitalisme impérialiste, empêchant les investisseurs d’accèder le monde des affaires. Elle avait un contenu idéologique. Celle-ci n’en a pas. La Russie comme les USA sont engagés dans le capitalisme et l’idéologie néolibérale. Leurs conflits sont de mêmes natures que ceux des USA et de l’Allemagne au début du 20ième siècle. Le Kaiser était au moins aussi «  démocratique » que l’étaient les US, le système n’était pas le problème. Il s’gissait juste de s’affronter pour le pouvoir, et comme cela s’est produit, les uSA intervenant dans la Première guerre mondiale tardivement et après que tout le monde soit épuisé, n’eurent qu’à nettoyer la place. Lors de la deuxième guerre mondiale, en Europe, les USA avaient hésité à envahir le continent en dépit des appels répétés des Soviets à le faire, ils ont répondu à la chute de Berlin aux mains des forces armées rouges en déployant des témoignages de forces vers la ville afin de pouvoir en réclamer le crédit partagé.

Puis les choses se tendirent, après la guerre, établissant  leur hégémonie sur presque toute l’Europe – beaucoup, beaucoup plus d’Europe que celle devenue une zone pro-soviétique, qui s’est depuis la fin du Traité de Varsovie complètement évaporée. La Russie est une version tronquée, affaiblie de son ancien self. Elle ne menace les USA d’aucune des façons don’t les USA s’effrayent eux-mêmes. Elle ne s’étend pas sous forme d’alliance militaire, elle ne détruit pas le Moyen –Orient à travers des changements de régime justifiés auprès des Américains par une désinformation pure et simple. En septembre 2015, Putin a demandé aux US, aux Nations unies «  Réalisez-vous ce que vous avez fait ? »

Malheureusement, les habitants de ce pays ne sont pas éduqués par leurs écoles, par la presse ou même par leurs site web favoris, à réaliser ce qui s’est fait et à quel point c’est horrible, et comment tout est basé sur des mensonges. Les informations mensongères sont ce qui est à l’ordre du jour.

Le haut est le bas, le noir est le blanc, la Russie est l’agresseur, les USA sont la victime. Le nouveau président doit jouer avec son équipe et , au nom de dieu, comprendre que Poutine est l’Hitler de notre temps et si Trump veut s’entendre avec lui, il faudra qu’il devienne un joueur de l’équipe embrassant la plus basique de ces vérités  dans ce pays si particulièrement impérialiste : La Russie ( avec son patrimoine nucléaire, qui fait pendant à égalité avec celui des USA) est l’ennemi, dont chaque action se doit d’enflammer les sentiments anti-Russes,  comme le sentiment par défaut à l’égard de ce pays encerclé par l’OTAN, criblé de sanctions, non menaçant en place d’une relation raisonnable et prudente.

*****

L’affreux « correspondant national en chef » de CNN, John King ( ancien époux de Dana Bash,  l’également affreuse «  correspondante politique en chef » de CNN, vient juste de poser une question, avec un air d’agressivité irritée :  «  Qui Donald Trump respecte-t-il le plus ? Les services de renseignements US ou le type qui a commence Wikileaks ? »  (Assange)

IC’est une exigence pour le camp Trump d’acheter le jeu du blame sur les Russes, ou d’être accuse de diffamation comme proche du lanceur d’alerte motive piour exposer les crimes multiples de l’impérialisme US.

.Donc, la vraie question est : Est-ce que Trump joue le jeu et crédite les  « les services de renseignements »  qui génèrent des «  productions des services de renseignements » à la carte, ou est-ce qu’il repousse les poussées des bellicistes qui cherchent une épreuve de force avec la Russie de Poutine ? Est-ce que la seconde Guerre froide va tou »ner court gentiment ou culminer dans une conflagration que la « Destruction mutuelle assure » (MAD)  était supposée rendre impossible ?

La dernière solution serait plus que stupide. Mais les gens stupides – ou les gens sages exploitant cyniquement la stupidité des autres – modèlent l’opinion chaque jour et depuis la première Guerre froide se sont basés sur d’innombrables mensonges.

