Les smartphones sont-ils entrain de détruire une génération ? J. M. Twenge

Have Smartphones Destroyed a Generation?

 

Plus à l’aise on line que dehors à faire la fête, les adolescents de la génération post-millénaire sont plus en sécurité, physiquement, que aucun adolescent ne l’a jamais été. Mais ils sont au bord d’une crise de santé mentale.

JEAN M. TWENGE

 

SEPTEMBER 2017

 

 

 

Un jour, l’été dernier, aux alentours de midi, j’ai appellé Athena, une fille de 13 ans qui vit à Houston, Texas. Elle a répondu avec son propre téléphone, elle en a un depuis qu’elle a 11 ans, donnant l’impression qu’elle venait juste de se réveiller. Nous avons bavardé à propos de ses chansons et de ses émissions TV favorites et je lui ai demandé ce qu’elle aimait faire avec ses amis. «  On va au centre commercial » a-t-elle dit. «  Est-ce que tes parents t’y conduisent ? » ai-je demandé, le souvenant de ma préadolescence, dans les années 1980, où j’aimais les heures sans parents, faisant du shopping avec quelques amis. «  Non, j’y vais avec m famille, » a-t-elle répondu, «  Nous y allons avec maman, et mes frères et nous marchons légèrement derière eux. Je dois faire vérifier ma présence toutes les heures ou toutes les demi-heures. »

Ces sorties au centre commercial sont rares- à peu près une fois par mois. Plus souvent Athena et ses amis passent du temps ensemble sur leurs téléphones, sans chaperon. Contrairement aux dolescents de ma génération, qui auraient passé une soirée à occuper la ligne famiiale fixe avec des comerages, ils parlent sur Snapchat, l’application du smartphone qui permet à ses usagers d’envyer des photos et des vidéos qui disparaissent rapidement.

 

Ils font attention à maintenir leur «  Snapstreak » qui montre combien de jours d’affilée ils ont été connectés les uns aux autres. Parfois, ils ont des captures d’écrans de photos particulièrement ridicules de leus amis. «  C’est du bon chantage » dit Athena. (Parce qu’elle est mineure, je n’utilise pas son vrai nom). Elle m’a dit qu’elle avait pssé la plupart du temps en vacances à rester seule dans sa chambre avec son téléphone. C’est comme ça qu’est cette génération, dit-elle, «  Nous n’vons pas eu la chance de connaître une autre vie que celle des Ipads et des Iphones. Je pense que nous aimons nos téléphones plus que nous aimons les personnes véritables. »

 

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Je fais des recherches sur les différences générationnelles depuis 25 ans, ayant commencé quand j’étais un étudiant de psychologie en post-doctorat de 22 ans. Typiquement, les caractéristiques qui en viennent à définir une génération apparaissent graduellement, suivant une ligne continue. Les croyances et les comportements qui étaient déjà présents continuent simplment à se manifester. La génération du millénaire par exemple, est une génration hautement individualiste mais l’individuaisme n’a fait que se confirmer depuis que la génération du Baby boom s’est branchée, débranchée, a abandonné ses études. Je me suis habitué à des graphiques de tendances qui ressemblent à des modestes vallées et collines.

Puis j’ai commencé à étudier la génération d’ Athena.

Aux environ de 2012, j’ai not des changements rédicaux dans les comportements des adolescents et dans leurs réactions émotionnelles.

Les gentilles tendances vallonées des courbes graphiques sont devenues des montagnes escarpées et des ravins profonds et de nombreuses caractéristiques de la génération du millénaire ont commencé à disparaître. Dans toutes mes analyses de données gnérationnelles, certaines remontant à 1930, je n’avais jamais rencontré une telle chose.

Les aspects de l’indépendance, si puissante chez les générations antérieures, ont moins d’attrait pour les adolescents actuels.

 

Au début, j’ai cru qu’il s’agissait d’une petite déviation mais la tendance s’est confirmée, sur plusieurs années et dans une série d’enquêtes nationales. Les changements n’était pas seulement en quantité mais en nature. La plus grande différence entre les adolescents nés au millénaire et leurs prédécesseurs était dans la façon dont ils voyaient le monde. Les ados actuels diffèrent de la génération Y ( 1980.2000) non seulement dans leur vision mais aussi dans la façon dont ils passent le temps. Leurs expériences qu’ils mènent chaque jour sont radicalement différentes de celles que menaient leus prédécesseurs quelques années auparavant.

