La Fondation Gates est-elle une force positive. Conclusion Global Justice Now

Le texte qui suit est le fruit d’un long travail d’expertise  et d’enquêtes extrêmement pointues menées par Global Justice  Now touchant les secteurs d’intervention de l’empire Gates. Nous y apprenons, sur plus de soixante-dix pages qui seront publiées par thèmes, la force d’intervention de la Fondation Gates dans les affaires publiques du monde et en particulier celles des pays en voie de développement où elle pratique des opérations de promotion de ses valeurs et, comme tout dans ce système de l’ultra-libéralisme qu’elle défend, de ses intérêt, au détriment de la conscience politique et de l’action des peuples auxquels elle impose ses choix et de leurs gouvernements, trop démunis pour résister à des propositions de solutions massives importées pour combler les failles juridiques ou pratiques de leur fonctionnement. Est-il normal, dans un contexte de démocratie, de voir livrés au bon vouloir d’un seul homme et de ses subalternes les choix touchant les années à venir de millions d’individus ? Est-il concevable que la dimension caritative et toute sa constitution subjective soit plus puissante que la dimension politique et les rouages de délégations qu’elle implique ? Le poids financier et décisionnel de Gates et des acolytes des bio-technologies et de l’empire pharmaceutique qu’il soutient est plus lourd que celui de nations entières ? Ce simple fait n’est -il pas le signe d’un dysfonctionnement structurel majeur ? E.G

Conference on vaccines and immunization
L’homme d’affaire américain Bill Gates parle à une conférence de l’Alliance globale pour la vaccination et l’immunisation ( GAVI) autour du thème ” Toucher chaque enfant” en Allemagne, le 25 Janvier 2015. Parmi les membres de la GAVI se trouvent des gouvernements, des fabricants de vaccins, des ONGs ainsi que des organisations pour la santé et la recherche. Photo:  Bernd von Jutrczenka/picture-alliance/dpa/AP Images

LA FONDATION GATES EST-ELLE UNE FORCE POSITIVE ?

Conclusion

Recommandations

  1. La Fondation Bill et Melinda Gates devrait être sujette d’une évaluation international indépendante et international. Ceci pourrait être organisé et administré par le Comité d’assistance au développement de l’OCDE bien que cela doive impliquer un processus de contrôle transparent et inclure la participation de différents actionnaires notamment ceux impliqués dans les projets de la Fondation.
  2. L’International Development Select Committee devrait mener une enquête au sein des relations entre le Département de développement international et la Fondation Gates afin d’évaluer l’impact et l’effectivité de toutes les activités touchant la pauvreté et l’inégalité.
  3. La BMGF a besoin de cesser de supporter l’agriculture contrôlée par les corporations qui promeut des réformes comme la privatisation des semences et encourage le développement d’apport synthétiques qui amènent les fermiers à devenir dépendants de produits onéreux chaque saison.
  4. La BMGF devrait cesser de supporter tous les projets de l’ International Finance Corporation jusqu’à ce que de sérieuses prises en compte des coûts de son hôpital privé-public à Lesotho ait été complètement et indépendamment évalués.

Lorsqu’elle a été contactée pour donner son point de vue sur le rapport, la Fondation Bill et Melinda Gates nous a répondu ce qui suit :

Nous apprécions cette opportunité de commenter votre rapport mais nous croyons qu’il déforme la réalité de notre fondation, de notre travail et de notre partenariat. La mission de la Fondation est d’améliorer la qualité de vie des habitants les plus pauvres du monde. C’est un défi complexe et le résoudre demandera un panel d’approches autant que la collaboration des gouvernements, des OGNs, des institutions académiques, des compagnies privées et des organisations philanthropiques. Les gouvernements ne sont positionnés que pour fournir la guidance et les ressources nécessaires à faire face à ces inégalités structurelles et assurer que les bonnes solutions touchent ceux qui sont les plus dans le besoin. Le secteur privé a accès aux innovations – par exemple en science, en médecine et en technologie- qui peuvent sauver des vies. Et nous croyons que le rôle de la philanthropie est de courir des risques que les autres ne peuvent pas courir. La bonne nouvelle est le fait que le travail partagé progresse incroyablement. Depuis 1990, le monde a réduit l’extrême pauvreté de moitié, la mortalité infantile et les décès de malaria de moitié, réduit la mortalité à l’accouchement presque de 50% et conduit l’infection HIV à réduire de 40%.