Gary Leupp est Professeur d’histoire à l’Université de Tufts et occupe un poste au Département des religions. Il est l’auteur de «  Servants, Shophands eand laborers in the town of Tokugawa au Japon, Male colors, The construction of homosexuality à Tokugawa, Japon, de Interratial intimacy in Japan, Westerne men and japanese women, 1543. 1900. Il est contributeur à “ Hopeless : Barack Obama etand the politics of illusion ( AK Press)s Professor of History at Tufts University, and holds a secondary appointment in the Department of Religion. He is the author of Servants, Shophands and Laborers in in the Cities of Tokugawa JapanMale Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan; and Interracial Intimacy in Japan: Western Men and Japanese Women, 1543-1900. He is a contributor to Hopeless: Barack Obama and the Politics of Illusion, (AK Press). 

Il peut être joint à gleupp@tufts.edu

 

 

Traduction Elisabeth Guerrier

 

 

 

Plus d’articles de :GARY LEUPP

 

Faire de la Russie ” l’ennemi ” par Robert Parry

Making Russia ” the enemy “

Faire de la Russie “ l’ennemi”

Robert Parry

Le 15 Décembre 2016

 

Exclusivité :  Malgré des points de vue s’opposant sur les origines des fuites des emails du parti démocratique, la frénésie à propos d’un soi-disant rôle russe est entrain de conduire les USA de plus en plus profondément dans une nouvelle guerre froide coûteuse et dangereuse  Robert Parry

L’hystérie montante à l’égard de la Russie se comprend mieux si elle correspond à deux besoins prioritaires de Washington : le complexe militaro-industriel transitant d’une “ guerre à la terreur”  vers une plus lucrative “ nouvelle guerre froide” – et le désamorçage de la menace que peut représenter le Président Trump à l’interventionnisme de l’establishment libéral et conservateur.

En faisant un tapage publicitaire de la “ menace” russe, les néo-cons. Et leurs proches libéraux, qui incluent la plupart des organes de presse et d’informations  des USA, peuvent garantir un plus gros budget militaire vote par le Congrès. Le battage met aussi en mouvement le blocage de tous changements significatifs.

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Scènes hivernales  au Square rouge de Moscou  Décembre (Photo by Robert Parry)

Certains Démocrates espèrent même empêcher Trump d’accéder à la Maison Blanche en ayant la CIA, dans les faits, faire pression sur Le Collège électoral avec des contes effrayants où la Russie serait en train de régler les élections pour Trump. Les Grands électeurs se rencontrent le 19 décembre afin  d’officialiser leurs votes, supposé refléter les jugements de chaque votant dans chaque état, mais il est concevable que les Électeurs basculent leur voix de Trump vers Hillary Clinton ou vers quelqu’un d’autre.

Mercredi, le rédacteur libéral E.J Dionne, a rejoint l’appel aux Grands électeurs de modifier leurs votes écrivant : : « La question est de savoir si Trump, Vladimir Putin ou peut-être le vote populaire en faveur de Clinton, vous donne des raisons suffisantes pour faire exploser le système. »

Que les Démocrates souhaitent que la CIA, qui est interdite d’intervention sur place en partie à cause de son rôle historique dans l’influence des élections dans d’autres pays, joue un rôle identique aux USA montre à quel point le Parti démocrate est désespéré.

Et bien que le New York Times et d’autres gros dispositifs d’information  reporte comme un fait   que la Russie a piraté les emails du parti démocrate et donné les informations à Wikileaks, l’ancien ambassadeur de Grande-Bretagne, un proche associé du fondateur de Wikileaks Julian Assange, a déclaré au London Daily Mail qu’il avait personnellement reçu les renseignements  d’un Démocrate «  dégoûté ».

Murray a dit qu’il avait voyage de Londres à Washington pour un rendez-vous clandestine avec une des sources des emails en septembre, qu’il avait alors reçu le paquet entier dans une aire boisée près d’une Université américaine.