 

Que s’est il passé en 2012 qui ait pu créer une telle modification de comportements ? C’était après la grande récessio, qui a officiellement duré de 2007 à 2009 et a eu un effet plus sévère sur la génération qui tentait de se frayer un chemin à la recherche d’un emploi dans une économie dévastée. Mais c’est le moment où la population américaine possédant un smartphone a dépassé les 50%.

Plus je consulte les enquêtes sur les comportements et les attitudes des adolescents, plus je parle à de jeunes gens comme Athena, pls il devient clair que leur génération est modelée par le smartphone et par la montée concomittante des médias sociaux.

Je l’appelle l’ Igen. Nés entre 1995 et 2012, les membres de cette génération grandissent avec des smartphones, ont un compte instamgram avant d’entrer au lycée, et ne se souviennent pas d’une époque avant internet. La génération Y a grandi avec le web également mais il n’était pas omniprésent dans leur vie, à portée demain sans arrêt, jour et nuit. Les membres les plus âgés de l’Igen étaient des pré-adolescents quand le Iphone a été mis sur le marché, en 2007, et des lycéens quand le Ipad est entré en scène en 2010. Une enquête de 2017 portant sur plus de 5000 adolescents américains a montré que trois d’entre eux sur quatre possède un Iphone.

L’advenue du smartphone et de sa cousine la tablette a été suivie rapidement par des écrits sur les effets délétères du «  temps à l’écran ». Mais l’impact de ces produits n’a pas été clairement évalué et va bien au-delà des préoccupations habituelles sur des capacités d’attention diminuées. L’arivée des smartphones a radicalement changé cha=cun des aspects de la vie des adolescents, de la nature de leurs interactions sociales à leur santé mentale. Ces changements ont affecté les jeunes dans chaque angle de la nation et dans toutes les couches sociales. La tendance apparait chez les adlolescents qu’ils soient riches ou pauves, quelque soit ses origines ethniques, dans les villes, les banlieues, les petites bourgades. Partout où se trouve une tour de téléphonie, il y a des adolescents vivant leur vie sur leur smartphone.

Pour ceux d’entre nous qui se souviennent d’une adolescence plus analogique, cela peut sembler troublant et étranger. L’objectif des études générationnelle cependant ‘est pas de succomber à la nostalgie le bon vieux temps, c’est de comprendre comment il est maintenant. Certains changements générationnels sont positifs, certains négatifs et beaucoup sont les deux. Plus à l’aise dans leur chambre que dans une voiture ou à une fête, les adolescents d’aujourd’hui sont plus en sécurité qu’aucun adolascent ne l’a jamais été. Ils sont notoirement moins suceptibles d’avoir un accident et ayant moins le goût de l’alcool que leurs prédécesseurs, moins susceptiles de subir les effets secondaires de l’alcool.

Psychologiquement par contre, ils sont plus vulnérables que l’étaient leurs ainés. Les taux de dépressions et de suicide ont monté en flèche depuis 2011. Ce n’est pas exagérer de décrire la Igen comme étant au bord de la pire crise de santé mentale depuis des décennies. Une grnde partie de cette détérioration peut être tracée sur leurs téléphones.

Même lorsqu’un évènement notoire – une gue avancée technologique, un concert gratuit dans la boue- joue un rôle fédérateur au sein d’un group de jeunes, aucun facteur unique ne définit jamais une génération. Les modes de parentalité continuent à évoluer, comme évoluent les cusrsus scolaires et culturels, et ces éléments importent. Mais la montée simultanée des smartphones et des médias sociaux a causé un séisme d’une magnitude que nous n’avons pas observé depuis très longtemps, sinon jamais. Il y a des preuves irréfutables que ces appareils que nous avons placés entre les mains des adolescents ont un effet profond sur leurs vies en les rendant profondément malheureux.

Au début des années 1970, le photographe Bill Yates fit une série de portraits au skating Sweetheart de Tampa, en Floride. Dans l’un d’eux, un adolescent sans chemise se tient avec une grande bouteille de peppermint collée à la ceinture de son jean. Dans une autre, un garçon qui nesemble pas avoir plus de douze ans pose avec une cigarette dans sa bouche. La patinoire était un lieu où les enfants pouvaient échapper à leurs parents et habiter un monde à eux, un monde où ils pouvaient boire, fumer, et se’envoyer en l’air à l’arrière de leurs voitures. Dans un noir et blanc très pur, les adolescents du babyboom, fixent l’objectif de Yates avec la confiance en soi née du fait d’avoir fait ses propres choix. Même si, et peut-être spécialement si, vos prantes ne pensent pas que ce sont les bons choix.

