Questions aux principes philosophiques de la recherche en neurosciences. Peter Simons

L’ampleur de la dérive scientiste , globalisée et tenue en main par les “experts” en choses humaines, étroitement liés eux-mêmes aux  “experts” en pharmaceutique travaillant outre-Atlantique, est largement suivie par leurs vassaux européens et acclamée par la foule qui y trouve un accès aisé à ses paradoxes et qui y noie, dans une forme de rationalisme diagnostique, souvent quasiment hystéricisé, les douloureux liens de cohabitation avec son temps historique et les errances identitaires qui la caractérisent

Cette dérive a fini hélas par brouiller tous les paramètres, réduisant la perception et l’objectivation des “troubles” mentaux à des appellations qui sont supposées être des “diagnostics” de “déséquilibres” mal identifiés ou pas identifiés du tout, touchant les centres nerveux ou le cerveau lui-même et,  dans un glissement terminologique intéressant,  qui ne signale plus, sous la forme d’acronymes dont la production et l’usage quasi obsessionnels justifieraient une étude à eux seuls, que des “troubles”, s’épargnant la délicate mais pourtant évidente nécessité  de décrire ces mêmes manifestations au titre de symptômes ou en tant que maladies, sacrifiant à travers une nosographie apoplectique, l’étiologie des maladies mentales au giron mythique des “sciences exactes”.

Il s’agit, d’une façon radicale, voire en ce cas proprement totalitariste, c’est à dire effectuée au prix de toute autre approche qui se voit soumise à une forme d’ostracisme et réléguée aux errements d’une époque révolue dans une sorte de forclosure du passé théorique, de chercher à rationaliser, matérialiser “enfin” pourrons-nous dire, les phénomènes psychiques et leur complexité sous forme de catalogue des signes, dans une identification organiciste se revendiquant réductionniste et qui donne à tout comportement, mental, social, interactif, une réalité si et seulement si il peut être concrétisé par un lieu repérable grâce à l’usage de techniques qui valident à elles-seules les “découvertes”, (IRM, scanner etc.).

Ce n’est pas nouveau.  Behaviorisme. Fonctionnalisme. Habituation. Conditionnement, Empiro-criticisme, Réductionnisme physiologiste, autant de tentatives de désubjectivation qui se relaient et reprennent chacune à leur compte la tentative presque désespérée de rendre lisible et transparente la psyché humaine et de l’assimiler aux principes scientifiques accessibles à travers les approches théoriques en cours et aux pendants technologiques qui les accompagnent inévitablement, mécaniste, chimiste, thermodymamiste, numériste. Comme si la spécificité de la psychologie humaine et de ses expressions collectives et socioculturelles ne pouvait créer son propre lexique en toute sécurité ni ses propres signifiants en dehors de ce qu’elle contribue elle-même à générer comme techné pour la seconder et satisfaire son insatiable pulsion normalisatrice et épistémophilique, qui en la condamnant à bourgeonner dans le royaume imaginaire, lui sert en retour de justification et de rationalisation à son propre entendement.

La question de l’accès à une nécessaire visibilité de ce qu’on pourra nommer “l’âme”, mis à part le fait qu’elle répond une fois de plus à l’aliénation ontogénétique de l’espèce à la techné à chaque mise sur le marché d’un nouvel outil sensé l’éclairer et la mesurer et qui  se faisant reconstruit et redéfinit en permanence son organisation, ses représentations et ses valeurs en lui attribuant simultanément d’autres signifiants, est une impasse même si elle cherche à tout prix à faire comme si seule cette approche du “tangible” était scientifique parce que lui seul était “réel”, et réel parce que quantifiable, localisable.  On pourra se référer à l’intervention de Stéphane Thibierge 