 

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L’ancien ambassadeur de Grande-Bretagne Craig Murray

«  Aucune des fuites, du Comité national démocratique ou du responsable de la campagne de Clinton Podesta, ne venait des Russes » dit Murray, ajoutant «  Les sources avaient un accès légal à l’information. Les documents viennent d’une fuite pas d’un piratage. »

Murray a dit que le membre autorisé se sentait  « dégoûté par la corruption régnant dans la Fondation Clinton et le niveau des luttes sur le terrain lors de la primaire jouant contre Bernie Sanders. » Murray a ajouté que la rencontre s’était effectuée avec un intermédiaire du Démocrate impliqué, et pas avec ce Démocrate lui-même directement..

Si l’histoire de Murray est vraie, cela crée plusieurs scénarios alternatifs : les plaintes des services de l’Intelligence US sont fausses, que les Russes ont piraté les comptes emails des Démocrates en gardant les renseignements pour leurs propres services sans les confier à Wikileaks, ou que Murray a été trompé à propos de l’identité du premier responsable des fuites.

Mais l’incertitude crée la possibilité que les Démocrates soient entrain d’utiliser un renseignement de la CIA douteux afin de renverser les résultants d’une élection présidentielle américaine, en fait, impliquant la CIA dans un “ changement de régime” intérieur.

Une autopsie reportée

Toutes ces manœuvres permettent également au parti Démocrate de retarder l’examen des causes de son échec auprès de tant de travailleurs auprès desquels il a d’habitude un grand nombre de votants, comme en Pennsylvanie, dans le Michigan, ou dans le Wisconsin.

Plutôt que d’accepter le blâme pour avoir présélectionné un candidat imparfait et pour avoir ignore tous les signes d’avertissement à propos de la résistance du public à son choix, les Démocrates ont pointé du doigt à peu près tout ailleurs. Du directeur du FBI James Comey parce qu’il ravivait brièvement la question des emails de Clinton, au candidat du troisième parti  qui siphonnait les votes, à l’archaïque Collège électoral qui a nié le fait que Clinton avait emporté le vote populaire et maintenant, aux Russes.

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 Directeur du FBI James Comey

Bien qu’il puisse se trouver quelque validité dans toutes ces plaintes, la frénésie excessive qui entoure la déclaration encore improuvée que le gouvernement russe avait subrepticement orienté les élections en faveur de Trump crée une dynamique tout particulièrement dangereuse.

Dans un premier temps, cela a amené les Démocrates à soutenir des concepts orwellien-Mac carthystes, comme ceux de la création d’une «   liste noire des sites internets. »  l qui amène à questionner la «  sagesses conventionnelle » des officiels de Washington et les place comme des pourvoyeurs de la « propagande russe » et des « informations falsifiées ». À u autre niveau, cela cimente le rôle du parti démocrate en tant que parti de la guerre, favorisant l’escalade d’une nouvelle guerre froide avec la Russie en augmentant le niveau des sanctions à l’encontre de la Russie et allant jusqu’à chercher des provocations militaires avec les Russes dans les zones de conflit comme la Syrie et l’Ukraine.

Une des aspects les plus dangereux de la perspective de présidence pour Hillary Clinton est qu’elle aurait appointé des néo-cons, comme l’Assistant-secrétaire d’état pour les affaires européennes Victoria Nuland et son mari, co-fondateur du Project for the New American Century (Projet pour un siècle néo-américain) Robert Kagan, aux positions les plus hautes de la politique étrangère.

Bien que le risque est passé de voir le Electoral College assumer la défaite électorale de Clinton lundi, Les Démocrates se joignent à la champagne de dénigrement de la Russie, rendant difficile d’envisager comment le parti pourra revenir à son rôle plus récent de «  parti de la paix », ( du moins au regard des terriblement belliqueux républicains)

 

Lieux d’échanges

Les lieux d’échange potentiels des deux partis à cet égard – avec Trump favorisant une détente géopolitique et les Démocrates battant le tambour pour plus de confrontation militaire- n’augure que très mal du regain de bases politiques pour les Démocrates avant longtemps.