 

Quinze ans plus tard, pendant ma propre adolescence, en tant que memebre de la génération X, fumer avait perdu un peu de son prestige mais l’indépendance avait définitivement gardé le sien. Mes amis et moi, nous combinions afin d’obtenir nos permis de conduire aussi vite que possible, prenant des rendez-vous au DMV ( Department of Moor Vehicles)  pour le jour où nous aurions seize ans et utilisant notre liberté fraîchement conquise afin de fuir le confinement de nos banlieues. Quand nos parents nous demandaient : «  Quand rentres-tu à la maison ? », nous répondions, «  Quand veux-tu que je rentre ? »

Mais les allures d’indépendance, si puissantes pour les générations précédentes ont moins d’impact sur les générations actuelles  qui sont beaucoup moins suceptibles de quitter la maison sans leurs parents. Le changement est étonnant, les adolescents de 16 à 18 ans en 2015 sortent moins souvent que ceux de 13 à 14 ans en 2009.

Les adolescents d’aujourd’hui ont également moins de chance d’avoir des rendez-vous amoureux. L’étape initiale que les Génération X appelaient «  bien aimer » ( comme dans «  Oh, je t’aime bien ) les enfants la nomme «  parler »  choix ironique pour une génération qui prfère les textos aux conversations réelles. Après que deux ados aient «parlé » pendant un certain temps, ils peuvent commencer à se rencontrer. Mais seulement 45 % des lycéens de terminale ont déjà eu des rendez-vous alors que pour la Génération X et pour les baby boomers, le nombre était de 80%

Le déclin des rendez-vous évolue avec le déclin de l’activité sexuelle. La chute est la plus forte pour les adolescents de 14 à 15 ans réduit de presque 40% depuis 1991. L’adolescent moyen maintenant a eu des relations sexuelles pour la première fois au début de son année de Première., une année entière plus tard que les adolescents de la Génération X. Moins d’adolescents ayant des relations sexuelles a contribué à ce que certains considèrent comme une des tendances les plus positives dans la jeunesse ces dernières années.  Le taux de naissance chez les adolescents a touché un de ses plus bas scores en 2016, plus faible de 67% par rapport à son pic le plus récent, en 1991.

Même la fait de conduire, un symbole de la liberté adoclescente inscrit dans la culture américaine, de Rebel Without a Cause à Ferris Bueller’s Day Off, a perdu son attractivité pour les adolescents actuels. Preque tous les lycéens du babyboom avaient leur permis de conduire dès le printemps de leur année de Terminale, plus de un adolescent sur quatre aujourd’hui ne l’a pas à la fin du lycée. Pour certains, papa et maman sont de si bons chauffeurs qu’il n’y a pas de besoin urgent de conduire. «  Mes parents me conduisaient partout et ne se plaignaient jamais, j’ai toujours été conduit ; « m’a dit un étudiant de 21 ans de San Diego. «  Je n’ai pas passé mon permis jusqu’à ce que ma mère me dise qu’il le faallait car elle ne’allait plus continuer à me conduire à l’école.  Elle a finalement obtenu son permis six mois après son 18ième anniversaire. D’une conversation à l’autre, les ados décrivent le fait de passer leur permis comme quelque chose que leurs parents les poussent à faire- une notion qui aurait té impensable pour les générations antérieures.

L’indépendance n’est pas gratuite – vous avez besoin d’argent pour payer l’essence, ou la bouteille de schnaps. Avant, les ados travaillaient en grand nombre, impatients de financer leur liberté ou poussé par leurs parents afin d’apprendre la valeur de l’argent. Mais la génération I ne travaillent pas autant (ni ne gère son propre argent) . À la fin des années 70, 77% des lycéens de terminale travaillaient pendant l’année scolaire, vers le milieu des années 2010, seulement 55%. Le nombre des élèves de Première qui travaille a baissé de moitié. Ce déclin s’est accéléré pendant la grande récession, mais l’emploi d’adolescent n’a pas repris même quand le nombre d’emploi a augmenté.