Il est évident que cette volonté de chosification/ mécanisation, encore une fois, n’est pas neuve et qu’en fait, réduire l’humain à ses cellules est une des bases du modernisme manifeste depuis le 19i-ème siècle c’est à dire depuis la mise en place de la psychiatrie comme branche de la médecine. Cet article de la revue Mad in America a l’avantage d’ouvrir dans le champ si obstrué des catégories contemporaines de la nomenclature psychiatrique directement importées des USA, une fenêtre épistémologique, qui manque dramatiquement à l’air du temps. Il semblera à ceux et celles coutumiers d’autres approches et d’autres travaux, que ces propos sensés critiques ont été déjà formulés abondamment sous d’autres cieux et en d’autres temps. Il est probable qu’une des caractéristiques des périodes de régression et d’obscurantisme est de renier, de forclore même, les savoirs antérieurs. EG

Questions aux principes philosophiques de la recherche en neuro-sciences     

Questionning the Philosophical Assumptions of Neuroscience Research

 

Y a-t-il des lacunes philosophiques derrière l’échec des neurosciences à fournir des recherches cliniques pertinentes ?

Par Peter Simons

 

Dans un article récent, le chercheur en psychiatrie Diogo Telles-Correia affirme qu’il y a des présupposés philosophiques qui restent sans examen derrière la recherche en neuroscience qui influencent la façon dont les études sont menées et interprétées. Telles-Correia,  de l’Université de Lisbonne, Département de psychiatrie, affirme que ces positions métaphysiques inquestionnées sont au cœur de l’échec des neurosciences à fournir un cadre clinique pertinent.  Il suggère que les chercheurs fassent activement l’investigation de la philosophie des sciences au sein de laquelle ils opèrent et questionnent leurs présupposés sur les rapports «  cerveau. Esprit »

Human Sense Question Psychology Philosophy Anatomy

Photo Credit: Max Pixel

L’article, publié dans le «  Journal d’évaluation des pratiques cliniques »,  se centre initialement sur le fossé entre cerveau et esprit. Telles-Correia écrit que la plupart des recherches en neurosciences contiennent l’assomption implicite que l’esprit est synonyme du cerveau, et qu’il est gouverné par des phénomènes physiques complètement découvrables.

Il écrit cependant :

“Il n’existe pas de méthode scientifique qui prouve que l’esprit peut être réduit au cerveau et que les lois qui le gouvernent soient les mêmes que celles qui gouvernent le système nerveux.

Le Réductionnisme est la croyance que tout état mental ou émotionnel peut être simplifié jusqu’à sa corrélation biologique. Selon  Telles-Correia, « Le réductionnisme n’est pas une attitude scientifique, mais métaphysique. »

Bien que le réductionnisme soit parfois ouvertement revendiqué par les chercheurs en neurosciences, il est, selon Telles-Correia,  le plus souvent implicite dans l’élaboration ou dans la procédure qui permettent d’interpréter les découvertes.

Par exemple, les chercheurs tendent à présenter un test sans se poser la question de sa réelle représentativité de l’expérience interne qui est étudiée, puis ils interprètent tout activité détectable du cerveau comme étant «  reliée » au test en question, puis, finalement, concluent que cette activité cérébrale est donc causée ou cause cette expérience interne.

Cependant ces assomptions ne prennent pas en compte le sens du test, la réelle expérience interne, et la question de savoir si toute activité associée avec un état metnatl est causale. Telles-Correia pointe le fait qu’aucune de ces questions sous-jacentes ne peut trouver de réponse en utilisant l’actuelle méthodologie neuro-scientifique. Il présente les recherches sur le trauma en neuro-science comme exemple :

« Bien qu’un évènement traumatiques dans l’enfance puisse avoir une traduction au niveau de la biologie du cerveau, cela ne signifie pas que c’est par les neuro-sciences que cet évènement traumatique puisse être le mieux décrit et exploré. »

Telles-Correia continue en commentant les découvertes de «  corrélations neurobiologiques » dans les désordres psychiatriques. Les «  désordres psychiatriques » sont des «  constructions sociales », écrit-il «  non des entités naturelles qui existeraient indépendamment de tout effort humain. » L’évaluation de tout ce qui est ou n’est pas pathologique en psychiatrie est lié 1) à l’intelligibilité, (si l’état mental ou le comportement est ou n’est pas compréhensible en fonction du contexte socio-culturel du patient) 2) l’adaptabilité   ( adapté ou non-adapté dans le contexte du patient) « ) le connexion à la détresse ou au handicap ( si ils causent ou non ces deux réactions).