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Place rouge à Moscou avec le festival d’hiver à la gauche et le Kremlin à la droite, le 6 décembre 2016  (Photo by Robert Parry)

 

Si les leaders démocrates appuient, en accord avec les Républicains néoconservateurs pour une escalade d’une nouvelle guerre froide avec la Russie, ils peuvent générer une césure du parti entre les va-t-en guerre et les pacifistes, un schisme qui se serait vraisemblablement produit si Clinton avait été élue mais qui va maintenant se produire de toute façon, mais sans le bénéfice du parti tenant le Maison blanche.

Le premier test pour cette alliance Démocrates-néo-cons  émergeante peut être celui du choix de Trump pour le poste de Secrétaire d’état, le PDG d’Exxon-Mobile Rex Tillerson, qui n’exhibe pas la  haine viscérale de Vladimir Poutine que les Républicains semblent encourager.

En tant que responsable de sa compagnie, Tillerson semble partager le côté de la « politique-pour-de vrai » de Trump, l’idée que faire des affaires avec les rivaux a plus de sens que les conspirations pour forcer  “ « changement de régime » sur «  changement de régime ».

Pendant les dernières décennies, l’approche “ changement de régime” a été le choix à la fois des néo-cons et des interventionnistes libéraux et a été conduit à la fois par des administrations républicaines et démocrates. Parfois elle est menée à bien à travers la guerre et parfois à travers de “ la révolution de couleur”, toujours sous le costume idéaliste de “ la promotion de la démocratie” ou de la “ protection des droits humains fondamentaux”

Mais le problème est que la stratégie néo-impérialiste a échoué misérablement à améliorer les vies des peuples vivant dans les pays soumis au “changement de régime”.  Au lieu de ça, le chaos s’est développé à travers de grandes parties du globe et a maintenant même déstabilisé l’Europe.

Malgré tout, une solution envisage par les néo-cons et  de leur doublures va-t-en guerre libérales est de simplement forcer l’application de plus de «  changements de régime » dans la gorge des populations. La nouvelle «  grande idée » est de déstabiliser la Russie, équipée en armes nucléaires en faisant craquer son économie et en alimentant autant d’éléments anti-Poutine que possible pour créer une  « révolution de couleur » à Moscou. Pour justifier ce schéma risqué, il a été offert de larges pans de propagande anti-russe, maintenant financée par des dizaines de millions de dollars venant de la poche du contribuable et étant poussée par les officiels gouvernementaux fournissant des instructions aux médias populaires pour leur écoulement.

Cependant, comme lors des précédents plans de “ changement de régime”  les néo-cons et les va-t-en guerre libéraux n’envisagent jamais le scenario jusqu’à son terme. Ils supposent toujours que tout va marcher comme convenu et que certains «  leaders de l’opposition » bien vêtus ayant participé à leurs conférences vont simplement être promus au poste suprême.

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L’Assistante du Secrétaire d’état aux affaires européennes et eurasienne, Victoria Nuland, lors d’une conférence à l’Ambassade US de Kiev, en Février 2014. (U.S. State Department photo)

 

Rappelons-nous en Irak, ce devait être Ahmed Chabali qui était apprécié à Washington mais complètement rejeté par son people. En Libye, il ya eu une parde de leaders approuvés par les US qui ont tous échoué dans le rassemblement du pays.

En Ukraine, le choix de Nutland, Arseniy – “Yats est notre type” Yatsenyuk – a démissionné il ya quelques mois cette année, au milieu d’un large rejet du public après avoir entamé de large réductions dans les budgets des programmes sociaux,  alors même que les officiels gouvernementaux soutenus par les US à Kiev continuaient à siphonner la trésorerie ukrainienne  et les aides économiques inappropriées.