Bien sûr mettre la responsabilité sur le dos des générations antérieurs n’est pas une innovation de la génération I. La génération X (millenials) dans les années 1990, ont été les premiers à repousser les habituels marqueurs de l’âge adulte. Les jeunes de la génération X étaient tout aussi enclins à conduire, bore de l’alcool, et sortir que la génération de baby boomers et plus susceptible d’avoir des relations sexuelles et de tomber enceinte à l’adolescence. Mais en laissant leur adolescence derrière eux, la génération X s’est mariée et à commencer une carrière plus tard que leurs prédécesseurs.

La Gen X s’est débrouillée pour étirer l’adolescence au-delà de toutes les limites antérieures. Ses membres ont commencé à devenir adultes plus tôt et fini de devenir adultes plus tard. Avec la génération X et I, l’adolescence s’est à nouveau contractée – mais simplement parce que ses débuts ont été retardés. A travers une quantité de comportements : boire, sortir, passer du temps sanssupervision, les adolescents de 18 ans agissent maintenent plus comme ceux de 15 ans agissaient et ceux de 15 ans comme ceux de 13. L’enfance maintenant s’étire bien avant dans les années du lycée.

Pourquoi les adolescents d’aujourd’hui attendent-ils plus longtemps avant d’accèder à la fois aux responsabilités et aux avantages de l’âge adulte ? Les changements dans l’économie et dans l’éducation jouent certainement un rôle. Dans une économie de l’information, qui récompense les études longues plus que les emplois précoces, les parents peuvent être enclins à encourager leurs enfants à rester à la maison et à étudier plutôt qu’à exercer un emploi à temps partiel. Les ados, en retour, semblent se satisfaire de cet arrangement casanier- non pas parce qu’ils sont plus studieux mais parce que leur vie sociale est vécue par leur téléphone. Ils n’ont pas besoin de quitter la maison pour passer du tems avec leurs amis.

Si les ados d’aujourd’hui étaient une génrtion de bûcheurs, on le verrait dans les données.  Mais les élèves de 3ième, seconde ou première dans les années 2010 passent en fait moins de temps sur leur travail personnel que le faisait la Génération X dans le début des années 1990. ( Les lycéens se préparant à passr quatre ans à l’université passaient le même temps sur leur travail personnel que leurs prédcesseurs.) Le temps que les élèves de Terminale passent dans des activités comme les clubs d’étudiants et le sport a peu changé récemment. Combiné audéclin des emplois à temps partiel, cela signifie que la génération I a plus de temps libre que la Génération X en avait, pas moins.

Alors, que fait-elle de tout ce temps ? Ils sont sur leurs téléphones, dans leur chambre, seuls et souvent en détresse.

Jasu Hu

Une des ironies de la génération I est que malgré le fait qu’elle passe beaucoup plus de temps sous le même toit que leurs parents, on ne peut pas dire que les ados soient plus proches de leurs pères ou de leurs mères que l’étaient leurs prédécesseurs. «  J’ai vu mes amis dans leur famille, ils ne leur parlent pas » me dit Athena. Ils ne disent que «  Okay, okay, des truxcs comme ça  quand ils sont sur leur téléphone. Ils ne font pas attention à leur famille. » Comme ses pairs, Athena est une experte dans le débranchage de ses parents quand elle veut se concentrer sur son téléphone. Elle a passé presque tout l’été avec ses amis mais tout était par textos ou snapchat ? «  J’ai été plus sur mon téléphone qu’avec de vraies personnes » dit-elle «  Mon lit a, comme une empreinte de mon corps. »

En ceci aussi elle est typique. Le nombre d’ados qui rejoingent leurs amis preque chaque jour a chuté de plus de 40% entre 2000 et 2015. Le dclin s’est spécialement accentué récemment. Ce n’est pas qu’une question de nombre d’ados faisant la fête, mais du nombre d’ados simplement passant du temps dehors. C’était quelque chose que tous les ados faisaient, les ringards et les sportifs, les riches et les pauvres, les bons et les moyens à l’école. La patinoire, le terrin de bascket, la piscine municipale, les coins spéciaux pour se tripoter. Tout a été remplacé par des espaces virtuels auquels on a accès par les applications et le web.