Il note aussi que « il est impossible de démontrer l’existence de limites naturelles entre la maladie mentale et la normalité », c’est-à-dire, les lignes séparant un diagnostic de «  maladie » et les soi-disant «  états normaux » sont vagues, requérant le jugement subjectif d’une autorité extérieure (comme un psychiatre ou un chercheur en neurosciences). C’est pourquoi il suggère qu’il est impossible de trouver les corrélations neurobiologiques des désordres diagnostiqués en les comparant à la neurobiologie des soi-disant contrôles sains.

Une autre question levée dans la recherche pour trouver des corrélations neurologiques à un trouble psychiatrique particulier. Les diagnostics psychiatriques sont de larges catégories et des individus avec le même diagnostic peuvent se trouver dans des états psychiques* très différents.  Par exemple, quelqu’un avec le diagnostic de dépression peut dormir trop ou trop peu, peut trop manger ou pas assez. Dans ces cas, quelqu’un ayant été diagnostiqué comme dépressif peut  monter les symptômes opposés à ceux d’une autre personne également diagnostiquée comme dépressive.

Telles-Correia dit donc que les études à venir doivent inclure des experts de champs multiples, pas seulement des neuropsychiatres,. IL suggère que des experts en philosophie des sciences sont nécessaires à ajouter eux neurosciences et aux équipes de recherches en psychiatrie.

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Telles-Correia, D. (2018). The mind-brain gap and the neuroscience-psychiatry gap. Journal of Evaluation in Clinical Practice. doi: 10.1111/jep.12891 (Link)

Peter Simons

MIA-UMB News Team: Peter Simons a un parcours dans les humanités où il a étudié l’Anglais, la philosophie, et les Arts. Travaillant maintenant sur son Doctorat de Psychologue (Counseling Psychology), ses recherhes récentes se sont dirigées sur les conflits d’intérêts dans la littérature de la recherche pharmaceutique, sur l’usage de médicaments antipsychotiques dans le traitement de la dépression, et les implications générales, philosophiques et socio-politiques de la taxonomie psychiatrique dans les diagnostics et les traitements.

  • Le terme anglais utilisé est «  mental states , on peut qualifier une situation de «  psychique » lorsqu’elle manifeste, ce qui est de toute façon toujours le cas, tous les aspects, fonctionnements, intrications de la vie « de l’esprit ». On gardera le terme « mental » pour les éléments perceptibles, conscientisables.

 

Traduction : Elisabeth Guerrier

 

 

 

 

 

 

Le programme en 12 points de la psychiatrie pour produire des toxicomanes. Lawrence Kemelson

Psychiatry’s 12-Step Program for Producing Heroin Addicts

Le programme en 12 points de la psychiatrie pour produire des toxicomanes

Lawrence Kelmenson, MD

August 25, 2017

Mad in America

J’ai précédemment montré comment la capacité de la société à classer la tristesse comme une « maladie du cerveau » depuis 1990 avait à une pointe dans le nombre d’adultes dépressifs chroniques.  Dont beaucoup ont été conduits dans une addiction aux opiacés par des médecins qui ont capitalisé sur leur vulnérabilité. Ceci a induit la crise d’overdoses aux opiacés qui elle aussi a commencé en 1990.