Nous croyons que les prochaines quinze années amèneront encore des améliorations significatives. Dans tout notre travail – que ce soit en aidant les femmes à avoir accès aux soins prénataux ou à s’assurer que les petits fermiers puissent produire assez de nourriture pour nourrir leur famille- nos partenaires guident nos priorités et notre approche. Nous écoutons les experts et les hommes et les femmes de terrain et  agissons en fonction de preuves. Nous avons été l’une des premières fondations à joindre l’International Aid Transparency Initiative (IATI), et nos rapports à l’OCDE et à l’International Aid Transparency Initiative (IATI), ainsi que notre politique d’Accès ouvert reflète notre engagement à un échange ouvert d’informations. Enfin, il est important de noter que la dotation qui finance la Fondation Bill et Melinda Gates est gérée indépendamment par une entité séparée, le Bill & Melinda Gates Foundation Trust. Le personnel de la fondation n’a pas d’influence sur les décision d’investissement du trust et pas d’accès à ses stratégies d’investissement ou de gestion autrement qu’à travers ce qui est disponible à travers les informations publique.”

Traduction Elisabeth Guerrier

La Fondation Gates est-elle une force positive ? Troisième partie Global Justice Now

La Fondation Gates est-elle une force positive ?

 

Le texte qui suit est le fruit d’un long travail d’expertise  et d’enquêtes extrêmement pointues menées par Global Justice  Now touchant les secteurs d’intervention de l’empire Gates. Nous y apprenons, sur plus de soixante-dix pages qui seront publiées par thèmes, la force d’intervention de la Fondation Gates dans les affaires publiques du monde et en particulier celles des pays en voie de développement où elle pratique des opérations de promotion de ses valeurs et, comme tout dans ce système de l’ultra-libéralisme qu’elle défend, de ses intérêt, au détriment de la conscience politique et de l’action des peuples auxquels elle impose ses choix et de leurs gouvernements, trop démunis pour résister à des propositions de solutions massives importées pour combler les failles juridiques ou pratiques de leur fonctionnement. Est-il normal, dans un contexte de démocratie, de voir livrés au bon vouloir d’un seul homme et de ses subalternes les choix touchant les années à venir de millions d’individus ? Est-il concevable que la dimension caritative et toute sa constitution subjective soit plus puissante que la dimension politique et les rouages de délégations qu’elle implique ? Le poids financier et décisionnel de Gates et des acolytes des bio-technologies et de l’empire pharmaceutique qu’il soutient est plus lourd que celui de nations entières ? Ce simple fait n’est -il pas le signe d’un dysfonctionnement structurel majeur ? E.G

 

LA FONDATION GATES EST-ELLE UNE FORCE POSITIVE ?

Troisième partie : Médias et influence des ONGs : la fondation étouffe-t-elle les critiques ?

 

Même si nous pouvions nous satisfaire de la bénignité de la Fondation Gates, ce serait encore inquiétant de les voir manier un tel énorme pouvoir de propagande. dit Mark Crispin Miller, professeur de communication médiatique et culture à la New York University.82 Pendant les dix dernières années, la Fondation Gates a consacré plus d’un milliard de dollars à la “politique et défense”. Dépensant plus sur ces programmes que la plupart des autres fondations – comme la Fondation Rockfeller ou Mac Arthur – dépensent ensemble. Les fonds de la BMGF vont a plusieurs organisations médiatiques prééminentes comme The Guardian, ABCet AllAfrica. Au-delà de ça, la BMGF a investi des millions dans des programmes d’entraînement pour les journalistes et finance la recherche sur les façons les plus effectives d’élaborer un message médiatique. Les organisations soutenues par la BMGF s’occupent de la présentation médiatique et de la presse d’opinion pendant que les publications scientifiques reçoivent l’argent des Gates pour publier leurs recherches et le “Tout le monde suit les directives de la Fondation, a dit un représentant d’une œuvre caritative implantée depuis longtemps au Guardian. “ Il semble qu’ils sont partout. A toutes les conférences où je me rends, ils y sont. Toutes les études qui sont publiées, ils en font partie. 83 Comme le notent deux analystes américains, “ il n’est pas inconcevable que nous puissions nous trouver un jour à lire une histoire à propos d’un projet de santé financé par les Gates, publié dans un journal dont la couverture santé est organisée par les Gates, rédigé par un journaliste qui a participé aux sessions de journalisme financées par eux, et citant des données collectées et analysées par des scientifiques subventionnés par les Gates.85 Sophie Harman, une universitaire de l’Université Queen Mary de Londres dit qu’il y a très peu d’acteurs préparés à dire quoi que ce soit de négatif sur le travail de la BGMF. Une des explications pour ce silence tient au fait que «  tout le monde est effrayé de critiquer Gates et le rôle de sa fondation parce que personne ne veut perdre ses subventions. ». 86  Ceci affecte aussi les OGMs dont l’absence de critique est palpable. Certes, quelques OGNs ont critiqué certains aspects du travail de la BMGF, en particulier Médecins sans frontière, Global Health Watch, GRAIN, Friends of the Earth et le Centre africain pour la biodiversité. Cependant ce sont des exceptions qui sont des ONGs ne recevant pas de subventions de la BMGF.