On pourrait s’attendre à ce que les ados passent tnt de trmps sur ces noveaux espaces parce que ça les rend heureux mais la plupart des données montrent qu’il n’en est rien. L’enquête de «  Monitoring the future », créé par l’Institut national d’usage de drogues et sensé avoir une représentativité nationale a posé à des lycéens de Terminale 1000 questions chaque année depuis 1975 et à des lycéens de Troisième et de Seconde depuis 1991. L’enquête demanden aux adolescents s’ils sont heureux et combiende temps libre ils passent sur différentes activités, y compris de activités sans écran comme les interactions interpersonnelles, et l’exercice physique, et récemment, les activités avec écran comme l’usage des médias sociaux, les textos, et les recherches sur le web. Les résultats ne peuvent pas être plus clairs. Les ados qui passent plus de temps que la moyenne sur leurs écrans sont plus susceptibles d’être malheureux et ceux qui passent plus de tmps sdans des activités sans écran sont plus susceptibles d’être heureux.

Il n’y a pas une seule exception. Plus d’activités face aux écrans sont liées à moins de bonheur et toutes les activités hors écran à plus. Les élèves de Troisième qui passent 10 heures et plus par semaine sur les médias sociaux sont susceptibles à 56 % de plus de dire qu’ils sont malheureux que ceux qui consacrent moins de temps aux médias sociaux. Il faut l’admettre, 10 heures par semaine, c’est énorme. Mais ceux qui passent de 6 à 9 heures sur les médias sociaux sont tout de même susceptibles à 47 % de plus que ceux qui les utilisent moins de dire qu’ils sont malheureux.

L’opposé est vrai en ce qui concerne les interactions interpersonnelles. Ceux qui passent un temps au-dessus de la moyenne avec leurs amis sont 20% moins susceptibles de dire qu’ils sont malheureux que ceux qui se retrouvent avec leurs amis moins souvent que la moyenne.

Plus les adolescents passent de temps face à leurs écrans plus ils témoignent de symptômes de dépression.

Si vous deviez donner un conseil pour une adolsecence heureuse à partir de cette enquête, ce serait tout ce q’il y a de plus simple : laissez vos smartphones et vos ordinateurs, et allez faire quelque chose, n’importe quoi qui ne nécessite pas d’écran. Bien sûr ces analyses ne prouvent pas d’une façon univoque que les écrans causent la trisesse.  IL est porssible que des adolescents tristes passent pus de temps en ligne. Mais des recherches récentes suggèrent que le temps face aux écrans, en particulier à travers l’usage des médias sociaux cause vraiment du mal être. Une étude à demandé à des étudiants ayant une page Face Book de remplir une brève étude sur leur téléphone pendant deux semaines. Ils recevaient un message avec un lien cinq fois par jour et rapportaient leur états d’âme et combien de tempsils avaient utilisés Face Book. Le plus ils l’utilisaient, le moins heureux ils se sentaient, mais se sentir malheureux ne les amenaent pas à plus de temps passé sur ce média.

Des médias sociaux comme Face Book promettent de nous connecter avec des amis. Mais la Génération I qui apparait de ces études est une génération solitaire, disloquée. Les ados qui visitent les médias sociaux chaque jour mais vint des amis en personne moins fréquemment sont les plus susceptible de partager ce choix : «  Souvent je me sens seul » et «  Je me sens être à l’écart de beaucoup de choses » et «  Je souhaite souvent avoir plus de vrais amis ». Le sentiment de solitude chez les adolescents à grimpé en 2013 et est demeuré haut depuis.

Ceci ne veut pas dire que, à un niveau individuel, les enfants qui passent plus de temps en ligne sont plus solitaires que ceux qui y passent moins de temps. Les adolescents qui passent beaucoup de temps sur les édias sociaux passent aussi plus de temps avec leurs amis, en moyenne. Des ados hautement socialisés le sont plus dans les deux cas et ceux qui le sont moins également. Mais à un niveau générationnel, quand des adolescents passent plus de temps sur leurs smartphones et moins de temps avec leurs amis, le sentiment de solitude est plus commun.

La dépression aussi. Une fois de plus, les effets des activités sur écran ne peuvent pas tromper : le plus de temps passé en ligne, le plus de chance de témoigner de symptômes de dépression.

Les élèves de Troisième qui sont de gros utilisateurs des médias sociaux augmentent leur risques de dépression de 27%, pendant que ceux qui font du sport, vont aux sevices religieux ou même font leur travail scolaire plus que la moyenne diminuent les risques d’une façon significatrice.