Mais même si cela a rendu facile pour des adolescents le fait de trouverr des comprimés d’opiacés dans le porte-monnaie de leur parents ou dans le cabinet du médecin depuis 1990, les overdoses d’héroïne ( qui adviennent principalement chez les jeunes qui ont d’abord consommé des opiacés). N’ commencé à croître que plus tard ( 2006) en dépit du fait que l’héroïne était présente depuis les années 60. Je crois que c’est parce que les dépendants à l’héroïne actuels forment une nouvelle couvée. Les racines de leur création ont été plantées en 1990, quand les mensonges des médecins sur une immaturité normale de l’enfant qui aurait été une «  maladie génétique du cerveau » a été acceptée. Ceci a permis à la psychiatrie de commencer son programme en douze points pour produire des addictions à l’héroïne, menant du berceau à ( presque) la tombe .

  1. Proclamer à tort que les enfants sont câblés génétiquement pour mûrir, de façon à dévaloriser le rôle clef des parents qui investissent moins dans leur éducation.
  2. Diagnostiquer des enfants normalement inattentifs, impulsifs ou caractériels comme ayant une «  maladie du cerveau » permanente ( ADHD ou bipolarité) et avertir les parents en conséquence qu’il serait inutile de les élever normalement puisqu’ils sont «  inéducables ».
  3. Par contre conseiller aux parents et aux écoles de les éduquer sur un mode d’intervention sanitaire, de façon à ce qu’ils n’apprennent jamais comment prévoir, planifier et mener à bien des tâches seuls.
  4. Leur dire que les défis et les attentes de ces enfants doivent être grandement réduites, de façon à ce qu’ils ne soient pas préparés aux pressions fortes, et aux exigences de l’âge adulte.
  5. Conseiller aux parents de ne pas poser de limites ni de sanctionner de mauvais comportements de façon à ce que ces enfants n’aient pas à apprendre comment réguler leurs impulsions et leur rage et en conséquence n’apprennent jamais l’auto-discipline.
  6. Conseiller aux parents et à leurs enfants de ne pas explorer, discuter, résoudre tout problème qui les dérange ( en affirmant qu’il n’y en a pas) de façon à ce qu’ils n’apprennent pas à les résoudre ni comment développer des relations confiantes.
  7. Renforcer l’irresponsabilité, l’incapacité, la sauvagerie en les sauvant dès qu’ils ont des problèmes, leur donner des A faciles et autre récompenses victimaires.
  8. Remplacer une éduction solide par des recours aux tranquillisants de façon à ce que le seul outil que l’enfant apprend jamais à utiliser pour se trouver est la capacité à rendre son esprit brumeux avec des molécules chimiques.
  9. Remplacer une éducation solide avec l’Individualized Educational Programs ( Programme d’éducation individualisé ) et des aménagements qui les dorlotent afin de donner l’illusion de succès qui ne se produisent pas.
  10. Capitaliser leur vulnérabilité et leurs conduites à risque pendant leur jeunesse en les guidant vers l’addiction au moyen de succédanés euphorisants comme l’Adderal
  • Nourrir leur addiction en les encourageant à la nier, déclarant : «  Vous n’êtes pas un toxicomane, puisque ce sont des prescriptions faites par votre médecin pour guérir votre maladie.
  • Si ils acceptent leur addiction et souhaitent travailler à trouver des outils pour devenir sobres, berner les en leur offrant de devenir encore plus toxicomanes par le «  traitement » de leur addiction mais qui plus souvent la développe, comme le Suboxone.