 

 Déstabilisation d’une puissance nucléaire

Mais la notion de déstabilisation de la Russie, équipée d’un armement nucléaire est encore plus farfelu que les fiascos précédents. Les suppositions des bellicistes néocons.libéraux est que les Russes- posse à leurs limites par les sanctions occidentales. Renverseront Putin et installeront une nouvelle version de Boris Yeltsin qui laissera alors intervenir les conseillers financiers US et l’accès aux richesses énormes de la Russie.

Bien sûr, c’est l’état Yeltsin et la bien-aimée thérapie de choc de l’Ouest quia é créé les conditions désespérées précédant la montée de Putin et de son nationalisme autocratique, qui, avec tous ses defaults, a tout de même amélioré la vie de la plupart des Russes.

 

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De brillantes illuminations sur la Place rouge Le 6 décembre 2016. (Photo by Robert Parry)

 

Et la plus vraisemblable conséquence du  “ changement de régime” prôné par les bellicistes néo-cons-libéraux serait l’émergence de quelqu’un encore plus nationaliste – et peut-être moins stable que Putin- qui est considéré par tous même par ses critiques comme froid et calculateur.

La perspective d’un extremist nationaliste russe mettant la main sur les codes nucléaires devrait réveiller quelques frissons le long de la colonne vertébrale des Américains et bien sûr de tout humain sur cette planète. Mais c’est la pente sur laquelle semble être les décideurs démocrates avec leurs commentaires de plus en plus hystériques sur la Russie.

Le Comité national des démocrates a produit la déclaration mercredi accusant Trump de donner aux Russes un cadeau avant les vacances qui ressemble à un remboursement” Il est assez simple de connecter les données, La Russie s’est impliquée dans les élections de façon à favoriser Trump et maintenant il leur offre le PDG d’Exxon mobile Tillerson secrétaire d’état comme dédommagement.

Mis à part le fait d’ajourner l’ autopsie désespérément nécessaire des raisons pour lesquelles les Démocrates ont échoué à ce point dans un élection contre un Donald Trump largement malaimé, la nouvelle manœuvre   “ c’est la faute des Russes” menace de compromettre les Démocrates et leurs politiques favorites d’une autre façon.

Si les Démocrates votent massivement contre Tillerson et contre les autres responsables de la politique étrangère nommés par Trump, exigeant qu’il choisisse des individus satisfaisant le bellicisme des néo-cons et des libéraux va-t-en guerre, Trump pourrait être poussé plus avant dans les bras de l’extrême-droite républicaine, leur accordant plus sur les questions de politique intérieure afin de s’assurer de leur soutien quant à ses buts en politique étrangère.

Cela pourrait se terminer par un effet rétroactif sur les Démocrates alors qu’ils verraient d’importants programmes sociaux abandonnés en échange de leur alliance douteuse avec les néo-cons.

Depuis le Président Clinton, les Démocrates ont fait la cour à des factions néo-cons, pensant apparemment qu’ils ont de l’influence parce qu’ils dominant de nombreux organes de presse et des think-tanks de Washington. En 1993, comme cadeau de remerciement aux éditeurs néo-cons de the New Republic qui l’ont supporté, Clinton a choisi l’idéologue néo-con James Wollsey comme tête de la CIA, une des décisions personnelles de Clinton les plus désastreuses.

Mais en vérité, les néo-cons ont beaucoup moins d’influence sur l’électorat US que ce que croit Clinton. Vraisemblablement, ils se limitent à une clique d’initiés de Washington qui sont considérés comme des va-t-en guerre par de nombreux Démocrates pacifistes et qui représentent plutôt une force négative quand il s’agit de gagner des votes.

Je me suis entretenu avec de nombreux Démocrates traditionnels qui n’ont pas vote pour Hillary Clinton parce qu’ils craignaient qu’elle ne poursuive une dangereuse politique internationale néo-con.  De toute évidence, il ne s’agit pas là d’une enquête scientifique mais d’une évidence anecdotique qui suggère que les connexions néo-cons de Clinton auraient pu être un autre handicap dans sa campagne.