Les adolescents qui passent trois heures ou plus avec des appareils électroniques augmentent de 35% les facteurs de risques de suicide, comme de faire de plans pour se suicider ( ce qui est =beaucoup plus que les risques par exemple liés au fait de regarder la télévision). Une enquête qui capture étonnament et indirectement l’isolation croissante des enfants, en bien et en mal : depuis 2007, le taux d’homicide au sein des adolescents a décliné mais le taux de suicides a augmenté. Comme les adolescents ont commencé à moins passer de temps ensemble, ils sont devenus moins susceptibles de se tuer les uns les autres et plus susceptibles de se tuer eux-mêmes. En 2011, pour la première fois en 24 ans, le taux de suicide adolescents était plus élevé que le taux d’homicides.

La dépression et le suicide ont de nombreuses causes, trop de technologie n’est pas le seule d’entre elles de toute évidence. Et le taux de suicide chez les adolescents était même plus élevé dans les années 1990, longtemps avant l’arrivée des smartphones. Mais à peu pès quatre fois plus d’Américians prennent des anti-dépresseurs qui sont souvent pescrits pour traiter les dépressions sévères, le type le plus lié au suicide.

Quelle est la conexion entre les smartphones et l’apparente détresse psychologique que cette génération éprouve ? Malgré tout leur pouvoir à mettre en connexion les enfants jour et nuit, les médias sociaux aussi exacerbent l’inquiétude liée à cet age d’être laissé de côté. Les adolescents d’aujourd’hui peuvent se rendre à moins de fêtes et passer moins de temps ensemble mais lorsqu’ils se retrouvent, ils en témoignent sans rpit sur Snapchat, instaram ou face book. Ceux qui ne sont pas invités sont mis au courant sans pitié. On a constaté que le nombre d’adolescents qui se sent marginalisé a atteint un niveau record. Comme pour l’augmentation du sentiment de d’isolement, l’augmentation dans lcelui d’être mis de côté a été rapide et significatif.

Cette tendance est particulièrement sensible chez les filles.  Chez elles, 48% de plus en 2015 qu’en 2010 disent qu’elles se sentent souvent laissées pour compte, et 27% chez les garçons. Les filles utilisent les médias sociaux plus souvent, avec des opportunités supplémentaires de se sentir exclues et isolées lorsqu’elles voient leurs amis et leurs camarades de  classe se retrouver sans elles. Les médias sociaux prélèvent une taxe psychique sur l’adolescent postant quelque chose également, car il attend avec anxiété  la reconnaissnce avec des commentaires et des like. Quand Athena poste des photos sur Instagram, elle me dit «  Je suis nerveuse, à propos de ce que les gens pensnent et vont dire. Ça m’agace parfois quand je n’ai pas assez de likes sur une photo. »

Les filles portent aussi le plus gros de la montée des symptômes dépressifs parmi les adolescents. Les symptômes dépressifs chez les garçons ont augmenté de 21% entre 2012 et 2015 pendant que chez les filles ils augmentaient de 50%, plus de deux fois plus. L’augmentation des suicides également est plus forte chez les filles. Bien que le taux augmente pour les deux, trois fois plus de filles entre 12 et 14 ans ont mis fin à leurs jours en 2015 qu’en 2007, contre deux fois chez les garçons. Le taux de suicides est toujours le plus aht chez les garçons, en partie pce qu’ils utilisent des méthodes plus léthales mais les filles commencent à combler l’écart.

Ces conséquences désastreuses pour les adolescentes peuvent aussi s’enraciner dans le fait que les filles expérimentent plus souvent le cyberharcélement. Les garçons tendent à se harceler physiquement alors que les filles le font plus en compromettant le statut social de la victime ou ses relations. Les médias sociaux donnent aux collégiennes et lycéennes  une plateforme pour mener à bien le type d’agression qu’elles préfèrent, exluant ou ostracisant d‘autres filles vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Les compagnies de médias sociaux sont évidemment au courant de ces problèmes et à un niveau ou un autre se sont appliquées à prévenir le cyberharcèlement. Mais leurs diverses motivations sont, c’est le moins qu’on puisse dire, complexes. Un document ayant fuit de FaceBook récemment a indiqué que la compagnie revendait à des publicitaires sa capacité à d »terminer l’état afffectif des adolescents en fonction de leur comportement en ligne et de pointer même «  les moments ou les jeunes ont besoin d’une poussée de confiance » Facebook a reconnu que le doument était authentique mais a nié qu’il ait offert des «  outils pour cibler les individus en fonction de leur état émotionnel. »