A travers ces étapes, la psychiatrie plante les graines de l’addiciton tôt dans la vie, puis les nourrit continuellement jusqu’à l’âge adulte. La psychiatrie et les programmes des Alcooliques anonymes (AA’s 12 step programs) sont similaires en ce que le principe essentiel de ces deux programmes est de s’abandonner à une autorité plus é digne de confiance ». L’autorité de la psychiatrie n’est que la psychiatrie et ses médicaments addictifs. Dans les AA, vous ne pouvez temporairement pas vous faire confiance puisque ce sont les drogues qui vous contrôlent, donc ils vous enseignent à gérer votre situation d’une façon responsable. Mais en psychiatrie, on vous apprend à ne jamais vous faire confiance puisque de «  mauvais gènes » vous contrôle, et que vous avez donc besoin en permanence confier la responsabilité à des psychiatres et à leurs drogues. Il n’est donc pas surprenant I qu’une méta-analyse ait trouvé que les enfants identifiés d’ADHD se tournent vers les drogues illicites au moins trois fois que les autres, qu’ils soient sous médicaments ou non. La psychiatrie a pris en charge «  l’éducation » des enfants et a récemment ajouténearly 3 times as often as non-labeled kids1,  le « traitement » des addictions dans son domaine toujours croissant, avec des résultats désastreux.

Voici quelques statistiques qui, regroupées, supportent mon argument que la psychatrie est la cause de notre épidémie d’héroïne. Il y a eu une croissance par six de prescriptions de stimulants pour l’ADHD entre 1991 et 2000. L’âge moyen pour le premier diagnostic d’ADHD est 7 ans, il leur faut donc 15 ans pour atteindre 22 ans ( l’âge moyen des usagers d’héroïne). Ceci explique l’augmentation ( six-fold) des overdoses entre 2006 et 2015, après qu’elles soient restées stables pendnat les 10 années précédentes. Kurt Cobain n’était pas seulement en avance sur son temps musicalement, il a aussi suivi cette voie.

Les quatre nations67 avec le plus fort taux par habitant de diagnostic d’ADHD sont les quatre premières nations pour le taux d’overdose per capita, dans le même ordre 8.. Les états11 avec le plus haut taux d’overdose10  par capita ont également un très fort taux de disagnostiqcs d’ADHD. Celles où l’ADHD est le moins diagnostiqué 9 ont le taux d’overdose le plus bas. Le ratio par individus de blancs, hispaniques, noirs ( 19.10.4) 12 est virtuellement identique au taux d’overdose per capita parmi ces ethnicités. ( 19. 10. 6). Ce ratio d’overdoses était presque égal avant que  le premier contingent d’enfants diagnostiqués ADHD n’atteignent l’âge adulte. Les blancs étaient en fait à la seconde place 13.  Le ratio hommes.femelles adolescents «  traités » pour ADHD était à peu près de 3.1 en 2003.14 — à cette époque le ration des overdosespar héroïne hommes femmes est aussi de 3.1. Il est maintenant de 2.2. 115.

Ceci correspond trop bien, comme les pièces d’un puzzle, pour être le fruit d’une coincidence. Avec le fait que les clients traités pour ADHD se suicident 5 à10 fois plus  souvent16 et meurt dans des accidents de la route deux fois plus souvent 18 (ce qui est probablement aussi une des raisons majeurs pour expliquer  la montée récente de ces deux chiffres) ceci suggère que les parents ne devraient pas laisser leurs enfants être diagnostiqués ADHD si ils veulent qu’ils atteignent un grand âge. Donc de façon à éradiquer toutes ces épidémies contemporaines aux USA, leur source commune doit aussi être éradiquée. C’est la bio-psychiatrie. La façon moderne de se défoncer et de mourir aux USA.

Traduction Elisabeth Guerrier

 

Les tests génétiques commercialisés par les psychiatres ne sont pas validés par la recherche. Traduction Mad in America

Il s’agit d’une sorte de course contre la montre. Sont en lice deux visions de l’homme et de sa “nature”et parallèlement à ces deux visions une dynamique de profits colossaux dans le contexte d’une psychiatrie biocomportementaliste. Les médications déjà en usage comme réponse unique psychophysiologique aux troubles répertoriés et générés par le DSM américain sont en train de céder la place aux approches psychogénétiques dans le contexte d’une recherche financée par les lobbies pharmaceutiques et appliquée comme panacée à toute manifestation de malaise. Il va de soi que se questionne là le rapport à la norme et à la conscience de soi par rapport aux critères intégrés faisant office de moi idéal mais aussi la réponse causale biochimique ou biogénétique qui fait de l’humain un morceau de chair muette. Le mouvement de psychiatres et de psychothérapeutes de Mad in America tente de se lever cotre cette lobbyisation du marché de l’angoisse et contre la vision réductrice et univoque de la santé mentale qu’elle décline. EG