 

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La BMGF soutient de nombreuses ONGs internationales plus grandes travaillant sur l’agriculture et la santé qui seraient autrement attendues dans la critique de certains aspects de l’agenda de la fondation et qui cependant ont choisi de rester largement ou complètement silencieuses.  La Fondation réenforce le mythe que la charité et non la justice est la clé du développement. Un Bill Gates riche dépensant de l’argent sur les pauvres dans un contexte où il est très en vue et où il traite ces questions avec la haute-technologie réenforce la notion que le développement est lié à la charité et au fait de «  donner des solutions aux pauvres ». La charité peut certainement aider à promouvoir le développement, mais quand ce modèle devient le modèle exclusif de développement, comme il aura tendance à le faire quand les donateurs ont tant de pouvoir sur les décisions, les pauvres deviennent dépendants des riches, et ces derniers sont considérés comme des sauveurs pendant que les pauvres deviennent les récipients de leurs faveurs. En ce sens, la philanthropie est l’ennemie de la justice.87 Le point est que les pauvres ne demandent pas la charité, ils exigent la justice, qui ne demande pas tant d’argent du monde riche que des changements fondamentaux dans la façon de le monde riche  : y compris l’interruption des paradis fiscaux, la limite des pouvoirs des corporations et le changement de l’économie néolibérale. Tout ceci est décidément hors de l’agenda de la BMGF et sont encore exacerbés par elle. Un problème majeur avec la centration sur la technologie est que la BMGF, avec d’autres associations philanthropiques est entrain de restructurer les politiques d’aide bien au-delà du droit et de la justice, vers un « développement autoritaire » technocratique.88 Dans sa lettre annuelle de 2015 par exemple, Bill Gates a écrit que le 15 prochaines années verraient un découverte majeure dans les pays pauvres qui  seront conduits par l’innovation dans la technologie (- allant des nouveaux vaccins aux semences plus résistantes et aux Smartphones et tablettes beaucoup moins chers ) et par des innovations qui permettront de distribuer ces choses à plus de personnes. La lettre de Gates a ensuite suggéré que le changement climatique pourrait retenir ces progrès mais que la réponse était de   « développer des sources d’énergie qui soient moins chères, puissant être délivrées à la demande et n’émette aucun carbone de dioxyde. »  89 Dans cette perspective, la technologie est reine et il est largement question d’offrir cette technologie aux pauvres. Mais faire face au changement climatique n’est pas simplement – ou même principalement- une affaire de technologies nouvelles mais des changements majeurs dans les modes de vie, les politiques publiques et le comportement des firmes. D’autres questions fondamentales oubliées dans l’analyse des Gates tiennent à la justice des impôts. – qui pourrait être beaucoup plus importante que les aides en fournissant des ressources pour le développement – et l’inégalité mondiale- qui augmentent la pauvreté et les instabilités sociales.90 Ces questions plus complexes, plus «  politiques »  devraient être le réel centre d’intérêt de la prise de décisions politiques dans le développement international. Comme l’affirme Duncan Green de Oxfam, La lettre annuelle de Bill Gates de 2015 offre un « charter de technocrates »- un univers parallèle dans lequel les nouvelles technologies vont résoudre les questions de santé, de changement climatique, d’illettrisme, et juste à peu près tout- c’est une zone de pensée et de politique – libre. ».91