In july 2014, a 13-year-old girl in North Texas woke to the smell of something burning. Her phone had overheated and melted into the sheets. National news outlets picked up the story, stoking readers’ fears that their cellphone might spontaneously combust. To me, however, the flaming cellphone wasn’t the only surprising aspect of the story. Why, I wondered, would anyone sleep with her phone beside her in bed? It’s not as though you can surf the web while you’re sleeping. And who could slumber deeply inches from a buzzing phone? ”

Curieux, j’ai demandé à des étudiant(e) de l’Université d’état de San Diego ce qu’ils faisaient de leurs téléphones quand ils dormaient. Leurs réponses témoignaient d’un profil obsessionnel. Presque la moitié dormaient avec leur téléphone, le glissant sous leur oreiller, sur le matelas, ou au moins à portée de main près du lit (Ils devaient, ils l’utilisent tous comme réveil) Leu téléphone est la dernière chosen qu’ils voient avant de s’endormir et la première au réveil. Si ils s’éveillent au milieu de la nuit, ils finnisent souvent par jeter un coup d’oeil à leur téléphone au lit. Quelques-uns utilisent le langage de l’addiction : ” Je sais que je ne devaris pas mais je ne peux pas m’en empêcher.” m’a dit l’un d’entre eux à propos du fait de vérifier son téléphone ds son lit. D’autres considérent leur télphone comme une extension de leur corps – ou même comme un amoureux. ” Avoir mon téléphone près de moi pendant que je dors est un réconfort.”

C’est peut-être un réconfort mais le smartphone réduit le temps de sommeil des adolescents : beaucoup maintenant dorment moins de sept heures par nuit. Les spécialistes du sommeil disent que les adolescents devraient aoir à peu près neuf heures de sommeil par nuit. Un adolescent qui dort moins de sept heures est enmanque de sommeil. 57 % des adolescents en 2015 étaient en manque de sommeil par rapport à 1991. Et simplement dans les dernières quatre années, de 2012 à 2015, 22% d’adolescents supplémentaires n’avaient pas sept  heures de sommeil.

Cette augmentation est étrangement chronométrée, à nouveau présente quand les adolescents obtiennent un smartphone. Deux enquêtes nationales montrent que les adolescents qui passent trois heres ou plus su leur téléphone ont 28% de chance supplémentaires de dormir moins de sept heures que ceux qui y passent mons de trois heures et que les adolescents qui visitent les médias sociaux chaque jour ont 19% de chance supplémentaire d’être en manque de sommeil. Une méta-analyse des études sur les appareils électroniques utilisés par les enfants montre des résultats similaires. Les enfants qui utilisent les médias juste avant de se coucher sont plus susceptibles de dormir moins bien et ont deux fois plus de chance d’être somnolents pendant la nuit.

Le matériel électronique et les médias sociauxsemblent avoir une capacité toute particulière à modifier le sommeil. Les adolescents qui lisent des livres ou des magazines plus souvent que la moyenne ont en fait légèrement moins de chance de se trouver avec des troubles du sommeil. Ou bien parce que le fait de lire les berce aant de dormir ou parce qu’ils peuvent laisser leur livre à l’ehure du coucher. Regarder la télévision plusieurs heures par jour n’est que rès peu lié aux troubles du sommeil. Mais il est très difficile de résister aux smartphones.

Les troubles et le manque de sommeil entraîneent une myriade de problèmes, y compris des capacités à penser et à raisonner compromises, plus de susceptibilité d’être malade, du gain de poids et une pression artérielle élevée. Cela affecte aussi l’humeur : les gens qui ne dorment pas assez sont sujets à l’anxiété et à la dépression. Encre une fois, il est difficile de tracer un lien précis de cause à effet. Les smartphones pourraient cause un manque de sommeil qui conduirait à la dépession, ou les téléphones pourraient causer la dépression qui induirait des troubles du sommeil. Ou certains facteurs pourraient causer à la fois l’augmentation de la dépression et du manque de sommeil. Mais les smartphones, avec leur luière bleue brillant dans l’obscurité joue vraisemblablemnt un rôle   majeur.