Test génétique commercialisé aux psychiatres pas pris en charge par la recherche

Dans Les Nouvelles 5 Octobre 2,015

Avec l’explosion des essais Génétiques et l’Emergeance du Champs de la pharmagénétique, les patients PEUVENT Maintenant passer les tests de l’ADN et des recommandations de receive Médicaments psychotropes Personnalisées Qui conviennent à Leur profil génétique. Dans un éditorial du dernier numéro du J ournal des maladies nerveuses et mentales, le psychiatre de l’Université de Columbia Robert Klitzman prévient Que les cliniciens doivent être Les Avertis des Limites des tests de CES Génétiques Qui Leurs Sont Vendus.

«Teste PLUSIEURS sont maintenant Vendus aux psychiatres, les bases sur les analyses des Marqueurs Génétiques trouvés associés à des samples Variés de patients aux Profils Psychiatriques.» Écrit Klitzman. «Mais la réplicabilité et l’Utilité clinique de tests CES Sont Limités.»

Des Compagnies Privées PEUVENT Légalement Développer des tests de CES et les vendre Directement aux psychiatres Sans Avoir à démontrer Leur effectivité OU Avoir Reçu l’approbation de la FDA (Food and Drugs Administration) «La loi Qui AUTORISE la vente de tells teste une controverse déclanché de juin, en partie Parce Que Les Agences Fédérales NE PEUVENT habituellement Se engager Dans la surveillance après-vente de tests de de CES. »

Klitzman Ajouté bureaux de ventes directes aux Qué Praticiens PEUVENT Être particuliérement Problématiques Dans CE CAS de voiture Nombreux médecins «Ont juin Compréhension limitée de la génétique et PEUVENT Fait accepteur Plutôt Que de Questionner les affirmations de CES Compagnies.»

Par exemple, de Nombreux essais are ACTUELLEMENT commercialise, Qui affirment Que des Marqueurs genetiques were identifie Qui sont identifie COMME ETANT Associés AVEC CERTAINS Diagnostiques Psychiatriques. Cependant, Klitzman Souligne Que les conditions de la santé mentale Sont influencées par bien Plus que la génétique et de PEUVENT survenir Circonstances de la vie et des interactions interpersonnelles et Environnementales. »

Malheureusement la commercialisation Semble trabalho. Klitzman Rapporté Qué 41,6% des psychiatres rapportent Avoir patients non sollicités Ayant les verser essai non génétique et que14% Ont Ordonné test de CE.

COMME CES essais Génétiques gagnent en utilisation et en visibilité, le  Nouveau Centre Angleterre Investigative Reporting  (Necir) Apporte Que «la recherche Derriére Eux is rare, incomplète et biaisée ous Le Potentiel versez les conflicts d’Intérêts enormes.» Le sujet de Leur enquête, UN HOMME DU Vermont was convaincu PAR SES Médecins de essais de bureaux de passants et A Fini suicidaire avant d’être institutionnalisé bien mérité Avoir Suivi CES recommandations.

En savoir plus:

Plus de mal que de bien? L’utilisation de tests génétiques de santé mentale a augmenté rapidement. Mais la preuve qu’ils travaillent sont rares. Beth Daley | Nouveau Centre Angleterre Investigative Reporting

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La nécessité d’une vigilance dans la commercialisation de tests génomiques en psychiatrie. Klitzman RJ Nerv Ment Dis.2015 PTOM; 203 (10): 809-810. PMID: 26421971 (Résumé)

Justin Karter, Nouvelles éditeur

Traduction Elisabeth Guerrier