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Le prééminent analyste du développement William Easterly, Professeur d’économie à l’Université de New York, émet des soucis identiques : «  Gates croit que la pauvreté s’achèvera en trouvant des solutions technologiques. Mes recherches montrent que le premier pas n’est pas d’identifier des solutions techniques mais d’assurer le droit des gens. Gates concentre les efforts de sa fondation à trouver les bons remèdes aux problèmes des pauvres de ce monde, comme des filets pour se protéger contre les moustiques de la malaria, ou des variétés de maïs résistant aux inondations afin de prévenir la famine.  Avec d’autres donateurs officiels, comme l’USAID ou la Banque mondiale, la fondation travaille avec les gouvernements locaux, généralement autocratiques sur ces solutions techniques. » Easterly cite l’exemple de la louange de Gates des leaders éthiopien, un pays décrit comme fixant des buts clairs et mesurant les résultants, mais qui ignore la répression du précédent autocrate Meles Zenawi, qui gardé le pouvoir de 1991-2012. Gates  a dit que la mort de Meles était une grosse perte pour l’Ethiopie”.92 Le choix des solutions technologiques sur celles qui s’adressent aux questions systémiques sociales, économiques, ou politiques favorisent les corporations. (puisque ce sont elles qui tendent à distribuer la technologie) et peuvent laisser les gouvernements et les donateurs hors circuit, en les autorisant à minimiser la corruption, les atteintes aux droits de l’homme, et les inégalités sociales comme cause de la souffrance humaine.93 Une approche technologique tend à considérer le développement comme un processus dépolitisé, comme si il n’y avait que peu de choix su la politique à mener – et qu’il n’y ait que des solutions technologiques. Pourtant il y a un grand débat entre les paradigmes néolibéraux et les alternatifs et une politique de développement a besoin de se déplacer hors de la globalisation menée par les corporations et vers le développement de politiques qui renforcent la justice sociale et économique. La fondation demeure largement responsable. La BMGF n’a en fait des comptes à rendre qu’à elle-même, ce qui veut principalement dire Bill et Melinda personnellement. Il n’y a pas de comité d’individus de confiance en tant que tel. Les trois attachés sont Bill, Melinda et Warren Buffet. 101 Comme fondation privée, la BMGF est obligée de seulement rapporter ses transactions financières de haut niveau au gouvernement US afin de faire appliquer l’exonération d’impôts.  La BMGF a de l’influence sans avoir de comptes à rendre. Les monopoles puissants et lucratifs de la fortune de Bill Gates proviennent largement des monopoles de Microsoft conquis dans les domaines des systèmes opérateurs et du software professionnel. En cherchant des patentes pour leurs produits, les compagnies pharmaceutiques et agricoles dépendent d’un droit de propriété intellectuelle et de lois commerciales qui a des effets contraires dan les pays en voie de développement.  Une façon particulièrement insidieuse avec laquelle les patentes globales affectent les pays en voie de développement est la « pirateriebio ». Il s’agit de l’appropriation, usuellement à travers des patentes, de droits sur du matériel biologique (comme des plantes ou de semences)  par des compagnies internationales afin de développer de la nourriture ou des médicaments, sans compensation pour le pays où ils sont  fournis. Le vrai coût de tout ceci reste inconnu mais en 2005, l’Union africaine estimait que l’Afrique avait perdu de 5 à 6.8 milliards en une année à cause des vols de biodiversité.94 Une estimation plus récente estime que les pertes pourraient être de 15 milliards par an pour l’Afrique.95 Ce qui est clair c’est que les coûts vont être beaucoup plus importants que les dépenses de la Fondation Gates pour un même pays. Les patentes ont subi un gros boost en 1994 quand, après un lobbying intense  par les multinationales, l’ Agreement on Trade-Related Aspects of Intellectual Property Rights (TRIPS) a été adopté par l’Organisation mondiale du commerce. Ceci entérine la capacité des corporations à mettre leurs inventions sous patente et les protège avec des droits de monopole pour 20 ans ou plus. Dans le cas de drogues médicales, cela  a rendu plus difficile l’accès aux médicaments génériques aux pays en voie de développement  et les a forcé à avoir recours à des marques déposées onéreuses. 96 « Microsoft est connu pour avoir lobbyiser avec férocité pour le TRIPS et a aussi lobbyiser dans le cadre du G8 pour resserrer la protection de la propriété intellectuelle. Cette dernière étant un mouvement qui  allait aggraver la crise de la santé dans les pays en voie de développement. » dit Oxfam97 La forte propriété intellectuelle a du mérite quand elle stimule authentiquement les inventions qui fonctionnent dans l’intérêt public mais pas quand elle donne aux compagnies multinationales un pouvoir énorme, s’apparentant parois à un monopole, sur les marchés et les ressources. La compétition générique est le moyen le plus efficace de baisser les prix des médicaments d’une façon correcte mais les patentes et d’autres formes de propriétés intellectuelles l’empêche et maintiennent les prix élevés.  Le système des patentes dans le cadre du TRIPS est le cadre le plus stimulant pour le développement de nouveaux médicaments. Son cadre stimulant est généré par le profit et favorise les intérêts commerciaux sur les soucis de santé publique et il ne se concentre pas sur la production des médicaments qui rencontrent les besoin du public à un prix que les sociétés puisse se permettre sur le long terme. Ceci explique partiellement l’absence de vaccins disponibles contre les maladies tropicales qui affectent les pays en voie de développement. Les pays à bas salaires manquant de marchés favorables pour les produits pharmaceutiques souffrent le plus de ce système.98 La position de monopole de Microsoft dans son cœur du business technologique s’est finalement avéré illégal aux USA. Comme le dit Barry Ritholtz dans le Washington Post: La plus grande force de Microsoft a toujours été sa position de monopole dans la chaîne des PC. Son accord de licence exclusive avec les fabricants de PC engendrait un paiement pour une licence MSDOS que l’opérateur Microsoft soit utilisé ou non. Parce que ça n’avait pas de sens de payer pour deux systèmes d’exploitation, ça a créé une énorme barrière pour faire rentrer n’importe quelle autre firme de software. Aucun autre fabricant  de système-opérateur ne peut entrer un doigt de pied dans le marché PC. Jusqu’au moment où le Département de Justice  prenait sa décision quant à ces arrangements illégaux en 1994, Microsoft avait gardé une place dominante sur le marché de toutes les ventes de systèmes-d’exploitation. Ses trois principales lignes de produit :  Office, Server Tools et  ( maintenant glissant à la troisième place) Windows – comptent pour trois-quarts de ses revenus et presque pour tout son profit. Ce n’est pas une coïncidence que ces lignes soient les bénéficiaires directes du monopole Microsoft. Bien sûr aucun des autres domaines de Microsoft  n’a achevé le succès de ses propriétés de monopole.”