La corrélation entre la dépression et l’usage des smartphones est suffisamment forte pour suggérer que plus de parents devraient dire à leurs enfants de laisser leurs téléphones. Comme le rapporte d’écrivian spécialiste de la technomogie Nick Bilton, c’est une politique que certains cadres de la Silicon Valley suivent. Même Stve Jobs a limité  pour ses enfants l’usage du téléphone qu’il a créé.

Ce qui est en jeu n’est pas seulement la façon dont les enfants expérimentent l’adolescence. La présence consante des smartphones est susceptible d’affecter leurs comportements longtemps en tant qu’adultes. Parmi les individus qui ont fait face à une dépression, au moins la moitié s’y trouve confronté à nouveau dans leur vie. L’adolescence est une période clef pour développer des compétences sociales, comme les adolescents passent moins de temps en face à face avec leurs amis, ils ont moins d’opportunités de les développer. Dans la prochaine déennie, nous avons des chances d voir plus d’adultes qui connaissent l’émoticone adéquat pout telle situation mais ne reconnaisent pas l’expression faciale correspondante.

Je réalise que de réduire la technologie peut être une exigence irréaliste à l‘égard d’une génération d’enfants si habitués à être branchés tout le temps. Mes trois filles sont nées en 2006,2009, et 2012. Elles ne sont pas encore assez agées pour afficher les signes de l’attitude des ados de la Igen mais j’ai déjà été le témoin direct de la façon dont les médias se sont incrustés dans leurs jeunes vies. J’ai observé la dernière née à peine capable de marcher se frayant un chemin vers l’Ipad en toute confiance. Celle de six ans demandant à avoir un Iphone. J’ai pu entendre celle de neuf ans discutant des de la dernière application qui enthousiasmait sa classe. Enlever les cellphones de mains de nos enfants sera difficile, certainement plus que ne l’a été pour la génération de mes parents le fait d’amener leurs enfants à éteindre MTV et à sortir un peu. Mais plus semble être en jeu dans le fait de pousser les adolescents à utiliser leur responsabilité face au téléphone et il y a des bénéfices à gagner à instiller dans l’esprit de nos enfants l’importance de la modération. Des effets significatifs, à la fois sur la santé mentale et la qualité du sommeil apparaissent après deux ou trois heures d’usage d’appareils électroniques. La moyenne des adolescents passe à peu près deux heures ou plus par jour sur leurs appareils, Une limite légère posée pourrait éviter aux enfants de tomber dans des habitudes dommageables.

Lors de ma conversation avec les adolescents, j’ai vu les signes que les adolescents eux-mêmes relient certains de leurs troubles à leur téléphone omniprésent. Athena m’a confié que lorsqu’elle passe du temps avec quelqu’un, ils regardent souvent leur smartphone au lieu d’elle. «  J’essaie de leur parler de quelque chose et en fait ils ne me rgarde pas en face. «  dit-elle, «  Ils regardent leur téléphoneou à leur montre apple «. «  Quel effet ça fait, quand vous essayez de parler à quelqu’un et qu’il ne vous regarde pas ? «  Je pense que ça blesse. Je sais que la génération de mes parents ne faisaient pas ça. Je pux évoquer quelque chose de super  important, et ils n’écoutent même pas. »

Une fois, le dit-elle, elle se baladait avec une amie qui était entrain d’envoyer un texto à son petit-ami. J’essayais de lui parler de ma famille, et de ce qui se passait et elle était comme ça, ah oui, bon, bon » Je lui ai alors pris son téléphone des mains et je l’ai lancé contre le mur. »

Je n’ai pas pu m’empêcher de rire, «  Tu joues au Volley-ball ? » « As-tu un bon bras ? » «  Oui », a-t-elle répondu.

Cet article a été adapté du livre de Jean M. Twenge à venir «  Igen, pourquoi les enfants super-connects d’aujourd’hui sont devenus moins rebelles, plus tolérants, moins heureux ‘ et complètement inadaptés à l’âge adulte – et ce que cela signifie pour les autres, iGen: Why Today’s Super-Connected Kids Are Growing Up Less Rebellious, More Tolerant, Less Happy—and Completely Unprepared for Adulthood—and What That Means for the Rest of us.

 

Traduction : Elisabeth Guerrier

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