Estimer la Russie

J’ai également entrepris un test personnel limité afin de vérifier si la Russie est l’état policier que la propagande américaine dépeint, un pays ayant soif de se libérer de la pression violente de Vladimir Putin (bien qu’il ait enregistré 80% d’approbation dans les statistiques)

 

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Un couple marchant le long du mur du Kremlin, le 7 décembre 2016 (Photo by Robert Parry)

Lors de mon voyage de la semaine dernière en Europe, qui comprenait des arrêts à Bruxelles et à Copenhague, j’ai décidé de faire un voyage parallèle à Moscou, que je n’avais jamais visité auparavant. Ce que j’ai découvert était une ville impressionnante, étonnamment ( pour moi du moins) occidentalisée avec des magasins franchisé américains et européens nombreux, y compris les omniprésents Starbucks et MacDonald. ( Les Russes servent  le lait gingerbread avec un petit gâteau au gingembre)

Bien que les responsables officiels russes n’aient pas accepté de me recevoir, un reporter américain en ces temps de tension, la Russie n’avait pas l’apparence d’un pays très répressif. Lors de mes années passées à couvrir la politique étrangère américaine au Salvador dans les années 80 ou à Haïti dans les années 90, j’ai fait l’expérience de ce qu’un état policier est censé être, là où des escadrons de la mort jettent les corps dans les rues. Ce n’est pas ce que j’ai ressenti en Russie, juste une ville moderne avec des gens s’affairant sous les premières chutes de neige.

La présence de la police sur la Place rouge près du Kremlin n’était pas aussi équipée que celle près des bâtiments gouvernementaux à Washington. Au lieu de ça, il régnait plutôt un air de fête anticipée sur la Place brillamment éclairée, avec une large patinoire entourée de petits stands vendant du chocolat chaud, des jouets, des vêtement d’hiver et d’autres marchandises.

D’accord, mon temps et mes contacts avec les Russes furent limités – d’autant que je ne parle pas le Russe et que la plupart d’entre eux ne parlent pas l’Anglais- mais j’ai été frappe par le contraste entre l’image sinistre créée par les médias occidentaux et la Russie que j’ai vu de mes propres yeux.

Ceci m’a rappelé comment le Président Reagan avait dépeint les Nicaragua sandiniste, comme un “ donjon totalitaire” avec un état militaire près à marcher sur le Texas, mais où j’avais trouvé, en voyageant à Managua, un pays du tiers-monde se remettant à peine d’un tremblement de terre, avec des structures de sécurité très faibles en dépit de la guerre contra qu’avait entamé le Président Reagan contre le Nicaragua.

En d’autres termes la , “gestion de la perception” t” reste le principe Guidant la façon dont le gouvernement américain traite le people américain, l’effrayant avec des contes de menace étrangère exagérés puis manipulant nos peurs et nos idées fausses.

Aussi dangereux que cela puisse être en parlant du Nicaragua, de la Libye ou de l’Irak, les risqué sont exponentiellement plus élevés en ce qui concerne la Russie. Si le peuple américain se rue dans une nouvelle guerre froide basée plus sur des mythes que sur la réalité, le coût minimum pourrait être de milliards de dollars dégagés des dépenses intérieures vers le complexe militaro-industriel. Un coût encore plus élevé serait un mauvais calcul par l’un ou l’autre bord qui amènerait la fin de la planète.

Aussi, comme les Démocrates se projettent dans leur avenir, ils doivent décider si ils souhaitent devancer les Républicains en tant que  “parti de la guerre” ou s’ils veulent réduire l’escalade des tensions avec la Russie et commencer à répondre aux besoins pressants des Américains.

 

 

Le journaliste d’investigation Robert Parry  a cassé de nombreuuses contre-histoires sur l’Iran pour l’Associated Press et les Newsweek en 1980.  Vous pouvez vous procurer son dernier livre, America’s Stolen Narrative, ou sous la forme imprimée ici  ou en elivre chez Amazon et barnesandnoble.com).

 

 

Article  à consulter : L’hystérie de la Guerre froide  The Nation

 

Traduction : Elisabeth Guerrier