 

Conference on vaccines and immunization
American businessman Bill Gates speaks at a conference under the motto ‘Reach every child’ of the Global Alliance for Vaccines and Immunisation (Gavi) in Berlin, Germany, 27 Janaury 2015. Among the members of the vaccination alliance are governments, vaccine manufacturers, NGOs, as well as health and research organizations. Photo by: Bernd von Jutrczenka/picture-alliance/dpa/AP Images

Le businessman américain Bill Gates parle lors d’une conférence ayant pour thème “Toucher chaque enfant” organisée par l’Alliance globale pour la vaccination et l’immunisation ( GAVI) à Berlin en Allemagne le 25 Janvier 2015. Parmi les membres de l’Alliance, on trouve des membres de gouvernements, des fabricants de vaccins, des OGNs. Photo by: Bernd von Jutrczenka/picture-alliance/dpa/AP Images

Microsoft a également été accusé d’actions illégales en Europe. En 2004, la Commission européenne a conclu, après une investigation de cinq ans, que la compagnie avait cassé les lois de la compétition au sein de l’UE en faisant basculer son quasi-total monopole sur le marché des systèmes d’exploitation sur le marché des systèmes d’exploitation pour serveurs de groupe de travail ou sur media player dans des pratiques qui étaient toujours d’actualité. Microsoft a été pénalisé de 497 millions. La Commission européenne a donné une position claire de la façon dont Microsoft entendait  finaliser son sa position de monopole : « Microsoft a abusé de son pouvoir de marketing en réduisant délibérément l’inter-opérationnalité entre Windows PC et des groupes de travail non Microsoft et en liant son Windows media player, un produit où il a à faire face à de la compétition, à son omniprésent Système d’exploitation Windows.  Cette conduite illégale a rendu Microsoft capable d’acquérir une position dominante sur le marché pour les systèmes d’exploitation pour serveur de groupes de travail qui sont au cœur des réseaux informatiques et il risque d’éliminer la compétition également sur ce marché.  En supplément, l’attitude de Microsoft a affaibli significativement la compétition sur le marché des média players. Les abus actuels sont un frein à l’innovation et endommagent le processus compétitif et les consommateurs, qui finissent avec moins de choix et des prix plus élevés. ».100  La Fondation n’a aucun compte à rendre et n’est pas discutable d’une façon habituelle dans aucun pays du grand sud ou face aux institutions internationales. Au contraire, comme le pointe Global Health Watch, «  Le fait que la Fondation Gates soit un fondateur et un membre du conseil d’administration des diverses nouvelles Initiatives pour la santé mondiale (e.g. the Global Fund; GAVI, Stop TB Partnership; and Roll Back Malaria) signifie que d’autres acteurs de la santé rendent des comptes à la Fondation Gates mais que ce n’est pas réciproque. » 102 En dépit de son influence mondiale, il existe très peu d’observation formelle ou indépendante des projets et des stratégies de la Fondation Gates et apparemment aucune analyse critique du tout provenant de l’intérieur du système d’aide officiel.  C’est une question qui reste sans réponse depuis longtemps : en 2009, The Lancet notait que la BMGF pouvait se targuer d’un grand nombre de réalisations dans le domaine de la santé mondiale mais qu’elle n’avait reçu que «  peu d’attention extérieure ». plus encore, « la validation par la Fondation Gates semble être largement accordée par l’intermédiaire d’un système informel de liens personnels et de relations plutôt que sur un processus plus transparent  base sur l’analyse indépendante et technique des pairs. » 103 Comme l’ont note les Peoples Health Movement, en dépit de la forte influence exercée par la Fondation sur les politiques de santé mondiale, leurs  effets n’ont jamais été évalués.104 En 2011, le Development Assistance Committee (DAC) de l’OCDE – l’organisme qui contrôle les aides des donneurs – a inclus la BMGF dans ses rapports statistiques pour la première fois. Cependant la DAC n’a pas soumis la BMGF a un examen des pairs de ses stratégies d’aide, de la même façon qu’elle le fait pour des donneurs bilatéraux.105 La  BMGF n’est pas tenue de se plier à des évaluations indépendantes de son travail, bien que les projets individuels puisse nécessiter une politique d’évaluation comme condition d’obtention.106 mais elle ne semble pas devoir publier les évaluations qu’elle demande et il n’est pas certain qu’elles soient complètement indépendantes. La BMGF a un site Web avec des rapports annuels, une lettre annuelle de Bill Gates et d’autres matériels mais cette information est pour la promotion et les relations publiques plutôt que pour une analyse détaillée du financement de ses activités.107 Le site web inclut une base de données des dons de la BMGF mais l’information est généralement d’une ou de deux phrases seulement, et il est même difficile de savoir précisément ce que la Fondation finance .La Fondation Gates travaille à proximité de nombreuses entreprises dont les rôles et les pratiques contribuent à la pauvreté actuelle. La BMGF ne considère pas ces entreprises comme un problème, mais comme des partenaires dans le développement.  La stratégie de la Fondation est un défi majeur aux acteurs et aux activistes progressistes du développement autour du monde qui veulent voir la part des entreprises multinationales dans les marchés mondiaux réduite ou éliminée. La Fondation ne finance pas seulement des projets où les trusts de l’agriculture et de la pharmacie sont les premiers bénéficiaires, le Trust BMFG investi aussi dans de nombreux d’entre eux pour fournir les fonds de ses activités «  charitables ». À plus forte raison, elle investit souvent dans les mêmes compagnies qu’elle finance, ce qui signifie que la Fondation a un intérêt dans l’actuelle profitabilité de ces entreprises. C’est un manège de corporations où la BMGF agit conséquemment dans les intérêts des entreprises. Cet état de fait n’est peut-être pas surprenant parce que les équipes de responsables sont issues très majoritairement de l’Amérique corporatiste.

 

 

Quatrième partie : samedi 4 juin

 

Traduction Elisabeth Guerrier

La Mafiocratie mondiale et l’Empire de l’Economie par Andrew Gavin Marshall

 Un projet à soutenir. Andrew Gavin Marshall est en train de travailler sur une histoire des forces en présence dans le système en en faisant…des histoires, lisibles, amusantes, terrifiantes, humaines afin de contrer le discours volontairement fumeux des technocrates et ramener les enjeux à ce qu’ils sont depuis toujours : pouvoir, dynasties, oligarques, rivalités, avec les noms des individus derrière les réunions secrètes où se décident le sort du monde. Il mettra en parallèle les mouvements de la base, ses vibrations et ses oppositions, sa force et la méconnaissance de son véritable pouvoir. Pour cela, lancer le premier chapitre, expérimental où il donnera une explication plus complète de son projet il a besoin de lever la somme de 500$. C’est peu. Mais il les faut. Je joins la version française de la présentation de son travail qui, j’en suis convaincue mérite d’être suivi de près.EG

The Global Mafiocracy and the Empire of Economics Andrew Gavin Marshall

Chers lecteurs,

Je cherche à rassembler 500$ afin de terminer et de publier pour tous  un chapitre d’introduction à mon livre sur la Mafiocratie et l’Empire de l’Économie. Le chapitre offrira un extrait du sujet traité, du style et de la démarche discutant ces questions complexes de façon à les rendre compréhensibles et accessibles pour une audience aussi large que possible. L’extrait sera achevé assez rapidement (dans une semaine ou deux), pour autant que l’objectif des subventions est atteint afin que je puisse investir le temps nécessaire pour achever l’avant-projet.

Quels sont donc les thèmes et les objectifs de ce livre ?

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Ceci est une carte virtuelle que j’ai dessinée, soulignant quelques-unes des institutions et des connexions dans le monde de la finance mondiale, de la diplomatie et de la finance.

  • Traduire le monde de l’économie et des finances en Anglais de base, démanteler le langage “technique” des “experts” et le transformer en une dialectique plus directe et plus honnête.
  • Une introduction à la Mafiocratie Globale : les banques, les corporations, les firmes de gestionnaires d’actifs, les fonds souverains, les sociétés qui exercent de portefeuille et les compagnies d’assurance qui s’appartiennent collectivement les unes les autres et le réseau plus étendu des corporations mondiales et des institutions financiers, se présentant comme un relativement petit cartel d’à peine 150 grandes institutions financières qui exercent un pouvoir sans précédent sur le monde moderne. Comment ce cartel a-t-il évolué ? Quelles sont en son sein les institutions qui le dominent ?  Qui sont les individus et les groupes qui dirigent ces organisations ? Comment la richesse est elle accumulée et le pouvoir exercé dans ces cartels ? Quels rôles ces cartels jouent-ils dans la finance mondiale, l’économie, la politique ?
  • Derrière les institutions corporatistes et financières majeures sont des individus et des familles, de plus petites unités de pouvoir concentré qui possèdent les parts les plus importantes et dirigent les opérations de ces cartels au niveau mondial. Ces oligarques et ces dynasties – les Rockfeller aux USA, Wallenberg en Suède, les Agnellis en Italie, Desmarais au Canada, la maison des Saud en Arabie Saoudite, les Oppenheimer en Afrique du Sud parmi d’autres – contrôlent et/ou influencent des pourcentages importants de richesse dans leur nation respectives et dans l’économie et le commerce globalisé. Comment ces dynasties et ces oligarques ont-ils émergé ? Que possèdent-ils et contrôlent-ils ? Comment leur richesse et leur pouvoir sont-ils organisés et exercés ? Quelles sont leurs idéologies et leurs croyances ?
  • Empire/ Economie : quand des individus pense «  empire », ils imaginent souvent le vieux pouvoir colonial européen s’avançant en Afrique en Amérique Latine et en Asie où ils vont occuper militairement et coloniser des terres étrangères, des régions et des peuples pour le bénéfice de leur propre empire. Bien que le colonialisme soit largement un anachronisme historique, injustifiable et intenable d’une façon croissante dans le monde modern, l’Empire lui-même n’a jamais disparu. Pendant que les composants militaires et ouvertement politiques de l’empire et de l’impérialisme restent pertinents dans le monde moderne (pensons à l’armée américaine, au Département d’Etat, à L’OTAN etc.) les moyens les plus efficaces et évolués de l’impérialisme dans le monde sont exercés à travers les sphères économiques et financières. Dans ces royaumes, l’empire est plus efficace parce que son idéologie, ses objectifs, ses actions et ses effets sont cachés derrière un langage vague et obscure, l’ »expertise » des économistes, des ministres des finances, des banquiers de la banque centrale, et autres technocrates qui se réclament d’être séparés du politique et uniquement intéressés dans l’économie. L’empire est plus évolué dans ces sphères parce qu’il est devenu l’avant-garde d’une mafiocratie globale et d’un système impérialiste, dirigeant l’appareil politique et souvent militaire de l’empire, beaucoup plus institutionnalisé et avancé sur l’échelle mondiale qu’aucune autre sphère parallèle politique ou militaire.
  • La diplomatie mondiale et la gouvernance : quelles sont les institutions qui organisent et modèlent l’ordre de l’économie impérialiste ? Dans un monde de finances et de gouvernance, ces institutions qui exercent un pouvoir et une autorité incroyables ( et augmentant de plus en plus) restent largement inconnues et incomprises du grand public. Le livre examinera quelques-unes des origines, des évolutions et des caractéristiques de nombre d’entre elles, y compris : l’International Monetary Found ( FMI), la World Bank (Banque Mondiale) la Bank for International Settlements ( BRI Banque des Règlements Internationaux), l’Organization for Economic Cooperation and Development ( OCDE), la World Trade Organization (OMC ), les banques centrales et les ministères des finances parmi d’autres. Quels sont les rôles spécifiques, les fonctions et les objectifs de ces institutions ? Comment exercent-elles le pouvoir ? Qui les dirigent ?
  • Le pouvoir d’état : les institutions qui constituent le monde de la finance et de la gouvernance s’appuie principalement sur le pouvoir d’état pour leur légitimité et leur puissance politique. Qu’il s’agisse d’une Banque Centrale, d’un Ministère des Finances, du FMI ou d’autres agences, le rôle des puissantes nations comme les Etats Unis et d’autres pays riches est central au système et aux structures de l’empire mondial de l’économie. La centralisation du pouvoir d’état est rendue d’autant plus apparente par l’examen des origines et l’évolution moins formelle des regroupements internationaux, comme le Groupe des Sept ( G7), le Groupe des Vingt ( G 20) , le Groupe des 10 ( G 10), le Groupe des Cinq ( G5) , les forums principaux pour le système de gouvernance globalisée et impérialiste. Qui assiste à ces forums ? Quelles institutions sont-elles représentées ? Quel est le rôle des “ marchés émergents” de pays comme la Chine, la Russie, le Brésil, les Indes, la Turquie, et l’Afrique du Sud au sein du système ?
  • La Mafia Financière Mondiale : quelle est la relation entre le pouvoir d’état, les different groupes de nations, les institutions internationales, les ministères des finances et les banques centrales avec les cartels mondiaux des banques et des corporations, les oligarques et les dynasties qui contrôlent ces cartels ? Dans ces forums, est-ce que les individus qui mènent ces activités variées interagissent, coopèrent, communiquent, se fréquentent et s’organisent ? Dans de différents Think Tanks, fondations, forums, conférences et événements sociaux les technocrates de haut-niveau se rencontrent, souvent en secret, avec des PDG de banques et de corporations, les patriarches et matriarches de familles puissantes et autres oligarques. Parmi tels événements et forums on trouve : le Groupe Biderberg, La Conférence Monétaire Internationale, Le Forum Economique Mondial, La Commission Trilatérale, L’Institut de la Finance Internationale et le Groupe des 30 parmi d’autres. Ces forums et événements fournissent aux leaders politiques et aux responsables des institutions influentes un forum privé où ils peuvent avoir des discussions sans traces, souvent secrètes sur des questions d’une dimension mondiale importantes pour les populations de leurs nations respectives et pour la planète dans sa totalité.  Collectivement ce groupe, et l’institution qui le domine composent une Mafiocratie Globale : un système politique, social, et économique mondial dominé par relativement peu de nations et d’institutions qui opèrent largement dans l’intérêt d’un petit cartel criminel de banques et de corporations : une mafia financière mondiale.
  • Démarche de synthèse : ces institutions, individus et idéologies seront examinés et discutés non en tant que compte-rendu historique mais en racontant une série d’histoires. Je veux essayer de présenter cette information et cette analyse de la même façon qu’elles me satisfont le plus, le récit fantastique, intéressant, souvent horrible et choquant d’intrigues, d’empire, de pouvoirs politiques, de tyrans mesquins, de luttes intestinales, de domination, de destruction et d’empires. Je veux que les gens qui mènent et participent à ce système deviennent aussi familiers au lecteur qu’ils le sont pour moi, donner à voir une image et à lire une histoire sur les personnalités et des complexités de ceux qui règlent et mènent le monde. Ce qui en émerge est l’histoire, ou une série d’histoires, aussi valables qu’une intrigue et intéressante sur un plan historique et fictionnel sur les familles impériales et les anciens empires, les mondes mythiques, les contes fantastiques, les sociétés de science-fiction. Obtenir une vue plongeante sur notre monde.
  • Démarche analytique : parallèlement aux institutions, aux individus et aux idéologies qui dominent et modèlent le monde à partir du haut, il existe aussi des processus, des personnes, des protestations et des mouvements de masse ou des révolutions qui modèlent, recréent et réimaginent le monde à partir du bas. Pendant que les ministres des finances européens se rencontrent en secret, en dehors des enregistrements des conversations dans des châteaux éloignés situés dans le Luxembourg, décidant du destin de l’Europe et de ses citoyens, des protestations de masse, des manifestations et des émeutes ont lieu dans les rues d’Athènes, de Madrid, de Lisbonne, de Rome et de Francfort, dans lesquelles les populations s’opposent et rejettent les décisions prises dans des lieux éloignés par des technocrates non élus qui ne servent que leurs propres intérêts. Quel rôle jouent les protestations et les mouvements populaires dans le dessin et le changement du monde ? Comment les institutions dominantes et les individus vient-ils et répondent-ils à de tels événements et de telles actions ? Ont-ils peur du potentiel du peuple ? Quel est ce potentiel ou que pourrait-il être ? Quelle est l’histoire racontée par le bas de la Mafiocratie globale et de l’empire économique ?
  • Une série d’histoires : l’Histoire, ses personnages principaux, les institutions et l’évolution sont mieux comprises lorsqu’elles sont racontées comme une histoire, avec des personnages auxquels le lecteur et l’observateur peuvent s’identifier, comprendre, par lesquels ils peuvent être intrigués ou même horrifiés. Il semblerait que la meilleure façon d’expliquer le monde inutilement trop compliqué des finances et de l’économie est de l’expliquer non comme on ne pourrait le trouver ni dans un livre de classe, une publication industrielle, ni dans un reportage de la presse économique, ni à travers le discours ennuyeusement trompeur et la rhétorique des économistes, des détenteurs de chaires, des ministres des finances, des banques centrales, des technocrates ou des politiciens. Non, c’est un monde qu’on comprendra mieux à travers les histoires, les personnages, les défis, les triomphes, les désastres et les guerres déclarées par des personnalités et des individus qui ont modelé et changé le monde. Un système de « civilisation » humaine est, après tout, finalement le produit d’humains, et il est pour cette raison, aussi profondément défectueux, complexe, conflictuel et intrigants comme le sont toutes les histoires d’ascension et de chute de monarques, de reines, d’empereurs, de dictateurs ou les triomphes et les tribulations des «  gens communs », ceux de la rue, des écoles, s’affairant dans les villes, les villages et les banlieues. L’être humain comprend les luttes humaines et les histoires humaines. C’est pourquoi ce livre n’est pas une histoire de l’économie et des finances, c’est une histoire d’êtres humains, combats, souffrance, succès et complexité. En bref, c’est une histoire comme n’importe laquelle.

J’ai besoin de votre aide afin d’écrire ces histoires et de terminer ce livre, qui sera le premier de la série. Maintenant, mon objectif est d’écrire un chapitre à titre d’exemple, dessinant, à partir des plusieurs milliers de pages de recherche effectuées dans les mois récents et depuis des années. Ce chapitre sera disponible en ligne et accessible à tous, afin d vraiment gagner une meilleure compréhension des visées, des approches et des objectifs de ce livre. Afin de faire cela, j’ai besoin de votre aide. S’il s’agit de quelque chose que vous seriez intéressés à lire, pouvez-vous avoir l’obligeance de faire un don pour ce travail, de partager et de promouvoir par le biais des médias sociaux et autres.

Mon objectif est de rassembler 500$ à court terme. Si ce but est atteint, le chapitre-témoin sera terminé ( sous sa première forme) et publié en ligne avec accessibilité à tous en Avril 2015

Courte Biographie : Andrew Gavin Marshall est un chercheur indépendant et auteur vivant à Montréal, Canada. Il occupe la chaire de géopolitique du Département de l’Institut Hampton et l’adresse de son site personnel est : www.andrewgavinmarshall.com